Mankeur Ndiaye livre son parcours dans "Diplomatie, 20 Ans à la Place"

  • Source: : APS | Le 07 mars, 2018 à 15:03:50 | Lu 6055 fois | 23 Commentaires
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Mankeur Ndiaye livre son parcours dans "Diplomatie, 20 Ans à la Place"

L'ouvrage de l'ancien ministre des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, intitulé "Diplomatie, 20 ans à la Place", se veut "une sorte de survol par la mémoire de quelques faits" du parcours de l'auteur qui se garde bien de ne pas faire des révélations, mais "plutôt de dire ce qui peut être dit par un fonctionnaire en activité".

Édité aux éditions Panafrika Silex/Nouvelles du Sud, le livre "Diplomatie, 20 ans à la Place", est paru en janvier 2018.

Né le 15 mars 1960 à Dagana, Mankeur Ndiaye a un itinéraire un peu classique : école coranique, école française. Il fera l'école primaire, le collège, l'Ecole normale régionale (ENR) de Saint-Louis, l'Ecole normale supérieure, la Faculté des Lettres et sciences humaines et l'Ecole nationale d'administration (1988-1991). Sorti de l'ENA, il entame une carrière de diplomate pendant 20 ans.

Mankeur Ndiaye fut aussi un temps enseignant à l'école primaire de Goudoudé Diobé (région de Matam).

La table des matières de l'ouvrage résume ainsi ce parcours : "Diplomatie : Mes vingt ans à la Place", "La formation au métier", "De Dagana à Dakar : un long chemin Dakar", "Les premières années à la place" (en tant que directeur de cabinet du ministre Maguette Thiam) ; "Les années hors place" ; "Retour à la Place" ; "Encore une fois hors de la place : six ans à l'ONU" ; et "Retour définitif à la place". Ce tableau est compété de trois annexes.

De sa longue carrière, Mankeur Ndiaye pose le principe qui dicte l'action de tout diplomate et au-delà même tout fonctionnaire. C'est ce que résume à merveille une phrase prononcée par le Brésilien José Maria de Silva Paranhos Junior, baron de Rio Branco lors de sa mise à disposition de la République, après l'abdication de Don Pedro II, en 1889, à la suite d'une révolte militaire consécutive à l'abolition de l'esclavage.

"Un diplomate ne sert pas un régime, mais son pays", dit le Brésilien.

Pour Mankeur Ndiaye, "ces dix mots pleins de hauteur et de sagesse donnent la pleine mesure du métier de diplomate et rendent compte de la particularité de l'éthique et de la déontologique diplomatique".

"Diplomatie 20 ans à La Place" est la production "d'un auteur passionné par le métier, mais d'abord soucieux de partager, à travers son histoire personnelle, les expériences accumulées tout le long de son chemin".

En effet, au-delà d'une histoire personnelle, "le livre de Mankeur Ndiaye nourri aux deux pôles de la pédagogie et de la diplomatie, apporte une lumière utile sur plusieurs pans de notre histoire diplomatique et sur des séquences significatives des relations internationales".

Pour les professionnels, les spécialistes, les jeunes diplomates et étudiants, "ce livre écrit avec une plume alerte, sobre et élégante, est une référence précieuse".

Le lecteur aborde l'intégration régionale et sous-régionale, la question de l'eau, les juridictions internationales, l'ONU, la rupture puis le rétablissement des relations diplomatiques avec Pékin, le pèlerinage à La Mecque, le MCA, la question du Darfour, l'action diplomatique sénégalaise en Mauritanie en 2009, le sommet de l'OCI à Dakar en 2008, l'importance du service protocolaire et les relations avec les médias, etc.

Mankeur Ndiaye tient bien à préciser : "(…) ce livre est une sorte de survol par la mémoire de quelques faits de (son) parcours et n'a nullement pour objet ou ambition de faire des révélations, mais plutôt de dire ce qui peut être dit par un fonctionnaire en activité".

