AXE KAFFRINE - KAEL : Un automobiliste braqué par deux jeunes filles
Spectaculaire mais aussi incroyable mésaventure que celle vécue par ce conducteur d’une Toyota, immatriculée TH 3914 B, qui roulait, mercredi, dans le sens Kaffrine-Kael aux environs de minuit quarante cinq, transportant une importante quantité de marchandises appartenant à sa patronne.
Le chauffeur, qui n’est toujours pas revenu de ce qui lui est arrivé, a, contre toute attente, été braqué par deux jeunes filles qui faisaient semblant de faire de l’auto-stop. Il faut dire que le stratagème des deux filles a bien réussi, car étant parvenues à entrer dans les bonnes grâces de l’automobiliste qui, compatissant, s’est aussitôt arrêté pour les embarquer. Mais quelle n’a été sa surprise de se voir aussitôt tenu en respect par l’une des jeunes filles qui lui a posé un pistolet à la tempe avec un doigt sur la gâchette. C’est à cet instant précis que deux hommes qui étaient tapis dans l’ombre surgirent pour demander au chauffeur de descendre du véhicule que les malfaiteurs piquèrent tout bonnement pour se fondre dans la nature. Ahuri et déboussolé, le conducteur a tout de même réussi à regagner Mbacké, sa destination, où dès son arrivée il a effectué une déposition auprès de la brigade de gendarmerie. Des avis de recherches ont ainsi été lancés en vue de retrouver le véhicule volé et, surtout, de mettre la main sur les deux braqueuses et leurs acolytes, selon les précisions obtenues auprès de la compagnie de Diourbel.
jce conducteur doit etre cuisine par les limiers parceque pour moi il est complice comment a une heure si avancee il ose prendre deux filles en auto stop et surcroit dans une voiture pleine de marchandises pourquoi il n'a pas ete imprudent c'est 1 complice il s'est joue de sa patronne c'est un menteur.
jce conducteur doit etre cuisine par les limiers parceque pour moi il est complice comment a une heure si avancee il ose prendre deux filles en auto stop et surcroit dans une voiture pleine de marchandises pourquoi il n'a pas ete imprudent c'est 1 complice il s'est joue de sa patronne c'est un menteur.
en tout cas c est bizzare et un manque de prudence du côté du
chaffeur
Extrait :
Le temps des Impostures
Enquête sur l’Energie au Sénégal
« On ne blâme pas quelqu’un pour s’être attardé à réclamer son droit. Mais on blâme uniquement celui qui prend ce qui n’est pas à lui»
Sentence de l’imam Ali
Au nom du père et du fils, amen!
Entre Abdoulaye Wade et «ses enfants» l’amour qui s’est tissé au passé continue et, nous l’espérons, continuera de se conjuguer au futur. Ce sera, pour les générations futures, une très belle leçon d’engagement et de fidélité. Parmi tous ses héritiers, parmi tous ceux qui peuvent se réclamer de Wade et revendiquer son hérédité, Samuel Sarr, Karim Wade, Farba Senghor et Pape Samba Mboup sont certainement ceux qui lui sont les plus fidèles. Ils sont les seuls Sénégalais, et certainement les derniers, qui chaque soir parleront de lui à leurs enfants et petits enfants et se battront pour que son histoire soit enseignée à l’école. Ils seront aussi ceux qui passeront le plus clair de leur temps à entretenir le tombeau du parrain, trouver des circonstances atténuantes à ses errements et à prier pour le repos de son âme. Et, parmi tous ceux que nous avons cités, nul autre que Samuel Sarr ne mérite le plus de revendiquer la filiation du père. C’est pour lui qu’il a fait de la prison et c’est aussi grâce à lui qu’il a rencontré Sérigne Saliou Mbacké, dont le portrait est toujours bien placé sous sa chemise, avant de devenir un de ses plus fervents talibés. Il aime Wade d’un amour irrationnel et tous ceux qui, comme nous, ont eu le privilège de le rencontrer savent que Samuel n’a pas attendu l’alternoce pour adopter la couleur bleue. Comme Me Madické Niang d’ailleurs. Et c’est de son vivant, que ce dernier le défend en criant partout: «cet homme, qui a tant servi son pays, a droit à une mort tranquille. Ses héritiers, ses enfants doivent vivre beaucoup plus tranquillement.» Samuel est un pur produit du libéralisme Wadien. Comme Idrissa Seck, ce «fils» banni qui a divisé le pays en blocs antagonistes, détruit des amitiés et tenu le pays en haleine des mois durant pour laver un linge familial. C’est lui, Wade le père, qui les a créé et leur a, probablement, appris à gérer les deniers publics. C’est lui qui leur a appris la contestation et les techniques de subversion. C’est lui qui encourage les prévaricateurs des deniers publics en les nommant à des postes ministériels, comme Adama Sall. Cet homme, il faut le rappeler, avait été épinglé pour ses malversations dans les rapports