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Jeudi 8 Mai 2008
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 Commentaires  [ 386 ]
   

 

[ C H R O N I Q U E ] - Les incuries d’Augias

 

« La guigne ne s’acharne que sur la bêtise »
Jules RENARD

 

Après avoir suscité la consternation dans le monde des organisations internationales, c’est la pitié qu’Abdoulaye Wade inspire. Voilà ce qu’il mérite : de la compassion. Il doit être très douloureux de descendre aussi bas qu’il le fait, quand on occupe une position aussi élevée que celle de « président de la République ». Wade aimait rappeler à ses visiteurs du soir qui élevaient le ton que « n’oublie pas que je suis le président ». Il ne l’aura jamais été finalement, de tout son règne. Toujours dans les bois, en train de chercher le petit fagot. Voilà un homme qui accuse tous les jours la solitude de l’habiter, et qui ajoute tous les jours de nouveaux ennemis à son voisinage. Je ne veux pas dire que les accusations portées contre la Fao ne sont pas fondées. C’est une mauvaise prose pour une bonne cause, celle de la réforme. Mais tout le monde connait ce professeur de vertu. Il ne se sert jamais de sa science. Cette réforme, nous l’attendons depuis 8 années dans notre propre pays, dans nos propres institutions. Que l’argent des sénégalais aille aux sénégalais, et pas dans les poches de quelques politiciens véreux. Mais le président de la République fait maintenant feu de tout déboire. Tout le monde est coupable, ou plus coupable que lui. Le pauvre Jacques Diouf est devenu, à son corps défendant, son bouc émissaire principal. Les Ong, des ventouses posées sur le dos des Etats africains, qui sucent tous les financements et les détournent dans des dépenses de fonctionnement inutiles. Cette accusation est en partie vraie, mais elle n’est pas tout à fait juste. Je suis choqué par les publicités d’Ong qui inondent les télévisions occidentales. Je sais que toutes les sommes récoltées ne vont pas aux enfants « affamés » d’Afrique; que tous les enfants africains ne sont pas des affamés; que tous les enfants affamés ne sont pas des africains.
Mais à quoi bon ramener ce débat sur la Place publique ? Il est d’autant plus inutile que les Ong empruntent des circuits de financement complètement différents des modes de financement traditionnels des pays du tiers monde. Elles ne peuvent pas gêner les Etats, elles ne peuvent que les accompagner. Durant les années d’ajustement structurel marquées par le désengagement de l’Etat de secteurs vitaux comme l’Education et la Santé, ces organisations ont joué un important rôle d’appoint. Le procès en sorcellerie qu’on leur intente est malhonnête et injuste. Le président de la République aime bien afficher son populisme aseptisé, mais il a tort de le faire.
Abdoulaye Wade a lui-même survécu et le Pds avec, grâce aux Ong. Il avait, au début des années 80, lancé l’Institut sénégalais d’éducation pour la formation et l’information, ISEFI. Le Pds n’a jamais formé, encore moins informé personne, mais son institut recevait 20 millions tous les mois, gracieusement versés par la Fondation Naumann. C’est grâce à ces financements que Wade a cessé de travailler et fermé son cabinet de la rue Thionk. Quand Fournier, le représentant de la fondation à Dakar a bloqué les financements suite à des accusations de mauvaise gestion, il a été violemment pris à partie et prié de quitter le Sénégal par les escouades du Pds. L’entrée de Wade dans le gouvernement dit « d’union » n’avait pas d’autre explication. Le Pds n’avait plus d’argent. Mais jusqu’à la fin des années 90, il continuait de vivre des petites miettes que lui donnaient des Ong comme le CRDI où était un certain... Jacques Habib Sy ! C’est vous dire la malhonnêteté qui entoure ce sujet. C’est un pirate des mers qui se noie. Il est prêt à s’agripper à tout, même à une planche pourrie. Il crie sous tous les toits qu’il n’y a pas de famine au Sénégal, que jamais de son vivant il ne demandera de l’aide à la communauté internationale. Mais dès qu’il reprend ses esprits, il prend des haut-parleurs pour accuser la Fao de non-assistance. Je connais toute l’admiration que Jacques Diouf éprouvait pour le « leader tiers-mondiste ». Il admirait Wade, et Wade le méprisait. Mais la Fao est sans doute loin d’être responsable de la situation catastrophique que vivent les Sénégalais.

