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Vendredi 10 Mar 2006
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MATAR SILLA SANS DETOURS : «Je suis un esprit supérieur par rapport à ceux qui m’ont limogé»

«Il y a des choses que je n’ai jamais acceptées à la Rts»

«En venant à la Rts, je ne gagnais que le quart de ce qu’on me payait à l’International (…) A la Rts, je suis resté 10 mois sans être payé (…) Mon départ, ce sont les radios qui me l’ont d’abord signifié, à 6 heures du matin…» Dans la subtilité du langage, Matar Sylla, actuel directeur de Spectrum Tv au Cameroun, a révélé, sans avoir l’air d’y toucher, ce qui a caractérisé, 17 mois durant, son passage à la Direction générale de la Rts. Pour la première fois depuis son limogeage, il s’est confié, comme il ne l’a jamais fait, à notre Rédaction. Pour cela, il a eu l’honneur de gravir Les «Marches du Quotidien». Non sans justifier son choix. Et si l’ancien Directeur général de la Rts s’est prêté de gaieté de cœur aux questions des journalistes, c’est sans nul doute pour contribuer «à cette œuvre exaltante et difficile d’affirmation d’une entreprise de presse en Afrique, notamment au Sénégal», comme il a su le mentionner dans notre «Livre d’Or».

Parlez-nous un peu de votre expérience camerounaise. Vous êtes à Spectrum Tv, en quoi consiste ce projet, comment il a été monté et pourquoi avez-vous accepté ce challenge ? Je vous souhaite d’abord une excellente année. Une année de paix. La paix du corps, du cœur et comme je le disais à la Chambre de Commerce ( Ndlr : lors de sa conférence dans le cadre des Vendredi de Sup de Co au mois de janvier dernier), reprenant un fameux chroniqueur, la paix de la poche. C’est assez important. Je constate que vous êtes dans une entreprise où il fait bon vivre, car j’ai vu en entrant des affiches et notes de service le prouvant. On souhaite, être dans un pays où il y a des opérateurs publics, des opérateurs privés, dans toutes ses composantes, qui soient de véritables acteurs de développement.

Pour Spectrum Tv, je me suis embarqué dans une aventure qui était au départ un peu folle : avoir la prétention de faire deux chaînes de télévision privées, dans un pays qui n’est pas le vôtre, qui a priori ne fait pas partie des références démocratiques africaines. Mais en fait, c’est le premier groupe de communication au Cameroun qui fait dans la publicité, qui manage le budget de Guinness, de Ntel Cameroun. Ce sont des gens qui sont dans les métiers de la publicité, du conseil et du marketing. Ils ont également des activités qui vont au-delà du Cameroun, notamment sur la cinquième Avenue à New York. Le président et propriétaire du groupe est actionnaire à hauteur de 30 % à Ntel Cameroun. Ils comptent actuellement un million cent mille abonnés. Ce sont des gens qui ont financièrement les reins solides. Quand je suis arrivé, ils étaient en train de rediffuser par voie de Mmds, la chaîne Tv Africa, qui avait les droits de la Coupe d’Afrique jusqu’à 2008 et qui a mis la clé sous le paillasson et qui était également en contact avec moi.

Quand je les ai vus, on a discuté et je leur ai dit qu’on ne peut pas se contenter de reprendre tel quel, surtout une chaîne sud-africaine. Il y avait de bons programmes, mais il fallait un contenu local, repenser les programmes, le concept, diversifier les sources d’approvisionnement et avoir une véritable politique de production locale. Ils m’ont demandé si je pouvais venir au moins pour un mois. Parce que, dans leur esprit, j’étais intouchable, ils ne pensaient pas qu’ils pouvaient me proposer quoi que soit. Quand vous sortez de sociétés comme celles que j’ai dirigées, les gens pensent que vous êtes hors de prix, alors que quelquefois, il y a des engagements qui sont plus de passion, de valeur, de conviction et de vision partagée que d’espèces sonnantes et trébuchantes. Et puis, je suis revenu et finalement je leur ai dit que j’étais prêt à rester avec eux le temps qu’il fallait, en tout cas au moins un an, et là, ils n’en croyaient pas leurs oreilles. La législation camerounaise étant ce qu’elle est, si vous voulez recruter un étranger, il faut le justifier par des diplômes, l’expérience et vous le soumettez au ministre du Travail, comme prévu par les articles 18 et 26 du Code du Travail. Et c’est le ministre du Travail lui-même, qui contresigne votre contrat. Il a fallu que je me soumette à cet exercice.

Ainsi on a repris tout le projet. Je me suis occupé du carrelage à la montée sur le satellite pendant un espace de 18 mois. Aujourd’hui, je ne veux pas être prétentieux, mais des études ont été faites notamment via le Quai d’Orsay, qui montrent que c’est la plate-forme la plus moderne et la télévision la mieux informatisée, celle qui répond le plus à l’heure actuelle aux conditions d’une télévision du XXIe siècle. Nous avons fait des options technologiques où l’informatique a une très grande place.

On a une équipe où la moyenne d’âge est de 25-26 ans. Depuis le premier octobre 2004, nous avons commencé à émettre, avec une ambition de couverture nationale qui a fait que nous sommes montés sur satellite par Msat 4, qui couvre l’Afrique du Sud à la Suède, de Bamako à Dubaï. Nous avons continué notre marche et nous couvrons aujourd’hui cinq des dix provinces du Cameroun et d’ici la fin du mois de janvier, nous allons passer à 8 provinces sur les dix. Et quand je dis nous couvrons, ce ne sont pas quelques reprises de signal, nous avons des infrastructures, des techniciens, des ingénieurs, notre groupe électrogène, nos émetteurs.

Nous avons fait des investissements. En moyenne sur chaque site, nous avons mis près de 200 millions, mais en même temps, c’est deux chaînes qui diffusent 24 heures sur 24. Au début, nous voulions faire une distinction linguistique, l’une en français, l’autre en anglais et pour qui connaît le Cameroun, c’est une distinction très artificielle. Le Camerounais, même s’il ne parle pas l’anglais, le comprend et c’est la même chose pour le français. Il a fallu jouer beaucoup plus sur le bilinguisme et vers une approche d’une chaîne généraliste qui fait un peu de tout et une autre chaîne qu’on a positionné aujourd’hui comme urbaine, jeune etc. Parce qu’aujoud’hui, même les statistiques le prouvent : 43 % de la population de 907 millions d’Africains a moins de 15 ans. Et c’est un public qui est très volatile et qui est très exposé quelquefois à l’étranger. Nous avons dit donc, faisons une chaîne jeune, urbaine, musique et sports.

En termes d’acquisition de programmes, nous sommes la seule chaîne terrestre africaine à diffuser le championnat de football du Brésil. Nous diffusons également la Deutsch Ligue, la Primer Ligue, l’Us collège basket-ball, les Friday Nigth Figths pour la boxe, qui sont véritablement des offres alléchantes. Nous diffusons en moyenne prés de 200 films nigérians de 90 minutes par an. Car au Nigeria, il y a une production d’au moins 1 200 films par an. Le Nigeria a une véritable industrie, un véritable marché aussi bien pour les Dvd, les seconds marchés etc. Avec leur population de 120 millions d’habitants, cela peut se comprendre.

Au début, nous avions vraiment près de 70 % de nos programmes en anglais, aujourd’hui nous sommes dans une balance de 50-50, donc nous avons diversifié nos sources d’approvisionnement sur la chaîne généraliste, sur celle musicale avec une grande capacité de déploiement, nous faisons beaucoup de direct. Tous les samedis, nous faisons cinq heures de direct de 17 à 22 heures à partir d’un quartier avec les populations, une télévision de proximité donc. Notre positionnement global, c’est d’être une télévision de proximité, une télévision locale, mais qui a des aspirations panafricaines. C’est pourquoi en matière d’information, nous appliquons la règle des trois tiers, un tiers de local, un tiers d’Afrique et un tiers d’international. Parce qu’aujourd’hui, si vous quittez le continent africain, quelle est la source d’information africaine que vous pouvez avoir en matière de télévision ? Pour la radio, Word espace règle peut-être le problème, mais en matière de télévision, si vous ne regardez pas Tv5, vous n’avez pratiquement aucune information sur le continent. Nous sommes plus de 900 millions d’Africains, avec près de 40 millions qui vivent en Europe, un million de Yoruba dans le Royaume-Uni etc. aux Etats-Unis, en Asie progressivement, est-ce que ces gens-là n’ont pas le droit d’avoir des chaînes qui leur parlent dans leur langue, qui leur parlent de leur contenu etc.

