Le situation qui prévaut actuellement entre la Gambie et le Sénégal à cause des exécutions ordonnées par le président Jammeh risque de connaître une autre tournure si rien n’est fait. Conscient de cette situation, le président de la société internationale des droits de l’homme de Gambie Sheikh .E. T. Lewis, a pris son bâton de pèlerin pour désamorcer la bombe. Arrivé depuis hier au Sénégal, Sheikh .E. T. Lewis est en pourparlers avancés avec la société civile sénégalaise pour jouer, de concert avec celle de la Gambie, une médiation chez le président Gambien. «Je suis venu au Sénégal voir la société civile sénégalaise pour que nous puissions ensemble avec la société civile gambienne aller voir Yaya Jammeh pour lui demander d’arrêter les exécutions. Et par la même occasion lui faire des propositions pour lui demander d’enlever de la Constitution cette loi qui condamne les personnes à mort. Actuellement, seul le dialogue peut régler le problème, sinon la situation risque de continuer». Le président de la société internationale des droits de l’homme de Gambie déclare que «c’est la première fois qu’on entend des choses pareilles en Gambie. Je connais bien le président, j’ai été surpris de cet acte. Ce qui s’est passé, seul lui et Dieu le connaissent, mais ce n’est pas de son propre gré».