Au moment où les populations ont besoin de leurs administrations locales pour faire à une situation inédite, le président de la République les décapite une à une. C’est le comble de ce remue-ménage. S’il demandait à tous les Maires de se rapprocher de leurs administrés pour connaître leurs besoins, les populations auraient applaudi. J’ai toujours soutenu dans ces colonnes que la fonction de Maire est une fonction à temps plein. Au Sénégal, les salaires ne sont pas payés au mois, ils sont payés à l’heure de travail. Je trouve inadmissible qu’Idrissa Seck soit payé à passer du bon temps avec sa famille à Compiègne. Depuis qu’il a été élu Maire il y a 5 ans, l’ancien Premier ministre n’a participé qu’à deux réunions. Son remplaçant immédiat est malade depuis deux mois, et la Municipalité peine à fonctionner normalement. Mais le président de la République est le premier responsable des dysfonctionnements de nos Municipalités. Quand il est arrivé en 2000, il a porté des indemnités mensuelles de 45 000 francs Cfa à 800 000, et fait voter une loi qui permet le cumul des fonctions et des mandats. C’est ainsi que cette fonction sacerdotale qu’on embrassait pour servir est devenue la convoitise d’affairistes de la trempe de Maniang Faye.
Mais le problème des Mairies n’est pas un problème d’homme, c’est un problème structurel lié aux lois qui régissent leur fonctionnement. Je disais il y a un mois ma stupeur quand j’ai vu que dans le nouveau budget de la région de Dakar, un milliard est consacré au fonctionnement, et 200 millions aux investissements. C’est comme si vous payiez à un entrepreneur le prix d’un château pour vous creuser un trou de serrure. Je comprends que des gens dont la carrière est de faire la politique se tuent pour occuper ces fonctions. Elles donnent droit aux indemnités de fonctionnement, aux contrats juteux et aux... emplois fictifs.
Malgré tout, je trouve tout de même injuste qu’on veuille régler des comptes politiques par des moyens illégaux, en prétextant des « blocages ». Surtout qu’au même moment, aucune réponse n’est apportée au blocage du Parlement, qui fait face à un, vide juridique étonnant. L’Assemblée nationale et le Sénat fonctionnent dans une parfaite absence de textes réglementaires. Les lois entrent en vigueur sans être promulguées, appliquées aux citoyens sans la moindre publication dans le journal officiel. Eh bien, il faut mettre de l’ordre dans ce poulailler où s’échauffent deux coqs de basse-cour, avant de s’attaquer aux privilèges des petites gens.
Je ne sais pas si Abdoulaye Wade se rend bien compte de la fierté avec laquelle chaque élu porte son élection qu’il tient jalousement de la population locale, de la petite indemnité des petits montants récoltés par le percepteur. Il ne doit pas se rendre compte des centaines de familles à l’échelle nationale qu’il envoie injustement au chômage, pour coller aux ambitions de son fils. C’est ce mythe local qu’il est en train de détruire avec son alchimie de politicien. Les municipalités ont toujours été des lieux où justement le parachutage n’a jamais marché. Les conflits électoraux ont souvent fini dans des bains de sang, parce que les populations tiennent à leurs terroirs et à ceux qui en sont le symbole. Ca, le président de la République ne le sait pas, parce qu’il n’a jamais été un élu local. Vouloir imposer des inconnus comme il avait voulu le faire en envoyant Abdou Fall à Thiès et Lamine Bâ à Louga est une sorcellerie de mauvais goût. Un Conseil municipal, c’est une Assemblée d’élus. Ce ne sont pas des flagorneurs parachutés de Dakar pour administrer des inconnus.
C’est pourquoi il reçoit toujours des rapports qui lui disent ce qu’il veut entendre : le pays va bien, il n’y a pas de famine. Vous avez entendu les déclarations de son ministre de la Communication à la télévision française ? La majorité des sénégalais crie famine, et le porte-parole du gouvernement l’accuse de trop manger. Qui a dit ça ? Aziz Sow, un ancien membre de la section sénégalaise de la IVe internationale élevé sous Trotsky, désidéologisé sous Wade. Les Sénégalais ne voudraient pas assez de riz, ils en voudraient trop, et passeraient des heures à en manger ! Mais croyez-moi, cette incurie, il la tient de son maître. Cette semaine, ils étaient en fête à Sorano. La semaine prochaine, ils s’en iront tous à Paris fêter en grandes pompes « la vie et l’œuvre de Wade » . Peut-être l’occasion de revisiter cet homme. Professeur, il a déserté l’université. Avocat, il a déserté le barreau. Député, il a déserté l’Assemblée nationale. Ministre d’Etat, il a déserté les ministères. Voilà que nous en faisons un président, et il exerce son mandat à l’étranger.
SJD

Auteur: Souleymane Jules Diop    

Cet article a été déjà consulté 25571 fois


img Commentaires :


#1 Auteur: maitre
Posté le : 2008-05-08 05:10:00  
il faut continuer jules :sn:  :jumpy:  :tala-sylla: le combat vient de commencer.continuez a dormir
Repondre   


#2 Auteur: waw
Posté le : 2008-05-08 05:11:41 United States
qui est pe? c toi maitre?
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#3 Auteur: 
Posté le : 2008-05-08 05:28:32  

tres belle facon de conclure.tu as tt dit
Repondre   


#4 Auteur: 
Posté le : 2008-05-08 05:34:25  
CONGRATULATIONS SOULEYMANE. BOKK NGA CI JAMBAAR YIY XEEX NGIR SUNUGAAL.
Repondre   


#5 Auteur: Zulu Lounge
Posté le : 2008-05-08 05:36:10  

De tous les forumistes qui signent sur Wade et son Gouvernement,

Vous etes assurement le plus pertinent !

Bonne continuation, my Brother in Arms.

Zulu Lounge
Cape Town
South Africa
Zululounge@hotmail.com
Repondre   


#6 Auteur: Zulu Lounge
Posté le : 2008-05-08 05:37:29  
 :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla: 
Repondre   


#7 Auteur: Dr FAlilou Senghor
Posté le : 2008-05-08 06:16:11  
Salutations à mon ami Souleïmann, qui rappelle l'impéritie de notre mystificateur Ubu-wade.


Ubu-wade ressemble de plus en plus à un dément malicieux, dont les traits de personnalité le disposent naturellement à être intolérant à la contrariété et à la contradiction.


Comme dit le proverbe " Ubu-wade offrirait-il le tam-tam volé à son rejeton de Rimkao, que l'enfant ne pourrait jamais s'en servir. Partout où cet de agent de courtage, essaiera de battre maladroitement notre tam tam, il sera démasqué "
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#8 Auteur: Ndeye Coumba
Posté le : 2008-05-08 06:22:52  
On reconnait un style d'ecriture plus mordant, plus esoterique et c'est devenu plus potent. Je vois une certaine influence recente d'un Africain de la Diaspora qui avait ecrit sur le discours infame de Sarkozy a Dakar. Ce n'est pas du plagiat, c'est suivre un bon exemple. Bravo Jules. Merci pour l'amelioration, car toi au moins, tu sais apprendre et tu suis le bon exemple. Bon vent!
Repondre   


#9 Auteur: Omar
Posté le : 2008-05-08 06:27:42  
pour paraphraser descarte je dirais , souleymane tu eduque donc tu Est.
Que dieu benisse tes actions

Je reside en Belgique et je suis trés actif dans le mouvement social ( par conviction).

