Naguère protégé par son ange-gardien Abdoulaye Wade, Alioune Badiane devra désormais compter sur lui pour sortir du trou qu’il s’est creusé pendant toutes ces années. Depuis hier, le Dg de Namora entendu sur plusieurs plaintes déposées au parquet de Dakar est en garde à vue à la Section de recherches de Dakar.
Et selon Libération parcouru par Setal.net, cette affaire est parti pour être l’un des scandales fonciers jamais connus dans ce pays car malgré l’image que Namora véhiculait sur le petit écran avec à la clé des publi-reportages, cette société n’excelle que dans l’escroquerie foncière. Les sénégalais établis en France et en Italie l’ont appris à leurs dépens. Ayant versé des apports pour l’acquisition de terrains dans la banlieue dakaroise, jusqu'à présent, ils n’ont vu l’ombre de parcelles qu’on leur faisait miroiter. Libération ajoute qu’il en est de même avec plusieurs coopératives basées à Dakar qui ont versé des centaines de millions à Namora. Les victimes des agissements d’Alioune Badiane et sa société se compteraient par dizaines.
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Alors comme ça Hollande aurait tourné la page de la Françafrique ! Quand nous disions « voter pour le meilleur menteur pour nous soumettre à sa dictature », nous étions malheureusement dans le vrai : en voilà une grossière preuve supplémentaire.
Le Monde daté du 14 et 15 octobre 2012 insiste d’ailleurs avec brio : « A Dakar, le chef de l’Etat a dit sa foi dans l’avenir économique du continent ».
Mais, un tel discours ne nous dissimulerait-il pas les vrais et profonds rouages d’une domination impériale ? Une domination par un trust économique jamais disparu depuis le temps des colonies ?
Quatorze pays privés de souveraineté monétaire
Car c’est toujours le même «fascisme» financier qui, en pleine crise de la dette et de l’euro, n’hésite pas à maintenir l’un des principaux mécanismes institutionnels de la Françafrique : le contrôle monétaire par le franc CFA (Franc des Colonies Françaises devenu le Franc de Coopération Financière Africaine ou de Communauté Financière Africaine selon les pays concernés). Et celui qui contrôle la monnaie, contrôle l’économie et donc détient le pouvoir.
Depuis plus de cinquante ans, les décisions de politique monétaire dépendent de l’accord de l’ancien colonisateur. Soit quatorze pays africains (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée-Bissau et équatoriale, Mali, Niger, République du Congo, Rwanda, Sénégal, Tchad, Togo) n’ayant aucune souveraineté monétaire.
Qui pour crier au scandale ? L’affaire est si énorme qu’elle ne semble indigner plus personne… Pas une ligne dans tous les journaux ! Et pourtant il y aurait de quoi faire un quinzaine de révolutions !
A la base, le franc CFA fut instauré comme monnaie convertible pour faciliter les transactions dans l’ensemble des colonies de la zone franc. La parité fut fixée à partir de 1948 : 100 francs CFA équivalaient alors à 2 francs français. Le tout dans un esprit de coopération pour mieux aider les Etats nouvellement indépendants à gérer leur monnaie. C’est, en tout cas, ce qui est écrit dans les livres, car à regarder concrètement, l’histoire témoigne plutôt d’une dépendance des Etats de la zone CFA avec la France que d’une coopération.
Extorsion légitime
Avant 1973, l’intégralité des recettes – ou devises - des ventes extérieures de tous les pays de la zone CFA était centralisée –donc déposée – dans des comptes d’opération en France, autrement dit au Trésor Public français. Après 1973, seulement 65 % de ces recettes sont confisqués par l’Etat français. Enfin, depuis 2005, 50 % de ces capitaux sont réquisitionnés.
Oui, oui, vous avez bien compris, encore aujourd’hui donc, la moitié des réserves de changes de 14 pays africains reposent sur un compte d’opérations au Trésor Public français ! Véritable spoliation donc de la part de l’Etat français, ce qui oblige une grande partie de l’Afrique à s’endetter toujours plus à travers le monde via, par exemple, le FMI ou la Banque Mondiale ! Et bien sûr toujours au nom de la convertibilité censée faciliter les transactions…
Objectivement, l’austérité n’a pu que s’accroître sur un continent qui est le dernier à en avoir besoin. Une spoliation doublée d’une dette, rien de tel pour contraindre les Etats ciblés à réduire encore et toujours les dépenses publiques : éducation, santé, subvention des denrées de première nécessité… Quand on sait qu’aujourd’hui la principale nature de l’action politique en Afrique est d’ordre sociale, on peut percevoir l’étendue des dégâts… criminels.
