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Seneweb.com : Vendredi 25 Avr 2008
[ Contribution ] Comment sortir de la faim en Afrique ?
Les colonisateurs ont substitué l’agriculture vivrière à l’agriculture de rente en Afrique. Ce système a été maintenu après les indépendances, dans un premier temps pour assurer « l’intégration » de cette partie du monde au commerce international, et plus tard pour « payer la dette extérieure ».
Pour se nourrir, les états africains importent les céréales qui sont moins coûteuses que les produits locaux. Le contexte mondial actuel a occasionné la flambée des prix des céréales alors que les pays africains n’ont prévu aucune mesure pour y faire face. Devant l’impuissance des états, ce sont les « émeutes de la faim » qui se développent dans beaucoup de pays du continent. Mais quelles sont les véritables causes de cette situation ? Comment sortir de la faim en Afrique ? Nous tentons de répondre tour à tour à ces questions.
Les signes de la faim apparaissent au grand jour dans le monde. Mais ce n’est pas nouveau. Les médias occidentaux montrent souvent des enfants africains sous alimentés dans des zones de conflits. Ces zones n’ont pas le monopole de la sous alimentation. Le Sénégal n’est pas une zone de crise armée[1] . Là -bas aussi les enfants meurent de faim. Les structures sanitaires reçoivent à longueur de journée des parents conduisant leurs enfants atteints de malnutrition. Le Sénégal, comme beaucoup de pays du continent africain, importe ce que sa population mange et exporte sa production agricole.
En effet, depuis la colonisation, les pays africains réalisent une agriculture de rente (coton, arachide, cacao, café, etc.). Le riz, le blé, et les autres céréales consommées (riz, blé, mil, etc.) par les populations sont importées des zones où les coûts de production sont les plus bas (principalement l’Asie pour le riz, l’Europe et l’Amérique). Il faut parcourir des milliers de kilomètres pour les acheminer dans les zones de consommation. Avec la crise pétrolière caractérisée par le prix du baril qui ne cessent d’augmenter (plus de 114 $ le baril de pétrole le 16 avril 2008), les coûts d’importation des céréales s’accroissent logiquement entraînant la hausse des prix de ces produits dans les marchés des pays les plus pauvres (34 pays parmi les 50 les moins avancés au monde sont africains[2] ). Le renchérissement des prix du pétrole est donc une cause de l’augmentation des prix des produits céréaliers. Il faudrait alors trouver une alternative au pétrole pour résoudre le problème et faire d’une pierre deux coups (en réduisant la destruction de la couche d’ozone qui risque de précipiter la fin du monde selon les militants écologistes). Pour réduire l’impact du pétrole, on fait la promotion des « biocarburants ». Autant pour moi des « agro-carburants » pour ne pas offenser les défenseurs de l’agriculture biologique. Pour la production des fameux « agro-carburants », il faut mobiliser des terres fertiles. C’est le cas aux Etats-Unis. Certains pays africains se proposent même de produire des « agro-carburants ». Le Sénégal a ainsi lancé en fin d’année 2007 la production d’éthanol dans les champs de la compagnie sucrière sénégalaise[3] .
Le choix est de faire « marcher les voitures ». Au même moment, des hommes meurent de faim. Les organisations non gouvernementales (ONG) interpellent de plus en plus la communauté internationale sur « ce choix » de « nourrir les voitures » et non les hommes. Si l’argument « sauvons l’environnement » pour un développement durable est noble, faudrait t’il oublier qu’il y a des hommes, en particulier des enfants à une écrasante majorité, qui meurent de faim. Les enfants concernés n’auront pas la possibilité d’avoir des enfants. Pour eux « le droit des générations futures d’hériter d’un monde qui leur permettent de satisfaire à leurs besoins » n’est que fantaisie. Déjà , eux ne pouvant pas satisfaire à leurs besoins actuels, les plus élémentaires : « se nourrir ». Il est donc clair que le choix des « agro-carburants » pour faire face à la crise pétrolière et pour la protection de l’environnement n’est pas du tout la bonne solution. C’est même une mauvaise solution, osons le dire. La crise pétrolière n’est pas la seule cause de la cherté des prix des produits céréaliers.
