Quatre-vingt-six (86) chefs de village que compte l’arrondissement de Diouloulou s’étaient donné rendez-vous pour une troisième fois, ce mercredi, pour commencer leur entrée en action dans la recherche de la paix. Une trentaine était présente à cette rencontre qui a permis de déterminer la feuille de route. Le président du Conseil rural de Diouloulou informera que les autorités administratives doivent être saisies de toute démarche entreprise. Le Collectif des chefs de village n’ont rien contre les différents acteurs impliqués dans le processus de paix, mais, selon Kalou Marie, le chef de village de Kabiling, ils sont à la fois les représentants du peuple et de l’Etat. Marie, qui a fait la prison avec certains chefs rebelles, demande aux populations d’accepter le pardon demandé par les maquisards pour pouvoir parler de réconciliation.
Les chefs locaux posent aussi le problème de la réinsertion des combattants, une fois les armes déposées. Autant de préalables qui nécessitent aujourd’hui une rencontre avec le chef de l’Etat. Non loin de Diouloulou, les combattants ont envoyé un représentant qui a rencontré Cheikh Aliou Souané. Que se sont-ils dit ? Nul ne sait. Le marabout de Diana, qui a disparu du processus de paix depuis 2004, est prêt à renouer le dialogue avec le maquis. Il demande que le chef de l’Etat lève le mandat d’arrêt international contre Salif Sadio. D’autres activités non encore précisées sont prévues à Bandjikati prochainement.
Il faut rappeler qu’il y a une dizaine de jours, un émissaire de Salif Sadio, chef d’Atika, la branche armée du Mfdc, s’est rendu à Ziguinchor pour informer certaines personnes du désir du chef rebelle de négocier avec les autorités sénégalaises. Les conditions mises en exergue par Salif Sadio pour une reprise des pourparlers de paix étaient la non implication du ministre Farba Senghor et du Comité des sages pour la paix. Mais, jusque-là, aucune réaction officielle n’avait été notée de la part du gouvernement.