Le lecteur de "Diplomatie, 20 ans à la Place" est surtout marqué par l'engagement politique à gauche de Mankeur Ndiaye, militant du PIT, dirigeant de grève, initiateur de la grève de la faim à l'Ecole normale régionale (ENR) en 1979-1980.

Il s'est bien abreuvé aux écrits de Marx, Engels et Lénine, et a pris part aux joutes entre prosoviétiques et maoïstes. Dans ce contexte, son chemin a croisé celui des Abdoulaye Bathily, Amat Dansokho, Iba Ndiaye Diadji, entre autres.

Au sujet de ce militantisme, il écrit : "Je me suis présenté au Concours d'entrée (à l'ENA) par un coup de chance (…) et dans la semi-clandestinité (…) candidat aux législatives de 1988 sur la liste nationale du PIT (…) mon nom assez rare du reste ne devait certainement pas être méconnu des services spécialisés du ministère de l'Intérieur dont Jean Colin centralisait, après leur collecte, tous les bulletins de renseignement, au quotidien".

Résumant cette période politique, Mankeur Ndiaye soutient : "Tels furent les quelques traits et portraits ramassés de mes années de jeunesse militante. En effet, ces pans de nos vies ont forgé nos personnalités, aidé à notre formation, enrichi notre culture des choses et des hommes, du rythme du monde et de la vie internationale".

"Les temps ont changé et beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. Nombre de cadres actuels de ce pays (…) ont connu ces moments intenses d'engagement politique et de jeunesse. Chacun d'entre eux a du faire ses choix d'adultes mûr, tenant compte des mutations de l'histoire et de ce qu'il considère comme étant les intérêts du moment ou suivant ce qui dicte sa propre conscience", dit-il.

L'auteur livre aussi sa "déception" après qu'il a eu l'idée de lancer un "think tank" baptisé "Cercle des idées (CDI)". Mankeur Ndiaye rappelle avoir eu l'idée de ce projet de "réservoir d'idées" après la cérémonie de restitution que le président Wade avait organisé au lendemain du forum de réflexion initié par l'Institut français des relations internationales (IFPRI) à Evian (France) sur les questions de la gouvernance mondiale.

L'auteur a reçu le soutien du monde universitaire et académique, des milieux d'affaires, de membres d'ONG, etc. Toutefois, "une autre surprise, désagréable celle-là, et une grande déception ont suivi cette initiative personnelle et m'ont profondément meurtri", écrit-il.

Selon lui, "une poignée de gens (…) en certains milieux officiels (ont présenté) mon projet comme une sortie de tremplin +politique". Un officiel l'interpellera au cours d'une rencontre en ces termes : "On a compris. Vous vous préparez". Et l'auteur de s'interroger dans son livre : "Se préparer à quoi ?".

Craignant aussi un plagiat, Mankeur Ndiaye décide de faire enregistrer son "think tank" au BSDA sous le label "CDI", le 30 avril 2009.

La déception de Mankeur Ndiaye se lit à travers ce passage : "On a parfois l'impression de vivre dans un pays où une petite caste de gens écœurants, sans foi ni loi (…) par des ouï-dire, des suppositions factices, des contre-vérités de toutes pièces fabriquées pour nuire et plaire, joue à se faire peur, à mentir, à comploter, à salir, à dénigrer, à calomnier, à maudire, à médire, à trafiquer, à tromper, à divertir, à profiter, à bannir, à brider, à liquider, à pilonner".

Il ajoute : "Combien de bonnes initiatives ont été ainsi sabordées, jugulées et dénaturées par cette caste composite qui par ses agissements qui défient l'éthique et la morale, ne rend service à aucune institution".


Auteur: Aps - APS






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Commentaire (17)


Milk En Mars, 2018 (15:59 PM) 0 FansN°: 1
La conclusion de ce texte résume le SÉNÉGAL d'aujourd'hui. "On a l'impression de vivre.....ne rend service à aucune institution".



Ou va le SÉNÉGAL à ce rythme.TEUSS, diffusion de fausses nouvelles,déclarations à l’emporte pièce pour exister médiatiquement.Même dans les grandes démocratie cette manière de faire n'existe pas.