Le développement économique de pays peuplés, anciennement sous-développés, est une autre cause de la crise alimentaire actuelle. Même si tous les individus en Chine et en Inde n’arrivent pas encore à se payer tout ce qu’ils veulent, un bon nombre de chinois et d’indiens ont vu leurs conditions de vie s’améliorer considérablement. Ces gens aspirent à une vie de meilleure qualité. Ils consomment plus de viande qu’auparavant. Il faut plus de bœufs et de porcs pour satisfaire aux besoins des chinois et des indiens. Ces animaux sont à nourrir. Il faut plus de céréales pour la nourriture de ces bêtes. Dans ce contexte, la demande de céréales a considérablement augmenté. Une des lois économiques les plus populaires est « la loi de l’offre et de la demande ». Selon cette loi, si l’offre est supérieure à la demande, les prix augmentent. Nous sommes clairement dans une telle situation, compte tenu de la flambée des prix du pétrole et la production d’ « agro-carburants ». Faudrait il alors demander aux chinois et aux indiens de réduire leur consommation de viande pour maintenir la demande de céréales dans une situation équilibrée par rapport à l’offre? La morale humaine ne saurait excuser une telle demande. Des populations qui se sont autant privées et battues pour arriver à cette situation, mériteraient d’en profiter et de se faire plaisir. Dès lors comment sortir de la faim en Afrique ?
Voilà une question à 1000 milliards de dollar. Ce n’est pas une exagération quand on voit défiler dans les chaînes de télévision des pays occidentaux les « émeutes de la faim ». Le gouvernement haïtien a été renversé par ces soulèvements populaires contre la vie chère. Au Sénégal, cette vague a en partie emportée avec elle le ministre de l’intérieur. Dans certains pays, on note des morts d’hommes. C’est le cas en Egypte. Au même moment des personnalités de la communauté internationale s’élèvent contre la vie chère dans les pays pauvres. Jacques Diouf, président de la FAO (organisation des nations unies pour l’alimentation), Dominique Strauss Kahn, président du FMI (fonds monétaire international), Jean Ziegler, Rapporteur spécial de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU pour le droit à l’alimentation et auteur de « L’empire de la honte », Jacques Chirac, ancien président de la France. Les ONG ne sont pas en reste : Action contre la faim, Oxfam, et d’autres encore se mobilisent pour trouver des solutions à la faim dans le monde. Malgré leurs bonnes intentions, force est de constater que la solution ne peut pas provenir directement de ces acteurs. Ce sont les pays occidentaux et l’Afrique, oui l’Afrique, qui doivent s’engager fermement dans la recherche de solutions durables contre la faim dans le monde.
En exerçant un vrai dumping social, les pays occidentaux ont grandement participé à l’aggravation de la situation actuelle. L’Europe et les Etats-Unis subventionnent leurs productions agricoles destinées à l’exportation de sorte à écraser les producteurs locaux dans leur propre marché. Jean Ziegler cite à juste titre, dans le film « We feed the world » ou le Marché de la faim, l’exemple du marché Sandaga où plus de 90% des fruits et légumes qui y sont vendus proviennent de l’occident. Les agriculteurs sénégalais qui « travaillent plus de 12 heures » ne peuvent pas faire face aux produits importés dont leurs coûts sont absorbés par les subventions des pays occidentaux. Face à cette concurrence déloyale, à cette iniquité du commerce international, les producteurs africains ont tout simplement abdiqué préférant tourner le dos au monde rural. Les plus jeunes préférant investir les zones urbaines où ils vivent dans des situations de déchéance humaine incommensurable, s’ils ne payent pas de leur vie les tentatives pour rejoindre l’Europe avec le fameux slogan « Barça mba barsaax » ou « l’Europe ou la mort ». L’Afrique est donc sans bras pour cultiver ses terres et nourrir son peuple. L’appel d’Abdoulaye Wade pour un retour vers l’agriculture dénommé « Plan REVA » est tombé dans des oreilles de sourds. Les jeunes ayant répondu par une intensification des tentatives d’émigration clandestine. Les subventions des produits agricoles destinés à l’exportation par les pays occidentaux ont ainsi occasionné l’exode rural, signant la mort de l’agriculture africaine. Dès lors, une attitude sincère des pays occidentaux serait l’abandon pure et simple de l’exportation de produits agricoles vers les pays africains, un appui considérable pour la réhabilitation de l’agriculture africaine et la transformation des produits agricoles sur place en Afrique grâce au développement d’une petite et moyenne industrie. Malheureusement, ce n’est pas l’orientation que semble prendre l’Union européenne qui demande aux pays ACP de signer les accords de partenariat économique (APE) qui consistent à enrayer les seules barrières (déjà très impuissantes) qui freinent une totale inondation des marchés africains par des produits venant d’Europe. Toutefois la responsabilité n’incombe pas totalement aux pays occidentaux.
