A Louga, les acteurs impliqués dans la lutte contre la pauvreté et présents à un atelier de vulgarisation du Dsrp 2 ont exprimé leur satisfaction, tout en suggérant une amélioration des ressources productives, des activités génératrices de revenus et une répartition plus équitable des fruits de la croissance.
Au cours d’un atelier de partage et de vulgarisation du Document de stratégie de réduction de la pauvreté (Dsrp 2) organisé au centre culturel de Louga, les acteurs impliqués ont exprimé leur accord sur la nouvelle orientation prise par l’Etat et ses partenaires, dans la mise en œuvre de programme qui va de 2006 à 2010.
La vulgarisation du Dsrp 2, validé depuis juin 2006, est un autre point d’accord entre acteurs. Selon Mme Bâ Awa Maty Bass, économiste à la Cellule de suivi du programme de lutte contre la pauvreté au ministère de l’Economie et des Finances, il est nécessaire de « toucher le plus les populations qui constituent la cible la plus importante des projets et programmes qui sont mis en œuvre dans le cadre du Dsrp 2 ». Il répond, toujours, selon Mme Bâ, à un souci réel des acteurs d’améliorer la situation des groupes vulnérables en leur accordant plus d’attention et d’opportunités.
« Pour ce qui est du Dsrp 1, les résultats ont été satisfaisants, mais il y a eu des insuffisances par rapport à la répartition des fruits de la croissance », a indiqué l’économiste. Une situation déplorée, selon elle, par l’ensemble des acteurs lors de l’évaluation de la première phase. C’est pourquoi à Louga, les nouvelles orientations prises ont été saluées. Les acteurs présents à l’atelier ont surtout apprécié le Dsrp 2 à travers son premier axe, dont le noyau dur vise une amélioration des ressources productives, des activités génératrices de revenus et une répartition plus équitable des fruits de la croissance.
« On a aussi constaté que la pauvreté a eu un peu de recul. Mais, les inégalités ont connu des écarts plus importants », ont fait remarquer les différents acteurs. L’intégration d’un autre axe va consister à améliorer les conditions de vie des groupes les plus vulnérables, notamment les personnes avec handicap et les personnes du troisième âge. Autre innovation qui a marqué l’attention des acteurs, c’est au niveau de l’axe trois du Dsrp avec la naissance d’un autre volet gestion des risques et catastrophes.
Les initiatives suscitent des espoirs
La région de Louga s’est bien comportée dans le cadre de la mise en œuvre du premier document (Dsrp 1). Il a, en effet, été noté beaucoup d’actions tendant à participer à la réduction de la situation de pauvreté à Louga. Dans cette région, selon les chiffres officiels, 44.681 ménages vivent sous le seuil de la pauvreté, soit un pourcentage de 65 %. Dans le département de Linguère, 68,1% des ménages sont concernés, contre 62,4% dans la commune de Louga, et 65,6% à Kébémer.
Les chiffres de l’enquête démographique réalisée en 2005 révèlent que la dépense annuelle moyenne de consommation par ménage dans la région est évaluée à 1 million 354 mille Cfa. Les dépenses en logement représentent 14,5% des dépenses globales de la région, tandis que les dépenses pour l’alimentation sont de l’ordre de 63,9% en milieu rural contre 48,7% en milieu urbain. Selon 78% des chefs de famille, la difficulté à nourrir la famille constitue le premier signe de pauvreté. Il y a ensuite l’accès au logement et l’accès aux services sociaux de base. En ce qui concerne les priorités dégagées, l’accès à l’eau représente 39%. La construction d’infrastructures scolaires et la promotion d’activités génératrices de revenus sont d’autres priorités soulevées par les chefs de famille.