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Jeudi 15 Mai 2008
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 Commentaires  [ 390 ]
   

 

[ C H R O N I Q U E ] - Une vie pour le fric

« Quand vous êtes avec des gens qui eux-mêmes
ne respectent pas la démocratie, si vous respectez
 la démocratie, vous devenez le dindon de la farce.
J’ai toujours dit que je suis dans le gouvernement
quand il est dans la légalité. Quand il sort de la légalité,
je sors de la légalité »
Abdoulaye WADE

Personne n’avait jamais fait ça. Personne, dans l’histoire contemporaine, n’a jamais été aussi loin dans la célébration loufoque. Aucun chef d’Etat n’a jamais, pour dédicacer un livre, barré des routes, convoyé des nervis pour se protéger de la clameur de ses propres citoyens. Sous le régime socialiste, les nervis voyageaient dans des cars Ndiaga Ndiaye, c’était à la mode. Sous Wade, ils voyagent en première classe avec passeports diplomatiques et frais de mission. Personne avant ce 14 mai ne s’est barricadé derrière de hautes murailles pour « fêter » un livre, présenté comme « l’histoire d’une vie ». Ce n’est pas une biographie. C’est un entretien lassant de plusieurs années dans lequel Abdoulaye Wade s’ouvre des boulevards entiers, sans obstacle, sans limite de vitesse ni dans la pudeur, ni dans l’ostentation. Parfois, quelques petites questions, pour ne pas gêner la feuille de route du caravanier solitaire. Les français, heureux de commercer avec l’une des dernières curiosités de l’ancienne colonie, ridiculisent Abdoulaye Wade sur 445 pages : « vous avez démocratisé leur vie politique, mais avez-vous suffisamment amélioré leur quotidien » ? C’est le genre de questions que les deux missionnaires posent à l’ancien tirailleur colonial, fier de comparer les traditions de son pays à celles du moyen-âge français. On croirait certains passages tout droit tirés de « Tintin au Congo ».
Ce qui est sidérant dans cet exercice, c’est que cet homme, qui se présente comme un grand travailleur, prend congé de ses citoyens pendant une semaine, pour célébrer un livre entretien. Il organise sa fête un jour ouvrable sans aucune raison apparente, si ce n’est pour combattre l’ennui d’un pouvoir déchu.
Que les journalistes servent d’antalgique à la douleur d’Abdoulaye Wade est un fait connu. Depuis qu’il s’est fait réélire le 27 février 2007, il a décidé de ne plus adresser la parole à ses « ennemis » journalistes. Il a refusé de les accueillir à Paris pour une raison différente : le président de la République ne veut pas faire parler de la nouvelle résidence réfectionnée à 6 milliards Cfa aux frais de l’Etat, dont 200 millions pour le gazon. Ce serait un peu trop, pendant que ses sujets souffrent.
Ce que je trouve injuste, c’est la malhonnêteté avec laquelle le chef de l’Etat s’en prend à Abdou Diouf qui. Malgré ses défauts, l’ancien président a fait preuve d’une grande élégance, en laissant libre cours au jeu démocratique qui a rendu possible l’alternance. L’un des passages remarqués a été cette première rencontre officielle qu’Abdoulaye Wade fait dater du « 16 ou 17 juillet » selon sa mémoire, alors qu’elle s’est tenue le 19 juillet 1983. Durant cette soirée, et dans plusieurs entretiens ultérieurs, Wade a bien déclaré qu’il avait, ce soir-là, promis à Abdou Diouf de soutenir l’augmentation des prix des denrées qu’il venait de lui annoncer. Il le dira très clairement à Marcel Mendy, qu’on ne peut pas soupçonner d’être du lot des journalistes « qui n’aiment pas le président ». Lisez bien ce que dit Abdoulaye Wade dans son nouveau livre : « Après avoir détaillé les mesures qu’il allait prendre, Abdou Diouf me demanda mon avis. Ma réponse fut : Ce sont des mesures très dures, surtout pour les militants de mon parti, qui sont des paysans (…) Il me répondit : « Je vous ai informé de la décision que j’ai prise.» Et nous nous sommes quittés. Le soir même à 20 heures 30, au moment des informations à la radio et à la télévision, l’hymne national fut suivi d’une déclaration solennelle du président de la République. A la fin, le speaker enchaîna sans transition : «Le président de la République a reçu aujourd’hui maître Abdoulaye Wade, secrétaire général du Parti démocratique sénégalais.» J’étais stupéfait de la manœuvre qui venait de s’opérer ! Diouf avait lié mon nom à ses mesures, qu’il savait impopulaires, et tenté ainsi de faire croire qu’il avait eu mon aval ».
Dans le livre Wade et le Sopi, La longue marche, Wade explique clairement au journaliste qui lui demande pourquoi, après avoir promis son soutien à Abdou Diouf la veille (et non 6 mois après), il a fait volte-face le lendemain. Le prolixe opposant répond à la page 67 du livre de Marcel Mendy paru aux éditions « Les classiques africaines » : « j’avais reçu des informations que, pendant nos discussions, le pouvoir avait tenté de débaucher des responsables de notre parti tels que Fara Ndiaye et Serigne Diop. Quand je l’ai appris, j’ai tout de suite arrêté et je suis parti en France ». S’il en avait l’occasion, il servirait d’autres réponses, toutes différentes.
Quand après avoir affirmé que Wade « nous a donné la démocratie », ses amis journalistes lui demandent s’il a amélioré « notre » niveau de vie, le président répond avec la même condescendance : « Oui, j’ai amélioré leur niveau de vie ! Pour preuve, en 2005, pour la première fois de l’histoire du Sénégal indépendant, nous avons maintenu pendant deux années successives un taux de croissance économique supérieur à 6%. Tout cela avec une remarquable tenue des finances publiques, dans un environnement international particulièrement défavorable en raison de la hausse du prix du pétrole. (…).» En 2005, le taux de croissance économique du Sénégal était à 3,2 %, selon les statistiques officielles, et Wade ne l’ignore pas. L’année d’avant, il était à 5,5%. En 2007, il était à 2% !
Au sujet du bateau Le Joola, le président de la République ne se limite pas à accuser le parti socialiste, même si la catastrophe est intervenue en 2002, suite à un arrêt pour réparations et à la décision qu’il a prise d’octroyer seulement la moitié de l’enveloppe prévue pour l’achat des deux moteurs du bateau. Wade soutient dans son nouveau livre que « tous les responsables civils et militaires ont été sanctionnés ». Non seulement aucun responsable militaire n’a été sanctionné, mais les deux ministres de l’époque ont été nommés ministres-conseillers à la présidence de la République. Youssou Sakho, ministre des Transports de l’époque, vient d’hériter d’une commission (sur la transparence !) qui lui octroie un salaire mensuel de 7 millions Cfa, le plus gros salaire jamais payé à un agent de l’Etat.
Mais ce qui fait froid dans le dos, c’est la violence et la cruauté qui traversent les pages de ce livre. Abdoulaye Wade déclare ainsi, concernant l’agression de Talla Sylla, que « Malheureusement. Dans nos traditions, l’insulte, comme on disait chez vous au Moyen Âge, se lave dans le sang. Notre société est encore largement féodale dans les esprits ». Bien que nous soyons tous en sursis, nous tous qui commettons l’imprudence de « l’insulter », il n’y a pas d’aveu plus clair, quant aux auteurs de cette agression sauvage. De tels propos n’auraient jamais été admis en France où vivent ces prétendus journalistes, auteurs de cet ouvrage à deux sous. Ce sont de tels propos qui avaient conduit des jeunes d’une vingtaine d’années, Clédor Sène, Pape Ibrahima Diakhaté et Assane Diop, à planifier l’assassinat de Me Babacar Sèye. C’est le 14 mai, veille de la date anniversaire de ce crime crapuleux qu’Abdoulaye Wade a choisi pour organiser les orgies les plus obscènes de l’histoire des publications. Quand il se réveillera ce jeudi matin de sa soirée festive, qu’il pense aux enfants de Me Babacar Sèye, à ses épouses, à ses petits enfants. Qu’il pense aux conditions dans lesquelles leur père, grand-père et époux a été sauvagement assassiné. Dans ce livre qu’il fait publier le jour même d’un crime qui ne quittera jamais sa conscience, point de remord, si ce n’est une énorme arrogance dans le ton : «Nous avons fait voter récemment une loi d’amnistie qui interdit de parler des faits. Premier magistrat du pays, je ne voudrais pas violer la loi que je suis chargé d’appliquer. » Il ne dit pas que les assassins de Me Sèye sont devenus des hommes d’affaires prospères sous son « magistère ». Il ne dit pas que le cerveau de l’affaire, Clédor Sène, a été récemment arrêté dans une affaire de trafic de drogue dure. Il ne dit pas que le « courageux » Clédor devait passer aux flagrants délits, mais a bénéficié d’une liberté provisoire, et n’a jamais été jugé.
Je ne crois pas un seul instant que cette coïncidence dans les dates soit un simple fait de hasard. Abdoulaye Wade l’a fait exprès pour piétiner la mémoire d’un sénégalais qui s’était dressé contre sa soif de pouvoir et d’argent.
J’ai dit à des amis qui pleuraient la mort de la Constitution, qu’il y a longtemps que nous n’avons plus de Constitution. Nous avons un Constitué. Il veut forcer les portes de l’histoire sans en avoir ni la grandeur ni l’élégance.