Les états africains ont aussi une grande responsabilité dans le contexte actuel. L’Afrique peut être accusée de manque de vigilance en optant d’importer ce qu’elle mange et non de privilégier la production locale. Après les indépendances, les états africains ont préféré maintenir une agriculture de rente espérant prendre part ainsi au commerce international. Le choix était d’exporter des produits de base sans transformation. Ces produits, à faible valeur ajoutée, génèrent de faibles revenus incapables de financer les dépenses sociales (santé, éducation, sécurité), économiques (infrastructures, recherche, industrialisation, etc.). Pour financer quelques uns de ces postes, notamment la santé, l’éducation, les salaires de la fonction publique (la principale source d’emploi pour les populations africaines après les indépendances), l’Etat s’endette d’abord auprès des anciens colonisateurs et des Etats-Unis, et ensuite auprès des institutions de Bretton Woods, le FMI (fonds monétaire international) et la BM (banque mondiale). Pour le remboursement de la dette, les bailleurs de fonds demandent aux états africains de maintenir l’agriculture de rente pour payer le service de la dette. Malgré les remboursements, la dette est toujours dans un état tel qu’elle entrave toute perspective d’investissement dans d’autres secteurs. Même si de plus en plus on se pose la question de la légitimité de cette dette dont le principal est depuis plus de 10 ans composé de pénalités pour retard de paiements et d’accumulation d’intérêts non payés[4] . L’évidence est que l’agriculture de rente ne peut pas régler la question de la dette, encore plus au moment où les pays occidentaux choisissent de substituer aux produits de base africains des produits génétiquement modifiés moins coûteux et plus rapide à produire. Ainsi, l’Afrique ne produit pas pour vivre. Elle ne peut plus vendre ce qu’elle produit. L’Afrique file droit vers une pauvreté encore plus forte qui se manifeste par les images des émeutes de la faim et par les corps de jeunes africains échouant dans les plages espagnoles, marocaines, et sénégalaises.
La solution est que les africains, notamment les gouvernants, reprennent le destin de l’Afrique en main. Joseph Ki Zerbo a raison de dire que le développement économique de l’Afrique passera par trois voies : assurer le minimum vital aux plus pauvres, l’intégration africaine pour la mutualisation des ressources humaines, naturelles et financières de l’Afrique (seul moyen pour mobiliser des investissements endogènes importants et servir de débouchées suffisantes pour la production africaine), et enfin renforcer le rôle de l’état pour lui permettre de défendre les plus démunis face à la volonté des plus riches d’écraser tout ce qui peut entraver leur enrichissement individuel. Quand on traduit les recommandations de Ki-Zerbo dans le cadre de la crise alimentaire, cela pourrait se traduire par une politique agricole plus ambitieuse des états africains.
Une telle politique viserait à abandonner purement et simplement l’agriculture de rente, et se tourner exclusivement vers l’agriculture nourricière. Autrement dit, les états africains choisiraient dans un cadre d’unité africaine de produire, en fonction des avantages comparatifs des différentes parties du continent, les céréales nécessaires pour la nourriture de l’Afrique. La politique agricole de la Chine, après la révolution est une bonne source d’inspiration en l’adaptant au contexte mondial actuel. En effet, on inciterait les familles africaines à retourner vers l’agriculture, mais dans une perspective qui dépasse largement le « plan REVA » d’Abdoulaye Wade. Au Brésil, le président Loula a instauré ce qui est appelé la « bourse familiale ». C’est un revenu minimal qui permet aux familles brésiliennes même les plus pauvres de se nourrir, d’éduquer et de veiller sur le plan sanitaire les enfants. Voila des exemples réels auxquels il faut s’inspirer pour résoudre la faim en Afrique. Nous pensons qu’un réel service public de l’agriculture est une solution pertinente. Cela va passer par une réforme agricole qui consistera à faire des agriculteurs des « fonctionnaires » de l’état qui sont assurés de percevoir des salaires en contrepartie d’un travail effectif dans l’ensemble de la chaîne de valeur agricole.