Vous travaillez avec des anciens du Cesti ? Effectivement. Et d’ailleurs le rédacteur en chef est sorti de l’école de formation de Sud, Thierry Gongua, qui était dans la presse écrite. Pour la formation, à part deux personnes que j’ai envoyées dans le cadre d’une formation en France, le reste a subi une formation sur le tas, et c’est dans ce cadre que j’ai fait venir Ibrahima Diop de Tv5, ce qui est sa façon à lui de participer à ce que je suis en train de faire. Donc c’est véritablement une aventure exaltante, passionnante et je peux dire que si ce n’était le coût d’acquisition d’un deuxième satellite, ce qui vous permettra de voir ce que je vous dis, je peux dire qu’en quinze mois, j’ai atteint le point mort.

Vous avez aussi développé le concept des pictures news par rapport au contexte socio-politique ? Oui et c’est des programmes que Canal+ et Itélé diffusent. On n’y parle de tout et tout dépend de la manière dont on en parle. Pour ce type de programme que nous avons appelé le Jdb (le journal du bien), même le titre est un peu provocateur, on montre la réalité et souvent les municipalités réagissent. On est allé au Stade de Bamenda, qui ressemblait à une forêt et aussitôt après, les gens ont réagi.

Tout est dit sur le ton de la dérision et la moquerie, ainsi la pilule arrive à passer. Et je peux vous dire qu’en quinze mois, aucune autorité du Cameroun ne m’a saisi, ni pour lui couvrir quelque chose de spécial, ni pour m’interdire ou s’offusquer qu’on ait diffusé telle ou telle chose. Je demande toujours à mes journalistes de s’assurer de la véracité de ce qu’ils disent, si c’est vrai, est-ce que c’est utile de le dire ? Quand cela participe au confort des populations, donc c’est utile de le dire. Avec une émission comme Good morning Cameroun où Madiambal (dirpub du journal Le Quotidien, Ndlr) a été interviewé, c’est en direct et moi, je découvre, en même temps que les autres, ce qui se passe avec l’invité. Il peut dire ce qu’il veut, c’est sa responsabilité qu’il engage.

Ce sont des jeunes, mais ils se battent et ce qui est possible au Cameroun l’est aussi au Sénégal, tant du point de vue des investissements, que du point de vue de l’initiative et du professionnalisme. Je suis sûre que ce pays regorge de talents capables de relever tous les défis d’une communication plurielle, dynamique, qui participe au développement. Le développement, il est psychologique, mental. En montrant aux Sénégalais les choses à éviter et ce qu’il faut faire et que chacun puisse jouer son rôle.

Il y a ainsi toute une différence entre Spectrum Tv et Rts ? C’est normal. La Rts, c’est le service public de l’audiovisuel. Mais c’est selon la compréhension qu’on a du service public. Il y a des gens qui pensent que dès qu’on parle de service public, c’est l’Etat. L’Etat, c’est qui ? Certains pensent que le service public, c’est le parti politique parce qu’ils sont arrivés au Pouvoir etc.

Bon, il y a eu (à la Rts) un certain nombre de dérives et tout. Mais je suis quelqu’un qui fait front, je fais face. On ne met pas tout sur la place publique, mais il y a des choses que je n’ai jamais acceptées et que je n’accepterais jamais. Tout en étant réaliste, en sachant qu’il y a des choses qui passent et d’autres non. Je peux dire qu’à la Rts, les ministres ne m’appelaient pas. Quand vous campez votre territoire, votre personnalité, on ne vous appelle pas. On peut vous appeler pour des trucs qui sont importants, mais pas pour vous donner des injonctions, d’autant plus que quand j’y étais, je n’avais plus de ministre de tutelle.

Cette question pose le problème du dispositif global d’organisation des médias dans un pays. Il faut une réglementation claire et précise. Car si quelqu’un n’a pas mis un sous dans votre entreprise, il ne peut pas vous donner des injonctions. Mais nous sommes dans un monde qui est tel que quand quelqu’un va faire une entreprise privée, il ne va pas la faire pour la fermer le lendemain, ce sont des risques sociaux, familiaux, professionnels qu’il prend. Ce n’est pas des fous qui sont à la tête des entreprises pour tirer sur tout, ce sont des gens qui ont leur conviction, leur formation et qui ont une connaissance de leur métier. Et le drame dans ce métier que nous exerçons, c’est que tout le monde a la prétention de pouvoir dire au journaliste comment il doit faire son travail. Vous êtes allés dire à un chirurgien comment il doit opérer son patient, ou à un pilote comment il doit faire pour faire décoller son Boeing 747, non.

Il y a deux métiers dans ce pays, entraîneur de l’équipe de football et journaliste où chaque Sénégalais pense qu’il peut vous dire ce que vous devez faire. Et cela vient du fait que tout simplement beaucoup de gens sont venus dans ce métier par les flancs, en driblant etc. Il faut aussi qu’on se dise des choses dans le blanc des yeux, il y a des choses qui participent à la consolidation du respect que l’on doit avoir des journalistes. Au Cameroun, nous sommes respectés, parfois même crains, tout simplement parce qu’il y a une stature et un professionnalisme, les gens nous prennent pour leur alter ego. Mais quand vous êtes avec un politicien, et qu’il vous donne cinq mille francs, quand vous êtes dans ce type de rapport-là, les gens se croient tout permis. Et c’est vrai que dans la profession, il y a des gens qui fonctionnent comme cela et on pense que Demba a accepté cela, donc Samba doit aussi faire la même chose. Il faut que la corporation se renforce par la qualité de ses prestations, la solidarité, mais aussi par le devoir de vérité, il y a des gens qui sont en dehors des règles déontologiques.

Est-ce le fait d’avoir fait front à la Rts qui vous a coûté votre poste ? C’était un fauteuil en passant, mais c’était le moins moelleux que j’ai eu en quatorze ans. En venant à la Rts, je ne gagnais que le quart de ce que je gagnais à l’international. En plus, par le fait d’avoir précipité mon départ sans attendre la fin de mon contrat c’est-à-dire le premier juin, j’ai perdu prés de 175 millions de francs Cfa. Quelquefois, quand le devoir vous appelle, vous ne pouvez pas faire autrement. Je pense que j’ai fait ce que j’avais à faire. Ce n’est pas à moi de dire les raisons pour lesquelles j’ai été licencié, c’est aux gens qui ont pris cette décision de le faire et ils ne sont pas obligés de me donner des explications. J’ai pris acte.

Oui mais cela vous a été au moins notifié ? L’autorité vous a quand même signifié les raisons de votre limogeage de la tête de la Rts ? Non, aucune, rien n’a été expliqué, mais je ne suis pas inintelligent. J’avais fait beaucoup de recoupements, mais ce n’est pas important. Si on est croyant, on se dit que nul n’échappe à son destin, l’important c’est lorsque vous êtes en position quelque part, c’est de faire ce que vous estimez nécessaire pour la bonne marche du service qu’on vous a confié. Le slogan, «Le public, notre raison d’être», c’est moi qui l’est conçu. Maintenant le public c’est tout le monde, c’est l’Etat, les annonceurs, le paysan…

Mon départ, c’est quelque chose sur laquelle je ne veux pas revenir. Je sais et tout le monde sait que je sais les raisons, donc voilà. Je ne veux pas revenir sur cela. Je n’en parle pas.

Vous aviez mis en place le Smart 21. Aviez-vous eu le temps de tout mettre en œuvre ? Mais ce n’est pas grave, j’ai mis tellement de chose dans ma vie qui se poursuivent à Tv5, à World space… La plate-forme qui permet aux radios sénégalaises d’être écoutées partout dans le monde, c’est moi qui l’ai financée à près de 50 % avec la Sonatel. J’ai mis près de 150 millions et le Sénégal était le seul pays où je l’ai fait. Vous pensez que quand je gagne 25 % de plus que je ga-gnais et que je retrouve une autre vie, je suis amer ? Pourquoi ?

