Les femmes de la communauté rurale de Sénoudoubou (193 km de Tambacounda) fortes de leurs croyances socioculturelles refusent catégoriquement de se soumettre à toute forme de consultation gynécologique, a constaté l’APS. Vivant dans un contexte particulier, les femmes de ce village peul qui jouxte la Falémé, pour la plupart, ne détiennent d’ailleurs pas de carnet sanitaire. Elles ne savent même ce qu'est la consultation prénatale.
Ce village du département de Kidira est ancré dans une culture qui ne
favorise pas la consultation gynécologique. Sénoudoubou et ses 2.600
habitants restent attachée à des croyances qui ne facilitent pas la
tâche à l’Infirmier chef de poste (ICP).
Venue se faire consulter, une dame d’une quarantaine d’années, après
avoir vu la maitresse sage-femme, a catégoriquement refusé de se faire
examiner par les prestataires, arguant que son intimité ne devait pas
‘’être violée’’.
‘’Leurs mœurs fontt que les femmes ne se font pas examiner ni par des
femmes, encore moins par les hommes’’, a expliqué la directrice des
services cliniques de l’ONG Marie Stopes Internationale(MSI), Colette
Ndoye qui a précisé ‘’elles ne se font pas du tout examiner et
accouchent pratiquement toutes à domicile’’.
Ces propos ont été étayés par le fait que, la consultation gynécologique
qui est très intime, a constitué une barrière pour les premières qui
sont venues se faire consulter, lors d'une caravane d'offres de services
de santé de la reproduction.
Elles ont toutes refusé de se faire examiner par les prestataires.
D’ailleurs, l’une d’elles a dit à la sage-femme : ‘’vous êtes trop jeune
pour m’examiner’’.
Toutefois, après une bonne sensibilisation qui lui a permis d’avoir une
idée plus ou moins claire sur l’intérêt de la consultation, de la
planification familiale, elle a abdiqué. Elle a laissé faire, suivie en
cela par 42 autres femmes qui ont pu bénéficier d’une méthode
contraceptive.
Ce qui a fait dire à Mme Ndoye que ‘’la base de la santé, c’est
l’information, la sensibilisation, l’éducation et la communication’’.
Sans cela, on ne peut pas atteindre certains objectifs et avoir les
résultats escomptés en matière de santé de la reproduction, a-t-elle
soutenu.
Elle pense plus que jamais qu’il est urgent d’affecter une sage-femme à
Sénoudoubou qui ne dispose que d’un infirmier chef de poste. Pour elle,
l’idéal serait qu’il y ait rapidement une sage-femme dans cette zone
pour appuyer les activités de santé reproductive.
D’après la directrice des services cliniques de MSI, ''la planification
familiale est une activité préventive qui souvent, n’incite pas une
femme qui vient pour en bénéficier à en sentir le besoin. Parce que,
souligne-t-elle, ne se sachant pas malade et donc, cette femme ne peut
pas considérer cela comme un besoin''.
Elle a déploré le fait qu’il n’y a eu un problème de coordination avec
la région médicale et ses partenaires qui étaient absents sur le terrain
durant toute la durée de la caravane dans ces zones difficiles d’accès
et qui a engendré des tâtonnements durant toute l’activité.
‘’Je pense qu’il faudrait, pour les prochaines étapes, améliorer cette
coordination et faire en sorte que la région médicale s’approprie cette
activité qui est la sienne et engage davantage son partenaire
stratégique du FNUAP dans la mission’’, a-t-elle encore plaidé.
Le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et l’ONG Marie
Stopes International (MSI) ont bouclé dimanche une caravane de
mobilisation sociale et d’offre de services de planification familiale
et santé de la reproduction des jeunes et des adolescents (SRAJ) de 5
jours dans la région de Tambacounda.
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laisse nos femmes babylone!
depuis que vos apprentis sorciers qui se font appeler medecin sont intervenus dans le processus de la reproduction notre race "dérr bou gnoull" s affaiblit de jour en jour. "prenatale-natale---vaccin à la con" les consequences sont là dans notre environnement immediat. on ne voit que des faiblards des maladifs et des "ngora keng isés.
Wa Salam
Tu as aussi le droit d'être C.O.N!!!!
Alors ceci est pour toi : en peul 1000 peut ce dire "témétte didi" et 200 pareille; et en soninke "kamo filli" pour 1000 et 200 pareille cela dépends du contexte. Toi qui sait tous; explique comment cela ce fait un village qui ne fait même pas 100 concessions peut être habitait par 2600 habitants soit 260 habitant par concession. De toutes les façons dans tous les villages aux alentours de kidira il n’y a pas un seul qui fait plus de 1000 habitants. Pour preuve tapez sur google hearth senoudebou et regardez la taille du village et dite moi en toute logique si c'est un village 2600 habitants et j'en défit quiconque de prouvait le contraire.
A BON ENTENDEUR BONZAÏ
ils mélangent parfois les chiffres pour compter et l'argent. par exemple les gens veulent dire 100 dans leur langue, mais au lieu de dire 100 en français ils disent 500 (à cause de l'argent CFA qui ne commencent pas par 1 comme dans les langues nationales mais par 5 ). ce qui fait que il faut diviser l'argent par 5 pour avoir la correspondance en langue nationale.
moi le sérere qui a bac + 8 en science , dont bac + 5 en maths , j'ai encore aujourdh'ui les mêmes problemes pour passer du serer au français ou du serer au wolof. Et je suis loin d'etre le seul.
en résumé, au lieu de 2600 personnes (c'est que celui qui a écrit en français a compris), il faut diviser par 5 et ca donne 520 personnes comme nombre d'habitants .
c'est comme si une personne dit en wolof que le nombre d'habitant esy "niari témére" habitants et la personne qui transcrit ou même la même personne qui traduit en français dit " 1000 habitants; pourquoi ? parce que 1000 (l'argent CFA) correspond à 200 (sans argent). il melange le 200 et le 1000 qui dans sa tête sont désignés par le même mot (niari témere)