On peut se poser dès lors la question du financement d’une telle politique. Aujourd’hui, nul n’ignore que des montants considérables sont injectés dans la lutte contre la pauvreté et les pandémies qui lui sont associées (santé, éducation, état civil, etc.) aussi bien par des acteurs internes qu’externes, en particulier les bailleurs de fonds internationaux et les partenaires au développement de l’Afrique. Toutes ces parties prenantes sont interpellées et ont l’occasion de procéder à une orientation plus efficiente des ressources. La résolution de la faim en Afrique, est le départ de toute perspective de développement durable. Pour éviter un embrasement des émeutes de la faim et une accélération de l’immigration clandestine qui à terme entraînera l’envahissement des pays européens, il est temps d’agir mais avec sincérité. Les intérêts des entreprises transnationales, vecteurs de la mondialisation sauvage, inégalitaire, et antisociale, doivent passer après la « sécurité mondiale ». Oui, la sécurité mondiale car le prix Nobel de la paix octroyé à Muhammad Yunus en 2006, est un signe que la pauvreté est un vecteur de conflits et de tensions au niveau mondial. L’incapacité de satisfaire aux besoins humains de base, l’alimentation, n’est elle pas la manifestation la plus parfaite de la pauvreté ?
B irahim GUEYE
Enseigant-Chercheur IAE de Lille
Membre du LEM (Lille Economie et Management)
UMR CNRS 8179
Président de l’association pour la valorisation des initiatives de la diaspora africaine (AVID)
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Commentaires
:
#1 Auteur: faty
Posté
le : 2008-04-25 07:35:13
Je vs applaudis tres fort,si ls membres du gouvernement pensaient les memes chose, on saurai pas lás entrain de chercher des solutions.Les occidentaux n´ont jamais lesser de ns manupiler,il ns ont apporter der arbres qui ont tuer ts nos arbres fruitiers.Ds leurs pays le paysage est tellement beau,on ne voit que des fruitiers.Il ne ns ont pas enseigné á conserver les alimts,allez en casamance les vaches se nourissent de fruits,allez au fouta les legumes tombent á terre et y pourissent sans solution.Le president a dit que lÃnde ns fournira du riz,hier j´ais vu au jnal que ne vas pas fournir du riz comme avant mais il y´en a une seule qualite qu´ils pouront fournir.Avons nous pensé á cette qualite,c´est sure que c´est la plus mauvaise qu´il vt ns vendrent.Donc la solution n´est pas de continer á importer le sinon de ns habituer á pastam i.
#2 Auteur: NDONGA DARA DEPUIS USA
Posté
le : 2008-04-25 07:48:21
LA FACON LA PLUS SEMPLE ETAIT DEJA DONNER PER THOMAS SANGARA.CE D'UTILISE LE PEU DE MOYENS QU'ON'EN ET DE CONSAGRE TOUT LE REST DE NOS MOYENES POUR ASSUREL'AUTOSUFFICENCE ALIMENTAIRE.SANGARE AVAIT BIEN PARTIT.IL AURAI DU REUESSIR SI VOUS NE L'AVAIT PAS TUE.VOUS N'AVEZ RIEN VOUS ROULEZ DES MERCEDAIS ET VOUS DETRUIE LE PEU DES PONS QU'ON AVEZ POUR DES PONS MODERNE.JE N'AI JAMIS VU QUELL QU'UN QUI DETRURE SA MAISON. EPUIS ALLEZ DEMENDER CREDIT POUR CONSTRURE UNE NOUVELL MAISON.SENS AVOIRE UN TRAVAILLE RENTABLE QUI VOUS PERMETTRE DE REMBOURSE.ET QUE VOUS VOUS AVEZ UN BLANS QUI ET DES BASAIN D'EAUX QUI ET IMPORTENT COMME LA PLUI.VRAIMENT VOUS ETEZ DES CONS.MOI JE ME DEMENDS CE QUE VOUS AVEZ APPRIS CHEZ LE BLANCS. NULL QUE VOUS IL MAURE
#3 Auteur:
Posté
le : 2008-04-25 07:49:21
LA FACON LA PLUS SEMPLE ETAIT DEJA DONNER PER THOMAS SANGARA.CE D'UTILISE LE PEU DE MOYENS QU'ON'EN ET DE CONSAGRE TOUT LE REST DE NOS MOYENES POUR ASSUREL'AUTOSUFFICENCE ALIMENTAIRE.SANGARE AVAIT BIEN PARTIT.IL AURAI DU REUESSIR SI VOUS NE L'AVAIT PAS TUE.VOUS N'AVEZ RIEN VOUS ROULEZ DES MERCEDAIS ET VOUS DETRUIE LE PEU DES PONS QU'ON AVEZ POUR DES PONS MODERNE.JE N'AI JAMIS VU QUELL QU'UN QUI DETRURE SA MAISON. EPUIS ALLEZ DEMENDER CREDIT POUR CONSTRURE UNE NOUVELL MAISON.SENS AVOIRE UN TRAVAILLE RENTABLE QUI VOUS PERMETTRE DE REMBOURSE.ET QUE VOUS VOUS AVEZ UN BLANS QUI ET DES BASAIN D'EAUX QUI ET IMPORTENT COMME LA PLUI.VRAIMENT VOUS ETEZ DES CONS.MOI JE ME DEMENDS CE QUE VOUS AVEZ APPRIS CHEZ LE BLANCS NULL QUE VOUS IL MAURE