L’amertume, c’est par rapport aux projets inachevés ? En tout cas, j’avais beaucoup d’ambition pour la Rts et au-delà, pour tout l’audiovisuel de mon pays. Sur le Smart 21, le premier point était intitulé Le passage du monopôle à la libéralisation. Je me disais qu’il faut qu’on me donne un tampon de 100 jours avant de libéraliser, le temps que je me positionne, pour trouver mes marques et faire face à la concurrence.

L’organisme était dans un état de décrépitude telle que si cela avait abouti, ça aurait été la catastrophe. En 2001, à la veille du match entre le Sénégal et le Maroc, il y a eu une crise fondamentale du football sénégalais, le président Souris (Malick Sy Souris, président de la Fédération sénégalaise de footbal à l’époque, Ndlr) est venu dans mon bureau prêt à démissionner. C’est la première fois que je le dis : le vendredi, l’ensemble du bureau de la Fédération est venu à la Rts, Mansour Sow a quitté son bureau pour leur permettre de se réunir. C’était l’histoire des 10 000 dollars avec Basile Boli. Je l’ai appelé et je lui ai demandé de me céder cela. Il m’a répondu : «Si c’est toi, il n’y a pas de problèmes.» Puis, j’ai appelé les gens de la Fédération pour les ramener à la raison, car ils nous avaient donné le signal au match aller, ensuite ils demandaient 25 millions Cfa. Je leur ai dit que même Canal+ ne paye pas ça. Nous sommes tombés d’accord sur 17 millions Cfa et les joueurs menaçaient de ne pas jouer. On a payé le soir même 7 millions Cfa. C’est comme cela que le Sénégal a battu le Maroc. Et des anecdotes comme celles-ci, il y a en à foison.

Du point de vue des ambitions que vous pouvez nourrir pour un service, il y a peut-être un peu de déception. Les gens ont des considérations tellement fortes, parfois on pense que vous êtes trop indépendant et de fil en aiguille, on vous taille une réputation.

C’est vrai qu’il y a beaucoup de choses que les gens racontaient au Président, il y a plein d’anecdotes, des choses qui n’étaient même pas vérifiées. Une fois, il y avait un enregistrement de Waax sa xalat (émission interactive sur les Fm, Ndlr) et les gens ont fait croire au Président que c’était sur la Rts. Moi je ne voulais pas être dans une posture où j’avais à me justifier.

Si le chef de l’Etat pense que je ne réponds pas au profil et de la mission de ce qu’il pense que l’audiovisuel doit être, vous êtes des analystes, vous êtes au courant des lettres de mission qui ont été annoncées. Que chacun en tire les conséquences et les conclusions qui s’imposent. Mais ce n’est pas à moi de le dire. Non, je ne suis pas comme ça : c’est une question d’attitude, d’éducation et d’élégance.

Justement est-ce qu’on n’a pas manqué d’élégance à votre égard si l’on sait que vous avez été démis de vos fonctions de directeur général de la Rts, sans que le Conseil d’administration ne soit réuni ? Je vais vous raconter quelque chose : on me l’a signifié, d’abord par les radios à 6 heures du matin. On sait comment on organise ce genre de fuite et toute modestie mise à part, je pense que je suis un esprit supérieur par rapport aux gens qui ont fait cela.

Entre l’annonce sur les radios et la sortie du Décret présidentiel, il y a eu onze jours. Entre temps, des gens sont venus me dire : «Et si le président revenait sur sa décision.» J’ai répondu que même s’il fallait que je parte 24 heures, je le ferais même si c’est pour revenir. Je suis allé à la Présidence, j’ai demandé qu’on me notifie la décision que j’ai reçue finalement vers 16 heures. J’ai alors appelé le Président du Conseil d’administration, Chérif Elvalid Sèye, pour convoquer une réunion extraordinaire le lendemain à 10 heures. J’ai appelé tous les autres membres et le Conseil a duré à peu prés 15 minutes et c’est moi-même qui ai écrit les résolutions, parce que je suis aussi juriste de formation. Les gens commençaient à rechigner et je leur ai dit que les individus s’effacent devant la volonté de l’Etat. C’est comme cela que les gens ont voté la résolution. Tout cela pour vous montrer que je voulais prendre de la hauteur.

Il ne sert à rien de s’accrocher lorsqu’on ne veut plus de vous. Je le savais avant, quand j’étais à la colonie de vacances en Gambie, j’étais au courrant d’un certain nombre de tractations qui étaient faites. Il y a même des gens qui m’ont dit qu’il faut faire des interventions etc. J’ai refusé. Serigne Saliou Mbacké est mon grand-père du côté de ma mère, mais ne pensez surtout pas que je vais l’appeler pour lui demander d’intervenir dans une affaire aussi banale et bénigne que ça. Ça ne sert à rien, il y a des moments où, par rapport à un contexte politique, social bien déterminé, vous n’êtes plus l’homme de la situation.

Pourtant vous passiez pour être l’homme de Mame Madior Boye ? (Rires) Mame Madior Boye, pratiquement je ne l’ai jamais appelé Mme le Premier ministre : je l’appelle Tata. Et si cela ne dépendait que d’elle, je n’aurais jamais quitté la Rts. Je lui ai demandé, supplié, de ne pas intervenir dans cette affaire. Ma mère qui vivait chez moi, qui est décédée actuellement, était étonnée devant mon calme olympien, parce que je voulais éviter à mon entourage ce choc émotionnel.

Mame Madior, oui, je suis très proche d’elle et je le resterais toujours. Je l’assume et le revendique, car quand je débutais à la Rts et que je m’occupais des tables rondes de l’Asrj, c’est elle qui m’a aidé à progresser dans le Droit, avec le défunt président Babacar Sèye (Vice-président du Conseil constitutionnel assassiné le 15 mai 1993). Donc ce sont des gens à qui je suis attachée. Autre chose, quand la proposition m’a été faite, c’était Moustapha Niasse qui était Premier ministre et l’une des raisons pour lesquelles j’avais accepté, c’est parce qu’il y avait Moustapha Niasse avec qui me lient beaucoup de choses, tout sauf politique. Il est parti 48 heures avant le Décret qui me nommait. Quand votre pays a besoin de vous… Même ma défunte mère a fait pression sur moi, ça c’est l’autre volet parce que le Président Wade a été éduqué par mon père. Cet instituteur dont il parle à Kébémer, c’est mon père, qui porte le nom de son père. Et mon attitude, jusqu’à présent, est dictée par cela. Il y a des choses que je ne sortirais jamais contre le président de la République. Les gens disent que c’est leur père, mais dans mon cas, ce n’est pas une image : c’est la réalité. Je ne veux pas l’indisposer. Il y a des choses, par exemple : je suis resté 10 mois sans être payé. Il y a beaucoup de choses qu’on ne dit pas. Mais c’était le challenge qui était beau. Et Tidiane Dioh l’a écrit une fois, alors qu’il était à Jeune Afrique : je n’ai jamais été demandeur pour un poste. Le seul emploi pour lequel j’ai postulé, c’était mon premier emploi à la Rts.

Qu’est-ce que vous auriez voulu faire et que vous n’avez pu réaliser finalement à la Rts ? Il y a beaucoup de choses. J’ai fait dix-sept mois à la Rts. Et je souhaite que tous les gens, au bout de 17 mois, fassent autant que moi au bout de cette même période. Dans tous les domaines et je pense que les gens les mieux placés pour en témoigner sont les agents de la Rts. Ils me l’ont encore prouvé à la Chambre de commerces de Dakar (Matar Silla y donnait une conférence dans le cadre des Vendredis de Sup De Co, Ndlr). Pas plus tard qu’aujourd’hui (le jour de l’entretien), si j’ai accusé un léger retard, c’est parce qu’il y a des gens de la Rts qui étaient chez moi. Ils ne le cachent pas, car quelqu’un qui a démérité, les agents ne lui donnent pas ce traitement. Et le jour où j’ai quitté, c’était pire qu’une morgue et certains d’entre-vous qui y étaient peuvent en témoigner. Combien de directeurs généraux ou de ministres a-t-on vu quitter dans une telle ambiance ? Parce que c’est une question de style. Je ne suis pas dans la logique de dire : «C’est le patron qui est là-bas, monté sur son piédestal…» Je suis avec les gens, je suis près d’eux.

Pensez-vous que parmi les onze millions de Sénégalais, si c’était un concours, je serais à ce poste de Dg de la Rts ? C’est sûr que dans un ou deux postes où j’ai été, je n’y serais pas si c’était un concours. C’est Dieu qui prend l’un d’entre les hommes et le met dans une position de leadership. Rien n’est définitivement acquis : Dieu ne fait que nous prêter un certain nombre de choses, il faut bien les utiliser au service de la communauté.