Contact si le temps te le permet oms30002003@yahoo.fr
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#10 Auteur: Frank
Posté le : 2008-05-08 06:34:28  
Wade n'a pas la credibilite de decrier la gestion des ONG,ou FAO. Il les accuse de mauvaise gestion que lui meme a tjrs pratique. il faut faire attention a wade, il passe tout son temps a envoyer des messages induisant en erreur donc approche a double tranchant.On a assez identifie le target, donc il ne faut pas se distraire car sauver le pays reste la priorite. SJD tente de nous faire comprendre la situation en se lancant"Mais croyez-moi, cette incurie, il la tient de son maître. Cette semaine, ils étaient en fête à Sorano. La semaine prochaine, ils s’en iront tous à Paris fêter en grandes pompes « la vie et l’œuvre de Wade » . Peut-être l’occasion de revisiter cet homme. Professeur, il a déserté l’université. Avocat, il a déserté le barreau. Député, il a déserté l’Assemblée nationale. Ministre d’Etat, il a déserté les ministères. Voilà que nous en faisons un président, et il exerce..
Repondre   


#11 Auteur: Fatou Diop
Posté le : 2008-05-08 06:42:08  






Le Sénégal est un grand royaume pour Wade où il faut imposer une unité de caisse.

L’argent des ONG lui échappe et ça il ne l’accepte pas.

Certaines collectivités locales génèrent des ressources qui échappent à son escarcelle, il ne l’accepte pas.

S’il avait la possibilité de tout regrouper dans le gros budget de la présidence, il ne s’en priverait pas.

Le seul problème est qu’il en demande beaucoup trop sans penser à justifier ce que lui et son fils nous ont déjà pris.


Fatou Diop
fatouivon@yahoo.fr




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#12 Auteur: Jambar
Posté le : 2008-05-08 06:42:24  
Jules, tu es devenu un populiste et tu recherches un juste milieu en reprenant, sans etat d'ame, les critiques "legeres" de certains forumistes. Tu suis le "vent" en quelque sorte comme l'opportuniste Aziz Sow que tu pourfends. J'espere que tu m'as compris. Tu sais de quoi je parle ou faut-il que je te fasse un croquis?
Bonne journee quand meme.
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#13 Auteur: a SJD
Posté le : 2008-05-08 06:47:22  
Cette chronique est incroyablement bien ecrite et surtout remet des choses en place.
God bless you
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#14 Auteur: ammal
Posté le : 2008-05-08 06:49:47  
je pens que Wade sait trés bien ce qu'il fait. C'est juste une diversion, encore une fois de plus. les ONG posent de véritables problémes, certes, mais nous, notre principal souci c'est abdoulaye Wade et personne d'autre.
Souleymane si tu pouvais faire une chronique sur les hommes politiques au sénégal ce serait bien.
Et merci encore!
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#15 Auteur: 
Posté le : 2008-05-08 06:56:50  
L’arrestation du célèbre promoteur lutte Alioune dit Petit Mbaye défraye toujours la chronique. Une affaire regrettable qui nous rappelle l’arrestation de feu Latif Gueye, les deux hommes ayant en commun d’être sympathiques, ambitieux et entreprenants à la fois. Leur emprisonnement a donc surpris à chaque fois.

Deux semaines après l’arrestation de Alioune Petit Mbaye, le Témoin en est mesure de vous révéler les véritables raisons de son arrestation jugée arbitraire. Que s’est-il passé ? Alioune Petit Mbaye, comme la plupart des hommes d’affaires, s’était approché d’un établissement bancaire, la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (CNCAS en l’occurrence pour solliciter un prêt d’un montant de 40 millions FCFA en vue de monter une opération. Dans le cas d’espèce, il s’agissait d’un combat de lutte. Un prêt basé sur un contrat commercial. Sur le principe, la Cnacas donne son accord. Mais seulement elle exige une garantie comme c’est normal pour ce genre d’opérations. Alioune Petit Mbaye présente un contrat de sponsoring d’un montant de 300 millions CFA qu’il avait signé avec la Sonatel. Et ce, en vue de manifestations événementielles et autres grands projets que l’homme d’affaires compte organiser. Il allait donc rembourser lorsque la Sonatel le payerait ou lui verserait un acompte. C’est ainsi que la banque du monde rural a prêté les 40 millions FCFA à l'homme d’affaires. Un prêt contracté dans les règles juridiques pour préserver les intérêts de chacune des parties, et garantir ainsi un partenariat fructueux. C’est là que les choses se seraient gâtées puisque certaines mauvaises langues seraient allées raconter aux autorités de la présidence de la République que la Sonatel était en passe de financer des adversaires politiques de Me Wade. Le protocole d’accord entre la Sonatel et Alioune Petit Mbaye en serait une preuve. C’est à ce moment que les responsables de la Sonatel annulent le contrat et en informent la Cncas. Comme quoi, la Sonatel dégage toutes responsabilités concernant les 40 millions CFA que Alioune Petit Mbaye a empruntés auprès de la banque. Pris de court, les responsables de la Cncas crient à l’escroquerie et déposent une plainte contre Petit Mbaye. Le remboursement ou la prison ? A défaut de rembourses les fonds ? Petit Mbaye a été arrêté et placé sous mandat de dépôt pour les délits d’escroquerie, faux et usage de faux alors qu’il s’agit à l’évidence d’une affaire purement civile de crédit entre une banque et son client.

La seule institution bancaire qui a porté plainte contre le promoteur de lutte, c’est la Caisse nationale de crédit agricole. Il avait été écrit que la banque de l’habitat du Sénégal (BHS) était partie prenante dans cette affaire, ce qu’elle a démenti dés le lendemain de l’arrestation d’Alioune dit Petit Mbaye.