Auteur: Souleymane Jules Diop    

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img Commentaires :


#1 Auteur: Senegalais
Posté le : 2008-05-15 06:35:51  
Merci Jules bonne continuation. Au moins tu as des principes.
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#2 Auteur: 
Posté le : 2008-05-15 06:40:18  
Tou frais tout chaud! en espérant queles Bernard l'hermite deforumistes en mal de reconnaissance ne vont pas squatter cette chronique comme vecteur de publicité personnelle ou d'hommes politiques, avec des posts kilométriques
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#3 Auteur: 
Posté le : 2008-05-15 06:41:44  
Tout frais tout chaud! en espérant que les "Bernard l'hermite" de forumistes en mal de reconnaissance ne vont pas squatter cette chronique comme vecteur de publicité personnelle ou d'hommes politiques, avec des posts kilométriques  :-D  :-D 
Repondre   


#4 Auteur: 
Posté le : 2008-05-15 06:45:32  
Ah c'est vrai que les centres internet ne sont pas encore ouverts, on aurai déjà vu du "maye Pè, maye 2 etc, du n'importe quoi"
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#5 Auteur: leuk
Posté le : 2008-05-15 06:54:43  
bravo jules rien à ajouter tu es toujours pertinent dans tes analyses mais les senegalais n'ont que le president qu'ils meritent car ils aiment l'argent facile sans se donner les moyens de le gagner d'ailleurs un ami immigre qui est rentré du senegal rescement me disail que le nouveau tube à dakar c'est give me give me : mayma rek
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#6 Auteur: Dr FAlilou Senghor
Posté le : 2008-05-15 06:59:06  
Oui ! L'égalité et la légalité le révulsent !

Mais est-ce bien notre Constitué Ubu rescapé en sursis qui quémande encore de l'argent à Paris.

Il y a 3 jours , Ubu-constitué nous disait qu'il n'a plus besoin de l'argent de l'Etranger?

Oui. tous ce qui reste de ses facultés ne pense qu'à du FRIC. C'est son unique obsession.
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#7 Auteur: 
Posté le : 2008-05-15 07:00:17  
Merci beaucoup Jules, plutôt deux fois qu'une, non seulement ton livre sur cet énergumène de wade trône sur ma bibliothèque en deux exemplaires, mais c'est le cadeau que j'ai systématiquement offert à toutes mes connaissances que je rencontre aux séances du conseil des droit de l'homme  :-D 
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#8 Auteur: Dr FAlilou Senghor
Posté le : 2008-05-15 07:02:40  
Oui ! L'égalité et la légalité le révulsent !


Prendre souvent une distance avec la vérité n'est qu'un péché véniel chez un bonimenteur fabulateur pathologique.


Il y a 3 jours , Ubu-constitué nous disait qu'il n'a plus besoin de l'argent de l'Etranger?

Mais est-ce bien notre Constitué Ubu rescapé en sursis qui quémande encore de l'argent à Paris.



Oui. tout ce qui lui reste de ses facultés ne pense qu'à du FRIC. C'est son unique obsession.
Repondre   


#9 Auteur: Dr FAlilou Senghor
Posté le : 2008-05-15 07:08:49  
Un homme que l'équité et l'égalité révulsent moins que la légalité !
Est-il un Névrosé paranoaïque ou un retors feinteur ?


Prendre souvent une distance avec la vérité n'est qu'un péché véniel chez un bonimenteur dont les fabulations sont une seconde nature.


Il y a 3 jours , Ubu-constitué disait qu'il n'a plus besoin de l'argent de l'Etranger?

Mais est-ce bien notre Constitué Ubu rescapé en sursis qui quémande encore de l'argent à Paris. Il évoque un prêt pour GOANA



Oui. tout ce qui lui reste de ses facultés ne pense qu'à du FRIC. C'est son unique obsession.
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#10 Auteur: 
Posté le : 2008-05-15 07:13:40  
Un homme que l'équité et l'égalité révulsent moins que la légalité !
Est-il un Névrosé paranoaïque ou un retors feinteur ?