de la Cour des comptes. Et l’organe de contrôle avait clairement stipulé qu’aucune fonction publique ne doit plus être confiée. Pour montrer au Sénégal et aux Sénégalais qu’il n’a aucun respect pour eux, Abdoulaye Wade a fait de lui le ministre de la fonction publique. «Qui sème le vent récolte la tempête», disait Farba Senghor aux journalistes qui ont osé parler de son épouse délaissée parce que devenue indigne du ministre qu’il était devenu. Pour punir cet acte qu’il a qualifié «d’agression écrite et verbale», il leur a envoyé une bande de gros bras pour saccager leurs locaux et leur foutre la trouille de leur vie. Car au pays de Wade, qu’elle soit par la pensée ou par la plume, une agression reste une agression. Aujourd’hui que la justice s’apprête à se pencher sur son cas, l’histoire doit retenir que Farba Senghor n’est pas un homme dangereux et il n’a pas l’âme d’un démon ; c’est un type sympathique perdu par son amour pour le père. Farba ne connait que Wade le père. C’est son modèle et exemple. En envoyant les nervis rendre une visite nocturne à Mamadou Thierno Talla de l’As et à El Malick Seck de 24 heures Chrono, il a pris le père au mot. N’est-ce pas lui, Wade le père, qui, dans le dernier livre qu’un français lui a consacré, disait «l’affront se lave dans le sang» ?
Aujourd’hui pour pérenniser son pouvoir et assurer la survie de ses «enfants» Wade, le père, qui a conscience que le temps ne joue pas en sa faveur a déclaré que son parti restera au pouvoir cinquante ans encore. Et pour cela, pour cette cause, les libéraux sont en train de se donner les moyens. Avant le grand saut du prince dans le landernau politique, des larbins sont envoyés aux fronts pour susciter la demande d’un autre Wade. Faute de pouvoir se présenter à une nouvelle présidentielle, et privé de sa fougue d’antan, Abou a jeté son dévolu sur Karim. Et il n’a pas tord. Qui mieux que le fils est plus indiqué à couvrir les arrières du père ? Qui mieux que lui est apte à défendre ses errements, expliquer ses erreurs et, peut-être, lui consacrer un musée, un monument ? Qui mieux que lui peut mettre du Blanco sur tous les dossiers brulants qu’il a eu à gérer, qui lui pèsent sur la conscience, et l’obligent à se rendre toutes les années à la Mecque ? Après tout, qui mieux que Karim est prêt à défendre le bilan de Wade? Qui mieux que lui peut faire face au peuple et le convaincre que feus Kéba Diop, Moussa Aw et Penda Kébé ne sont pas des victimes de l’alternance? Qui mieux que lui est prêt à dire que l’avenir de milliers de jeunes Sénégalais, partis en Europe au prix de leur vie, n’a pas été négocié par Abdoulaye Wade pour les faire revenir dans l’enfer sénégalais? Qui mieux que lui est prêt à jurer que ceux qui pleurent la cherté de la vie sont des paresseux ? Qui mieux que Karim a suffisamment de culot pour regarder les Sénégalais dans le blanc de l’œil et leur dire que sous Wade tout va bien?
Wade est depuis mars 2000 à la tête d’une République que ses prédécesseurs ont construite au prix de lourds sacrifices. La tradition veut qu’on l’appelle monsieur le Président. Mais Wade lui a une autre vision de ses fonctions : il se prend pour un monarque. Comme tout métis, il est partagé entre une culture qu’il croit indigne de lui et une autre qu’il n’honore pas. Il est tiraillé entre la modeste origine de son père et celle noble et légendaire des mandingues. Pour l’histoire et étant nous-mêmes dépositaires et gardiens de cette tradition mandingue, nous nous devons d’éclaircir certaines contradictions dans la généalogie du Président. À Woudoucar dans le Pakao et partout en pays mandingue, les Dabo - nom que porte Aïda la mère d’Abdoulaye Wade - n’ont jamais été des combattants ; ce sont des dioula, des commerçants et ceux qui sont instruits parmi eux sont des marabouts. Nous n’avons nullement l’intention de présenter Abdoulaye Wade comme un homme imaginatif, bien qu’il ait gouverné le Sénégal par des rêves. Mais dans l’histoire du Mandingue depuis l’apparition du premier homme sur terre jusqu’à nos jours, les seuls souverains que le peuple mandingue a connus ont pour noms Keïta, Touré, Cissé et Kanté. Bien que guerriers, les Cissé, dont l’apport aux conquêtes des différents souverains a parfois été occulté par les historiens, s’étaient aussi retrouvés avec les Touré, Diané, Bérété dans le rôle de marabouts et conseillers des empereurs. C’est ainsi que pour l’éternité, Cissé, Diané, Bérété et Touré ont gardé le titre de Manding-mori - marabout du mandingue. Aussi loin que l’on puisse remonter dans l’histoire, en Afrique, les princes et princesses n’épousent jamais le commun des mortels.
