L’EXODE RURAL DES MINEURES : Dakar se remplit de jeunes filles à la recherche de travail

  • Par : Aïssa Diagne NDOUR (Stagiaire) | Le 08 juillet, 2011 à 16:07:18 | Lu 13988 fois | 23 Commentaires
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L’EXODE RURAL DES MINEURES : Dakar se remplit de jeunes filles à la recherche de travail

La capitale sénégalaise, Dakar, vit chaque année à cette période de grandes vacances, une affluence indescriptible de jeunes filles à la recherche d’emploi. Elles viennent de tous les coins du pays pour chercher de quoi payer leurs études pour l’année scolaire à venir.   Cependant, ce phénomène renferme beaucoup d’obstacles qui peuvent freiner leurs études. 10h à liberté 6 Extension. Sous une chaleur accablante, des jeunes filles circulaient par petits groupes. Visages crispées, couvertes de sueur, ces dernières défilaient de ruelle en ruelle à la recherche de boulot. Devant chaque maison, elles sonnent, espérant d’être embauchée. Elles s’y pointent et attendent avec impatience que la porte s’ouvrent. Tantôt, la chance leur sourit, tantôt c’est le  désespoir.   Certaines qui ont la chance sont vite engagées tandis que les autres reprennent de plus belle leur parcours. A chaque minute qui passe, on sent le désespoir et la fatigue se lire dans leurs yeux. Vêtues en pagne et en tee-shirt  pour la plupart, ces jeunes n’ont qu’une seule idée en  tête, trouver coûte que coûte un travail. Pourtant, ces filles sont toutes des élèves dont la plupart sont entre la classe de Cm2 et la troisième secondaire, et elles viennent de l’intérieur du pays.   « J’ai quitté le village pour venir à Dakar. Je veux travailler durant les vacances pour aider mes parents et préparer la rentrée  scolaire. Je suis vendeuse de jus et je perçois chaque mois 15.000f ». C’est ce qu’a laissé entendre la jeune Fatou Ndiaye, élève en classe de Cm2. Partageant la même idée, Binta Ndong, sérère de teint noire,  commence à perdre de l’espoir.   Après une semaine de recherche d’emploi, elle n’arrive pas à décrocher un boulot. « J’ai quitté mon village juste après mes compositions. Je pensais qu’avant l’arrivé des autres élèves, j’allais trouver du travail mais jusqu’à présent, je n’y arrive pas. Actuellement, je commence à perdre espoir car le nombre de chercheuses d’emploi ne cesse d’augmenter de jour en jour», à déclarer Binta.   Néanmoins, ces filles trouvées  sur place n’ont aucune idée sur les dangers qu’elles peuvent rencontrer dans la capitale. Et ce qui est plus déplorable, la plupart d’entre elles n’ont que dix ou quinze ans. Ce qui fait sortir certaines mamans de leur réserve en optant pour une sensibilisation des parents et les obliger de ne pas laisser ces mineures venir à Dakar.   Pour Daba Diouf, plus connue sous le nom de mère Diouf, elle soutient que « c’est déplorable de laisser ces mineures venir à  Dakar car ces enfants n’ont encore rien dans la tête. En plus, la capitale est très dangereuse. On entend toujours parler à la radio des cas de viols, des kidnappings, etc. Même si nous savons qu’elles ont de bonnes intensions d’aider leurs parents, c’est très risquer de venir en ville à cette âge  ». Abondant dans le même sens, Djatou Ndiaye, enseignante de son état, explique :   « les vacances sont des moments de relax pour les élèves. Après neuf mois de dur labeur, ces élèves doivent se reposer, se divertir et faire des cours particuliers afin de mieux préparer l’année suivante ». Elle rajoute : « Je ne suis pas contre l’idée d’aider leurs parents, mais je me soucie de leur avenir car elles peuvent tomber sur des gens malintentionnés qui profiteront de leur innocence ».   Ce phénomène peut constituer un frein dans leurs études.   La majeure partie des ces jeunes filles n’osent plus retourner chez elles après les vacances. Soit elles  ont été engrossées, soit elles ont été détournées par l’argent ou la belle vie imposée par la période passée à Dakar. A force d’être toujours en contact avec l’argent, ces filles deviennent dépendantes de la belle vie ou de la mode qui sévissent dans la capitale. Ce qui explique le taux élevé d’abandon des jeunes filles à l’école dans les villages.

Aïssa Diagne NDOUR (Stagiaire)


Commentaire (15)


Enseignant En Juillet, 2011 (16:12 PM) 0 FansN°: 1
Ah dara nak, les caimans vont se gaver de viande fraiche. la prostitution va s'aggravé et sont colloraire...

Enseignant Dépité En Juillet, 2011 (16:26 PM) 0 FansN°: 1
yow enseignant dou wakhéé ni.
dinguéén takh ma bayyi djangalé sakh.
Enseignant En Juillet, 2011 (16:29 PM) 0 FansN°: 1
ah mé deug kanila té koko touf mou tohognou, ame dèttt????
Loka En Juillet, 2011 (16:13 PM) 0 FansN°: 2
c'est karim wade qui lé a invité a dakar
Ghostface En Juillet, 2011 (16:40 PM) 0 FansN°: 1
lollll...
Boy Medina En Juillet, 2011 (16:15 PM) 0 FansN°: 3
Ah Bon
Ehoui En Juillet, 2011 (16:19 PM) 0 FansN°: 4
analyse trés objective. d'autres diront tout simplement des jeunes venues du fouladou ou de kolda
Cooye 22 En Juillet, 2011 (16:20 PM) 0 FansN°: 5
c grave pitie
Mbaat En Juillet, 2011 (16:34 PM) 0 FansN°: 6
Ce n'est pas digne d'un homme ce qu' a dit Penseur. elles cherchent à travailler à la sueur de leurs fronds plour avoir de quoi aider leurs parents et acheter des fournitures scolaires parceque étant pauvre, plutot qu'à se prostituer comme bon nombre de fille à Dakar.