Prendre souvent une distance avec la vérité n'est qu'un péché véniel chez un bonimenteur dont les fabulations sont une seconde nature.


Il y a 3 jours , Ubu-constitué disait qu'il n'a plus besoin de l'argent de l'Etranger?

Mais est-ce bien notre Constitué Ubu rescapé en sursis qui quémande encore de l'argent à Paris. Il évoque un prêt pour GOANA



Oui. tout ce qui lui reste de ses facultés ne pense qu'à du FRIC. C'est son unique obsession.
Eh! C'est bon, on a compris, tu peux dégager maintenant et laisser la place aux autres docteur de mes deux :-D  :-D 
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#11 Auteur: Fatou Diop
Posté le : 2008-05-15 07:24:38  





En voulant trouver mieux, nous avons servi d’échelle à un assoiffé de pouvoir.

Après lui avoir laissé la latitude de visiter tous les étapes de l’indécence et de la bassesse politique, sans être inquiété, nous l’observons et le laissons dérouler tranquillement sa stratégie de succession.

Avons-nous finalement monnayé notre souveraineté à la volonté d’un seul homme qui se donne le droit de nous inscrire dans une logique du mal en pire ?

Une page blanche de notre histoire nous attend. A nous d’y inscrire, dans un bel élan de solidarité, les raisons de croire à la grandeur de notre peuple.

Wade est une erreur de l’histoire qu’il faut rapidement rectifier. La dynastie des Wade ne doit exister que dans des contes d’Amadou Coumba.


Fatou Diop
fatouivon@yahoo.fr


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#12 Auteur: Fatou Diop
Posté le : 2008-05-15 07:26:43  








Wade et sa succession : Ce qu’il veut et pense pouvoir faire, ce que nous pouvons et devons faire



Wade a été assez clair sur sa volonté de se faire remplacer par son fils. Attendre la matérialisation de l’acte où encore attendre que l‘intéressé se prononce c’est accepté d’être mis devant le fait accompli. Les actes posés sont assez éloquents. Après avoir visé le sommet, Wade est entrain de tracer la voie la plus directe et la moins risquée pour installer son fils. Dans son parti, l’option est claire. Seul son fils apparaît. Il est le seul à être digne d’éloge et le seul à pouvoir jouer sur les carrières des uns et des autres. Sur l’échiquier politique national, Wade a fini par traiter tous les autres de tocard, seul son fils est capable de faire mieux que lui.

Le problème ce n’est pas de savoir comment il va procéder pour y arriver mais le problème est de croire et d’être sûr qu’il veut y arriver et mettra tout en œuvre pour atteindre son objectif.
Pour inscrire Mbagne Wade, son arrière grand-mère, sur la liste sélective des héroïnes nationales, il lui a fallu un simple projet de loi mais pour installer son fils, il lui faut un peu plus d’imagination pour ne pas apparaître comme un dictateur et laisser une tâche sur une réputation qu’il compte parfaire.

Wade ne renoncera pas au suffrage universel. Cette option est la plus crédible pour quelqu’un qui cherche à se tailler une réputation de démocrate. Mais pour Wade, le vote est aussi un moyen légal de faire passer une option quand on maîtrise les rudiments d’une fraude électronique.

La plus grave erreur de certains de nos opposants c’est d’avoir déclaré que Karim Wade est un sénégalais comme tous les autres, qui peut ambitionner d’occuper le poste de Président de la république mais à condition qu’il sollicite les suffrages des sénégalais. C’est un bel élan républicain mais c’est une manière très gauche d’avaliser l’imposition du fils du Président par la voix de la fraude et de l’achat de conscience. Sans compter que Karim a bien une longueur d’avance sur ses potentiels candidats en termes de moyens de déploiement politique affrété par son père en sa qualité de Président de la république. Une inégalité contraire aux dispositions de la constitution (nous y reviendrons).
Wade est sûr de pouvoir imposer Karim Wade et pour cela il compte sur deux facteurs.

A suivre

Fatou Diop
fatouivon@yahoo.fr

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#13 Auteur: Fatou Diop
Posté le : 2008-05-15 07:30:03  







Suite

La carte des retrouvailles de la grande famille libérale


Les négociations entre Wade et Idrissa Seck en vue des retrouvailles de la grande famille libérale n’ont pas empêché au premier de chercher à affaiblir l’autre. Le long silence marqué par Idrissa Seck a été une occasion pour Wade de chercher à le liquider politiquement. La récente dissolution des collectivités locales contrôlées par des conseillers membre de Rewmi est un exemple patent. Cependant, ceux qui y voient une renonciation de Wade aux retrouvailles se trompent lourdement.

Wade a besoin de Idrissa Seck pour son plan. Mais il ne veut pas d’un Idrissa Seck fort accompagné de fidèles compagnons qui contrôlent encore leur localité et qui ont les moyens de se battre politiquement. Wade souhaite retrouver un Idrissa Seck politiquement affaiblit qui n’a pas autre choix que celui de se ranger derrière Karim Wade qui a déjà réussi son maillage du parti et qui dispose de moyens conséquents pour neutraliser ses adversaires.

En réalité, l’option de Wade consistant à encourager les grandes retrouvailles du PDS ne visent qu’à donner une légitimité à Karim Wade. Voir un Modou Diagne Fada, chef de l’opposition parlementaire rejoindre le PDS, constater un Idrissa Seck, qui a été second lors de la dernière élection présidentielle rejoindre le PDS, c’est déjà une manière d’annoncer une victoire, avant la lettre, pour porter Karim au pouvoir. Une légitimité mathématique que Wade réussira à transformer en une légitimité populaire quelque soit la volonté du peuple.

Face à cette situation, il faut saluer l‘attitude des militants de Rewmi d’avoir pensé à faire face. Ne pas se laisser trainer à la guillotine et se battre. La décision de porter un recours auprès du conseil d’Etat pour excès de pouvoir et la désobéissance civile qui a conduit au refus de participer aux passations de service est un langage clair de combat contre l’arbitraire. Idrissa Seck qui est partant pour des retrouvailles de la grande famille libérale n’a pas pour autant manquer de vigilance, malgré son silence. A la veille des élections locales qui ont finalement été reportées, son parti avait annoncé sa participation pour ne pas être laissé en rade, malgré l’ouverture des négociations avec le PDS. De même avec l’illégale dissolution des collectivités locales la réaction n’a pas manqué.

Mais Wade compte encore sur un autre facteur basé sur une réalité intrinsèque à notre pays.

A Suivre

Fatou Diop
fatouivon@yahoo.fr



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#14 Auteur: sadio
Posté le : 2008-05-15 07:50:34  
à Fatou diop et Gnagna, à vos claviers prêt, partez!!

Trés bonne chronique de SJD!!

