Le nouveau Directeur général de la Senelec, par ailleurs président de la communauté rurale de Pékesse, Pape Dieng, est revenu sur la recrudescence des coupures d’électricité qui, selon lui, sont liées au réseau de distribution de la Senelec. « Nous avons un problème qui est réel, et ce problème se trouve au niveau de la distribution. Nous avons à peu près 930 000 abonnés. Malheureusement, quand il y a 100 ou 1000 abonnés qui n’ont pas l’électricité, toute l’actualité est braquée au niveau de ces abonnés et on oublie ceux qui sont alimentés », s’offusque l’actuel Dg de la Senelec dans les colonnes d’Enquête.
Pape Dieng, qui était en tournée ce week-end pour distribuer des aides aux familles démunies de Pékesse, compare la situation de la Senelec à une personne qui roule dans un véhicule sans pneu de secours. « Quand cette personne a une crevaison, elle est obligée de réparer sa roue pour pouvoir repartir. Alors que si elle a sa roue de secours, elle la met et, après, répare l’autre. C’est ce qui nous manque et c’est la situation que nous vivions et qui est très difficile pour les abonnés. Parce que l’abonné, quand il perd le courant pendant 5 à 10 mn, c’est agaçant, voire insupportable », déclare-t-il. Interpellé sur la situation qui a prévalu à Keur Massar, où les abonnés sont restés plus de 96 heures sans électricité, le Directeur général de la Senelec parle de « défaut sur le câble. On était en train de chercher et, actuellement, nous sommes en train de réparer le problème », fait-il savoir. Rappelons que la situation n'est revenue à la normale à Keur Massar et ses environs que ce dimanche 12 août, après 4 jours dans les ténèbres.
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Personne ne doutait, qu’après les élections, les délestages allaient revenir avec encore plus d’ampleur, étant donné que ce Plan n’apportait pas de solution à la crise structurelle de la SENELEC (endettement, problèmes de trésorerie, lourde dépendance de l’énergie fossile, mauvaise gestion des approvisionnements et de la clientèle, tarifs à la clientèle fortement subventionnés, etc). Comment peut- on, alors, sans se contredire, attribuer ce retour des délestages au Gouvernement de BBY, au point de justifier une levée de bouclier du peuple contre lui pour trouver des solutions immédiates !
Devant cette situation, au lieu d’encourager des « émeutes de l’électricité » pour mettre fin aux délestages, le bon sens aurait voulu que l’on exhorte le Gouvernement à diligenter les solutions de fonds qu’il a envisagées pour sortir le pays de cette crise à moyen terme, tout en prenant des mesures d’accompagnement de court terme, en concertation avec les travailleurs de la SENELEC et les associations des usagers, pour minimiser l’impact négatif des délestages,...