
Les chefs de village de l’arrondissement de Djibanar, furieux contre la recrudescence de l’insécurité dans leur localité, ont barré la Route nationale N°6, hier. Ils exigent du ministre des Forces armées le retour des cantonnements militaires dans la zone.
Les chefs de village de l’arrondissement de Djibanar, dans le département de Goudomp, ont conduit une manifestation publique contre la recrudescence du banditisme dans leur localité. Des représentants d’une soixantaine de villages ont fait un sit-in dans le chef-lieu de communauté rurale, sur la Route nationale 6, précisément sur l’axe Tanaff-Ziguinchor, de 6 heures à 14 heures ce jeudi, empêchant les cars de transport en commun, les particuliers et même les cyclistes et motocyclistes de circuler. Les manifestants réclamaient ainsi au ministère des Forces armées de rétablir les cantonnements militaires de Djibanar, Kounaya, Bindaba 1 et 2, Manécounda et Saliot.
«C’est par le village de Saliot, situé à 7 km de la frontière avec la Guinée-Bissau, que des bandes armées entrent et sortent pour venir perturber le sommeil des populations des villages de l’arrondissement», a dit Aliou Sadio, assistant communautaire au conseil rural de Djibanar, joint par téléphone. Il ajoute: «Les chefs de village de tout l’arrondissement se sont réunis, jeudi dernier, à Djibanar pour prendre la décision d’organiser cette manif. Cela suite aux actes de banditisme notés ces derniers jours. Les populations ne parviennent plus à aller dans leurs vergers d’anacardiers que les bandits ont occupés et qui en empêchent l’accès aux propriétaires. Mercredi passé, 7 femmes de Djibanar, interceptées avec des sacs de noix d’acajou, ont été détournées de leur chemin et obligées à les déposer à la frontière avec la Guinée-Bissau, à presque 8 km.»
Le commandant de la brigade de gendarmerie de Goudomp et le sous-préfet de Djibanar, Paul Basse, qui étaient sur place n’ont pu faire fléchir les manifestants qu’à partir de 14 heures, heure à laquelle la route a été libérée. Au grand bonheur des nombreux chauffeurs garés-là, faute d’avoir été informés la veille.
A rappeler que le mois courant, une manifestation religieuse a été perturbée dans le village de Birkama et des boutiques et troupeaux de bovins attaqués dans le village de Manécounda, tous des villages de l’arrondissement de Djibanar.
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LES BANDITS F0NT LES ATTAQUES AVEC LA COMPLICITE DES AUTORITES PARCE QUE 0N NE PEUT PAS COMPRENDRE QUE CES GENS LA COMMETTENT LEUR FORFAIT A BIRKAMA ET REPLIENT EN PASSANT A QUELQUES METRES DU CANTONNEMENT MILITAIRE DE BINDABA POUR REJOINDRE TRANQUILEMENT LA FRONTIERE
Paix à BOCANDé qui aurait peut-être eu le COURAGE d'INTERPELER DIRECTEMENT LES PLUS HAUTES AUTORITéS ADMINISTRATIVES ET MILITAIRES POUR S'INDIGNER DU MANQUEMENT ABSOLU DANS LA PROTECTION DES CITOYENS.
ON A BIE ENVOYé DES MILITAIRES SéNéGALAIS à BISSAU, à 7Km DU TERRITOIRE NATIONAL QUI LUI , EST LAISSé A LA MERCI DES BANDITS VIOLEURS ET TUEURS.