Wade il faut le bouter dehors, on en appelle à tous les démocrates!
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#15 Auteur: Thosa
Posté le : 2008-05-15 07:50:58  
Il est devenu sénile à l'instar de feu Kounthié du Niger qui est arrivée les pieds nus à l'aéroport de Niamey.
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#16 Auteur: lay
Posté le : 2008-05-15 07:53:31  
encore merci fatou diop idy sera un jour prèsident chala .karim un jour à rebeuss.ne prenez pas les sènègalais comme des cons nous n'accepterons karim comme prèsident: :jumpy:  :jumpy:  :jumpy: 
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#17 Auteur: Fatou Diop
Posté le : 2008-05-15 07:58:54  







Suite


La passivité et la psychologie des sénégalais

Karim Wade n’a pas besoin de trop mettre la main à la pâte. Wade l’a compris. Il suffit juste qu’il emprunte la posture d’un homme d’Etat, privilégie les actes et qu’il réponde aux attentes de certains « grands électeurs »: marabouts, leader d’opinion, intellectuels qui ont décidé de mettre un prix sur leur silence ou leur complicité. Wade se chargera des manœuvres et des stratégies qu’il étale après les avoir expérimentés plusieurs fois durant son mandat à la tête du Sénégal mais également durant toute une période d’opposition.

Il connaît bien les sénégalais au point d’arriver à gouverner par la ruse et rien que par la ruse pendant huit années sans être inquiété. Wade a plusieurs fois violé la constitution, plusieurs fois laissé s’abattre l’injustice sur d’innocents citoyens, plusieurs fois tordu la loi pour imposer des décisions arbitraires… sans aucune réaction dissuasive de la part des sénégalais et de ses adversaires politiques. Il se prépare juste, à l’avance, à entendre des vertes et pas mûres, sur sa personnes à travers les médias. Mais d’un autre coté, sur le terrain de prédilection de ses adversaires, il a trouvé les moyens d’amoindrir les contestations. Des souteneurs bien organisés inondent quotidiennement les pages de contributions des journaux, les émissions interactives (Wax sa xalat) et autres émissions télé, pour porter la parole du maître et défendre sa politique. Wade crée, de ce fait, une opinion virtuelle favorable qui dame le pion à l’opinion publique et instaure la confusion aux yeux des observateurs.

Wade a fini par relever et cerner les failles de l’adversaire. Faille dans la capacité de riposte, faille dans l’organisation, faille dans la communication. C’est pourquoi, renoncer à son projet ne semble pas être une option raisonnable pour Wade parce que ne faisant face à aucun obstacle susceptible de le contrer. Il s’y ajoute que des enjeux divers liés à la perpétuation de son règne et la protection de son entourage, font de son projet la priorité de son dernier mandat. Ce n’est ni la réduction des prix élevés des denrées de premières nécessités ni la résolution des problèmes de l’école sénégalaise.

Wade sait ce qu’il veut et qui l’arrange. Il pense pouvoir y arriver et fera tout pour atteindre son objectif. Il revient, cependant, aux démocrates et aux citoyens de ce pays de contrer son initiative. C’est un devoir républicain pour tout sénégalais.
L’heure n’est plus à la susceptibilité, aux calculs politiques, aux promotions individuelles. L’heure est à l’unité contre la forfaiture, unité contre un recul démocratique imminent, unité contre l’instauration d’une monarchie républicaine. Les sénégalais ont été nombreux à dénoncer la tentative visant à mettre le fils à la place du père mais rien dans la démarche, rien dans le comportement ne pousse à penser que de cette affaire, ils en ont fait une question d’intérêt national. Certaines tentatives de quelques personnes autour de quelques entités n’ont réussi qu’à mettre le doigt sur le danger mais elles ne sont pas assez travaillées et n’ont pas pris l’envergure qu’il faut pour pouvoir contrer une option qui date de plusieurs années et qui est très avancée dans son application. La réflexion doit s’intensifier pour trouver les moyens de barrer la route à la dynastie des Wade. Nous proposons quelques axes.


A suivre

Fatou Diop
fatouivon@yahoo.fr


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#18 Auteur: 
Posté le : 2008-05-15 08:05:05  
sachez qu'un franc-macon n'a peur de rien et ne croit en rien sauf la mort...

mais la mort que vous voulez fuir, frappera votre ame. et vous serait inchaAllah jugé.
Repondre   


#19 Auteur: 
Posté le : 2008-05-15 08:12:52  
gaaaaa yiiii l'heure à sonner dé!!!!

il fait son testamen dé.

c'est fini

il fait son bilan nak !!!

reveillez vous
Repondre   


#20 Auteur: koc barma
Posté le : 2008-05-15 08:28:25  
sachez qu'un franc-macon n'a peur de rien et ne croit en rien sauf la mort...

mais la mort que vous voulez fuir, frappera votre ame. et vous serait inchaAllah jugé.
Quel dommage!
vous êtes pire que ceux que vous pourfendez. un peu de bon sens et de tolérance ne nuirait pas à la sérénité des débats.
Sans rancune.
Repondre   


#21 Auteur: 
Posté le : 2008-05-15 08:30:35  

FATOU DIOP,

QUELLE
HONTE
TU
NE
DISCREDITE
KARIM WADE
QUE
PARCE
QU’IL
EST
L’ADVERSAIRE
DE
TON
VAURIEN
D’IDRISSA SECK.
CHAQUE
FOIS
QUE
TU
ATTAQUES
WADE
C’EST
PAR
INTERET

TU
N’AS
AUCUNE
CONSCIENCE
POLITIQUE
TU
T’ES
GARDEE
D’ATTAQUER
WADE
SES
DERNIERS
TEMPS
JUSQU'À
L’ANNONCE
DE LA DISSOLUTION
DES COMMUNES
COMME
IDY
ETAIT
TOUCHE
ET
N’AVAIT
PLUS
AUCUNE
CHANCE
AUPRES
DE
WADE
C’EST
SEULEMENT
LA
QUE
TU
AS
REPRIS
TES
ATTAQUES
CONTRE
WADE
SI WADE
AVAIT
REPRIS
IDY
TU
SERAIS
EN
TRAIN
DE
LOUER
WADE
ACTUELLEMENT

TU
ES
INDEFENDABLE
MEME
ET
SURTOUT
PAR
MARVEL
Repondre   


#22 Auteur: Le Prof de Francais.
Posté le : 2008-05-15 08:33:06  





En voulant trouver mieux, nous avons servi d’échelle à un assoiffé de pouvoir.

Après lui avoir laissé la latitude de visiter tous les étapes de l’indécence et de la bassesse politique, sans être inquiété, nous l’observons et le laissons dérouler tranquillement sa stratégie de succession.

Avons-nous finalement monnayé notre souveraineté à la volonté d’un seul homme qui se donne le droit de nous inscrire dans une logique du mal en pire ?