Pour en revenir à la question, il y a des choses que vous voudriez réaliser à la Rts… Oui par exemple sur la question du financement de l’audiovisuel public, on avait tellement avancé. Le Premier ministre de l’époque, Mame Madior Boye, avait mis en place une Commission avec la Sonatel et il y avait plusieurs pistes. Nous avions rencontré les organisations, les syndicalistes et les associations de consommateurs… Nous étions également avancés sur la question de la redevance. Je me battais pour l’obtention de la redevance, parce que même en étant à la Rts, j’avais une vision globale de l’audiovisuelle de mon pays. Car si le service public est financé correctement, qu’on s’assure que 75 % du budget de la Rts est financé par des fonds publics avec une redevance claire, ça rétrécit le marché publicitaire de la Rts au profit du service privé qui doit lui aussi reposer sur des structures rentables. D’autant que la Rts ne peut pas recruter tous ceux qui sont dans le marché du travail. Il faut la diversité, le pluralisme. Le jour où je verrai un immeuble de quinze, vingt étages appartenant au Groupe Avenir communication (qui édite le Journal Le Quotidien) avec Madiambal qui a recruté 400 à 500 jeunes, j’applaudirais et je serais un homme très heureux. Pas seulement lui, mais tous les opérateurs de ce pays, parce que c’est ça qui développe un pays. Je disais également aux syndicats qu’il fallait arriver à une Convention maison. C’était une des ambitions que nous avions.

Il fallait aussi renforcer la formation, rénover l’outil technologique, mais également tout un plan que j’appelais le maillage du territoire national avec des sortes de station-témoin. Et aujourd’hui, quand vous voyez la politique de proximité à la Rts, je ne dis pas que c’est mon idée, mais j’y ai contribué pour beaucoup. Je voulais une Rts proche où il y aura des bornes Internet, la possibilité de faire des avis et communiqués et même des prestations. Et même ramasser la publicité pour les autres en prenant des commissions d’agence ; faire une filialisation de toute l’activité marketing, avec une Rts entreprise qui pourrait non seulement vendre le combat de Tyson, mais surtout le vendre avec des passages sur la Rts dans telle ou telle émission, à la radio, avoir de l’espace dans tel ou tel autre journal. Il s’agirait d’un package, et négocier avec les autres supports pour leur donner une ristourne à chaque niveau. Je vous dis, même la maquette de Rts entreprise avait été faite. Et j’étais déjà très avancé avec les Japonais pour la suite des affaires.

Il était également question avec vous d’un décloisonnement radio-télévision, avec une rédaction commune. Est-ce que cela a été une bonne chose ? Je vais vous raconter une autre anecdote : une fois, à la salle du Conseil des ministres, à l’époque, le Président Abdou Diouf recevait la Cnts, un vendredi. Il nous a dit : «Je ne veux pas que vous appreniez les choses comme ça, alors qu’il y a une ou deux questions qui concernent la Rts…» J’étais dans la salle, à l’époque, j’étais tout petit et j’ai demandé si je pouvais prendre la parole. Tout le monde me regardait parce que les gens voulaient aller à la prière, mais j’ai pris la parole pendant une quinzaine de minutes, expliquant que les pays qui le faisaient comme l’Algérie, le Nigeria, pourquoi ils le faisaient et comment ils le faisaient.

A l’époque j’étais le conseiller de l’Urtna (Union des radios et télévisions nationales d’Afrique, Ndlr) et je leur ai dit qu’il y a des questions de patrimoine et de personnels qu’il fallait régler au préalable. Et même du point de vue physique, il y avait les choses qu’il fallait régler et que c’était peut-être prématuré d’unir les deux entités. Le Président Diouf a avoué qu’il n’avait pas cet éclairage-là et il a dit aux ministres concernés, Moustapha Kâ et Moctar Kébé, de rester après la séance.

Ainsi la mesure n’est pas passée. Pour cela, j’ai eu des amis, mais aussi des ennemis. Mais je l’ai fait par rapport à mes convictions et par rapport à ce qu’il fallait pour ne pas prendre de mesures précipitées. Je pense que tout est question d’évolution. Il y a eu des moments où j’ai pensé qu’il fallait avoir une rédaction commune par souci de cohérence éditoriale sur l’ensemble du réseau, à la radio et à la télévision. Pour une meilleure complémentarité. L’actuel directeur de la télévision (Omar Seck), c’est moi qui l’ai amené à la télévision. Il était à la radio. Il y a eu des levées de boucliers quand je l’ai emmené. Il est devenu directeur de la télévision et j’estime qu’il est l’un des meilleurs présentateurs de Jt au Sénégal.

Quels commentaires faites-vous de la dissolution du Haut conseil de l’audiovisuel (Hca) et de son remplacement par le Conseil national de régulation de l’audiovisuelle (Cnra) ? Aujourd’hui, c’est clair : le Sénégal est en retard par rapport aux progrès qui se font ailleurs, par rapport à la libéralisation du secteur de la communication de manière globale en Afrique.

Je n’ai pas lu de projet de loi, mais je sais que j’ai beaucoup travaillé à l’époque quand j’étais à la Rts avec le Cred (Conseil pour le respect de l’éthique et de la déontologie), sur un projet de loi portant régime de la communication audiovisuelle au Sénégal. Mbaye Sidy Mbaye en a une copie. Je suggère qu’une démarche soit faite par certains doyens en direction du chef de l’Etat pour le convaincre de reconsidérer la mesure. Parce que quand des questions aussi importantes que je considère comme des questions de développement économique et culturel, de la communication, des télécoms dans notre pays, le fait de vouloir régler des questions ponctuelles ne doit pas prévaloir sur la nécessité d’asseoir un système solide, fiable et qui a une valeur de pérennité. Le principe global est qu’il faut une autorité de régulation qui soit indépendante. C’est-à-dire que lorsqu’ils sont nommés, ils doivent êtres inamovibles pendant 6 ans. Il faut qu’on veille à sa composition. En France, c’est trois par le président de la République, trois par le président de l’Assemblée nationale, trois a le président de la Sénat. Quand on les dissèque, je les connais un par un nominativement. A part un ou deux, tous les autres ont un profil communicationnel, culturel au sens large, pour avoir fait carrière dans les métiers de la presse et quelqu’un qui a un profil d’ingénieur des télécoms. Donc, ce n’est pas des nominations sur de simple volonté politique, il y a des soubassements de compétence.

Nous sommes dans un pays où quelqu’un a un journal, une radio, et veut une télé… Alors, pourquoi on n’en parle pas ? C’est un problème qu’il faut poser dès maintenant. Ce qui est en train de se faire dans beaucoup de pays n’est pas possible. Au Cameroun aujourd’hui, vous ne pouvez pas avoir plus de deux.

Nous, par exemple à Spectrum Tv, on ne peut pas faire aujourd’hui de la radio et de la télévision. Nous avons choisi de faire la télévision. Donc il faut mettre toutes les dispositions qui permettent de fixer les règles du jeu. Et comme dans un match, il faut un arbitre et que cet arbitre-là soit une autorité de régulation dotée d’un pouvoir de sanction, pour ne pas seulement sortir des communiqués et que tout le monde en fait ce qu’il veut. Mais des sanctions pécuniaires ou le retrait de licence, une suspension…

Maintenant pour la question des émissions en direct, à l’époque (vous devez vous en souvenir), il y a eu un procès contre la Rts par l’ancien maire Mamadou Diop. Parce que dans une émission, l’actuel ministre du Patrimoine et de la Construction, qui était directeur général de la Sicap, avait fait une déclaration le concernant. On m’a traîné devant les tribunaux avec Amadou Mbaye Loum, le directeur de la télévision de l’époque, Daouda Ndiaye. Mais le fait que ce soit une émission en direct a permis au tribunal de s’inscrire dans une jurisprudence qui était déjà fortement ancrée.

C’est vrai qu’il y a quelquefois des dérives pour ce genre d’émission sur les radios. Mais de manière générale, ce qu’ils disent est vrai. A la limite, je me dis que si moi j’étais le gouvernement, je mettrai une cellule, y compris des psychologues, des communicateurs qui écoutent systématiquement, enregistrent, analysent et dissèquent pour donner un pouls quotidien, une sorte de baromètre. Cela permettrait d’entreprendre un certain nombre d’actions et de rectifier le tir par rapport à beaucoup de choses.

