14 étudiants du Centre universitaire régional de Bambey (Cur) ont été placés sous mandat de dépôt hier, après leur garde-à-vue à la brigade de gendarmerie. Il leur est reproché un trouble à l’ordre public et une casse au niveau du Cur.
14 étudiants du Centre universitaire régional (Cur) de Bambey ont passé hier leur première nuit à la Maison d’arrêt et de correction de Diourbel. Ces derniers avaient été, auparavant, mis aux arrêts et placés en garde-à-vue dans les locaux de la brigade de Gendarmerie de Bambey. Ils ont finalement été placés sous mandat de dépôt, hier. La Justice reproche à ces 14 étudiants de Bambey un trouble à l’ordre public et une casse au niveau du Cur.
En grève depuis avant-hier lundi, les étudiants du Cur de Bambey sont interdits d’accès au niveau de leur établissement par les éléments de la Gendarmerie. Ces derniers les ont pourchassés hier à travers les artères de la ville de Bambey, où certains étudiants étaient allés se terrer.
Au niveau du Cur, les lieux sont déserts. Il n’y avait jusqu’à hier mardi que le corps administratif qui tenait une réunion de crise, pour régler pour de bon ce problème qui ne serait qu’une incompréhension. Car, les professeurs que réclament les étudiants de la filière Statistique, Informatique décisionnelle (Sid) sont déjà recrutés et n’attendraient que leurs affectations.
L’intervention musclée des pandores de Bambey, appuyés par des éléments de la compagnie de Thiès, a fait sortir de ses gonds le secrétaire général de la section Uden (Union démocratique des enseignants) de Bambey. Déthié Fall n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour fustiger cette attitude des forces de l’ordre. Il se dit inquiet de la façon dont l’Etat gère, maintenant, les revendications avec la stratégie du pourrissement et le durcissement des interventions des forces de sécurité.
Avant-hier lundi, la Gendarmerie avait effectué une descente musclée à l’ex-Encr. Cette intervention avait provoqué l’évacuation d’un élève-ingénieur de cet établissement d’enseignement supérieur, blessé après la descente des pandores au niveau de son institut où s’étaient réfugiés des étudiants du Cur pourchassés par les gendarmes de Bambey.