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DR DOUDOU SÈNE , MÉDECIN CHEF DE KÉDOUGOU : " 7% Des Populations Des Zones Orifères Sont Séropositifs "
Le département de Kédougou qui bientôt va se muer en région regorge 16 postes de santé. Néanmoins, dans certaines zones , la santé semble souffrir. Les populations ont des problèmes réels d'accessibilité. Ce qui justifie les stratégies avancées , adoptées par les autorités sanitaires de la région de Kédougou à la tête desquelles le docteur Doudou Sène. Ce dernier nous a fait une révélation de taille.
" Dans le cadre de nos stratégies avancées intégrées caractérisées par des consultations gratuites, le dépistage et de la sensibilisation. Sous ce rapport, nous avons pu relever lors d'une mission en 2005 que 7% des habitants dépistés et résidant dans des zones orifères sont séro- positifs". La révélation est du docteur Doudou Sène, médecin- chef de Kédougou. Ce taux pourrait être revu à la hausse quand on sait que les populations de ces zones connaussent une croissance exponentielle. À la question de savoir, ce qui explique ce taux élevé de prévalence singulièrement à Tenkoto et Bantako- Konta ( département de Kédougou), le docteur Sène répond : " La raison principale est que Kédougou est un carrefour entre le Sénégal, la Guinée et le Mali. À cela s'ajoute le fait que l'orpéage traditionnel se développe et fait naître des comportements disparates. Ces zones orifères représentent la Cedeao en miniature. Ces populations venant des villages environnants sont généralement illétrés et n' ont aucune connaissance sur le vih/ Sida. Les changements de partenaires ne les font pas peur". Et ajoute le docteur Sène : " D'autres maladies sont récurrentes dans ces localités. Elles ont pour noms : tuberculoses, traumatismes et affections respiratoires". La volonté des responsables sanitaires et les programmes de santé mis en oeuvre, se heurtent souvent à des contraintes. De l'avis du docteur Sène : " L'instabilité du personnel de santé à Kédougou bloque un développement sanitaire harmonieux. La plupart des agents affectés à Kédougou , font des pieds et des mains pour retourner dans les capitales plus proches de Dakar". La conviction du docteur Sène est qu' " il faut une motivation supplémentaire pour les agents de santé affectés dans ce coin du Sénégal. La construction d'un hôpital régional s'impose pour Kédougou". Autre complainte pour ce spécialiste des soins obstétricaux : " Le problème de la logistique se pose avec acuité. La durée de vie d'un engin à Dakar , n'est pas la même que celui utilisé à Kédougou avec des tronçons cahotiques. Nous avons d'énormes difficultés à nous déplacer dans ces terrains au relief difficile. Nous bénéficions de l'appui de l'Unicef en logistique. Ce qui atténue nos peines".
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