Je pense aussi que quand on fait cette loi de l’autorité de régulation, il faut veiller à la question de financement. Régler la question du financement public, plafonner la publicité dans les organes publics. Dire que les organes de service public ne peuvent pas avoir plus de 25 % de leur budget. Parce que lorsque vous avez des budgets jusqu’à 51 %, 50 % et même jusqu’à 45 % qui viennent du privé, où est la souveraineté ? Où est la main mise de l’Etat ?

Parce qu’également le privé assure des missions de service public. Le gouvernement peut dire : «J’ai besoin d’un service de campagne de communication institutionnelle.» Et vous pouvez, sur la base de votre ligne éditoriale, accepter ou pas. Pour Les Marches du Quotidien, je n’ai rien payé, mais le gouvernement pouvait dire : «Nous avons besoin de votre rubrique, nous voulons quatre ou cinq de nos ministres qui y passent.» Et puis, ce sera à vous de voir dans quelles conditions, s’il le faut, vous mettez «Publi-reportage», on sait que c’est ça. Il est possible de confier des mandats aux privés. Autant de questions, y compris même le statut des personnels, la fiscalité, des structures professionnelles comme le Cred qui doivent servir d’interface et éviter qu’on aille tout le temps en procès. Mais il faut aussi que le Cred soit reconnu comme étant le tribunal des pairs.

Mais très souvent, ce que je dis, c’est que la conception qu’on a de la communication en Afrique, la démocratie étant ce qu’elle est, les traditions d’organisation de l’opinion étant ce qu’elles sont, ce qui est possible ici n’est pas possible dans certains pays. Parce que le drame, c’est la politisation. On appréhende tout sous le prisme de la politique, sous le microcosme de la politique. Alors que pour moi, les enjeux de la communication sont hautement plus importants que la politique politicienne que l’on connaît.

A SUIVRE

 

 

  Auteur: LA REDACTION (LeQuotidien)    

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img Commentaires :


#1 Auteur: ams
Posté le : 2006-03-10 05:50:08  
J'ai cotoye Mr Mactar Sylla alors que j'etais son etudiant en Anglais[Theme/Version] a la fac des lettres.Un grand homme litteraire,double d'un juriste confirme.Dommage que le Senegal ne puisse profiter de son expertise!Quel gachis pour le Senegal!Apres les cours,malgre son calendrier charge,il bavardait toujours avec ses etudiants.Il a un grand sens de la communication.Je lui souhaite bonne chance dans ses entreprises.
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#2 Auteur: Fall
Posté le : 2006-03-10 06:09:11  
je decouvre la, un grand Homme, Un jour tu serviras ton pays dignement.
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#3 Auteur: Manta
Posté le : 2006-03-10 08:31:06  
C’est vraiment dommage que cette bibliothèque soit au bénéfice des camerounais.
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#4 Auteur: mafia
Posté le : 2006-03-10 08:40:35  
C'est cela le sénégal de l'alternance : chasser les bons éléments et s'attacher les services des médiocres et des bons à rien sinon à piller les ressources nationales (farba, karim,...)
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#5 Auteur: Pap
Posté le : 2006-03-10 08:54:21  
Au royaume des médiocres qui gouvernent il n y pas de place pour les gens intelligents, intégres, compétents et volontaires. Toutes les sociétés sont en décrépitudes (ICS, RTS, SONACOS). Ceux qui ont été balayés du pouvoir pour leur incompétence et leur malhonéteté sont rappelés par milliers dans l'apareil d'Etat par ceux qui les avaient bouté dehors. Ceci démontre leur incompétence. Tous ceux qui avaient des ambitions nobles pour le pays ont été mis KO par ceux qui ne pensent qu'à rester au....
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#6 Auteur: Pap
Posté le : 2006-03-10 08:59:33  
.....pouvoir par tous les moyens même s'il faut détruire le pays. Les ICS fonctionnaient très bien, mais avec l'arternance ils ont pensé qu'il falait tout changer et ils ont mis des incompétents, vorace à la tête de cette entreprise et voilà le résultat. C'est sûr ces gens seront récompensés par les gouvernants au lieu d'être sanctionnés.
Que DIEU nous vienne en aide.
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#7 Auteur: Cathérine
Posté le : 2006-03-10 09:00:39  
Pour moi, je trouve que c'est vraiment dommage pour notre pays de se séparer de certains hommes de valeur comme Matar Sylla. Comme vient de le dire tantôt quelqu'un il fut aussi mon professeur à l'université de Dakar au Département d'Anglais et c'est quelqu'un qui n'a jamais manqué de rester avec nous après son cours pour nous expliquer d'avantage certaines choses que nous ne comprenions pas.
Il est un grand homme pleins de vertus et de sagesse, encore dommage qu'il les utilisent pour d'autres
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#8 Auteur: 
Posté le : 2006-03-10 09:04:10  
quand je l'ai vus la première fois à la télévison je l'ai apprécié. k Dieu te protège tu es un grand homme et tu le seras. le président Wade est fou
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#9 Auteur: Blacky
Posté le : 2006-03-10 09:18:27  
Ce q je disais dans un billet sur le choix d'entraineur de foot , ce vérifie bien avec des cas comme celui de Matar Sylla .
Jalousie ,mesquinerie,mensonge, et cupidité , tant que ces maux continueront à guider nos faits et gestes au Sénégal, alors ,des cadres à l'image de Sylla, dont la compétence est bien assise s'éloigneront toujrs du pays où la compétence reconnue est d'être beau parleur c'est à-dire "quelqu'un ayant plus de brillant que de qualités profondes .Dommage pour notre Gaal
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#10 Auteur: Gaye
Posté le : 2006-03-10 09:27:51  
Bonjour,

Je salue,le courage de l'expression dans le sense d'une amelioration de la communication au senegal...mais il faut arreter les pratiques politicienne à l'interieur de certaine institution.Pour ma part,Moctar mon homonyne tu merite une oreille attentive ...Good luck
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#11 Auteur: blacksen
Posté le : 2006-03-10 10:04:21  
ça confirme ce que j'ai toujours pensé, rts est une tv d'abdoulaye wade. comparez le jt de 20h avec celui d'un autre pays démocratique et vous verrez nettement la difference. du debut à la fin on ne parle que des realiqation d'abdoulaye et le DG qui aura le toupet de montrer les dures realités du pays sera automatiquement éjecté, (le cas de makhtar en est une parfaite illustration). Peace
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#12 Auteur: karalan
Posté le : 2006-03-10 11:02:13  
je vois que tout le monde est d'accord sur les compétences de Mr. Sylla. Il ya pas longtemps avec des amis à paris ont parlé de lui. En effet, vu les dérive, la déception du parti au pouvoir, l'on se demandé qui pouvait donner de l'epoir au sénégalais. Et, franchement on n'a vu qu'il constitut un bon candidat. car, il a le sens de la gestion et se fiche du politique politicienne. je crois que s'il veut accomplir son rêve pour le sénégal. il doit s'investir dans la politique, en créant son parti.
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#13 Auteur: babacar
Posté le : 2006-03-10 11:02:27  
MACTAR LE MARIGOT EST PLEIN DE CROCODILES PRETS A AVALER TOUS CEUX QUI NE SONT PAS DANS LA MEME CARAPACE.TA COMPETENCE ET TON HONNETETE SERONT RECOMPENSEES UN JOUR.CONTINUE DIEU T'AIDERA UN JOUR AVOIR TES SOUHAITS POUR NOTRE PAYS SE REALISER.MERCI
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#14 Auteur: babacar
Posté le : 2006-03-10 11:02:33  
MACTAR LE MARIGOT EST PLEIN DE CROCODILES PRETS A AVALER TOUS CEUX QUI NE SONT PAS DANS LA MEME CARAPACE.TA COMPETENCE ET TON HONNETETE SERONT RECOMPENSEES UN JOUR.CONTINUE DIEU T'AIDERA UN JOUR AVOIR TES SOUHAITS POUR NOTRE PAYS SE REALISER.MERCI
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#15 Auteur: kheuch
Posté le : 2006-03-10 11:25:16  
en tant ke sénégalais, il est bon de savoir ke ce pays regorge de fils et fille de la trempe de mactar sylla. Le régime de l'alternance a érigé la médiocrité en mode de gestion et finalment on se demande même si ce pays dispose de têtes pensantes. Ceci est la faute de nous tous car on laisse faire, nos marabouts devenus des affairistes, nos politiciens corrompus et une population qui se vautre dans la facilité. Mactar, fait un bon boulot avec les camérounais, car eux veulent avancer.
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#16 Auteur: ngone
Posté le : 2006-03-10 11:43:06  
je le connais a travers la télévison mais je l'apprécie beaucoup de par sa personnalité,son dynamisme son caractére sa compétence .A le regarder tu sens nettement que c'est un homme de diom et de fuula mactar sylla bonne contuniation

