Effondrement d’immeubles au Sénégal : les architectes du Sénégal exhortent l’Etat à plus d’efforts sur le contrôle

  • Par : Ferloo | Le 26 avril, 2013 à 19:04:18 | Lu 8783 fois | 6 Commentaires
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Effondrement d’immeubles au Sénégal : les architectes du Sénégal exhortent l’Etat à plus d’efforts sur le contrôle

Les architectes du Sénégal tiennent à la qualité de constructions pour éviter les drames causés par les effondrements de bâtiments. Dans ce cadre, le syndicat national des architectes du Sénégal interpelle les autorités sur les mesures prises.

 

Malgré les efforts entrepris par le gouvernement doit davantage faire d’efforts pour contrôler les matériaux de construction utilisés qui ne sont pas aux normes. Les propriétaires ne font pas souvent appel aux professionnels. Le SG du syndicat alerte sur les risques. A noter que les drames causés par les effondrements d’immeubles sont très fréquents notamment dans la capitale sénégalaise.




Ferloo

Commentaire (4)


N'importe Quoi ! En Avril, 2013 (20:39 PM) 0 FansN°: 1
Il faut savoir faire preuve d'imagination.



Que les architectes mettent sur pieds un organisme de contrôle en collaboration avec d'autres acteurs de l'immobilier.



Deug-la Vérité En Avril, 2013 (22:28 PM) 0 FansN°: 2
De qui se moquent ces architectes de paille.

au Sénégal y'a pas d'architecte digne de son rang et des ses diplômes. Ce des dessinateurs de plan, ils n'ont fait aucune études sérieuses en architecture. Corrompus jusqu'aux os et à la solde des producteurs de ciment que sont SOCOCIM et Ciments Du Sahel. Jamais ils vous diront :

que ces industries sont entrain de fabriquer du ciment CEMII- B avec 40% de calcaire

que le ciment actuel est produit avec du 25% clinker incuit

que le SOCOCIM utilise des pneu (caoutchouc) comme combustible pour la cuisson du clinker

que ce caoutchouc n'est pas miscible dans l'eau d'ou un mélange avec des poches imperméable et non liées

que le ce clinker est stocké sous les aléas climatiques (pluie - vents - soleil - humidité .....) plus de 3 ans

et j'en passe

DE QUI SE MOQUE T-ON ?

Les bâtiments ont commencés à tomber depuis que ces voyous de cimentiers se sont donnés la main pour produire du ciment avec 35 % voir 38% de calcaire.

Leur crédo c'est " BEAUCOUP DE PROFIT EN TUANT LE PLUS D'INNOCENTS"
Bravo Deug En Avril, 2013 (10:01 AM) 0 FansN°: 1
pour ces vérités
@deug En Avril, 2013 (10:06 AM) 0 FansN°: 2
enfin qq'un qui sait de quoi il parle et traduit en clair les escroqueries des cimentiers. je suppose que là aussi les % de commissions vont bon train pour les permis de construire. nul n'ignore que construire des immeubles en hauteur sur des sols sablonneux nécessitent des fondations solides et des matériaux non falsifiés ! au pays de la magouille élevée en dictat polito-financier, les fossoyeurs ont encore de beaux jours
Makilleur Demasque En Avril, 2013 (04:21 AM) 0 FansN°: 3
MEMORIAL DE GOREE, CORNICHE ET VDN : Lettre ouverte à monsieur le Président de la République

23/04/2013 | 05H44 GMT









Excellence, Monsieur le Président de la République,



Le journal « Le Soleil » a publié (à nouveau ?), le 27 mars, un dossier sur le Mémorial de Gorée sous une forme qui laisse penser que vous avez décidé de confier à un « mécène » le soin de réaliser cet ouvrage. Je voudrais attirer votre attention sur certains problèmes créés par cette démarche.