Avec l’Afrique, on n’est jamais déçu, quand on cherche pire, rien de plus facile à trouver : début 1994, dans l’ère Mitterrand-Balladur, sous la pression de la communauté internationale – l’Empire donc -, le franc CFA est dévalué de 50 % (donc 100 francs CFA vaut alors 1 franc français). Soit disant pour rendre l’économie africaine encore plus compétitive et maintenir l’unité de la zone franc, histoire d’être toujours en règle avec le… FMI et la Banque Mondiale !
Mais qu’est ce qu’un ajustement monétaire pour une économie sous-développée ?
Une dévaluation de 50 % c’est la garantie d’une dette publique qui va être doublée (Déjà que, souvenez-vous, la moitié des devises vont directement dans le coffre du Trésor français). C’est aussi des importations plus chères (sachant que ces pays importaient avant tout des matériaux de construction, on comprend mieux la multiplication alors des logements précaires en bois par exemple). C’est enfin la fermeture des petites et moyennes entreprises. Bref, c’est la garantie du niveau de vie de la population qui ne cesse de régresser. Mais c’est toujours pareil avec les économistes : le sacrifice du présent est nécessaire au bonheur futur… Ce sont les chiffres qui le disent !
Pour finir le dossier, il faut rappeler que depuis le début, 1948 donc, le gouvernement français contrôle la BCAO et la BCAC, les banques centrales d’Afrique de l’Ouest et Centrale, par son droit de vote déterminant et surtout son droit de véto quant aux orientations monétaires prises.
Tant que le franc CFA restera indexé sur l’euro via le Trésor français, la sujétion coloniale de l’Afrique n’est pas prête de s’achever. Autrement dit dès que la France tousse, c’est la pneumonie assurée pour l’Afrique…
Hollande, vous l’aurez bien compris, c’est l’héritage Mitterrand-Chirac : une Françafrique sournoise mais très efficace. C’est que le Sarkozy nous avait habitué à autre chose, avec sa façon à l’américaine, assumée, franche : on envoie l’armée, on bombarde, on fait sauter les verrous et les résistances. Côte d’Ivoire, Libye… Vous avez déjà oublié ?
Toute la question est là .
Mais guisssago Dara. Khalissou immigres yi mom , ak nimou mettiwe am, kouko lek rek YALLA wone Lako.
Dinane kat SA N'Deye Bou bakh!
Louway deff bopam!
On ne sait par quel miracle, Alioune Badara Badiane, promoteur du projet Namora, est passé entre les mailles du filet, protégé par un très proche collaborateur de Wade et par certains complices à la présidence.
Trois années après, les dégâts excèdent toutes les proportions imaginables. Des milliers de Sénégalais établis en France, en Italie et aux Etats-Unis, ou adhérents aux coopératives d’habitats du Sutsas, de la Cotecna, d’Aabri, des ICS, de l’Onas… ont versé des milliards à Alioune Badara Badiane qui leur avait promis des maisons qui devaient leur être livrées à partir de 2009 et qui ne sont toujours pas sorties de terre.
Rien que les adhérents du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas) ont versé plus de 3 milliards de francs cfa à Namora pour la construction de milliers de villas. Aabri, regroupement de travailleurs de diverses structures (Asecna, Aviation civile, Aéroports du Sénégal, Météorologie…), a donné près de 200 millions. Les ICS ont déposé 150 millions, l’Onas 100 millions, et la Cotecna 200 millions. Inquiets, les dirigeants de cette dernière entreprise ont rencontré ceux de Namora, au début de ce mois d’août, afin d’exiger la livraison des 90 villas pour lesquelles ils ont avancé de l’argent. Pour s’entendre répondre qu’ils ne pouvaient entrer en possession que de 14 villas, et dans deux mois. Cotecna va vers une rupture pure et simple dans les jours à venir et à une demande de remboursement. La coopérative de Paris a été fermée. Coumba Touré, qui la dirigeait, s’est retirée. Non sans expliquer aux déposants qu’elle a remis leur argent à Alioune Badara Badiane par le biais de plusieurs versements de centaines de milliers d’euros en liquide. Si la coopérative d’Italie planche sur la stratégie pour que ses membres rentrent dans leurs fonds, celle d’Atlanta a été la première à sentir l’arnaque et à sonner la mobilisation.
Dakaractu est en mesure d’affirmer que les villas promises ne pourront pas être livrées. Il n’y a, dans le site situé à Tivaouane Peulh, rien qui puisse le rendre habitable avant des années. D’abord seule une cinquantaine de villas ont été construites, alors que 3 000 auraient dû déjà l’être au bénéfice du seul Sutsas.