#4 Auteur: camerlynck
Posté
le : 2008-04-25 07:54:44
en tout cas au sénégal y a pas famine mais nos gouvernants ont décidé de mettre en oeuvre un plan pour la nourriture en abondance. ce qui n'existe nulle part ailleurs dans le monde même dans les pays occidentaux
WADE est un grand visionnaire
#5 Auteur: camerlynck
Posté
le : 2008-04-25 07:54:45
en tout cas au sénégal y a pas famine mais nos gouvernants ont décidé de mettre en oeuvre un plan pour la nourriture en abondance. ce qui n'existe nulle part ailleurs dans le monde même dans les pays occidentaux
WADE est un grand visionnaire
#6 Auteur: ziz
Posté
le : 2008-04-25 11:07:48
Franchement on peut traiter wade de tous les nom et souvent ceux qui le font on souvent raison mais la je le soutient car on est devant un tournant si on le rate on va se taper dessus .d'abords il faut noter que maintenant aux sénégal du point de vue culturel le paysans est mal vue.On l'appel Kaw Kaw ou on utilise d'autre mot péjoratif pour le nomé alors iln'y a rien de plus beau que ce métier ancestrale qui permet a l'homme de ce nourir sur sa terre mais aussi d'étre indépendant car si tu veut dominer quelqu'un il faut le tenir par le ventre.Si des gens sont refuses d'investir la terre de leurs ailleux pour nourir le sénégal alors la l'état a le devoir et l'obligation de confisqué leurs terres pour le donner à ceux qui veulent la cultiver en 2007 je n'est pas voter pour toi mais si tu le fait je vote pour toi en 2012 et m'en fout si tune te rprésente pas
#7 Auteur:
Posté
le : 2008-04-25 11:18:07
mais qu'est ce que c'est que ce pays il y'a la terre il y'a l'eau on n'arrive pas a ce nourir parce que il y'a des gens qui ont des terres et ne peuvent pas la cultiver aidons les et si ils ne veulent pas onprends leurs terre et ont les donnent à ceux qui veulent la cultiver aprés on va creuver de faim de toute facon si on ne le fait pas certains me dirons non ils va y'avoir la guerre mais je préfére mourir d'une gurre juste que dune fainm qui reléve tous simplement de la cupidité humaine
#8 Auteur: Na leer
Posté
le : 2008-04-25 12:32:50
La situation que traversent bon nombre de pays de part le monde ne peut être réglée que par la mobilisation de tous devant les préoccupations du peuple et non de passer tout son temps à palabrer ou à émeutier la population comme ne cessent de le faire, chaque jour que Dieu fait ces irresponsables leaders de l'opposition sénégalaise et leurs ouailles.
La crise alimentaire ou la cherté de la vie est un phénomène mondial et c'est par des actions concrètes et par des projets agricoles fiables que nous parviendront tous ensembles à résoudre cette situation, tout de même difficile, du reste pour tous.
Ce clochard de Ibrahima Sène du Pit qui demande la démission de président de la république, Me Wade pour résoudre cette crise alimentaire, n'a, très franchement rien compris de la chose.
Au lieu de proposer des solutions concrètes (parce qu’ils sont tout simplement incapables), ces messieurs du Pit en particulier et ces leaders du Front Bouga Dello Sénégal Guinaw en général passent tout leur temps à critiques, malheureusement toutes les actions entreprises par le gouvernement de l'alternance pour parvenir à une autosuffisance alimentaire.
C'est vraiment bien dommage pour ces gens taxés, très souvent d'anti patriotes ou d’anti républicains.