Ces derniers temps, le candidat malheureux à la dernière élection présidentielle, celle de février 2007, avait eu quelques démêlées judiciaires avec des créanciers annonçant la couleur d’un séjour carcéral. Mais cela ne pouvait en aucun cas justifier son emprisonnement dans une affaire à coloration civile. Ici, il n’est pas question de plaider le dossier d’Alioune Petit Mbaye mais il n’est également interdit de dire que l’affaire est moins scandaleuse que ce que l’on a dit ou écrit ici ou là. Alors, une affaire pénale ou civile ? Ses avocats nous disent qu’ils sont bien outillés pour répondre à la question le moment venu. « Nous allons nous battre pour obtenir la disqualification des faits avant de déposer une caution afin que notre client obtienne une liberté provisoire », nous a confié un des avocats de Petit Mbaye. Vivement que ce jeune, dynamique et entreprenant homme d’affaires recouvre la liberté. Tel est en tout cas le souhait du « Témoin. »

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#16 Auteur: Gnagna
Posté le : 2008-05-08 06:59:10  

Le problème actuel de Wade-UBU est de faire ou de tenter de faire de la récupération. Voyant que tout se désagrège autour de lui, constatant qu’il est de plus en plus lâché, il essaie de « charger » et de se déresponsabiliser de tout ce qui lui (nous) arrive. Il est prêt à accuser n’importe qui de notre descente aux enfers.
C’est pourtant bien lui qui nous a gargarisé de ses « j’ai fait ceci… j’ai demandé cela…je vais exiger… ». C’est tout lui qui a fait, mais il dit maintenant que la faute, c’est les autres !!
Le voilà qui condamne les Etats–Unis alors qu’il n’a pas arrêté de parler, surtout aux journalistes étrangers, de son ami Georges Bush.

Belle chronique de Jules qui sait bien renvoyer dos à dos les deux principaux politiciens qui ont mis à mal notre pays et nos valeurs. En cela, Jules est devenu beaucoup plus clair !! Merci !!

ggdiagne@hotmail.com
 :-D  :-D  :-D 
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#17 Auteur: 
Posté le : 2008-05-08 07:44:33  
Pour élever le débat et ne pas tomber dans la bassesse ou violence du PDS, tu devrais exposer clairement tes opinions et ne pas te draper derrière des menaces "retenez-moi ou je fais un malheur"
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#18 Auteur: Futur président de la Répubique du
Posté le : 2008-05-08 08:24:28  
le président wade travaille et vous ouvrez une tribune pour l'insulter c'est ça la démocratie sénégalaise. :sn: 
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#19 Auteur: layekamou
Posté le : 2008-05-08 08:30:50  
WALLOU WALLOU
UBU-WADE va confier la goana à RIMKA. :dedet:  :dedet: 
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#20 Auteur: fopa
Posté le : 2008-05-08 08:35:12  
bien fait jules du courage et bonne chance que dieu te protegent
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#21 Auteur: Gnagna
Posté le : 2008-05-08 08:37:46  
le président wade travaille et vous ouvrez une tribune pour l'insulter c'est ça la démocratie sénégalaise. :sn: 

Quelques discours, des promesses non tenues, écrire des livres (c'est le seul président qui a eu le temps d'écrire des livres pendant sa présidence), faire des voyages en avion...

Qui refuserait un tel travail, en plus d'un bon salaire ??

Le malheur, c'est que ces agitations ne font pas avancer notre pays, mais par contre l'émergence de nouveaux riches.

ggdaigne@hotmail.com

 :-D  :-D  :-D 
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#22 Auteur: L .A
Posté le : 2008-05-08 08:39:05  
Salut ElyGermany.
Avant de commenter la crhonique de Jules et de répondre à ta question de hier ; Que penses tu du rapport sur les droits de l’homme du departement d’Etat Americains sur le Senegal de Ablaye Gaona Wade???Je voudrai revenir sur le projet du Siécle de Wade dont tu as allusion ; La grande offencive de l'agriculture pour la nouriture et l'abondance ( Gaona )Si nous remontons l'histoire de l'humanité, nous découvrrions que l'agrigulture n'est pas seulement un phénomène économique mais aussi un événement religieux ; Pour la premiière foi, avec la naissance de lagriculture, l'homme n'est plus simplement assujetti à la nouriture,
. Si sa dépendance est encore pesante à l'égard des forces de la nature, l'homme devenait un acteur capable de produire sa nouriture ;
La culture de la terre a montré à l'homme qu'on pouvait désormais vivre autrement. Autremement que l'abattage du chappel. Avec la naissance de l'agriculture, l'homme engageait un nouveau combat face aux menances de la faimine qui rôdaient au tours de lui .

Pour être face aux menances de la faimine qui rôdent au tours de des sénégalais , Wade prône la renaissance de l'agrigulture qui nous nourie depuis trois(3) milles ans avant J . C. qui nourit encore nos vies .Donc Vantée la Gaona et soutenir Wade à sa réalisation n'est pas seulement une question politique mais c'est devoir spirituel et humain . Pour revenir sur ta question ; Le rapport sur les droits de l’homme du departement d’Etat Americains sur le Senegal de Ablaye Gaona Wade???Je te dirais tout simplement que les Etaits Unis d'Amériques sont très mals placés pour nous donner des léçons de droit de l'homme;Un chiffre Abu-Jamal : dix-neuf ans. Ce prisonnier attend dans le couloir de la mort des prisons américaines depuis 1982. Son procès n'a toujours pas été révisé, malgré les nombreuses irrégularités relevées par les défenseurs de Mumia Abu-Jamal. Accusé du meurtre d'un policier, il est surtout coupable – implicitement – d'être tout simplement un homme qui se bat pour la vérité : un journaliste, un militant politique, ne supportant aucune compromission. Un prisonnier qui inquiète lC I A , LE F B I , Et pouvoir judiciaire. Condamné au silence est son nouveau cri. On y retrouve ses interventions radiophoniques diffusées ou censurées, ses analyses du milieu carcéral, du racisme, de la vie des Afro-américains dans une société à deux vitesses… L'écriture, les mots, la raison, l'analyse, sont ses armes dans cette lutte quotidienne contre l'absurdité tragique de sa situation. Mumia Abu-Jamal est devenu le symbole de la lutte contre l'injustice. La préface de Danielle Mitterrand est la preuve du retentissement mondial de son histoire. Après En direct du couloir de la mort , Condamné au silence est une nouvelle fois l'occasion de découvrir un homme à l'intelligence aiguë, mais c'est surtout une nouvelle preuve de son courage et de sa détermination. Et une véritable leçon de vie.