La bourgeoisie ne se marie qu’entre-elle. Fût-elle du Mandingue, une princesse ne peut jamais quitter son royaume et venir épouser un sujet du Waalo. À moins qu’à la suite d’une razzia, elle soit faite prisonnière et refuse de révéler son identité. Car au cas où elle aurait décliné son identité, il appartiendrait à la famille princière de prendre en charge la princesse et, certainement, de la faire épouser par un prince du royaume du Waalo ou bien par un autre d’un royaume vassal. En Afrique noire, surtout en pays mandingue, en dehors des raisons économiques et politiques, les gens ne quittent leur milieu social que lorsqu’ils sont marginalisés et stigmatisés par celui-ci. C’est à la suite d’accusations fondées ou non de sorcellerie, de roublardise et crime que les bannis se mettaient à prendre le chemin de l’exil. Ce sont ces raisons qui ont poussé de nombreuses personnes -surtout en Casamance jusqu’à une date récente-, à quitter leur famille pour aller se reconstruire ailleurs.
À l’image de ces enfants dessinant leurs pères sous les traits de preux chevaliers, Abdoulaye Wade, si l’on en croit Souleymane Jules Diop, s’est construite une ascendance guerrière. Bien que commis dans l’administration coloniale son père a été l’un des premiers combattants partis défendre la France. Et c’est en hommage à cet homme, Mor Talla Wade, qu’il a initié la journée du tirailleur africain. C’est pour immortaliser cet homme qu’il a construit le monument de Demba et Dupont, à la gare ferroviaire de Dakar, et fait planter un poster géant de sa personne au dessus de l’édifice afin qu’aucune amalgame ne soit possible sur le nom de son créateur. Cultivant à outrance le culte de la personnalité, comme le général Amine Dada de l’Ouganda, Mobutu du Zaïre, il fait garder l’édifice par un groupe de policiers. Et légitimement Abou veut que sa descendance suive sa trace et perpétue l’œuvre de sa lignée. C’est dans cet ordre d’idées que, lors d’un Conseil des ministres, il a pris la décision de faire de son arrière grand-mère une héroïne nationale au même titre que la reine Aline Sitöé Diatta de Kabrousse, Yacine Boubou et Ndjembeut Mbodj du Waalo. Après être entré dans l’histoire comme François Mitterrand, son seul modèle de président - même si certains vont rire sous cape -, et après que le monde ait rendu hommage aux tirailleurs Sénégalais, son vœu le plus cher est qu’il y ait le nom de Mbagne Wade sur la courte liste des femmes qui font la fierté du Sénégal. Pour le reste, il veut rester dans l’histoire du Sénégal comme le bâtisseur d’un pays moderne : l’architecte des infrastructures hôtelières, des échangeurs et des routes.
Faire de Karim son successeur à la présidence de la République n’avait jamais été la volonté ouverte d’Abdoulaye Wade. C’est la Toubab Sénégalaise du palais, madame Viviane Vert, qui a toujours mis cette possibilité dans la tête d’Abou. C’est elle qui, à force de demander à son mari de céder le fauteuil présidentiel, a fini par convaincre Wade que Karim est le seul et unique fils du père capable d’assurer une opacité totale quant à la gestion des crimes dorénavant couverts par l’ignoble loi de feu Ibrahima Ezzan. Ces crimes, faut-il les rappeler pour les déplorer sont susceptibles d’être revisités à tout moment ; compte tenu du fait qu’ils relèvent à la fois de crimes de sang et de crimes économiques punis par les conventions et traités signés et ratifiés par le Sénégal.