Pire, la zone n’est pas assainie, ni dotée d’un réseau de distribution d’eau et d’électricité. Les cinquante villas, que Badiane promet à toutes les coopératives ou à tous les groupes qui élèvent le ton, ont été bâties sans autorisation de construire. Et sans que Namora dispose d’un bail ni d’un quelconque titre qui lui confère des droits sur le terrain. Les 50 ha de Tivaouane Peulh dont il s’agit ont été affectés au groupe Nabi détenu à parts égales par Alioune Badara Badiane et Taboulé Sylla. Ce groupe s’est disloqué avant la sortie du bail. Lequel a d’ailleurs été visé par un rapport de la Cour des comptes qui a demandé au ministère de l’Economie et des Finances de le résilier. C’est sur ce terrain, qui n’est pas au nom de Namora, que Badiane a promis à ses clients de leur bâtir des maisons alors qu’il ne dispose ni de titre ni d’autorisation de construire.
Pour tromper son monde, Alioune Badara Badiane y est allé de main d’expert. Au moment de lancer son projet immobilier, il a grassement rétribué un proche de Wade pour convaincre ce dernier d’inaugurer le projet, en août 2008. La présence du chef de l’Etat à la cérémonie de lancement a crédibilisé Namora. Son promoteur a surfé sur la vague pour convaincre les Sénégalais de l’extérieur et les coopératives d’habitat du pays.
Les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs. Si Alioune Badara Badiane mène grand train, le chantier n’avance guère. Et va susciter des remous sociaux comparables à ceux générés par l’affaire Madoff aux Etats-Unis. Dakaractu va revenir sur les détails, coopérative par coopérative, pays par pays, de la plus vaste escroquerie survenue depuis l’indépendance du Sénégal.
On ne sait par quel miracle, Alioune Badara Badiane, promoteur du projet Namora, est passé entre les mailles du filet, protégé par un très proche collaborateur de Wade et par certains complices à la présidence.
Trois années après, les dégâts excèdent toutes les proportions imaginables. Des milliers de Sénégalais établis en France, en Italie et aux Etats-Unis, ou adhérents aux coopératives d’habitats du Sutsas, de la Cotecna, d’Aabri, des ICS, de l’Onas… ont versé des milliards à Alioune Badara Badiane qui leur avait promis des maisons qui devaient leur être livrées à partir de 2009 et qui...
C'est normal, il y'a une forte demande, mais il n'y a plus de terrains à Dakar.
Ils font des promesses à Mbao le plus souvent.
Ces sociétés immobilières se font plein de fric. Vous versez en 2008 cinq millions. Ils vous font courir jusqu'en 2012. En 4 ans, le prix des terrains a augmenté de 50%, ils coutent 7.500.000 F. Si vous désistez, ils vous rendent votre argent (5.000.000 F) en vous donnant le versement des autres. Ils gagnent à tous les coups. Seulement, c’est illégal parce qu’ils ne remplissent pas leurs engagements.
Il y'a quelques mois, c'était Agir Immo. Eux aussi, ils ont promis des terrains à Dakar à 25 millions F. Le temps de lidieunti ces terrains. Avec le départ du régime de WADE en mars dernier, ce sera plus difficile à obtenir mais pas impossible puisque Macky n'a pas nettoyé toute la racaille à l'origine des problèmes fonciers et de l'enrichissement illicite.
Les clients de SCAC Afrique se plaignent aussi. Leur patron sera le prochain.
Il faut appliquer une politique d'habitat social sérieuse pour permettre aux sénégalais d'avoir des maisons.
SICAP se permet de vendre des maisons à 63 millions. Ce n'est pas pour les sénégalais moyen et honnêtes.
SN HLM ne vend plus que des appartements. La SCAT URBAM a été dissoute. C'est pour cela que les privés font de bonnes affaires.
Ils ont TOUS des problèmes à respecter leurs engagements : SCAC Afrique, SOCABEG, AGIR Immo et NAMORA.
L'Etat doit assainir ce secteur et lutter contre les gens véreux qui accaparent les terres pour les distribuer ou vendre comme bon leur semble.
SICAP et HLM doivent rester des sociétés publics au service des sénégalais.
SICAP Liberté 1 à 6, Sacré-Coeur 1, 2, 3 ; SCAT URBAM Maristes et Grand YOFF; HLM 1 à 6 et les cités SIPRES ont été réalisés sous le régime du PS.
Sous le régime de WADE à part SICAP Keur Gorgui et plan Jaxaay, qu'est ce qui a été réalisé ?
Rien.
L'Etat doit nettoyer le secteur et prendre ce dossier en main.
Il ne faut pas oublier la diaspora établie aux pays Bas, qui a remis a NAMORA plus de 300 millions de frs cfa.