Tout récement , La justice de New York a acquitté trois policiers poursuivis pour leur implication dans une fusillade qui avait coûté la vie à un Afro-américain. Sean Bell, 23 ans, a été tué en novembre 2006, le jour de son mariage, d'une cinquantaine de balles, à la sortie d'une boîte de nuit. Le verdict a provoqué la colère des noirs américains, qui dénoncent un déni de justice face à une bavure policière .

A la sortie de tribunal du Queens, à New York. Une Afro-américaine interpelle un policier noir: "Tu ne peux pas être fier de porter ce couvre-chef. Tu ne peux pas être fier de porter ce badge. Tu dois cesser de travailler pour les ennemis . Démissionne!" La Cour suprême a rendu une décision qui a suscité une colère immense dans la communauté noire. Deux policiers poursuivis pour homicide involontaire et un autre pour mise en danger de la vie d'autrui par imprudence ont été acquittés, parce qu'un doute raisonnable demeurait sur leur culpabilité, selon le juge. Les trois hommes étaient jugés pour leur implication dans une fusillade ayant coûté la vie à Sean Bell, un noir de 23 ans, en novembre 2006.
Le departement d’Etat Americains,ElyGermany, doit commencer a balayer devant sa porte .
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#23 Auteur: Juscar VALERY
Posté le : 2008-05-08 08:43:31  
Souleymane déborde d'idée. Je pense qu'il lui faut trouver un cadre plus garnd pour s'exprimer et vider tout ce qu'il a. C'est important car l'homme a beaucoup de choses à dire. Il s'agit d'un grand journaliste.
Repondre   


#24 Auteur: Ngor
Posté le : 2008-05-08 08:53:56  
bonne continuation Souleymane good job. Wade se fout royalement des sénégalais qui l'ont élus.Tout ce ki l'interesse cé d'imposer son fils aux pauvres gorgoorlou k nous sommes.
Repondre   


#25 Auteur: Gnagna
Posté le : 2008-05-08 08:55:51  

La difficulté, c’est que Wade-UBU va mendier de l’argent partout, mais par contre il se vexe quand on vient lui demander ce qu’il a fait de l’argent qu’on lui a donné.

Les Etats-Unis jugent Wade-UBU parce que ce dernier le leur a permis en sollicitant l'éligibilité du Sénégal à l'aide américaine dans le cadre du MCA (millenium challenge account). Le respect des droits de l'Homme et certaines règles de bonne gouvernance faisaient partie des critères d'appréciation de l'éligibilité des pays demandeurs.

Si Laye Wade ne veut pas être jugé par les autorités US alors qu'il évite d'aller mendier leur aide.

Les Etats-Unis doivent aussi faire de gros efforts à propos des droits de l’homme, mais ils ne viennent pas mendier chez nous !! Et chez eux, le président n’a pas autant de pouvoir qu’au Sénégal et peut être destitué à tout moment. Au Sénégal, les procédures sont bien en place pour éviter une telle éventualité qui n’arrivera jamais !!

ggdiagne@hotmail.com
 :-D  :-D  :-D 
Repondre   


#26 Auteur: Fallou NDIAYE
Posté le : 2008-05-08 09:00:14  
C'est avec plaisir que je lis vos chroniques. Mais il de grosses inecxactitudes sur les indemnités des Maires. Ces indemnités varient en fonction de la taille des communes notamment des populations. Le Maire de Pikine gagne plus que son homologue de Koungheul. Le Maire de Dakar gagne plus que les maires des communes d'Arrondissement. Voilà la stricte vérité. Quant M Idrissa Seck, sachez qu'il n'a jamais perçu son salaire de Maire qui est intégralement versé à deux des ses adjointes au Conseil municipal. Moins de haine envers Idy et plus de hauteur dans le traitement de l'information donneraientune plus belle allure à ton texte. Sans rancune nak saway !
Repondre   


#27 Auteur: dof
Posté le : 2008-05-08 09:09:13  
Jules soit fier de rentrer dans ma rubriques citations :

"Cette semaine, ils étaient en fête à Sorano. La semaine prochaine, ils s’en iront tous à Paris fêter en grandes pompes « la vie et l’œuvre de Wade » . Peut-être l’occasion de revisiter cet homme. Professeur, il a déserté l’université. Avocat, il a déserté le barreau. Député, il a déserté l’Assemblée nationale. Ministre d’Etat, il a déserté les ministères. Voilà que nous en faisons un président, et il exerce son mandat à l’étranger."
SJD
Repondre   


#28 Auteur: 
Posté le : 2008-05-08 09:17:51  
TROP DE FAUTES!!!!!!!!!

