A Tivaouane (ouest), des milliers de pèlerins viennent se recueillir sur le mausolée de Serigne Mouhamadou Mansour Sy Borom Daaraji (1925-2012), le quatrième khalife général des tidjanes.
A l’occasion de la 113e édition du Maouloud de Tivaouane – commémoration de la naissance du prophète Mohamed -, deux longues files de pèlerins se forment devant la grande maison en marbre beige du défunt guide musulman, où il repose.
Disciplinées et bien habillés, le chapelet à la main, les pèlerins défilent les uns après les autres devant le mausolée de Borom Daaraji (Ndlr : le maître de l’école coranique).
Deux rangées sont constituées, les femmes d’un côté, les hommes de l’autre. Le recueillement se déroule sous la surveillance des éléments du Groupement mobile d’intervention (GMI).
Mansour Ndao, qui porte le nom du quatrième khalife général des Tidjanes, fait la queue depuis plus de deux heures, pour se recueillir sur le mausolée de Serigne Mansour Sy.
"J’admire mon homonyme, qui m’a initié au +wird+ tidjane. Quand je viens à Tivaouane, c’est pour aller prier sur sa tombe", explique-t-il, tout sourire, au milieu de nombreux pèlerins tous déterminés à se recueillir sur la tombe du guide réputé pour son élégance vestimentaire et son érudition.
D’autres pèlerins, d’un âgé très avancé, se souviennent encore de Seydi Ababacar Sy (1922-1957), deuxième khalife des Tidjanes et père de Borom Daaraji.
"Nous aimons beaucoup Serigne Babacar Sy, qui a été pour nous un bon marabout. C’est la raison pour laquelle nous tenons à venir nous recueillir et prier sur sa tombe", réagit Habibatou Gaye, une femme âgée de 55 ans et venue de Gaya, qui est présenté comme le village natal d’El Malick Sy.
La célébration de la 113e édition du Gamou – ou Maouloud – de Tivaouane prévue ce samedi soir porte sur le thème : "El Hadji Malick, héraut du modèle prophétique : savoir et action pour adouber l’espérance".
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