Quand les Sénégalais se sont mobilisés contre monsieur Abdoulaye WADE et son régime, il ne s’agissait pas d’une opposition crypto-personnelle, mais d’un combat pour la dignité face à un régime qui, en informalisant tous les processus de gestion de ce pays, avait installé une quasi-monarchie au Sénégal. Nous étions mobilisés pour notre dignité de citoyens, pour le respect des règles de vie en commun, contre l’attitude monarchique du pouvoir et de ses affidés. En tant que citoyens et architectes, nous avions vigoureusement dénoncé, dans le domaine de l’architecture et de l’urbanisme, ce que nous avions surnommé « la diplomatie de la maquette sous le bras ». Dans notre pays, le développement de projets d’architecture et la gestion de notre secteur étaient consubstantiels de la capacité financière réelle ou supposée « d’investisseurs » qui accédaient directement aux plus hautes autorités de l’Etat et pouvaient ainsi se prévaloir de la « parole du chef » pour faire avancer des projets, en dérogation des procédures normales de bonne gouvernance. Des gens qui, dans leur pays, pouvaient difficilement rencontrer le moindre ministre, pouvaient, dans le nôtre, être escortés jusqu’au Président de la République, maquette et rouleaux de papier sous le bras, pour présenter des projets dont l’utilité sociale était loin d’être démontrée.



Il reste encore à établir un audit précis de ce que ces procédés ont coûté à notre pays, du point de vue financier, du point de vue de la destruction partielle de la profession d’architecte, du point de vue des emplois dans ce secteur d’activités, du point de vue de la capacité des Sénégalais à faire confiance à un système qui est censé analyser tous les processus à l’aune des intérêts du pays et qui, au contraire, s’impose une vision à très court terme.



La statue de la Renaissance Africaine a fait couler beaucoup d’encre tant par les modalités de son financement, que de sa conception et de la manière dont on voulait la gérer. Il semble que des décisions courageuses aient été annoncées par le ministre de la Culture, notamment par rapport aux royalties qui devaient être versées à « l’auteur de l’idéation ». Il est dès lors totalement contradictoire que l’on puisse imaginer de réaliser le mémorial de Gorée Almadies, sur la base de la même politique de la maquette sous le bras. L’éthique pour laquelle nous nous sommes battus n’a pas encore fini d’être réinstallée qu’elle est déjà contournée.



Le nouveau mécène du projet du Mémorial a le droit d’investir son argent où il veut et comme il veut- en respectant les lois, règlements et processus en vigueur. Mais les conditions de votre élection, le combat mené par le peuple sénégalais pour que les choses changent vraiment ne vous permettent pas d’adopter une démarche analogue à celle de votre prédécesseur face à l’architecture. Nous devons vous rappeler que ce projet a fait l’objet d’un concours que nous avons critiqué à l’époque mais qui engageait l’Etat du Sénégal, comme cela a été rappelé au Président WADE, lors d’une audience avec le coordinateur du projet du mémorial et le ministre de la Culture de l’époque. Au nom de la continuité de l’Etat, vous ne pouvez pas nous imposer un projet que personne d’autre que ses auteurs ne connaît, sous le prétexte qu’un mécène est prêt à le financer. Rappelez-vous que des « investisseurs » ont souhaité à un moment donné, transformer l’île de Gorée en club pour privilégiés encadrés par de « Gentils Organisateurs ». Il vous faut rompre avec ce mode de gouvernance de l’Architecture qui fait que le Président de la République pense avoir le droit de décider seul de ce qui est bon et beau pour notre paysage pour les 50 prochaines années. La dignité de Président de la République ne confère pas une compétence exclusive sur la qualité architecturale.



Ce que nous attendons de vous, sur des projets de cette importance, c’est que vous engagiez résolument une approche radicalement différente. En tant que garant de l’orthodoxie et du respect de l’éthique, il vous faut d’abord comprendre pourquoi ce projet n’a pas vu le jour jusqu’à présent, quinze ans après le concours qui l’avait consacré. Ensuite, il nous faut nous reposer la question de son opportunité et de sa pertinence aujourd’hui. Et seulement si nous arrivons à la conclusion qu’il nous faut vraiment réaliser ce projet, nous pencher sur les conditions de sa réalisation (garder le projet de Di Blasi ? refaire un autre concours ?). En tout état de cause, nous attendons de vous, Excellence, qu’il soit fait en sorte que ce projet ne soit pas juste le fruit de l’opportunité et de la disponibilité de l’argent d’un mécène. Les enjeux en sont beaucoup plus élevés. Et surtout, il n’y a AUCUNE urgence à prendre une décision sans l’avoir pesée et sans l’avoir soumise à l’avis critique et des professionnels et de la population. Nous avons été triste d’apprendre par le Soleil que le Président du Sénégal pouvait encore, en 2013, donner son feu vert à un projet que lui seul avait vu. Ce ne sont pas les rapports que nous espérions vous voir établir avec l’intelligence des Sénégalais. Le « mécène » lui-même l’exprime avec beaucoup de naïveté : s’il avait « vendu » le projet au Président WADE, et qu’il vous le « revend » selon les mêmes modalités (au détour d’une audience)… il y a continuité des mauvaises pratiques.