Une page blanche de notre histoire nous attend. A nous d’y inscrire, dans un bel élan de solidarité, les raisons de croire à la grandeur de notre peuple.

Wade est une erreur de l’histoire qu’il faut rapidement rectifier. La dynastie des Wade ne doit exister que dans des contes d’Amadou Coumba.


Fatou Diop
fatouivon@yahoo.fr


Fatou, un rapide rectificatif: on ne dit JAMAIS " une logique du mal en pire" mais plutot "une logique DE mal en PIS".
Tu nous a habitue a mieux que cela, fais attention a tes ecrits cherie! Sinon, je te souhaite bon vent et excellente journee!
Repondre   


#23 Auteur: 
Posté le : 2008-05-15 08:36:30  

FATOU DIOP,

QUELLE
HONTE
TU
NE
DISCREDITE
KARIM WADE
QUE
PARCE
QU’IL
EST
L’ADVERSAIRE
DE
TON
VAURIEN
D’IDRISSA SECK.
CHAQUE
FOIS
QUE
TU
ATTAQUES
WADE
C’EST
PAR
INTERET

TU
N’AS
AUCUNE
CONSCIENCE
POLITIQUE
TU
T’ES
GARDEE
D’ATTAQUER
WADE
SES
DERNIERS
TEMPS
JUSQU'À
L’ANNONCE
DE LA DISSOLUTION
DES COMMUNES
COMME
IDY
ETAIT
TOUCHE
ET
N’AVAIT
PLUS
AUCUNE
CHANCE
AUPRES
DE
WADE
C’EST
SEULEMENT
LA
QUE
TU
AS
REPRIS
TES
ATTAQUES
CONTRE
WADE
SI WADE
AVAIT
REPRIS
IDY
TU
SERAIS
EN
TRAIN
DE
LOUER
WADE
ACTUELLEMENT

TU
ES
INDEFENDABLE
MEME
ET
SURTOUT
PAR
MARVEL
remontes aux archives des chroniques de souleymane jules Diop. FATOU DIOP s'est toujours attaquée à Wade et à Karim. Et ceci depuis belle lurette.
Repondre   


#24 Auteur: 
Posté le : 2008-05-15 08:37:30  







Suite

La carte des retrouvailles de la grande famille libérale


Les négociations entre Wade et Idrissa Seck en vue des retrouvailles de la grande famille libérale n’ont pas empêché au premier de chercher à affaiblir l’autre. Le long silence marqué par Idrissa Seck a été une occasion pour Wade de chercher à le liquider politiquement. La récente dissolution des collectivités locales contrôlées par des conseillers membre de Rewmi est un exemple patent. Cependant, ceux qui y voient une renonciation de Wade aux retrouvailles se trompent lourdement.

Wade a besoin de Idrissa Seck pour son plan. Mais il ne veut pas d’un Idrissa Seck fort accompagné de fidèles compagnons qui contrôlent encore leur localité et qui ont les moyens de se battre politiquement. Wade souhaite retrouver un Idrissa Seck politiquement affaiblit qui n’a pas autre choix que celui de se ranger derrière Karim Wade qui a déjà réussi son maillage du parti et qui dispose de moyens conséquents pour neutraliser ses adversaires.

En réalité, l’option de Wade consistant à encourager les grandes retrouvailles du PDS ne visent qu’à donner une légitimité à Karim Wade. Voir un Modou Diagne Fada, chef de l’opposition parlementaire rejoindre le PDS, constater un Idrissa Seck, qui a été second lors de la dernière élection présidentielle rejoindre le PDS, c’est déjà une manière d’annoncer une victoire, avant la lettre, pour porter Karim au pouvoir. Une légitimité mathématique que Wade réussira à transformer en une légitimité populaire quelque soit la volonté du peuple.

Face à cette situation, il faut saluer l‘attitude des militants de Rewmi d’avoir pensé à faire face. Ne pas se laisser trainer à la guillotine et se battre. La décision de porter un recours auprès du conseil d’Etat pour excès de pouvoir et la désobéissance civile qui a conduit au refus de participer aux passations de service est un langage clair de combat contre l’arbitraire. Idrissa Seck qui est partant pour des retrouvailles de la grande famille libérale n’a pas pour autant manquer de vigilance, malgré son silence. A la veille des élections locales qui ont finalement été reportées, son parti avait annoncé sa participation pour ne pas être laissé en rade, malgré l’ouverture des négociations avec le PDS. De même avec l’illégale dissolution des collectivités locales la réaction n’a pas manqué.

Mais Wade compte encore sur un autre facteur basé sur une réalité intrinsèque à notre pays.

A Suivre

Fatou Diop
fatouivon@yahoo.fr




"Voir un Modou Diagne Fada, chef de l’opposition parlementaire rejoindre le PDS"

C'est pourtant lui que tu recommandais pour s'allier à Idy. Je ne fais pas erreur,non? Dis-moi, sinon je vais rechercher ton texte en question.
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#25 Auteur: 
Posté le : 2008-05-15 08:38:31  

FATOU DIOP,

QUELLE
HONTE
TU
NE
DISCREDITE
KARIM WADE
QUE
PARCE
QU’IL
EST
L’ADVERSAIRE
DE
TON
VAURIEN
D’IDRISSA SECK.
CHAQUE
FOIS
QUE
TU
ATTAQUES
WADE
C’EST
PAR
INTERET

TU
N’AS
AUCUNE
CONSCIENCE
POLITIQUE
TU
T’ES
GARDEE
D’ATTAQUER
WADE
SES
DERNIERS
TEMPS
JUSQU'À
L’ANNONCE
DE LA DISSOLUTION
DES COMMUNES
COMME
IDY
ETAIT
TOUCHE
ET
N’AVAIT
PLUS
AUCUNE
CHANCE
AUPRES
DE
WADE
C’EST
SEULEMENT
LA
QUE
TU
AS
REPRIS
TES
ATTAQUES
CONTRE
WADE
SI WADE
AVAIT
REPRIS
IDY
TU
SERAIS
EN
TRAIN
DE
LOUER
WADE
ACTUELLEMENT

TU
ES
INDEFENDABLE
MEME
ET
SURTOUT
PAR
MARVEL

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#26 Auteur: 
Posté le : 2008-05-15 08:38:37  





En voulant trouver mieux, nous avons servi d’échelle à un assoiffé de pouvoir.

Après lui avoir laissé la latitude de visiter tous les étapes de l’indécence et de la bassesse politique, sans être inquiété, nous l’observons et le laissons dérouler tranquillement sa stratégie de succession.

Avons-nous finalement monnayé notre souveraineté à la volonté d’un seul homme qui se donne le droit de nous inscrire dans une logique du mal en pire ?