Personnellement g choisi de ne plus écouter les infos et lire la presse du pays ça me stresse une telle légèreté dans le traitement de l’info.

Reply_author En Mars, 2018 (22:11 PM) 0 FansN°: 1
mankeur ndiaye mom laniou betone ak thiaga yi king fahd, il y'a quelques annees. buveur attitre de champagne.teuss
Bay En Mars, 2018 (16:10 PM) 0 FansN°: 2
Sans m’attarder sur le “parcours” vague et confus de l’auteur, il est indiscutable que Mankeur Ndiaye a été le pire ministre des Affaires Étrangères de l’Histoire du Sénégal, laissant derrière lui un ministère désorganisé, des diplomates de métier au chômage technique pour faits de promotions politiques, une image internacionale bien assombrie et un échec total sur les politiques d’intégration régionale, sans parler d’une perte de crédibilité manifeste du Sénégal sur le plan international, mais pire encore sur le plan sous-régional.
Soukabe En Mars, 2018 (16:14 PM) 0 FansN°: 3
des gens écœurants, sans foi ni loi (…) par des ouï-dire, des suppositions factices, des contre-vérités de toutes pièces fabriquées pour nuire et plaire, joue à se faire peur, à mentir, à comploter, à salir, à dénigrer, à calomnier, à maudire, à médire, à trafiquer, à tromper, à divertir, à profiter, à bannir, à brider, à liquider, à pilonner".

voila justement, pour ceux qui le connaissent, la copie conforme de Makeur Ndiaye. il a fait tout ca pour devenir ministre. il faut demander a Gadio.

Anonyme En Mars, 2018 (16:16 PM) 0 FansN°: 4
Mankeur, un vrai communiste du PIT sénégal
Anonyme En Mars, 2018 (21:05 PM) 0 FansN°: 5
posts 2 et 3 ,vous avez tout dit , vous connaissez le bonhomme ! et comme beaucoup d'entre nous , vous avez dû souffrir de sa méchancete , de sa fourberie ! il ne supportait et ne promouvait que ses lécheurs de bottes ! combien de collègues ont été écrasés par ce lâche et sournois ! j'ai ricané en lisant ses lignes sur la sg du ministère ! qu'est ce qu'il n'a pas fait contre cette femme et contre celle qu'il appelle la deuxième femme de la carrière et dont il a voulu ruiner la carrière ! mais Dieu veille !

il a beau essayé de ne pas tomber dans l'oubli et de saisir toutes les occasions pour faire parler de lui et rebondir ! mais il va payer inchallah pour le mal qu'il a fait !

pas un mot sur ses frasques : méridien président , paris ( francophonie ) maroc et billets de pélerinage et tant d'autres ! la suite dans " 20 ans après " ?
Anonyme En Mars, 2018 (21:21 PM) 0 FansN°: 6
mankeur ndiaye gagnerait a aller faure ses humanites. sa rethorique du moi est une vaine pretention d une morale d esclave. c est le plus grand menteur que la terre ait enfante depuis sa premiere glaciation

quelqu in disait c est in dechet. quelqu un disait c est un dechet. quelqu un d autre repliqua violemment non c est un CACa
Anonymedary Dior En Mars, 2018 (21:23 PM) 0 FansN°: 7
Mankeur tu as nomme un Macro au bureau du tourisme a New York sans l avale du minitre du tourisme . Amamdou Thiam un recidiviste de justice , reconnu pour son site sexuel set sima . Macro de femmes et de prostituees pour les personnes friand de femmes legerea comme toi. Donc tu n es pas bien place pour nous donner des Lecons . Ton compagnage avec macky sall un vulgaire petrifie en dit tout.
Anonyme En Mars, 2018 (23:54 PM) 0 FansN°: 8
je plains la mere de cette chose.Aucune femme ne voudrait voir cette chose sortir dre ses entrailles