En effet une situation d'une telle ampleur mérite bien la mobilisation de tous autour des vraies préoccupations du peuple que de faire de la politique politicienne ou tout naturellement de vouloir s’approprier de la cherté de la vie pour en faire un thème ou un slogan de campagne, ce qui est très franchement malheureusement et irresponsable en soit.
Cette situation de cherté de la vie interpelle toute la nation sénégalaise et non le pouvoir seul puis que c'est tout le monde qui est ainsi concerné parce que tout naturellement personne ne pourra être à l’abri devant cette crise alimentaire qui est d’ordre mondial pour ces gougnafiers qui veulent bien l’ignorer ou qui tentent malheureusement de vouloir le mettre sur le compte du pouvoir actuel.
#9 Auteur: MARVEL
Posté
le : 2008-04-25 12:33:32
PETITION
Pétition pour le retour du vieux gorille en cage.
Sauvez le Sénégal.
Un accident dans l'histoire a fait porter un gorille au palais. Depuis, il n'a jamais rien réussi, il n'a jamais été capable de prononcer la moindre vérité, il n'a jamais pu adopter de comportement humain, il a ensauvagé toutes les institutions, il a torchonnisé tous les textes, il s'est entouré de toutes les souillures possibles.
Sauvez le Sénégal. Signez la pétition pour ramener le vieux gorille dans sa cage.
SIGNATAIRES
1° Lukua Ubu
2° MARVEL
3° ......
4° .......
A VOUS
./.
#10 Auteur:
Posté
le : 2008-04-25 17:47:41
Les solutions à la crise sont les suivantes:
- abandonner les tel portables (il ya des telecentres pas chers)
- arreter les abonnements canal horizon et autres chaines de television à la con
- arreter les guinté et autres grands mariages sans interet pour faire le malin
- ne donnez plus aux griots
- ne donnez plus aux marabouts
calculez sur un an vous verrez l'économie réalisée
#11 Auteur:
Posté
le : 2008-04-25 19:57:19
LA SEULE SOLUTION EST D'INCORPORER DANS LE CURRICULUM EDUCATIF:
-TECHNIQUES D'AGRICULTURE
-METTRE TOUS LES JEUNES CHOMEURS INTETRESSES DANS DES INSTITUTION DE FORMATION AGRICOLES ET AGRO-BUSINESS
-FERMER LES FRONTERES AUX IMPORTATION ALIMENTAIRES CAR ON PEUT TOUT PRODUIRE MOINS CHER
....AJOUTER VOS IDEES SVP
#12 Auteur: Gueye
Posté
le : 2008-04-27 13:34:54
Au lieu de faire des propositions républicaines, Abdoulaye Wade, comme d'habitude, à coups d'annonces intempestives sans réflexions de fond, met de la poudre aux yeux des sénégalais suivant une démarche politicienne, partisane, gabegie, sans fondements institutionnels. Comme d'habitude les politiciens du ventre s'y engouffreront pour s’en mettre pleines les poches et épouser de nouvelles femmes, construire de nouveaux châteaux, faire le tour du monde, le tout devant le désarroi des sénégalais qui meurent de faim de Fouta à Djouloulou, de Thiaroye à Sainthiou Malem, de Touba toul à Pal. Il faut se lever contre cette politique qui ne peut plus durer.
Non à la GOANA = Gabegie, Offrande (partisane), Arrogance (envers les populations), Nullité, Arbitraire.
#13 Auteur: lilloise
Posté
le : 2008-04-27 19:01:14
En voila un qui réfléchit sincèrement à la manière dont notre pays, voire l'Afrique peut sortir de sa misère croissante. Je suis très fière de toi Birahim, continue comme ça, l'Afrique a besoin de personnes comme toi. J'espère vraiment que toute personne qui lira ton article adhèrera à tes préconisations ou entamera une serieuse réflexion quant à l'avenir de l'Afrique. Encore Merci
Ps: BARG
#14 Auteur: JIMMY WATT
Posté
le : 2008-05-02 20:19:02
Le Sénégal et l’autosuffisance alimentaire :
Essai de périodisation de la problématique alimentaire
La crise alimentaire mondiale, qui se traduit par une hausse vertigineuse des prix des denrées de première nécessité, notamment dans les pays les plus pauvres, constitue aujourd’hui une menace réelle pour la stabilité sociopolitique dans de nombreuses régions du monde, où des protestations, souvent assimilés á des « émeutes de la faim », ont déjà commencé á voir le jour.
