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"Repenser l'administration sénégalaise" : Les anciens de l'Ena de France posent le débat

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"Repenser l'administration sénégalaise" : Les anciens de l'Ena de France posent le débat

Fidèle à sa vocation de creuset de "Think Tank", l'Association sénégalaise des anciens élèves de l'Ecole nationale d'administration de France (Asena) mène depuis 2006 d'"importantes réflexions et de débats" sur les politiques du pays. C'est dans ce cadre, qu'elle a organisé, ce vendredi 29 mars 2019 à Dakar, un dîner-débat sur le thème : "La modernisation de la gestion des ressources humaines face aux enjeux du Pse". Un débat qui intervient au démarrage de la mise en œuvre de la phase II du Pse. Et ce dernier, parle dans son axe II, de "la valorisation du capital humain".

En effet, il s'agit ici d'un panel de "haut niveau", diversifié et croisé qui a été animé aussi bien par des cadres du secteur public que privé du Sénégal, à savoir : le Secrétaire général adjoint de la Présidence de la République, Oumar Samba Ba, par ailleurs, Président du conseil d'administration de l'Ecole nationale d'administration (Ena), le Directeur général du Bos-Pse, Ibrahima Wade, le Directeur général de la Fonction publique, Abdoulaye Ndiaye, et le Directeur des Ressources humaines (Drh) de la Société des Brasseries de l'Ouest africaine (Soboa), Mamadou Diallo, par ailleurs, président de la commission stratégies de l'Association sénégalaise des professionnels de Ressources humaines du Sénégal. Le Vice-président de l'Asena, Abdoulaye Guèye, était le modérateur.

"La nécessité d'adapter les compétences"

Dans son exposé sur "la cartographie des métiers et des compétences par rapport à la problématique du Pse", le Dg du Bos-Pse, Ibrahima Wade, a soutenu que le défi aujourd'hui, "c'est comment adapter les compétences actuellement disponibles au sein de l'entreprise sénégalaise". Et si l'on veut "avoir une économie en transformation alors que l'administration est marquée par un archaïsme, un immobilisme, une non adaptation aux métiers nouveaux, il est évident que quels que soient les efforts qui seront faits n'auront pas d'impact". Sous ce rapport, il estime que le Sénégal "doit repenser son administration pour la mettre au service de la production de valeur".

De l'avis de M. Wade, "il y a une discrimination par sexe par rapport aux compétences et des ressources humaines au service de l'émergence".

Il explique que pour avoir du capital humain, "il faut avoir des ressources humaines". Et que "l'enjeu de l'émergence, c'est d'abord un enjeu de développement économique, un enjeu de construction d'une dynamique, un enjeu de transformation structurelle". Car, dit-il, "qui parle de transformation structurelle, "recentre l'humain au cœur de toute la dynamique".

Pour lui, le capital humain est "un déterminant pour la croissance de long terme". Sur ce, il souligne qu'au moment du lancement du Pse, "il y a un constat d'un décalage extraordinaire entre les exigences de l'économie telle qu'elle était et les besoins en compétences".

Mieux, l'économiste signale qu'en 2014, lorsqu'on projetait les emplois à pourvoir, "c'était un nombre d'environ 3 millions dont l'économie sénégalaise avait besoin à l'horizon de 10 ans. Et en 2013, on se rencontre que le gap qui nous séparait de 2023 était de multiplier par 2 les compétences dont le secteur minier a besoin". Pour le secteur de la logistique et de l'industrie, "pour un pays qui aspire à être un hub industriel", le Dg du Bos-Pse note qu'"il s'agissait de multiplier les besoins par 2".       

"Les efforts de la première phase doivent être améliorés"

Il ajoute qu'avant le Pse, le Sénégal avait un "système de production de savoirs, de compétences et de connaissances au niveau de l'enseignement supérieur qui était plus orienté vers la formation, la production de diplômés en matières littéraire, juridique, économique, et autres alors que l'économie sénégalaise était en transformation". Et lorsqu'on regarde le programme de formation professionnelle et technique aujourd'hui au Sénégal, il soutient qu'"un effort important a été fait dans la première phase du Pse". Mais, Ibrahima Wade estime que cet effort doit "être fondamentalement amélioré" pour ce qui est de la disponibilité de compétences professionnelles et techniques. S'y ajoute "la structuration" de la formation professionnelle continue.

"Un pays émerge avec des élites et des idées"

Soutenant qu'"un pays émerge avec des élites et des idées", Yoro Dia, président de l'Asena, note que l'objectif de la rencontre est de "discuter et partager ensemble nos idées et expériences sur la gestion des Ressources humaines face aux enjeux du Pse".

Il signale qu'à l'issue de ce panel, comme d'habitude, son association va "s'efforcer" de sortir une Revue dénommée "La Rampp" (Revue africaine de management et de politique publique).

A côté de ces panélistes, les initiateurs ont également fait appel à des "discutants". Autrement dit, des personnes ressources qui apportent des éclairages et font des contributions par rapport à la thématique posée. Il s'agit notamment, de l'Inspecteur du travail et de la sécurité sociale, Alassane Tounkara, l'Administrateur civil et Secrétaire général du ministère des Mines et de la géologie, Ibrahima Guèye, du conseiller en organisation et président fondateur de l'Asena, Amadou Lamine Sy, et enfin, du conseiller en organisation et expert en management public, Mor Seck, S'y ajoutent des invités de haute facture.

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2 Commentaires

  1. Auteur

    Passant

    En Mars, 2019 (14:22 PM)
    Le président macky sall s'est muré dans l’immoralité et et dans l'indignité.

    Le président macky sall est totalement et entièrement illégitime.

    Ces élections sont virtuelles et traduisent uniquement une manipulation/hold up électoral.

    De président par défaut, il devient président de la honte et de la manipulation électorale.

    Une preuve palpable, le président n'arrive pas à trouver un gouvernement et ne trouve pas encore pourquoi faire.

    Le président s'est emprisonné dans une corruption exponentielle d’État, une justice politisée à outrance, une impunité qu'il garantie pour des voleurs de milliards et des milliards, une indignité et une immoralité à tous les étages,...

    COMMENT CHANGER UNE EQUIPE QUI VOLE ?





  2. Auteur

    En Mars, 2019 (10:17 AM)
    "association des anciens élèves de l'ena de france"! quels complexés!

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