J’ose espérer qu’il ne s’agit pas là d’une manière de nous signifier les rapports que vous souhaitez entretenir avec l’architecture et la ville. Cependant, force est de constater qu’il y a des signes très inquiétants. Vous même avez annoncé récemment le choix des architectes pour le Centre de Conférences de la Francophonie dans des conditions qui nous rappellent de tristes souvenirs.



Madame le Ministre de l’Urbanisme vient d’accorder une autorisation de construire un mur à une Ambassade sur la Corniche de Dakar, côté mer, alors que nous pensions tous que la privatisation de la Corniche allait s’arrêter définitivement avec l’avènement de votre administration. Cette ambassade souhaite réaliser ses locaux sur ce promontoire de la Corniche qui était fréquenté par les jeunes de Fann-Hock, de Gueule Tapée et de la Médina. Outre le fait que cette autorisation outrepasse les compétences de Madame le Ministre – et installe le Ministère de l’Urbanisme dans l’illégalité- il nous semble impensable que ce pays ami qui a élaboré très tôt des règlements de protection de son patrimoine commun, puisse réaliser sur la Corniche de Dakar ce qu’il n’accepterait pas que nous fassions sous une célèbre muraille protégée dans leur capitale économique.



Vos services ont certainement dû attirer votre attention sur le fait que d’autres demandes d’occupation de l’espace du Domaine Public Maritime et de zones non aedificandi sont en cours d’instruction et que les services centraux de l’Etat ont donné leur aval à ces dossiers. Il s’agit de l’occupation du terre-plein central de la VDN par une compagnie pétrolière, d’un projet d’extension d’un complexe commercial et hôtelier sur la Corniche sur la base d’un bail à titre précaire et révocable1, de la construction d’un complexe d’habitation de plus de 75 appartements sur la même corniche dans la dépression devant la plage dite de l’évêché. Tous ces dossiers sont très avancés et si jamais ils sont autorisés, ils contribueront encore plus à dégrader l’image de notre ville. Il n’est pas irréaliste de penser que bientôt les dakarois ne pourront plus regarder la mer sans payer un café à 2000 francs ou s’ils n’ont pas les moyens de s’acheter un appartement à 200 millions. Quant au terre-plein central de la VDN, son occupation nous semble en contradiction totale avec son prolongement que vous avez inauguré récemment. La « disponibilité » de l’argent ne suffit pas comme justificatif à la remise en cause des intérêts de la collectivité. Sous prétexte d’investissement, nous avons accepté n’importe quoi par le passé. Le 25 mars 2012, nous pensions avoir tourné cette page.



Cette lettre ouverte est un appel du cœur d’un dakarois par nécessité qui a fini par tomber amoureux de sa ville. Nous sommes triste quand nous analysons la gouvernance de l’architecture et de l’urbanisme dans notre pays. Nous ne souhaitons pas que cette tristesse se transformât en révolte. C’est la raison pour laquelle nous nous permettons cette interpellation publique que nous renouvellerons autant de fois qu’il faudra pour qu’enfin, dans ce pays, on se rappelle que l’Architecture et l’Urbanisme sont des choses sérieuses qui vont organiser les espaces dans lesquels nous vivons pour les cinquante prochaines années au moins.

Respectueusement,



Mamadou Jean-Charles TALL

Architecte D.P.L.G.









1 Et quand bien même, les « investisseurs » en question auraient des titres de propriété en bonne et dûe et forme, ils ne peuvent pas construire sur une zone déclarée non aedificandi. En réalité, il s’agit là de la même démarche qui a conduit les anciennes autorités de ce pays à penser que rien ne leur était impossible.

Gestu 3g-e En Août, 2013 (23:55 PM) 0 FansN°: 4
Nous croyons que le débat est mal posé. Il ne s'agit pas d'un problème d'architecte, non plus de génie civil uniquement. Certes la qualité du ciment peut être évoquée, mais le noyau du problème réside sur l'étude des sols qui n'est pas rigoureusement respectée par les pratiquants. Les géotechniciens doivent retrouver leur place dans le système.

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