Au Sénégal, cette situation inédite a le mérite de reposer le débat sur les pratiques et politiques agricoles jusqu’ici en vigueur, mais aussi et surtout sur la nécessité d’engager, de manière urgente, la bataille de l’autosuffisance alimentaire.
Cependant, l’analyse de cette crise multidimensionnelle exige la prise en compte du temps long, mais aussi des liens étroits qui unissent les questions énergétiques (ou environnementales) et les questions alimentaires (ou agricoles). Nous mettrons donc en avant une approche historico-systémique, ou en longue période, permettant de comprendre les points de rupture ayant conduit á ce qui nous arrive aujourd’hui sous l’apparence d’une fatalité : en effet, des changements historiques dans l’économie du monde ont produit, á des moments divers, des dysfonctionnements assez importants qui ont affecté et continuent d’affecter les modes et la qualité de notre alimentation.
Dans cette optique, on peut distinguer quatre grandes périodes :
- La période précoloniale :
Pendant longtemps, les communautés africaines ont vécu en autarcie, apportant des réponses simples, mais appropriées á leurs besoins sociaux. L’agriculture y était une agriculture de subsistance, c’est-á-dire essentiellement tournée vers l’autoconsommation des ménages, á travers la production de cultures vivrières comme le mil et le sorgho. Les cultures sous pluie, complétées par des cultures de décrue dans certaines zones comme la vallée du fleuve, permettaient de satisfaire, tant bien que mal, les besoins alimentaires des populations. Bien que, de manière cyclique, et en raison des aléas climatiques, les populations ont dû faire face á une série de famines, á travers l’histoire. Mais de manière générale, on peut affirmer que les cultures vivrières, même si elles n’étaient pas en mesure de dégager un surplus important pouvant être destiné á la commercialisation, ont eu le mérite d’assurer la sécurité alimentaire des communautés locales durant de très longues décennies.
- La période coloniale :
Avec l’avènement de la colonisation, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour les économies traditionnelles africaines : l’intégration de l’Afrique dans l’économie mondiale et la nouvelle division internationale du travail, qui assigne á l’Afrique le rôle de pourvoyeuse de matières premières et de débouchés pour une industrie métropolitaine en pleine expansion, constituent un tournant décisif dans l’histoire économique et agricole du continent. Dans un contexte de monétarisation de l’économie, l’introduction et le développement des cultures de rente ont trouvé un écho favorable chez les populations locales, qui étaient de plus en plus attirés par le numéraire. C’est ainsi qu’au Sénégal, la culture arachidière s’est très vite imposée sur de vastes zones, dessinant les contours de ce qui a été convenu d’appeler le « bassin arachidier ». Cette expansion fulgurante des cultures spéculatives va porter un coup dur aux cultures de subsistance, compromettant ainsi la sécurité alimentaire des communautés locales. Pour combler le déficit céréalier consécutif á l’introduction des cultures commerciales, l’Etat colonial a dû recourir á d’importantes importations en riz d’autres colonies comme l’Indochine ou la Thaïlande.
De ce fait, c’est un équilibre séculaire qui vient ainsi d’être rompu.
- La période postcoloniale :
Au lendemain des indépendances, le nouvel Etat-Nation, héritier du système colonial, n’a pas su renverser la tendance, en engageant la bataille pour la reconquête de l’autosuffisance. Il s’est plutôt inscrit dans une dynamique de promotion et de renforcement des cultures de rente, á travers la mise en place d’organismes d’encadrement tels que la SODAGRI et la SODEVA.
Le choix était certes difficile, d’autant plus que l’Etat n’était pas prêt á renoncer aux importantes sources de devises liées aux cultures d’exportation. En dépit de cette évidence, on peut affirmer que c’est un manque de volonté politique réelle qui est à l’origine de ce qu’on peut aujourd’hui appeler des « occasions manqués » ou des « illusions perdues », en ce qui concerne la problématique de l’autosuffisance.
A travers une démarche interventionniste, l’Etat s’est imposé comme acteur central dans la promotion des cultures de rente, tout en exerçant une véritable main mise sur la gestion et le contrôle de la filière riz. Ceci jusqu’au milieu des années 80, date á laquelle, á la faveur de la Nouvelle Politique Agricole (NPA), l’Etat se désengage et initie la libéralisation de la filière riz. Brusquement, le monde rural s’est retrouvé dans une situation nouvelle, face á de nouvelles responsabilités auxquelles il n’était pas préparé : c’est la seconde grande crise structurelle de l’agriculture sénégalaise, après celle découlant de la faille des productions vivrières.