Une page blanche de notre histoire nous attend. A nous d’y inscrire, dans un bel élan de solidarité, les raisons de croire à la grandeur de notre peuple.

Wade est une erreur de l’histoire qu’il faut rapidement rectifier. La dynastie des Wade ne doit exister que dans des contes d’Amadou Coumba.


Fatou Diop
fatouivon@yahoo.fr


TOUTES les étapes de l'indécence...(au féminin!!!décidément)
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#27 Auteur: 
Posté le : 2008-05-15 08:41:52  

"remontes aux archives des chroniques de souleymane jules Diop. FATOU DIOP s'est toujours attaquée à Wade et à Karim. Et ceci depuis belle lurette."


C'est un grossier mensonge. Fatou Diop n'a fait que poster des textes pour faire l'éloge d'Idrisdsa Seck.

95% de textes pour Idrissa Seck et 5% contre Wade!
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#28 Auteur: Fatou Diop
Posté le : 2008-05-15 08:42:26  







Suite

1/ L’établissement d’un pacte républicain pour empêcher le remplacement d’un Président de la république par son fils.

L’initiative d’une minorité parlementaire visant à empêcher la candidature de Karim Wade est une bonne chose mais elle est vouée à l’échec. Un problème de faisabilité se pose puisqu’une minorité ne peut faire passer une loi. Mais nous pensons que c’est trop chercher en voulant faire voter une loi, alors que la constitution est claire. Dans son préambule, elle consacre « le rejet et l'élimination, sous toutes les formes, de l'injustice, des inégalités et des discriminations, ». La volonté de vouloir imposer son fils en lui donnant les moyens de l’Etat est une forme d’injustice et d’inégalité que le peuple doit systématiquement rejeté.

Wade s’inspire de Faure Eyadema qu’il a bien travaillé mais donne souvent l’exemple de Bush pour justifier son choix. Bush n’a pas succéder à son père et n’a donc pas profité des moyens du contribuable américain pour se placer au sommet de l’Etat. Contrairement à Karim Wade qui profite déjà des moyens de l’Etat mis à sa disposition par son père. Ses rares sorties politiques (exemple du meeting de Guédiawaye) ont été encadrées par la force publique et des moyens logistiques de l’Etat ont largement été utilisé pour la réussite de l’organisation. Une autre violation flagrante de la constitution qui prévoit « l'égal accès de tous les citoyens aux services publics ». Ni Tanor, ni Niasse ni Talla Sylla ni Bathily Ni Idrissa Seck ….n’ont eu ses faveurs et ne l’auront jamais face à Karim.

Défendre la constitution, les valeurs et principes de la république ne peuvent pas constituer des positions partisanes.
Aucune posture ne peut justifier une impartialité face aux défenses des principes. Aucun journaliste n’a le droit de compter les points, entre adversaires politiques, face à la violation de l’éthique républicaine. Aucun intellectuel ne doit se permettre de se taire face aux dérives répétées. Un pacte républicain sur cette question doit être naturel. Il n’est pas nécessaire qu’il soit paraphé mais il suffit juste qu’il soit tacitement comprit et que chacun, dans son domaine, se donne les moyens de se battre pour la défense de la démocratie et de la république.


2/ Mise sur pied de structures citoyennes

Les susceptibilités, les guerres de positionnement ont plombé la dynamique unitaire qui devrait faire face à Wade. Le front Siggil Sénégal déroule un plan d’action qui prend, désormais, en compte, l’occupation de la rue en plus des médias. Ce qui est une bonne chose et contribue à l’équilibre de la terreur. Mais le Front Siggil Sénégal apparaît comme un cadre purement politique et à la limite sectaire. Ses manifestations sont assimilables à celles du Parti socialiste qui marque sa présence à travers une participation massive de ses responsables et militants, mais aussi en termes de couleurs et de banderoles.

Un élan qui peut expliquer la volonté des membres de la CA 2007 à s’agripper à cette structure dirigée par l’AFP et à convoquer des réunions périodiques même si c’est pour se prononcer sur des questions qui pouvaient être prises en compte dans le cadre du Front Siggil Sénégal. Des comportements qui laissent entrevoir des querelles de leadership entre les deux anciens barons du PS. Des querelles politiques, récurrentes, qui ont fini par créer plusieurs pôles dans l’opposition.

Face à la donne, il est temps de transcender les intérêts partisans et les adversités politiques pour mettre en avant l’intérêt supérieur de la nation. Les sénégalais ne doivent plus attendre l’action des partis politiques pour combattre le danger. La déception qui découlera de leur manque d’unité risque de se déteindre sur l’efficacité de la lutte. Des structures citoyennes doivent voir le jour pour s’opposer au projet monarchique de Wade. Des structures citoyennes qui pourront valablement s’associer avec les politiques pour mettre en place des stratégies de lutte pour la défense des principes et valeurs républicains.


A suivre


Fatou Diop
fatouivon@yahoo.fr


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#29 Auteur: 
Posté le : 2008-05-15 08:54:21  







Suite

1/ L’établissement d’un pacte républicain pour empêcher le remplacement d’un Président de la république par son fils.

L’initiative d’une minorité parlementaire visant à empêcher la candidature de Karim Wade est une bonne chose mais elle est vouée à l’échec. Un problème de faisabilité se pose puisqu’une minorité ne peut faire passer une loi. Mais nous pensons que c’est trop chercher en voulant faire voter une loi, alors que la constitution est claire. Dans son préambule, elle consacre « le rejet et l'élimination, sous toutes les formes, de l'injustice, des inégalités et des discriminations, ». La volonté de vouloir imposer son fils en lui donnant les moyens de l’Etat est une forme d’injustice et d’inégalité que le peuple doit systématiquement rejeté.

Wade s’inspire de Faure Eyadema qu’il a bien travaillé mais donne souvent l’exemple de Bush pour justifier son choix. Bush n’a pas succéder à son père et n’a donc pas profité des moyens du contribuable américain pour se placer au sommet de l’Etat. Contrairement à Karim Wade qui profite déjà des moyens de l’Etat mis à sa disposition par son père. Ses rares sorties politiques (exemple du meeting de Guédiawaye) ont été encadrées par la force publique et des moyens logistiques de l’Etat ont largement été utilisé pour la réussite de l’organisation. Une autre violation flagrante de la constitution qui prévoit « l'égal accès de tous les citoyens aux services publics ». Ni Tanor, ni Niasse ni Talla Sylla ni Bathily Ni Idrissa Seck ….n’ont eu ses faveurs et ne l’auront jamais face à Karim.