Alors du respect pour ces jeunes.......
Big Up En Juillet, 2011 (17:06 PM) 0 FansN°: 7
Oué Full respect pour ces jeunes! Elles au moins croient encore en la valeur du travail. elles n'ont pas de Papa qui permettent de faire des rallyes paris dakar ou de prendre des jets privés!! lool
Boy Bandit En Juillet, 2011 (17:17 PM) 0 FansN°: 8
 :-D  :-D  :-D  mann may outeul sama yaye mbidane :-D  :-D  :-D 
Negre  En Juillet, 2011 (17:27 PM) 0 FansN°: 9
C'est vraiment dommage. Ce serait mieux de les faire travailler dans les champs que de les envoyer en ville à la merci de déliquants.

Nous devons les respecter ces filles de pauvres et les aider si on peut le faire.
Cherchebonne En Juillet, 2011 (17:35 PM) 0 FansN°: 10
Elles forcent le respect ces braves jeunes filles, à la recherche de travail pour préparer la rentrée. mais malheureusement elles s'acquittent très mal des travaux domestiques. Elles ne cuisinent pas bien et ne savent pas faire le ménage. On s'en rend compte dès le premier jour. les autorités doivent leur chercher d'autres créneaux, car après tout elles ne sont pas habituées, ce sont des futures enseignantes, médecin, ingénieures etc...
Gallllllll En Juillet, 2011 (17:43 PM) 0 FansN°: 11
lo guis ci ben lay commencé.el non pas lé moyen c la raison pour la kel el son a dakar il fau lé aidé.yaw penseur yawak enseignan wérouléne peti con

Bro En Juillet, 2011 (18:31 PM) 0 FansN°: 12
Aïssa Diagne NDOUR C'est tout simplement nul!



Ces jeunes filles sont en vacance, elles viennent à Dakar pour bosser et trouver de quoi se payer des fringues, leurs inscription à l'école et leurs fournitures scolaires!!!



Ca se voit que vous ne connaissez pas bien votre pays!!  :-D  :-D  :-D  :-D  :-D  :-D  :-D  :-D  :-D  :-D  :-D  :-D 
Citizen.sen En Juillet, 2011 (01:40 AM) 0 FansN°: 13
les autorités de ce pays doivent penser aux ruraux ;ils doivent les aider dans les domaines ou ils oeuvres par l'implantation d'usines ;le financement des projets et la modernisation de l'agriculture ca aidera nos parents a s'occuper de nos vaillantes soeurs afin de les fixer sur place 24mois/24 . CA ME FAIT VRAIMENT DE LA PEINE QUAND JE VOIS MES SOEURS QUI SONT TRES BIEN ELEVEES VENIR SUBIR LA DEGRADATION DES MOEURS DANS CE DAKAR OU LA DEVISE EST "JE VEUX DONC JE FAIS " ou les plus indisciplinés sont appelés les guerriers et pour les sages ont les appeles tout simplement les yambars . YOU KNOW I LOVE MY PEOPLE JE PEUX PERMETTRE QU'ON ME DISE DU MAL MAIS " JE NE LE PERMETRRAI JAMAIS A PERSONNE POUR MES SOEURS "je ne m'adresse pas aux laches qui se cachent dans leurs chambres avec des ordinateurs pour poster des commentaires depacés MERCI
Volai414 En Juillet, 2011 (07:10 AM) 0 FansN°: 14
NON, NOUS NE SOMMES PAS INTELLIGENTS !

Celui qui ne sait pas nager et qui a le toupet de vouloir traverser la méditerranée sans bouée est soit suicidaire soit c.o.n.

Nous avons là un phénomène qui va mettre en danger des dizaines (et peut-être plus) de jeunes filles et tout le monde se met à crier au loup sans que le souci du choix des armes ne prime.

Essayons plutôt de trouver une parade qui protégerait ces proies faciles. Ces jeunes filles ne peuvent point débarquer dans la capitale sans famille d’accueil. Cette dernière devra être la première à rendre compte en cas de problème, ce qui l’oblige à prendre ses responsabilités et protéger son invitée.

Quant aux prédateurs, ils sont protégés par le manque de lois véritables punissant pédophile et viol.

Il m’arrive souvent de me demander si nous avions des députés femmes sensibles à ce qui arrive à bon nombre de jeunes filles dans ce pays par la seule faute de macabres destructeurs masculins.

Nous savons qu’elles vont arriver et que la meute de chiens est prête à leur sauter au cou. Si nous ne réagissons pas rapidement pour mettre « le grillage » autour de l’enclos, nous devrons avoir la décence de ne pas commenter les sévices qu’elles subiront car nous y aurons participé.

Je ne suis pas pessimiste, je suis juste inquiet, un peu en colère et désespéré d’appartenir à un peuple qui peut avoir du génie, même celui d’œuvrer pour sa propre perte.

Deugla En Juillet, 2011 (17:39 PM) 0 FansN°: 15
les filles serreres sont les victimes. Ne faites pas comme les dakaroises issus du baol ou cadior, qui se prostituent dans dkr nak. Restez digne svp

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