le oulof a dit que " lou le fouleu mayoule dou sa weurseugue"
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#17 Auteur: Yousef
Posté le : 2006-03-10 12:40:06  
Il y a beaucoup de sénégalais qui dans leur domaine respectifs connaissent des "Moctar Sylla". L'agriculture, l'Industrie, l'Economie, etc. Le drame de ce pays est qu'on ne veut plus encourager la compétence, la concurrence facteur de qualité, l'indépendance d'esprit, le sens des valeurs nobles que nous ont léguées nos grands pères. La nouvelle culture est celle de l'argent, du mensonge, de la roublardise. Continuons de prier le bon DIEU nous rendra notre patrie.
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#18 Auteur: samba Dioudé Diabé
Posté le : 2006-03-10 12:56:50  
Si Matar Sylla a été évincé, c' est parcequ' il a fait kelke chose de grave: y' a pas de fumée sans feu.
Chez l' homme, je retiendrai jalousie: sinon mr Sylla pourkoi avez-vous bloqué le fax invitant Laye Diaw pour la coupe du monde 2002: vous n' êtes kun lâche.
Salut !! Et bon vent chez nos rivaux Camerounais!!
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#19 Auteur: ALIOU SECK
Posté le : 2006-03-10 13:30:11  
TANT QU'IL SOIGNERA SA BONNE EDUCATION ET SON ERUDITION,M. SILLA SERA TOUJOURS AU MOINS D'UN CRAN SUPERIEUR A CEUX QUI TENTERONS DE LE"CASSER".

Dieu t'accompagne cher compatriote!
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#20 Auteur: Mamadou
Posté le : 2006-03-10 13:40:59  
MACTAR. A LA RTS tu n'as cultivé que le culte de la personnalité. Chaque jour on voyait Matar à la Télévision. Je ne doute pas de ta ompétence.Seulement tu as mal géré la RTS.Il faut le reconnaître.
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#21 Auteur: kham
Posté le : 2006-03-10 13:44:55  
En tout cas cet article ne m'étonne pas du tout. J'ai voyagé avec lui sur un vol Paris-Dakar. Et on a longuement discuté. Je l'ai félicité pour son excellent travail à la RTS. C'est un homme d'une simplicité et d'une intégrité déconcertantes. Continue sur cette lancée Moctar. Beaucoup de personnes doivent prendre des leçons de vie sur toi. Tu nous manques à nous pauvres gens, qui avions beaucoup de plaisir à regarder la RTS lorsque tu le dirigeais. Encore tous mes encouragements.
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#22 Auteur: Yoro
Posté le : 2006-03-10 14:03:23  
C'est dommage mais c'est ça le sénégal d'aujourd'hui, c'est à dire le culte de la médiocrité est érigée en mode de gouvernement. Qui connait Mactar, sait qu'il est plein de savoir et d'abnégation qui pouvait bénéficier à notre cher pays mais hélas.......
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#23 Auteur: 
Posté le : 2006-03-10 14:09:25  
K'est ce ke vs voulez ? c'est ca le senegal de l'alternance. Wade ne recompense ke l'incompetence, la mediocrite et la malhonnetete. Avec tt cela, comment peuvent ils convaincre aux "cerveaux africains" de la Diaspora a rentrer et travailler pr leur pays ? PFFFFF
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#24 Auteur: Zarko
Posté le : 2006-03-10 14:24:14  
M. Sylla est peut-etre un brillant cadre, mais il gagnerait a etre un plus modeste. Y en a que pour lui. Il y a des centaines de Senegalais aussi meritants que lui un peu partout dans le monde. Et puis, il n'est pas Einstein quand meme... Peace
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#25 Auteur: Gainde
Posté le : 2006-03-10 14:24:55  
Cet interview presente les relents d'une apologie a l'auto-suffisance, a la justification d'un echec et au reglement de comptes. Mactar Sylla est en train de reussir de bonnes choses au Cameroune,il n'en demeure pas moins qu'il a echoue a la Rts. La reconnaissance d'un echec est une marque de courage. Chers compatriotes, sahez lire entre les lignes! L'esprit critique doit guider nos jugements sinon on s'identifie des moutons de Panurge!
Diam ak kheweul
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#26 Auteur: Thier
Posté le : 2006-03-10 15:38:12  
Pour moi la fuite des serveaux est lun des facteurs les plus nefastes, et qui bloc le develpement en Afrik et plus paticulierement le Senegal.
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#27 Auteur: Ababacar KANE
Posté le : 2006-03-10 16:06:41  
TU ES QUELQU'UN DE BIEN, TOUT LE MONDE CONNAIT TA VALEUR, QUE DIEU TE PROTEGE DES MECHANTS ET ENVIEUX.
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#28 Auteur: 
Posté le : 2006-03-10 16:25:28  
un homme de caractere de foula de faida et de diome, je connait tres bien sa famille ki amoule morome sur tous les plans nakk
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#29 Auteur: 
Posté le : 2006-03-10 16:46:35  
Senegal bayil len di tan bari wakh di dieul kompetence...
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#30 Auteur: PAPE SEYNI DIOUF
Posté le : 2006-03-10 17:10:54  
Matar dont le pére m'a accueilli à l'école de Fass(un enseignant exemplaire) est certainement un cadre compétent....mais contrairement à ce dernier il ne connî que peu la société sénégalaise.Son silence valait un million de fois cette déclaration!Les opportunistes de tout bord en profitent pour ouvrir des fronts de lutte.Il se livre également à la vindicte de ceux qui ont des raisons de ne pas l'aimer...
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#31 Auteur: PAPE SEYNI DIOUF
Posté le : 2006-03-10 17:19:18  
Souviens-toi de FRANCESCA,qui t'aime bien mais qui crut devoir te dire qu'il ne fallait toujours touy dire...c'était au cours d'une soirée à la RTS où as usual you tried to settle scores....Fais un effort dans ce domaine.La force est plus dans le silence bruissant que dans la catharsis verbale dans un pays du verbe comme le nôtre.J'ose te dire cela parcequ je suis un parent que tu ne connais pas
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#32 Auteur: oumar
Posté le : 2006-03-10 18:21:49  
c,est un homme que j,apprécie depuis tres longtemps par sa grandeur , sa franchise et son intelligence. ke dieu te protege du courage et bonne continuation
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#33 Auteur: douli
Posté le : 2006-03-10 20:00:33  
Tout ce que je sais c que Matar avait une petite soeur ou cousine tres tres belle;je l'aimai a mourir...
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#34 Auteur: Babacar
Posté le : 2006-03-10 20:03:52  
J'ai connu Matar Sylla sous son manteau de defenseur des droits de l'homme dans le cadre du combat contre l'apartheid. En tant qu'eleve, j'ai suivi un de ces talks sur l'odieux regime. Etant un angliciste aussi, il a ete un modele pour moi. C'est un intellectuel digne de ce nom, et son caractere est transparent. C'est dommage que notre pays ne respecte pas ces hommes.
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#35 Auteur: aicha
Posté le : 2006-03-10 20:20:06  
a gaindé certes la reconnaissance de l'échec est un courage mais il n'est pas question d'échec ici c a vous d'apprendre a lire entre les lignes c t son destin c tout dieu en a voulu ainsi il a rien a se rprocher bien au contraire il s'est abstenu de révéler les choses telles qu'elles ont eu lieu ce n'est pas a lui de tout dire gor gor rek la meuneu done
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#36 Auteur: wakh fegn
Posté le : 2006-03-10 20:30:09  
tout ce ke je sais c ka la rts ya un gros caiman leche cul du nom de D.N ki essai de tout faire pour demeurer leader a la tete de la direction de cette grande societe. il a usé de ttes ses forces pr exclure des gens de bonne foi, digne, comme mamadou malaye diop etc...
mé god is one. yalla mane niep.
bonne chance a toi matar sylla
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#37 Auteur: sarr ousseynou
Posté le : 2006-03-10 20:59:07  
tant que wade est la les images de la rts s appeleront tjrs wade
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#38 Auteur: Lamdo
Posté le : 2006-03-10 21:29:17  
Mactar, tu es bon, patriote avec un sens des responsabilités très soutenu.
Néanmoins, vous avez une grosse guelle à l'image de votre mentor.
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#39 Auteur: COOLEE.co
Posté le : 2006-03-10 21:43:45  
j'apprècie beaucoup votre article et vous avez interviewè un homme grand, juste et très èlègant que je respecte beaucoup.


