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APRES LE BOYCOTT « REUSSI » DES LEGISLATIVES: L’opposition accentue la pression
Après le boycott des élections législatives du 3 juin dernier jugé
« réussi » par l’opposition dite significative, le « Front Siggil
Sénégal » ne compte pas s’en limiter là. Tout au contraire, il envisage
de faire monter d’un cran la pression. Un autre plan d’action a été
ainsi élaboré et sera mis en œuvre dans les tous prochains jours. Cette
décision a été prise hier, vendredi 8 juin chez Amath Dansokho, lors de
la réunion d’évaluation des chefs de partis qui composent le front. L’étau se resserre autour du pouvoir
avec sa nouvelle majorité « écrasante » issue du scrutin législatif du
dimanche 3 juin dernier. Le « Front Siggil Sénégal » a décidé de
maintenir la pression et ne transiger sous aucun prétexte. Les leaders
et responsables de partis qui composent ce front ont, lors de leur
réunion-bilan d’hier, vendredi 8 juin chez Amath Dansokho sis à Mermoz,
d’organiser une nouvelle tournée pour remercier les militants et les
populations qui leur ont prêtés une oreille attentive par rapport au
boycott qui a abouti à « une réussite ». De plus, ils sont en train
d’élaborer un autre mémorandum sur le sens et la portée des résultats
issus des élections législatives. Selon le porte-parole du jour et
Premier secrétaire du Parti socialiste (Ps), Ousmane Tanor Dieng,
« c’est sur la base de ce document que le « Front Siggil Sénégal » va à
nouveau rencontrer le corps diplomatique et le chefs religieux ». Des
discussions, a-t-il, ajouté, sont ainsi engagées pour retenir des
éléments de synthèse.
L’opposition significative trouve, par ailleurs
inacceptable la rupture « unilatérale » du dialogue politique. Elle ne
parle même plus de dialogue ou simplement de concertations politiques,
mais va plus loin. Ousmane Tanor Dieng a déclaré que les leaders du
front ont exigé la convocation des assises nationales, non pas
seulement sur les questions électorales et politiques, mais aussi
économiques en référence du train de vie « dispendieux » de l ’Etat. A
travers cette action, les camarades de Ousmane Tanor Dieng veulent
exiger la baisse des prix des denrées de première nécessité. Le Premier
secrétaire du Ps persiste et signe que cette pression, cette étreinte
sera maintenue pour amener Abdoulaye Wade à la table de négociation. Le
porte-parole du jour du « Front Siggil Sénégal » a souligné que
« d’autres types de manifestations vont aussi être envisagées et
programmées de manière graduelle ». Ils sont en train de réfléchir sur
un échéancier et les plénipotentiaires se chargent de les peaufiner.
Les jeunes du « Front Siggil Sénégal » ne veulent pas
laisser ce faible taux de participation au scrutin législatif du
dimanche 03 juin après leur boycott sans le fêter. Ils ont décidé
d’organiser une grande manifestation pour fêter cette « victoire ». Les
leaders de l’opposition ont estimé que les populations leur ont apporté
leur soutien et que le régime, ou du moins la « Coalition Sopi 2007 » a
tiré autant qu’il a pu et laborieusement pour arriver à ce taux de 34 %
qui a été gonflé car il devrait tourné autour de 22 %. « Cela n’a
jamais été vu dans aucun pays », se désole Ousmane Tanor Dieng. Pour
lui, « la comparaison doit se faire à partir des piques, mais pas comme
cela est en train d’être fait par la Coalition Sopi 2007 ». Le
porte-parole du jour du « Front Siggil Sénégal » a indiqué que « malgré
tout, ces explications les ridiculisent davantage parce que tout le
monde sait que cela a abouti à un échec surtout qu’ils avaient tout au
long de la campagne situé l’enjeu au niveau du taux de participation ».
Par rapport à la décision de Talla Sylla, président de
l’Alliance Jëf jël de quitter la scène politique pour des raisons de
santé, suite à l’agression dont il a fait l’objet le 5 octobre 2003 par
des individus supposés proches du pouvoir, les leaders ont ainsi
constitué une délégation pour lui rendre visite aujourd’hui, samedi 09
juin. Ils ont profité de cette brèche pour dénoncer la violence
politique qui a encore fait irruption dans le jeu politique jusqu’à
aboutir à la mort du jeune Modou Diop à Darou Mousty. « Ce que nous
avions l’habitude de dire s’est confirmé, le Parti démocratique
sénégalais (Pds) est un parti de violence. Il a été presque seul lors
des législatives et cela n’empêche il y a eu du sang. Le gouvernement
doit prendre toutes ses responsabilités », a indiqué le leader des
socialistes sénégalais. |