Défendre la constitution, les valeurs et principes de la république ne peuvent pas constituer des positions partisanes.
Aucune posture ne peut justifier une impartialité face aux défenses des principes. Aucun journaliste n’a le droit de compter les points, entre adversaires politiques, face à la violation de l’éthique républicaine. Aucun intellectuel ne doit se permettre de se taire face aux dérives répétées. Un pacte républicain sur cette question doit être naturel. Il n’est pas nécessaire qu’il soit paraphé mais il suffit juste qu’il soit tacitement comprit et que chacun, dans son domaine, se donne les moyens de se battre pour la défense de la démocratie et de la république.


2/ Mise sur pied de structures citoyennes

Les susceptibilités, les guerres de positionnement ont plombé la dynamique unitaire qui devrait faire face à Wade. Le front Siggil Sénégal déroule un plan d’action qui prend, désormais, en compte, l’occupation de la rue en plus des médias. Ce qui est une bonne chose et contribue à l’équilibre de la terreur. Mais le Front Siggil Sénégal apparaît comme un cadre purement politique et à la limite sectaire. Ses manifestations sont assimilables à celles du Parti socialiste qui marque sa présence à travers une participation massive de ses responsables et militants, mais aussi en termes de couleurs et de banderoles.

Un élan qui peut expliquer la volonté des membres de la CA 2007 à s’agripper à cette structure dirigée par l’AFP et à convoquer des réunions périodiques même si c’est pour se prononcer sur des questions qui pouvaient être prises en compte dans le cadre du Front Siggil Sénégal. Des comportements qui laissent entrevoir des querelles de leadership entre les deux anciens barons du PS. Des querelles politiques, récurrentes, qui ont fini par créer plusieurs pôles dans l’opposition.

Face à la donne, il est temps de transcender les intérêts partisans et les adversités politiques pour mettre en avant l’intérêt supérieur de la nation. Les sénégalais ne doivent plus attendre l’action des partis politiques pour combattre le danger. La déception qui découlera de leur manque d’unité risque de se déteindre sur l’efficacité de la lutte. Des structures citoyennes doivent voir le jour pour s’opposer au projet monarchique de Wade. Des structures citoyennes qui pourront valablement s’associer avec les politiques pour mettre en place des stratégies de lutte pour la défense des principes et valeurs républicains.


A suivre


Fatou Diop
fatouivon@yahoo.fr


Du n'importe quoi! Oublies la constitution avec ton principe "d'égal accès de tous les citoyens aux services publics ", je te rappelle que le président de la république sortant qui se représente pour une deuxièume fois dispose tout aussi bien des moyens de l'Etat, contrairement aux autres candidats. Alors ton argument tenant à la mise à disposition des moyens de l'Etat au fils puisque son père se trouve être le président sortant n'a aucunnnnnnnne pertinence! TROUVE AUTRE CHOSE de plus CREDIBLE
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#30 Auteur: Fatou Diop
Posté le : 2008-05-15 08:59:10  







Suite et fin


3/ Une politique de désobéissance civile face aux actes illégaux

Créer un réflexe de désobéissance civile face aux actes illégaux est une exigence de l’heure. Certains actes de Wade sont d’une illégalité flagrante. Il n’est point besoin d’attendre la décision d’une justice sous ordre. C’est une chose de ne pouvoir influer sur les décisions de Wade mais s’en est une autre de subir les actes illégalement posés. Les sénégalais doivent établir une politique de refus face à l’injustice et à l’arbitraire.

Il faut saluer la décision courageuse des jeunes du Front Siggil Sénégal tels que Barthélemy Dias, qui ont opté de marcher avec ou sans autorisation en partant du fait qu’il s’agit d’un droit constitutionnellement reconnu. Les décisions illégales ne doivent pas suppléer aux options légales prévues par nos lois. C’est un combat pour la défense de la république qu’il faudra mener jusqu’au bout.

4/ La dénonciation des positions contre la démocratie et des postures de complicité


Il est clair que le comportement de certains marabouts, hommes politiques, intellectuels, leader d’opinion est un frein à l’évolution de la démocratie et au maintien des acquis républicains. La confusion est toujours apparente, dans des cas de violations des lois parce que des intellectuels entretiennent le flou en se rangeant du coté de l’arbitraire tout en mettant en exergue leur qualité « d’expert en… ».

Il s’y ajoute que certains dignitaires et marabouts n’élèvent jamais la voix quand les sénégalais sont matés, humiliés, persécutés. Ils n’interviennent que pour calmer les ardeurs et empêcher d’éventuels ripostes et ainsi laisser libre cours à l’arbitraire qui a encore de beaux jours devant lui. Il faut que cela s’arrête. Certains hommes politiques, pour des raisons de calculs politiciens ne se risqueront jamais à s’attaquer à ces concitoyens qui œuvrent contre la démocratie et contre les libertés.

C’est une réalité ancrée qui freine tout combat contre l’injustice et contre l’arbitraire. On ne doit valablement pas laisser des complices de Wade dérouler leur stratégie en toute quiétude et occuper les devants de la scène. Il revient aux sénégalais de les dénoncer à chaque fois que l’occasion se présente et ainsi dissuader ceux qui seront tentés d’aller grossir leurs rangs pour œuvrer contre la démocratie et le respect des principes de la république.



Fatou Diop
fatouivon@yahoo.fr



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#31 Auteur: kingsize
Posté le : 2008-05-15 09:08:45  
bravo jules voila pourquoi je t'admire tes interventions toutes pertinentes qu'elles puissent etre mais les sénégalais n'ont justement que ce qu'ils méritent la famine est bien présent alors qu'on nous agresse l'ouie avec la goana l'anoci et un président au summum de l'ostentation et de la sénilité bravo encore et surtout tiens le bon bout :sn: 
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#32 Auteur: le prince de tivaouane
Posté le : 2008-05-15 09:13:07  
Le meilleur article De SDJ depuis le début. Chapeau bas Mr DIOP.
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#33 Auteur: omms
Posté le : 2008-05-15 09:16:36  
brulons le livre de wade .autadafé a la porte du millenaire
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#34 Auteur: sow
Posté le : 2008-05-15 09:20:30  
que dire des mensonges sur TALLA SYLLA que l interesse a dementi.
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#35 Auteur: 
Posté le : 2008-05-15 09:26:03  

"Mais le Front Siggil Sénégal apparaît comme un cadre purement politique et à la limite sectaire. Ses manifestations sont assimilables à celles du Parti socialiste qui marque sa présence à travers une participation massive de ses responsables et militants, mais aussi en termes de couleurs et de banderoles."

Bécasse! Voilà que toi aussi tu t'attaques à l'opposition. Tu veux sans doute nous faire croire qu'Idrissa voleur est le seul opposant valable?

Pffffffff
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#36 Auteur: A Fatou
Posté le : 2008-05-15 09:32:44  







Suite et fin


3/ Une politique de désobéissance civile face aux actes illégaux

Créer un réflexe de désobéissance civile face aux actes illégaux est une exigence de l’heure. Certains actes de Wade sont d’une illégalité flagrante. Il n’est point besoin d’attendre la décision d’une justice sous ordre. C’est une chose de ne pouvoir influer sur les décisions de Wade mais s’en est une autre de subir les actes illégalement posés. Les sénégalais doivent établir une politique de refus face à l’injustice et à l’arbitraire.