- La période moderne :
Elle est plus difficile á situé historiquement. Elle coïncide avec la crise énergétique mondiale et la flambée des prix du pétrole. En effet, avec l’avènement des biocarburants pour faire face á la crise pétrolière des dernières années, les producteurs agricoles du monde sont de plus en plus tentés par certaines cultures, jugées plus rentables ; alors que l’agriculture elle, est détournée á d’autres fins que nutritionnelles. Il s’en suit alors une crise alimentaire mondiale et une hausse effrénée des prix des denrées de première nécessité, résultant de la rareté de certains produits sur le marché mondial. Avec le développement des biocarburants comme énergies alternatives, c’est donc un pas qui est franchi dans la déshumanisation de l’économie mondiale, mais aussi dans la déconstruction du concept de « développement durable » : c’est « notre avenir á tous » qui est ainsi compromis.
Les pays du Sud en général, et ceux d’Afrique en particulier, restent les plus touchés par la crise, d’autant plus qu’ils dépendent, dans une large mesure, de l’extérieur pour leur alimentation. Sur le continent, les mouvements de protestations se multiplient, sous la houlette des partis d’opposition et/ou des organisations de la société civile. Le pouvoir en place est souvent pointé du doigt, considéré comme seul responsable d’une situation dont la dimension historique et globale est pourtant incontestable. Aux plans social et politique, les risques d’instabilité sont alors réels si les organismes internationaux et les gouvernements en place ne réagissent pas de manière énergétique, pour renverser la tendance et stopper l’inflation.
C’est dans cette optique que l’Etat du Sénégal vient de lancer un vaste programme intitulé : «Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l’abondance » (GOANA), afin de juguler les effets de la crise internationale, mais aussi et surtout de reconquérir l’autosuffisance au plan alimentaire. Osons espérer que cette belle initiative du chef de l’Etat ne restera pas que de vains mots.
Quelques pistes pour l’action :
Au niveau international, un sommet mondial sur l’alimentation et la nourriture (SMAN) s’impose, car la réponse á la crise alimentaire mondiale passera nécessairement par une implication sans faille des organismes internationaux tels que la FAO et autres démembrements de l’ONU, la banque mondiale et le FMI, afin d’arriver á l’élaboration et á la mise en œuvre d’un plan d’action axé autour d’une batterie de mesures parmi lesquelles pourraient figurer:
- L’établissement de quotas pour les biocarburants ;
- Le prélèvement de taxes sur les biocarburants ;
- Et la mise en place d’un fonds mondial pour la sécurité alimentaire.
Alors qu’au niveau national, la «grande offensive agricole » ne se fera sans une professionnalisation du secteur et des réformes radicales et cohérentes. En effet, face aux défis qui sont aujourd’hui les nôtres, il faudra :
- Engager une réforme foncière courageuse pour enfin donner la terre á ceux qui ont les moyens de la cultiver dans l’intérêt national. Pour cela, des peurs doivent être surmontés, des réticences vaincues, et des survivances dépassées ;
- Promouvoir l’investissement privé autour de l’agriculture, pour l’émergence d’un nouvel entreprenariat agricole fondé sur le savoir-faire et la maîtrise technologique ;
- Appuyer la modernisation du secteur agricole, en supprimant les taxes sur les importations de matériels et autres intrants agricoles ;
- Favoriser une dynamique de reconversion des exportateurs de riz dans le secteur de l’agro-business alimentaire ;
- Facilité l’accès au crédit aux promoteurs agricoles, mais aussi aux groupements de jeunes désirant se lancer dans l’agriculture.
#15 Auteur:
Posté
le : 2008-05-16 13:01:23
en tout cas au sénégal y a pas famine mais nos gouvernants ont décidé de mettre en oeuvre un plan pour la nourriture en abondance. ce qui n'existe nulle part ailleurs dans le monde même dans les pays occidentaux
WADE est un grand visionnaire
je suis africaine mais je n'ai confiance en aucune autorité en Afrique car une chose est certaine,la politique en Afrique c'est moi d'abord et les autres après ;c'est une mentalité commune il faut des siècles pour révolutionner cet anachronisme du temps des cromangnons espérons que ça changera bon courage au peuple sénégalais.
#16 Auteur: Lovasoa
Posté
le : 2008-05-23 06:24:12
Vous etes des anges tombés du ciel;on vous aime
#17 Auteur:
Posté
le : 2008-05-23 06:27:31
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