faites tout pour ne pas croiser le chemoin de cette chose.
Anonyme En Mars, 2018 (04:19 AM) 0 FansN°: 9
ce monsoeur edt henetiquement programme pour le mensonge et la malice. menteur t es un vrai vas psychiayrique. va te soigner. tu es dans les poubelles de l jistoire tu y resteras.
Anonyme En Mars, 2018 (04:33 AM) 0 FansN°: 10
si tu cherches a t aligner sur tes camarades ssche que c est perdu d svance. thiouth day khsm lecam
Anonyme En Mars, 2018 (04:33 AM) 0 FansN°: 11
si tu cherches a t aligner sur tes camarades ssche que c est perdu d svance. thiouth day khsm lecam
Anonyme En Mars, 2018 (06:14 AM) 0 FansN°: 12
Menteur

as tu prevu un chapitre sur le faux et l usage de faux:? la cotoyennete americaine frauduleusement acquise. et l aide au sejour illegal en zFrance. poour les usa tu n echapperas pas.

Tout en toi est frauduleux et malicieux

l enfer ne serait pas assez vaste pour toi tout seul. tu es pire que iblis
Anonyme En Mars, 2018 (07:31 AM) 0 FansN°: 13
La méchanceté sénégalaise ne s'arrêtera donc jamais.

Il écrit un livre et on l'attaque sur sa personne.



Vous êtes pathétiques vraiment.

 :sunugaal:  :sunugaal:  :sunugaal: 
Anonymel En Mars, 2018 (07:57 AM) 0 FansN°: 14
post no 13,tu connais pas ce cretin. le jour de sa mort devrait etre ferie partout dans le monde.
Reply_author En Mars, 2018 (11:29 AM) 0 FansN°: 1
Anonyme En Mars, 2018 (10:29 AM) 0 FansN°: 15
Mankeur ou Menteur, la première n'existe nulle part par contre la deuxième expression existe bien dans le petit Larousse avec un sens qui colle bien à l’intéressé.
Anonyme En Mars, 2018 (12:02 PM) 0 FansN°: 16
Manteur is back

comme pour diombass.
Anonyme En Mars, 2018 (08:41 AM) 0 FansN°: 17
Mankeur Ndiaye, après une longue carrière couronnée par la nomination au poste de ministre des Affaires étrangères, vient de publier « Diplomatie : 20 ans à la place ».



L’auteur a voulu trop embrasser, il a mal étreint. Il n’a pu choisir entre deux entrées. Se raconter, de Dagana, sa ville natale, aux confins du monde, que ses fonctions de diplomate lui ont permis de parcourir. Ou bien, donner des clefs de compréhension théorique de ce qu’est l’outil diplomatique en relation avec les dispositions du droit international en vigueur. L’auteur n’a pu trancher. Cette faiblesse, dès le départ, n’est jamais rattrapée au cours des plus de 300 pages de l’ouvrage. Il raconte des anecdotes de son enfance sur les rives du fleuve Sénégal. Mais même là, jamais il ne réussit à nous emporter dans son récit. Pourtant rien ne berce mieux que la musique du fleuve Sénégal dont les rythmes ont inspiré d’autres auteurs qui l’ont raconté. Je pense au défunt poète Hamidou Dia ou à mon ami Hamidou Sall.



Mankeur Ndiaye a une passion pour les détails. Ceux qui connaissent un tant soit peu l’homme savent ce trait de caractère. De détails justement, son livre en regorge. Des surnoms rigolos de ses camarades de promotion à l’ENAM. Des vacheries que lui ont décernées d’anciens collègues. Des plans de vol ou des péripéties de recherche d’appartement à New York. Ou encore de très douteuses ressemblances entre lui et Colin Powell. Mais ces détails sont souvent mal amenés, mal insérés et malvenus, et surtout qu’ils n’ajoutent rien à un récit qu’ils ne sauveront non plus du néant. Ce néant, cimetière des mauvais livres écrits vite et par devoir.