Il faut saluer la décision courageuse des jeunes du Front Siggil Sénégal tels que Barthélemy Dias, qui ont opté de marcher avec ou sans autorisation en partant du fait qu’il s’agit d’un droit constitutionnellement reconnu. Les décisions illégales ne doivent pas suppléer aux options légales prévues par nos lois. C’est un combat pour la défense de la république qu’il faudra mener jusqu’au bout.

4/ La dénonciation des positions contre la démocratie et des postures de complicité


Il est clair que le comportement de certains marabouts, hommes politiques, intellectuels, leader d’opinion est un frein à l’évolution de la démocratie et au maintien des acquis républicains. La confusion est toujours apparente, dans des cas de violations des lois parce que des intellectuels entretiennent le flou en se rangeant du coté de l’arbitraire tout en mettant en exergue leur qualité « d’expert en… ».

Il s’y ajoute que certains dignitaires et marabouts n’élèvent jamais la voix quand les sénégalais sont matés, humiliés, persécutés. Ils n’interviennent que pour calmer les ardeurs et empêcher d’éventuels ripostes et ainsi laisser libre cours à l’arbitraire qui a encore de beaux jours devant lui. Il faut que cela s’arrête. Certains hommes politiques, pour des raisons de calculs politiciens ne se risqueront jamais à s’attaquer à ces concitoyens qui œuvrent contre la démocratie et contre les libertés.

C’est une réalité ancrée qui freine tout combat contre l’injustice et contre l’arbitraire. On ne doit valablement pas laisser des complices de Wade dérouler leur stratégie en toute quiétude et occuper les devants de la scène. Il revient aux sénégalais de les dénoncer à chaque fois que l’occasion se présente et ainsi dissuader ceux qui seront tentés d’aller grossir leurs rangs pour œuvrer contre la démocratie et le respect des principes de la république.



Fatou Diop
fatouivon@yahoo.fr



Le grand Maodo avait déjà souligné la condition sine qua non de l'unité de l'opposition pour remporter les élections présidentielles précédentes. L'opposition est partie aux élections en ordre dispersé, le résultat on le connait. Le sectarisme et la volonté de domination sont inscrits dans les gênes du sénégalais et les leaders de l'opposition ne sont malheureusement pas en reste. Toutes les solutions que tu suggères ne sont que de la poudre aux yeux, il vaut mieux pourchasser Idrissa Seck pour qu'il rende les milliards volés, alors nous aurons les moyens de nous défendre contre la forfaiture!
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#37 Auteur: casamançais
Posté le : 2008-05-15 09:33:52  
Chers Senegalais et plus particuliement vous les internautes je vous l'avais dit et je le redit encore IL N Y A QU'UN SEUL MOYEN DE FAIRE PARTIR VOTRE PRESIDENT VOLEUR MENTEUR ET QUI N A QU UNE SEULE AMBITION QUI AUTRE QUE INSTALLER SON FILS DANS LE PALAIS DES SENEGALAIS. C'EST BIEN SUR DE VENIR DISCUTER AVEC SALIF SADIO ET ENSEMBLES NOUS VS AIDERONS AVEC LES ARMES A FAIRE QUITTER. FAUTE DE QUOI,IL NE QUITTERA JAMAIS SON POUVOIR QU IL CROIT ETRE UN POUVOIR DIVIN.PIS ENCORE IL EST EN COMPLICITE AVEC SON ARMEE DONT LES PLUS HAUTS GRADES N OSENT PAS POSER PIEDS EN CASAMANCE. WADE, SON FILS, ABDOULAYE BALDE QUI SE RECLAME DE CASAMANCAIS ET QUI NE L EST PAS DU TOUT SONT TOUS LES PLUS GROS VOLEURS DU SENEGAL.LA CASAMANCE EN TOUT CAS NE LAISSERA JAMAIS DIRIGER PAR CE MESQUIN CE VOLEUR DE BALDE. NOUS L'ATTENDONS DE PIEDS FERMES SUR LE TERRAIN POLITIQUE
PRENEZ LES ARMES ET ARRETEZ DE CRIER
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#38 Auteur: Gnagna
Posté le : 2008-05-15 09:39:31  

Question à Wade-UBU

«(…) Vous avez démocratisé leur (les Sénégalais) vie politique, mais avez-vous suffisamment amélioré leur niveau de vie ?
Oui, j’ai amélioré leur niveau de vie ! Pour preuve, en 2005, pour la première fois de l’histoire du Sénégal indépendant, nous avons maintenu pendant deux années successives un taux de croissance économique supérieur à 6%. Tout cela avec une remarquable tenue des finances publiques, dans un environnement international particulièrement défavorable en raison de la hausse du prix du pétrole. (…).»
Premièrement c’est un nouveau mensonge. Ensuite comment ce président peut-il nous faire croire que le taux de croissance a amélioré le niveau de vie des Sénégalais alors que lui-même disait qu’il fallait plusieurs années (6 ou 7, disait-il) avant que l’effet se fasse ressentir sur les populations. Ce type n’a aucun scrupule. De plus comment ose-t-il parler du taux de croissance économique avec les hausses des prix qui flambent ??


Pour le peuple souverain !! (pour Ousmane)

ggdiagne@hotmail.com
 :-D  :-D  :-D 
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#39 Auteur: Gnagna
Posté le : 2008-05-15 09:42:50  

Une partie des faits les plus ignobles de Wade-UBU :

- il a fait voter la loi EZZAN et il s’en vante encore actuellement
- faire rénover son avion à la place d’acheter un nouveau moteur pour le JOOLA
- le protocole de Rebeuss
- les tripatouillages de notre Constitution, comme si c’était une liste à commissions
- sa prestation de serment avec le Conseil constitutionnel à ses pieds
- ses innombrables mensonges de chef d’état
- l’agression de Talla Sylla et sa façon de la commenter actuellement (j’y reviendrai)
- son refus d’entendre son peuple (comme tous les dictateurs)
- son installation de la violence au sommet de l’Etat
- son utilisation de la religion pour diviser les Sénégalais
- son mépris de la démocratie et des droits de l’homme
- l’achat de transhumants comme mode de fonctionnement politique
- la nomination de gangsters et d’ignorants au gouvernement
- la paupérisation des secteurs halieutiques et agricoles provocant les départs (par milliers) et la mort (par centaines) des immigrés
- la confiscation de la justice pour son propre compte
- l’achat d’un avion à 50 milliards alors que le peuple a faim


ggdiagne@hotmail.com