RELISEZ VOUS!!!!!!!!!!!!!!!!
Repondre   


#29 Auteur: 
Posté le : 2008-05-08 09:20:57  


Les gens vous admirent de plus en plus, continuez et que Dieu vous protège.
Repondre   


#30 Auteur: Ngagne
Posté le : 2008-05-08 09:24:34  
WADE cherche de l’argent. On lui a dit ou rappelé que les ONG et les institutions de l’ONU en ont. Il a commencé donc à les attaquer en leur faisant des reproches du genre :
1 - au Sénégal on ne voit pas beaucoup votre utilité
2 - la FAO ne sert à rien.
3 - vous recevez des milliards qui n’arrivent pas chez les populations qui en ont besoin.
C’est maladroit. Je ne pense pas que ces réactions vont pousser l’ONU et les ONG à faire plus pour le Sénégal.
Le problème de fonds, c’est la quête pressante d’argent à laquelle se livre le régime depuis les dernières élections. L’Etat ira partout où il y’en aurait et lorsque les portes seront fermées, WADE montera au créneau pour faire ses déclarations-attaques.
Ils ont déjà vendu des sociétés nationales et les terres qui leur ont été signalées.
 :sn: 
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#31 Auteur: Ngagne
Posté le : 2008-05-08 09:28:49  
Ensuite, WADE a reproché à la BCEAO de ne pas mettre à la disposition des Etats membres ses réserves.
Ils ont commencé à vendre des licences : exploitation des minerais, de Tambacounda, du port de Dakar et SUDATEL. Ce qui est très bien, car ça crée des emplois.
Dernièrement, ils ont trouvé de l’argent à la SONATEL. Personne ne pourra les empêcher de vendre la part de l’Etat dans ce fleuron de l’économie Sénégalaise (fleuron comme l’était ICS).
WADE a fait plusieurs fois le tour du Monde.
Certains pays amis lui ont donné de l’argent et pensent aujourd’hui qu’ils lui ont assez donné.
Maintenant que l’OCI est derrière nous, il n’a plus de « produit » à agiter devant les arabes.
Le proche avenir des sénégalais sera très difficile.
Il faut donc qu’il trouve au plus vite des nouvelles sources de financement.
Idrissa Seck en est justement une.
 :sn: 
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#32 Auteur: korfatu
Posté le : 2008-05-08 10:03:11  
Quand Me Wade propose la suppression de la FAO pour raison d'inefficacité, moi je lui pose la question pourquoi ne pas en faire de même avec tous les présidents africains? Combien ont ils englouti en tout, de milliards de dollars de dons de prêts de subventions, pour des résultats nuls. Et pourtant ils ont eu le culot de demander qu'on efface l'ardoise. Me Wade à leur tête est en train de recommencer de négocier l'effacement de la dette des pays arabes. Ce qui est malheureux c'est que au nom de la souveraineté des états personne ne doit se mêler de leur échecs. Me Wade c'est vous le problème. Le mali, le boukina fasso, ont tous assuré l'autosuffisance alimentaire. Pendant ce temps vous cogiter pour mettre votre fils en pole position, vous courez derrière des titres honorifiques et que sais je encore. Je suis dessus. Je mal d'être sénégalais
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#33 Auteur: IDY
Posté le : 2008-05-08 10:04:51  
Ensuite, WADE a reproché à la BCEAO de ne pas mettre à la disposition des Etats membres ses réserves.
Ils ont commencé à vendre des licences : exploitation des minerais, de Tambacounda, du port de Dakar et SUDATEL. Ce qui est très bien, car ça crée des emplois.
Dernièrement, ils ont trouvé de l’argent à la SONATEL. Personne ne pourra les empêcher de vendre la part de l’Etat dans ce fleuron de l’économie Sénégalaise (fleuron comme l’était ICS).
WADE a fait plusieurs fois le tour du Monde.
Certains pays amis lui ont donné de l’argent et pensent aujourd’hui qu’ils lui ont assez donné.
Maintenant que l’OCI est derrière nous, il n’a plus de « produit » à agiter devant les arabes.
Le proche avenir des sénégalais sera très difficile.
Il faut donc qu’il trouve au plus vite des nouvelles sources de financement.
Idrissa Seck en est justement une.
 :sn: 
Tres pertinent Gnagne.
Pa' Wade fait du "Rassatou".
 :haha:  :haha:  :haha:  :haha:  :haha:  :haha: 
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#34 Auteur: 
Posté le : 2008-05-08 10:17:52  
keep on guy, u are doing a very good job for Senegal and God bless you
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#35 Auteur: djitté
Posté le : 2008-05-08 10:20:22  
salut jules,ce que je ne comprends pas c'est la manière dont tu t'acharne sur le président Abdoulaye Wade.A te lire j'ai l'impression que tu as problème personnel avec Wade.Dans tes écrits tu reconnait les vérités qu'il assène sur la FAO et les ONG mais tu dit qu'il ne soit pas les divulguer car étant un président .Mais il faut comprendre que Wade a deux casquettes il est d'abord un intellectuel de haute facture qui dénonce les disfonctionnements de certaines institutions en apportant des solutions idoines et il le fait de manière objective sans haine.il est aussi président du Sénégal.sois plus objectif dans tes écrits .
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#36 Auteur: 
Posté le : 2008-05-08 10:20:50  
On reconnait un style d'ecriture plus mordant, plus esoterique et c'est devenu plus potent. Je vois une certaine influence recente d'un Africain de la Diaspora qui avait ecrit sur le discours infame de Sarkozy a Dakar. Ce n'est pas du plagiat, c'est suivre un bon exemple. Bravo Jules. Merci pour l'amelioration, car toi au moins, tu sais apprendre et tu suis le bon exemple. Bon vent!
Il faut arrêter de raconter des conneries. Si vous n'avez rien à dire, il faut vous taire.
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#37 Auteur: Lamine Dieng
Posté le : 2008-05-08 10:42:03  
Fatou Diop Yvon,


Bien vu! J'ai beaucoup apprécié ce que tu as dit!

Mais de grâce, oublie Idy, et mets-toi au service du Sénégal! Si tu tentes encore de défendre Idy, tu risques d'être discréditée! Fais, comme Jules, ton mea culpa, et tourne la page!