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#40 Auteur: 
Posté le : 2006-03-10 21:48:04  
Un homme comme je reve d'en voir diriger mon Pays:Integres,Honnetes,Courageux,Intellectuellement bien assis.En d'autres termes le Mougn,Le Kersa,Diom qui sont malheureusement gargarisees a longeur de journee et videes de leurs sens par les griots Wadistes de nos medias publiques.C'est vraiment dommage pour ce regime qui a des problemes tres serieux avec la competence et l'exellence.Moctar Sylla-Feu Maktar Gueye (que la terre lui soit legere)Meme Credo.En avant avec le Senegal des hommes integres
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#41 Auteur: 
Posté le : 2006-03-10 21:52:51  
EN AVANT LE SENEGAL DES HOMMES INTEGRES!!!!!!!
EN AVANT LE SENEGAL DES HOMMES INTEGRES!!!!!!!
EN AVANT LE SENEGAL DES HOMMES INTEGRES!!!!!!!
EN AVANT LE SENEGAL DES HOMMES INTEGRES!!!!!!!
EN AVANT LE SENEGAL DES HOMMES INTEGRES!!!!!!!
EN AVANT LE SENEGAL DES HOMMES INTEGRES!!!!!!!
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#42 Auteur: paul
Posté le : 2006-03-10 22:09:05  
Une valeur sure. Je suis impressionne par ce
poid-lourd intellectuel est moral.Rien a ajouter.
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#43 Auteur: 
Posté le : 2006-03-10 22:49:34  
EN AVANT LE SENEGAL DES HOMMES INTEGRES!!!!!!!
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#44 Auteur: kani
Posté le : 2006-03-10 23:33:09  
En tout cas matar sylla est plus performant que wade sakh... ce vieux la mene notre barque le senegal vers des eaux profondes. Na niou yalla moussal rekk si abdoulaye wade et ses projets bidons. il pense avoir une baguette magique mais il se trompe lourdement sur 90% de ses decisions la plus part du temps.
Les erreurs de wade defavorisent le senegal au profit des autres pays africains matar sylla en est une preuve palpable today. Suivez les JT de la RTS c'est nul a mourir on ne parle que du PDS
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#45 Auteur: samba Dioudé-diabé
Posté le : 2006-03-10 23:38:50  
Matar , à la direction de la RTS, 10 mois sans salaires; comment arrivait-il à joindre les 2 bouts, et construire comme le dit la personne ki me précède son château à Yoff.
Mon cher Matar, la roue tourne, et pense aux malheurs ke tu as faits: bonjour à Laye Diaw et à Mamadou Malaye Diop.
Matar va dire pardon à ces 2 valeureux journalistes.
Salut!!!
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#46 Auteur: senegalais
Posté le : 2006-03-11 04:29:38  

tANT QUE WADE DIRIGERA LE SENEGAL,LE SENEGL NE FERA QUE RECULER.
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#47 Auteur: Backly
Posté le : 2006-03-11 07:27:56  
Oui, des Matar Sylla, notre pays en regorge! Mais, vu les maux décrits par tous les intervenants et qui ,malheureusement, ne datent de l'alternance, mais constituent plutot un legs du pouvoir "P.S",la plupart ont préféré s'exiler en France ,aux Usa ou dans les Organisations Internationales.It's really a pity for us!Comme disait l'autre, "nous refusons le developpement" et serons toujours à la traine de l'Occident et bientot de l'Asie ( Cf.Chine Et Inde qui s'installent insidieusement chez nous)
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#48 Auteur: Mame
Posté le : 2006-03-11 09:37:46  
J'apprécie beaucoup M.S.,une personne éloquent, doué de compétence mais je le trouve très pretentieux et manquant d'humilité.Il emploi durant tout son interview la première personne du singulier(je), à l'entendre parler, on dirait que c'est lui qui a fait spectrum TV.C'est tout ce que je lui reproche
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#49 Auteur: SENLACROSE
Posté le : 2006-03-11 10:51:18  
on ne le dira jamais assez,WADE a pillé le pays jusqu'au niveau des ressources humaines et s'est entouré de médiocres et de voleurs sans métier qui sont prêts à sacrifier leur vie pour un poste car c'est une chance inouie .Ce qui s'est passé avec Mactar(quel pro)s'est produit à tous les niveaux de l'administration; les bailleurs de fonds sont revenus à des programmes d'appui au lieu de financement et débochent nos techniciens.Malaye DIOP(RTS)a subi le même sort.On sé kes qu'il nous reste à faire
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#50 Auteur: Faye Galangué
Posté le : 2006-03-11 11:03:38  
Je pense que pour la bonne marche des services nationaux(Privée & public),il faut qu'on mette les hommes qui ont la compétence de diriger les postes.Et d'arrêter de recruter par relations.
Vive la transparence!
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#51 Auteur: Madior
Posté le : 2006-03-11 16:17:14  
- Eva Marie Coll Seck (ex ministre de la santé)
- Moctar Diop (ex ministre des finances)
- Mattar Sylla (ex DG RTS)
- ...

