
« Quand le chat n’est pas là, les souris dansent », cette expression sied bien avec ce qui se passe actuellement à Dakar. Et pour cause, au moment où les éléments de la police laissent le terrain aux agresseurs pour s’attaquer aux journalistes, ces derniers sèment la terreur sur d’honnêtes citoyens. C’est le cas de ce professeur du département de géographie qui a été sauvagement agressé par deux individus à Colobane.
L’agression des journalistes par des éléments de la police est une preuve encore que ce n’est pas sur ce terrain qu’on les attendait. Puisque les agresseurs règnent en maîtres depuis quelques temps dans certains quartiers de Dakar. Ce professeur de l’Ucad, plus précisément du département de géographie, ne dira pas le contraire, lui qui a été sauvagement agressé par deux bandits à Colobane.
Son seul tort a été de terminer un peu tard (aux environs de 21 H) ses enseignements. C’est en rentrant qu’il a été rattrapé par ses deux bourreaux qu’il a pris pour des jeunes qui revenaient de jogging. « Je marchais tranquillement quand j’ai entendu des pas de course derrière moi. Je croyais que c’étaient des jeunes qui revenaient de sport, je leur ai cédé le passage. C’est en ce moment même qu’un des agresseurs a sorti un couteau pour me poignarder au ventre, son compagnon me donne un coup de machette au pied », la victime fait ainsi le compte rendu de ce qui lui est arrivé à ses collègues qui s’inquiétaient déjà de sa longue absence.
« J’ai alors perdu connaissance et saigné abondamment. Heureusement, il y a une connaissance qui m’a trouvé dans cet état avant de m’amener à l’hôpital », ajoute le prof agressé qui a dû être admis aux services d’urgence où il a subi une opération chirurgicale.
Le hic dans cette agression barbare, c’est que ses bourreaux n’ont pris que son téléphone portable alors qu’il avait par-devers lui son ordinateur portable et d’autres objets de valeur.
AT/FC