Les versets, la formation, les déclarations de Idy, ce n'est que du bidon! C'est maintenant clair!

Je sais que je risque de m'attirer les foudres de notre cher Marvel national, qui, voyant que Idy n'a plus d'autre choix que de se rapprocher de l'opposition, va le défendre bec et ongles, comme il défend tous ceux qui sont contre Wâde. C'est une logique militaire qu'on peut comprendre.

Du courage!

Lamine Dieng

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#38 Auteur: boy lébou
Posté le : 2008-05-08 10:47:21  
Courage Jules on te soutient.au Sénégal, il existe encore des hommes épris de justice.
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#39 Auteur: Gnagna
Posté le : 2008-05-08 10:47:35  

On ne peut pas côtoyer quelqu’un longuement sans lui ressembler et sans acquérir ses habitudes et ses façons de faire. Ni sans manquer de s’ajuster sur ses « valeurs » morales. Il en est bien ainsi entre Wade-UBU et Idy.

Là où je suis très étonnée, c’est de voir à quel point les adulateurs de l’un ou de l’autre perdent pied avec la réalité. Les adorateurs d’Idy me surprennent beaucoup dans leur façon de juger avec deux poids deux mesures.

Nous n’avons pas le droit d’accuser Idy parce que nous n’aurions pas de preuve qu’il ait volé l’argent du contribuable (d’autres diraient de l’Etat…). Par contre, ça ne leur pose pas de problème d’accuser Wade-UBU pour les mêmes motifs… et sans avoir davantage de preuves.

Si la démocratie existait un peu dans notre pays, Wade-UBU et Idy auraient été accusés puis jugés par un tribunal qui exerce autre chose qu’une parodie de justice. Ca aurait fait un peu d’ordre dans le ménage.

C’est quand même une situation extravagante, puisque dans tous les camps, du pouvoir à l’opposition, tout le monde reconnaît ou affirme que de l’argent a été volé. Mais personne ne sera condamné, on peut déjà l’affirmer. A moins que…

En attendant, le peuple sénégalais est, comme toujours, le dindon de la farce !!

ggdiagne@hotmail.com
 :-D  :-D  :-D 
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#40 Auteur: samb
Posté le : 2008-05-08 10:52:10  
je suis bien d'accord avec toi gran JULES je crois que dire les maux QUE souffre notre cher senegal il est tant et tu ne cesse de nous montre les gros caimans de notre GIE GOUVERNEMENTAL mercie de mener ce combat qui ne fait que commencé.  :cry:  :cry: 
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#41 Auteur: Fatou Diop
Posté le : 2008-05-08 11:24:08  





Wade, Karim, Macky, Idy : La vérité par les faits, la constance par les actes





L’interprétation des actes, les accusations des uns et des autres, les différentes positions adoptées ont fini par créer un vrai imbroglio autour des relations entre Wade, Idy, Karim et Macky. Cependant, les stratégies, les complots, les ententes politiques, les conversations secrètes… sont autant d’actes posés à l’insu de tout un monde mais dont les tenants et aboutissants se révèlent aux grand public lorsqu’ils se déploient sur le terrain et créent des faits indéniables.

Dans la relation entre ses ténors de la famille libérale, les faits sont suffisamment éloquents. De Wade à Idy en passant par Karim et Macky, l’alternance qui a consacré leur accession au pouvoir à révélé les limites de la fidélité, de l’amitié et de la reconnaissance face aux enjeux du pouvoir.



Wade-Idy : Une rupture inattendue au relent familial



Venus le convaincre pour qu’il se présente à l’élection présidentielle de 2000, Abdoulaye Wade avait déclaré à ses visiteurs dont Idrissa Seck, que « de toutes les façons, compte tenu de mon âge, je ne ferais qu’un mandat pour ensuite laisser à la nouvelle génération la mission de continuer le combat» (propos rapportés par Abdoulaye Bathily dans les colonnes du journal Walfadjri du 30-05-2005)

Idrissa SECK qui avait gardé la maison du père lors de ses voyages répétés à l’étranger a entrepris de mettre à contribution tous les moyens nécessaires pour l’accession au pouvoir d’un leader qu’il avait défendu et soutenu contre vents et marrées.

Son engagement pour l’élection du candidat Wade à la magistrature suprême fut déterminant (Négociations pour le regroupement de chefs de parti autour de Wade dans le cadre de la CA 2000, marche bleu pour faire face aux manques de moyens et assurer en même temps une campagne électorale de proximité efficace, contributions financières pour aider à assurer la continuité d’une lutte acharnée contre un régime puissant à savoir celui du PS etc.)
Ses stratégies de communication visant à déstabiliser le régime socialiste avec son lot de souteneurs dans lequel figuraient en bonne place Ousmane Ngom, Serigne Diop, Jean Paul Diaz, Djibo Ka etc. ont largement contribué à la conscientisation des masses.

Dés les premiers jours de l’alternance, Idrissa Seck qui avait tous les mérites s’est vu naturellement octroyé les pouvoirs nécessaires qui ont fait de lui un deuxième homme fort après Wade Il était le successeur naturel de Wade au sein du PDS et éventuellement au sein de l’Etat.
Entre Wade et Idy, rien ne présageait une rupture, à partir de ce moment. Idy a tout fait pour l’élection à la magistrature suprême de Wade. Ce dernier, après son accession, à tout entrepris pour que Idrissa Seck soit récompensé de ses efforts.

Mais c’était sans compter avec l’arrivée d’un fils biologique qui se la coulait douce à l’étranger au moment où des sacrifices énormes étaient consacrés, au Sénégal, pour l’accession de son père à la magistrature suprême. Un fils sorti de nulle part avec des ambitions démesurées est subitement devenu la nouvelle coqueluche politique de la famille Wade. Une entreprise familiale visant à le hisser au sommet se met en branle.