Je disais donc que l’auteur n’a pu trancher entre deux entrées. Car l’autre grand bloc du livre est constitué de longues pages sur les organisations internationales. Il abuse des objectifs de tel ou tel organe, comme l’ONU, l’OCI ou le NAM. Ce sont d’interminables lignes, ennuyeuses, dont l’auteur – qui prend ainsi un costume de formateur de l’ENA – aurait pu se passer tellement la moindre recherche sur Google permet de savoir à quoi sert l’ONU ou un autre organe de la diplomatie multilatérale.



N’ayant pu choisir, l’auteur s’est perdu et a perdu son lecteur au fil des pages qu’on s’empresse pourtant de tourner - non pas que le récit soit haletant – mais pour donner une chance à un livre soporifique, ennuyeux et faible.



Mankeur Ndiaye n’est ni une belle ni une grande plume. Il suffit d’achever péniblement le premier paragraphe de l’incipit pour s’en convaincre. Le style est, par conséquent haché, pompeux et repoussant. Quid du contenu ? Il déçoit quiconque attendait un traité de diplomatie. Evidemment, il n’était pas prévu qu’il fût du niveau de deux mémoires de diplomates m’ayant marqué : les mémoires de Talleyrand, monument d’intelligence, de finesse et de culture, et ceux plus récents, de Madeleine Albright ; un texte touchant sur un parcours exceptionnel. A la place, j’ai lu une compilation de banalités sur 20 (longues) années à la « Place » ; un goulag littéraire d’un (ancien ?) communiste.



Le problème du livre de Mankeur Ndiaye tient aussi à un éditeur peu regardant. Le parcours de l’homme, qui a été instituteur, militant communiste et diplomate, méritait une meilleure direction éditoriale. L’ouvrage est mal édité avec de simples règles typographiques non respectées : absence d’espaces sur les guillemets, abus de majuscules là où c’est impropre d’en user, notes de bas de page placées deux feuilles avant ou après le passage auquel elles se rapportent, photos vulgairement scannées et posées en annexe. Aussi, les coquilles foisonnent, dénotant une absence de rigueur dans la relecture. L’abus d’adjectifs et adverbes rend le récit grandiloquent et enguirlandé là où l’objectif était de le rendre vivant et flamboyant. Je me permets de raconter à Mankeur Ndiaye cette anecdote d’un rédacteur en chef qui disait à ses journalistes : « pour les adjectifs, passez à mon bureau, pour les adverbes, vous êtes virés ».



Je tenais enfin à exprimer toute ma gêne sur le fil conducteur de l’ouvrage ; du titre aux dernières lignes. La notion de « Place » qui désigne la Place de l’indépendance (qui doit prendre la majuscule par exercice de métonymie – ce qui n’est pas le cas sur le titre. Une faute en page de couverture, fallait le faire). Mankeur Ndiaye abuse du terme « Place », force le trait sur un terme qu’il doit être le seul à utiliser. Ancien diplomate de carrière, ayant passé quelques années dans ce ministère, je n’ai à aucun moment eu à entendre ce mot. Tout au plus nous disions « Ministère » ou, pour snober nos interlocuteurs, « Portion centrale ». Mais en tous les cas, l’usage massif, répétitif, abusif du mot « Place » le rend gênant tellement le forcing s’est perçu. Le parallèle avec le quai d’Orsay ou simplement le Quai, désignant le Ministère français des Affaires étrangères est évident. Un complexe ? Je ne le crois pas. Négligence ? Sûrement.



Mais je salue l’exercice d’écriture. « Les livres sont le don des morts » nous dit Danielle Sallenave. Les livres des personnes ayant occupé de hautes fonctions publiques sont nécessaires, afin que les plus jeunes trouvent, à travers leurs parcours, des modèles. Sur celui de Mankeur Ndiaye, après lecture, mon constat est ferme : il est inutile. En outre, la clausule de l’ouvrage laisse comprendre que l’auteur prépare un deuxième tome de ses mémoires. Est-il seulement nécessaire ?



Hamidou Anne est doctorant à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis

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