La liste est longue mais Wade aime baigner dans la mediocrité d individus comme Farba Senghor ou Samuel Sarr
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#52 Auteur: Moune
Posté le : 2006-03-11 16:25:40  
Matar Sylla n'a rien d'arrogant ni de pretentieux, c'est quelqu'un d'instruit, de competent et d'integre.. il n'y aura que les aigris et les incompetents qui penseront le contraire. May God bless him!
Sur un autre ton, soyons honnetes avec nous-memes et connaissons notre histoire: la fuite "forcee" des cerveaux n'a pas debutee avec Wade...
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#53 Auteur: khadim
Posté le : 2006-03-11 16:58:21  
Anonym + SambaD??ki nosent sidentifier; des tang xol rek; le SN entier sait kil a construit au moins 4ans avt lalternance; pauvres types envieux a vie!dou sen morom. allez verifier au cadastre et a lurbanisme; qd on cherche le diable pour tirer sa queue on ne comprend rien a l epargne et aux investissements; tanga xol rek jusqu a la mort TCHIIMMMM!!!
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#54 Auteur: Fouleu
Posté le : 2006-03-11 20:21:28  
Moune avant de la ramener, prenez le temps de lire son discours, ce n'est pas parcequ'on est intruit et compétent qu'on s'écarte du chemin de prétention.N'allez jusqu'à traiter les gens d'aigris et incompétents parce qu'ils ont émis leurs ressentis après avoir lu son interview.Un peu de respect M.
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#55 Auteur: Odrawos
Posté le : 2006-03-11 23:38:29  
Dire que Matar Sylla passait tout son temps à recruter des jeunes filles c tenter de revivre l'age de la pirre .Nous sommes au 3e millénaire. Si les filles ont plus de compétences que les garçons que voulez vs? Allez ds les écoles et comparez le nbre de filles à celui des garçons et vous vous rendrez compte que cet homme n'a été que celui de la situation.Les filles ont des mérites!
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#56 Auteur: mass
Posté le : 2006-03-12 01:56:16  
C'est ceux-là qui caracterisent le SENEGAL emergeant.Pour vous dire on en compte des milliers mais WADE en fait et défait comme il change ses costumes.IL pouvait etre notre MANDELA c'est dommage pour lui .FELICITATIONS! Tu nous reviendras MATAR TOT ou TARD à point nommé.
IN CHA ALLAH.
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#57 Auteur: boubacar toure
Posté le : 2006-03-12 03:22:44  
mactar est un pro et l'a prouve plus d'une fois.sa competence est legendaire.c'est une perte pour le senegal.j'ai travaille avec lui et beaucoup appris a ses cotes.il a raison ,il faut avancer.nous sommes tres en retard .la politique au senegal ne laissera jamais la presse faire son boulot sans pour autant controler ce qui dois etre ou montrer.le journalisme doit informer le peuple et dire la verite.il n'y a pas de liberte de presse .mactar je suis a tes cotes et je te supporterai toujours.
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#58 Auteur: derrick
Posté le : 2006-03-12 04:17:23  
Franchement Mr sylla est un grand homme qui connait la valeur de la dignité et de l'honneur. Le Senegal perd de plus en plus des compétences a plusieurs niveaux les fonctionnaires,les acdres et autres personnes vectrices de developpement.
DIARAMA KHAM KHAM MOO WOOR!!!
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#59 Auteur: Tonton
Posté le : 2006-03-12 14:38:12  
Je viens de découvrir M. Sylla. Je salue ses compétences et souhaite que le Sénégal puisse trouver la force de faire revenir tous ses enfants aussi compétents que lui au pays cher. M. Sylla doit persévérer sans trop tenir compte de certaines réactions négatives guidées par la cupidité et la haine. Mon frère tu es bien et l'Afrique a besoin de toi.Garmi-Gor-Di Göor!Les vraies valeurs ne se perdent pas malgré les rigueurs del'errence.L'Afrique est nôtre tout comme le Sénégal!Faire bien le travail!
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#60 Auteur: Mactar Wade
Posté le : 2006-03-12 17:02:38  
Allez sur le web et vs verrez. de + on n'enseigne pasà la fac avec une maitrise; A 25 ans Machallah Dr es Lettres et enseignant UCAD cf 1er commentaire AMS(lawla thiat!); on peut être tanga xol mais objectif et que vient faire ces histoires. de caste?? ki en a parlé? décidément la méchanceté nourrit les dérives. sil nétait pas important pour toi qui doit nopi et la boucler tu ne passerais pas ton tps sur le webArticle publié le 5 décembre 2004
Auteur(s):Alex Siewe
Jeune afrique/l'intelligent n°2291
Taille de l'article : 726 mots (4406 signes)
Extrait : Son parcours dans l'audiovisuel international ne l'a pas changé : Mactar Silla, 48 ans, ancien directeur de TV5 Afrique puis de la télévision sénégalaise, aujourd'hui à la tête d'une télé camerounaise, a gardé le contact et le sourire faciles. Pas de fausse humilité chez lui, mais une vraie générosité et une passion communicative pour le développement des médias en Afrique(...)
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#61 Auteur: Mactar Wade
Posté le : 2006-03-12 17:10:40  
résultats web:Lycée Blaise Diagne de Dakar (1968 - 1974)
Bachelier à 18 ans avec mention, admis aux classes préparatoires aux Grandes Ecoles au Lycée Jean Jaurès de Reims (France) : HYPOKHAGNE et KHAGNE.
Parallèlement étudiant à l'Université de Reims Champagne Ardennes en Lettres et Sciences Humaines (1974 1981) et Sciences Juridiques

Docteur de 3e Cycle es Lettres et Sciences Humaines en 1981 à l'âge de 25 ans
Spécialiste Littérature et Civilisations anglaises
+ expérience pro 24 ans
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#62 Auteur: Mactar Wade
Posté le : 2006-03-12 17:23:00  
En veux-tu NOPi? en voilà
DEA en Etudes anglaises
Maîtrise es- Lettres
Licence d'enseignement en Anglais
Licence en Droit
Plus de lecture:voir sur le web: "Le Paria du village planétaire ou l'Afrique à l'heure de la télévision mondiale" si tu peux y comprendre qqchose
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#63 Auteur: Diarietou
Posté le : 2006-03-12 19:33:32  
Tcheey niit kou gnoul mo soxoor. Mene nee kou gnou reyaal sa taaw! On peut tt lui reprocher sauf sa competence attestee par des diplomes (ou etait Auteur a 25ans? quels diplomes? le CEP?0 et une carriere dont reverait tout jeune Senegalais. Reviens-nous vite pour ta propre chaine au Senegal et tes compatriotes te montreront leur estime. on ne peut empecher une etoile de briller: BOUR YALLAY MAYE!
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#64 Auteur: abelia
Posté le : 2006-03-12 22:42:05  
Tres bien Mactar. Au moins t'as pense a ne pas baisser les bras . Tu as persevere et tu as voulu aller de l'avant afin de subvenir a tes besoins et de ne dependre de personnes. Les senegalais n'ont pas su profiter de ce sage eh bien alors d'autres gens plus ruses savent comment s'y prendre.
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#65 Auteur: sadialsamba
Posté le : 2006-03-13 15:54:01  
certes matar sylla fait la fierte de tous les senegalais lorsqu'on l'a vu diriger une entite cme tv5 mais il n'est pas patriotique des villageois senegalais emigrent pour rapporter qque chose au pays lui parcequ'on enleve ala rts il se fache et va au cameroun qu'il y reste nous les senegalais nous mettrons dieu pour boucher le vide quil laisse bonne chance
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#66 Auteur: galsen
Posté le : 2006-03-16 20:54:46  
Merci Mactar Wade

Pour la liste des diplômes de Mactar Sylla. Cela va rabattre le caquet de plusieurs personnes qui ont envoyé leur billet et déversé leur bile. Bien su^r qu'il y a des gens plus diplômés que lui mais cela ne remet pas en question ses compétences. En matière de journalisme, il reste une référence pour moi. Dommage qu'il aille monnayer ses talents ailleurs. Nul n'est prophète en son pays. C'est bien connu . Il a toute ma sympathie et mes encouragements Go makhou ! go Makhou !
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#67 Auteur: bountalo
Posté le : 2006-03-21 14:19:27  
matar sylla ,vous etes trop pretentieux , imbu de votre ego demesuré! un peu d'humilité vous ferait du bien ! bye
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#68 Auteur: fifi
Posté le : 2006-03-21 18:57:11  
Pauvres senegalais, voilà pourquoi ce pays n'avance pas,"ignananté, sokhoranté, rek" au lieu de travailler.
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#69 Auteur: moom
Posté le : 2006-03-22 17:02:53  
bon courage.reviens nous prochainement avec une autre position dans le pays.
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#70 Auteur: chico
Posté le : 2006-03-23 17:16:54  
Est-il besoin de conjecturer sur le malaise profond qui traverse la société sénégalaise?
Une société qui ne communique pas à l'ére de la mondialisation ou pire où le mensonge, le favoritisme, le culte de la gabégie font loi est sûrement à la dérive. Des institutions de la république aux multiples facettes d'une société civile en mal de représentation, la marge communicationnelle est floue voire inexistante. Le sénégal a besoin d'une véritable force d'opposition et de renouveau- à y regarder de prés depuis plus d'une quarante d'années on retrouve les mêmes dirigeants, la même politique. Il est temps de faire place à la compétence et de ces ressources notre pays n'en manque pas à l'image de Mactar Sylla qui a déjà fait ses preuves. Une question: Notre président communique-t-il ou informe-t-il le peuple? Plus de pédagogie , un reformatage s'impose sinon le curseur naviguera toujours dans u
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#71 Auteur: Ali harazim
Posté le : 2006-04-26 08:27:08  
Slt MATAR SILLA je suis oposant tchadien je vous soutien. je te conais tres bieb tu ma oublier je crois sa tres longtemps mon cher silla,pour nous se le pur au pays actuelement je suis à londre.
Merci a la prochaine
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#72 Auteur: charmant
Posté le : 2006-05-20 11:09:26  
bonjour a monsieur les grand inteligent ...
j'aimerais aussi solicite au pret de vous comment imigre au canada
la suite bien assure
merci
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#73 Auteur: LOUA PASCAL
Posté le : 2008-02-04 20:15:36  
Monsieur, Je cherche le financement de mon projet d'Elevage de porcs et de volailles, au près de votre Organisme dons vous tenez la lourde Responsabilité.Ma situation actuelle est en ce sens que je suis un déplacé de Guerre de ma ville natale Man pour ABIDJAN la CAPITALE.J'ai tout perdu dans la guerre. Je suis fermier de mon état. Dans l'espoir d'une parfaite compréhension je vous prie d'agréer,Monsieur Le DIRECTEUR,l'expression de ma sincère gratitude. LOUA PASCAL.
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