Un schéma qu’Idrissa Seck n’a pas voulu accepter et déclare, entre autres, ce qui suit :

«Le président de la République n'a ni ascendant, ni descendant. C'est une créature constitutionnelle à incarnation humaine variable. Ses pouvoirs et attributs sont fixés dans la Constitution et sont à son usage exclusif. Ici au Sénégal, il s'est appelé Senghor pendant 20 ans, puis Diouf pendant 20 ans, aujourd'hui Wade. Demain autrement. Par nos comportements, nous devrons veiller à lui assurer une mention honorable sur les langues de la prospérité.» (Révélation faite dans le CD1 22 juillet 2005)

Pour imposer le fils biologique, il fallait donc détruire un fils d’emprunt qui ne sert plus à rien après avoir servi d’escalier pour l’accession au pouvoir et qui manifestait des réticences face à la nouvelle trajectoire politique tracée.

A suivre


Fatou Diop
fatouivon@yahoo.fr




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#42 Auteur: patriotact
Posté le : 2008-05-08 11:42:16  
SIGNEZ LA PETITION POUR L'AUDIT DE L'ANOCI sur
Vous pouvez la signer et faire signer vos amis : http://www.socialisme-republiquesn.org/joomlapetition/index.php

Pour que vive la république
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#43 Auteur: Lamine Dieng
Posté le : 2008-05-08 11:44:59  

Fatou Diop Yvon,

Wakhal tchi wakhe dji, doome! Idy satche na khaalissou baadoolo yi, moome ak Wâde!

Comme le dit Idy, dans sa première cassette, ce sont deux grands bandits qui se brouillent au partage!

Il est clair, je le dis en pesant mes mots, que Idy est carent intellectuellement, menteur, voleur et faux musulman.

La question, c'est : es-tu pour le Sénégal? Si oui, tu ne peux être avec Idy et continuer à le défendre. Voilà mon avis.

Et comme on nous le répétait tout le temps, dans notre formation d'ingénieur, il y a une trentaine d'années, sois "concise, claire et critique".

Face squarely the situation, do not sidestep!

Du courage!

Lamine Dieng
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#44 Auteur: Fatou Diop
Posté le : 2008-05-08 12:00:41  




Suite

Idrissa Seck est donc vite présenté comme un homme pressé, qui travail pour prendre le pouvoir des mains de Wade. (Ce dernier est revenu sur cette phase, le mercredi 21 février 2007 à Thiès, en ces termes : « « J’ai proposé à Idrissa Seck d’être mon dauphin, mais aveuglé par l’argent et le pouvoir que je lui ai confiés, il a voulu usurper mon pouvoir »)
Puis, il est placé à la station primatoriale pour une meilleure visibilité de la cible. On lui prête par la suite, de vouloir imposer une dualité au sommet de l’Etat (alors qu’il n’était qu’un Premier ministre nommé par le président, chargé d’exécuter sa politique et pouvant être révoqué à tout moment). En même temps, Wade se met à monter au palais un groupe composé de détracteurs de l’ancien premier ministre notamment Ousmane Ngom à qui il a fait appel au moment où Idrissa Seck était en voyage. Et tout un stratagème fut mis sur pied pour liquider le fils d’emprunt.

Des journaux créés à cet effet et logés à la présidence n’avaient pas manqué de se charger du rôle de ternir l’image du potentiel successeur de Wade.

Il revenait à des politiques tels que Farba Senghor, Aliou Sow et Mahmouth Saleh de théoriser la volonté de déstabilisation du régime de Wade par son plus proche collaborateur.

« J’étais l’un des acteurs principaux dans ce combat féroce. Je faisais parti des éléments du commando » a fini par lâcher Aliou Sow (Walf Grand Place du 7 mai 2007)

Qui ne se rappel pas de la théorie du coup d’Etat rampant puis debout que Saleh brandissait partout à chaque fois que l’occasion lui était offerte. Saleh donnait l’impression à cette époque qu’il lui fallait emprunter tous les moyens pour faire passer son message.
L’idée était bien entendue de préparer le terrain du limogeage d’un fils d’emprunt pour céder la place au fils biologique. La suite des événements a été édifiante.

Idrissa Seck a été relevé de ses fonction à la tête du gouvernent le 21 Avril 2004. Les détracteurs d’Idrissa Seck qui avait accepté de jouer la sale besogne ont été tous récompensés.

L’après Idrissa Seck fut décrété période Karim Wade à tout point de vue.

Tout ce qui était reproché à Idrissa Seck pour justifier sa mise à l’écart des sphères de décision est mué en stratégie pour Karim Wade. La dualité au sommet de l’Etat est devenue un fait. Des ministres qui ne sont connu que par Karim et sa bande font leur entrée dans le gouvernement, Karim Wade se supplée aux ministres. Il engage des négociations au nom de l’Etat, monte des projets de privatisation, influe sur la carrière des uns et des autres.
Karim Wade qui se réclame du PDS ne se gêne pas pour créer une structure concurrente dénommée la génération du concret qui sape les instances régulière du parti. Idrissa Seck qui avait été exclu pour activité fractionnelle n’avait pas pour autant créer une structure parallèle, malgré sa mise à l’écart

Il est confié à Karim Wade un budget de plusieurs centaines de milliards dans le cadre de la préparation du sommet de l’OCI pour ravir la vedette au fils d’emprunt, auréolé par les travaux des chantiers de Thiès. Son nom est mêlé dans toutes les sauces à saveur d’argent (les privatisations, les appels d’offre, les investissements…)

Puis la concomitance « renforcer Karim, détruire Idy » a pris son envol pour faire regretter au fils d’emprunt d’avoir fait de l’ombre et d’avoir empêcher le fils naturel de remplir les réserves de la famille.

A suivre

Fatou Diop
fatouivon@yahoo.fr



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