Comme on pouvait s’y attendre, l’assemblée générale des deux fédérations libérales de Sédhiou a débuté dans la plus grande confusion mercredi dernier pour prendre fin dans ces mêmes conditions. Le seul poste de titulaire à pourvoir a aiguisé tous les appétits.
Quand arriva le moment de choisir la personne qui va l’occuper, des candidatures fusèrent de partout. A l’arrivée, 39 prétendants se sont signalés sans une moindre idée de concession sous les yeux des deux commissaires politiques chargés de superviser ces investitures. La polémique s’installe, les opérations trépignent et butent sur une impasse cacophonique.
Les commissaires qui ne peuvent faire autrement, prennent acte : « tout le monde veut être candidat. On était obligé d’enregistrer l’ensemble des candidatures. Mais l’important est qu’ils sont tous d’accord que si le secrétaire général choisi deux comme titulaire et son suppléant, ils n’y verront pas d’inconvénient. Et qu’ils sont prêts à voter massivement pour eux. Cela entre dans l’ordre normal des choses, car comme vous le savez, le parti Démocratique Sénégalais est un très grand parti qui mobilise et au sein duquel le dynamisme reste de rigueur. C’est pourquoi cet engouement ne doit pas inquiéter personne.
Nous avons répertorié trente-neuf candidatures que nous allons soumettre à l’appréciation de la direction du parti qui choisira le titulaire et son suppléant » a fait remarquer Cheick Kassé un des commissaires politiques. Au cours des travaux, l’ambiance était telle que rien de sérieux ne pouvait être fait :« c’est vraiment regrettable ce qui est arrivé ce mercredi. Moi j’ai voulu faire comprendre qu’au moins pour cette fois-ci on pouvait faire la part belle aux femmes, mais les gens n’ont pas cherché à en savoir plus et se sont mis à crier et j’ai ensuite retiré ma proposition, bref, le parti tranchera », s’indigne le député maire de Sédhiou, le Professeur Balla Moussa Daffé.
Pour ces investitures en tout cas, les femmes n’ont pas voulu être en reste. Parmi ces amazones, on annonce surtout les noms de Maïmouna Niang de Goudomp, Diola Diallo, Hortence Camara, Rose Diallo, entre autres. « Cette fois-ci au moins les hommes doivent nous céder la place, car nous nous sommes farouchement battues au même titre qu’eux et sur tous les fronts. Aussi, nous sommes capables de faire des résultats mieux qu’eux. Et je crois que la direction nationale de notre parti en tirera toutes les conclusions. Et en militantes disciplinées nous respecterons également son choix.
Cependant, nous déplorons avec impétuosité le fait que les hommes surtout aient voulu s’accaparer de tout », a indiqué Diola Diallo à sa sortie de la séance.