Faute de soustraire ses entorses à la démocratie et aux libertés individuelles à la vigilance de ses juges, Meïssa Wade est le seul capable de les endosser. Madame Vivianne a raison. Wade et le PDS lui doivent tout. En contrepartie, quand elle veut quelque chose, Abou se doit de la satisfaire. Malgré tous les griefs qu’il retient à l’encontre de Mara, c’est pour madame Vivianne Vert qu’il s’est séparé de son doublon, Idrissa Seck. La volonté de madame Vivianne Wade de voir son fils à la magistrature suprême est noble et légitime. C’est le rêve de toutes les mères. Karim, lui, ne se réclamera plus de son père et ne demandera jamais à lui succéder. C’est aux autres qu’il laissera le soin de susciter sa candidature. «Le seul qui s’est réclamé fils de Dieu dans l’histoire a fini sur la croix », lui avait dit Idrissa Seck au cours du dernier dîner que Mara a partagé avec son «frère» devant leur «mère» au palais de la République. Karim a retenu cette leçon. «Le destin présidentiel de Karim est irréversible», a déclaré Adama Bâ, le maire de Fass Gueule Tapée. Pour cette unique déclaration et pour avoir osé dire tout haut ce que les Wade veulent entendre, il a été nommé président du Conseil d’administration de la SICAP. Pour le moment et au vu des résultats des dernières élections municipales de Mars 2009, la machine semble grippée. Qu’on le veuille ou non, puisque son père le veut, Karim accomplira son destin. Il est né pour diriger ses semblables et le nom Meïssa - le mot est une déformation de Mansa en Mandingue - qu’il porte est doublement évocateur. Mansa, chez les mandingues - ethnie dont est originaire la mère du président – c’est le roi. Et, comme les rois ne se trouvent que dans les royaumes, le pape du Sopi veut transformer le Sénégal en une monarchie ; et il s’en est donné les moyens. L’armée, qui devait être le dernier rempart de notre souveraineté, est divisée. Et, en son sein, la voix des Républicains est noyée par la force de frappe de l’argent. Pour les militaires et paramilitaires de carrière, policiers et gendarmes, «Wade est une aubaine». Leur discours nombriliste est sans équivoque: «c’est grâce à lui que notre salaire est passé à 6 chiffres. Et nous ne pouvons ne pas le soutenir», assument certains. Ils oublient que c’est à cause de son train de vie que ce salaire ne peut rien régler; que les gens travailleront toujours plus sans jamais se départir du joug de la pauvreté. Bien qu’assujettie à l’exécutif, le pouvoir judiciaire se bat avec ses moyens de bord et demande son indépendance. Par la voix des juges Ndongo Fall, Aliou Niane et tant d’autres, ils s’organisent et demandent leur liberté : celle de juger convenablement a la loi et non selon les humeurs du prince régnant. Partout le discours est le même : liberté. « Il parle en démocrate et agit en monarque», avait dit du Président son ex-ministre de l’Intérieur, Maître Ousmane Ngom.
Aujourd’hui avec son âge auquel, selon Idrissa Seck, il faut ajouter 6 années et certainement conscient qu’à 90 ans, il ne sera, aux yeux du Code pénal sénégalais, plus responsable de ses actes, Abdoulaye Wade retrouve sa vraie nature. C’est un monarque et il ne s’en cache plus. Aux Sénégalais qui polémiquaient sur la nécessité pour lui de s’acheter un nouvel avion de commandement, Abdoulaye Wade a coupé court. « Si je veux demain j’achèterais un avion sans demander l’avis de qui que ce soit», a-t-il balancé à la presse qui était venue l’entendre. Ou encore parlant des décaissements d’Idrissa Seck dans les chantiers de Thiès, «je lui ai donné 26 milliards et il a pris 46». Comme si le Sénégal est sa propriété, le pape du Sopi se joue des règles fondamentales qui lui ont permis d’être et de devenir ce qu’il est aujourd’hui. Sans aucune retenue et sans le moindre état d’âme pour les finances publiques, il a payé deux milliards de francs CFA de dettes pour M. Bibo Bourgi , un ami de son fils, Karim, par le contribuable sénégalais. En se voyant confier les caisses de l’Etat, Wade n’avait pu s’empêcher de dire à son ex-chambellan, Idrissa Seck, selon les témoignages de ce dernier, « maintenant nos soucis d’argent sont terminés».
si cela se propage c est presque la guerre...car meme les camions venant des pays riverains seront dans l'obligation de ne plus venir...voilà pourquoi les camions maliens ont presque fuit l'axe bamako abidjan...c est le commencement d'un desordre national..
la solution n'est pas uniquement d'écrire, il faut parler, alors prenez le contact de rédactions comme RFM et WALF, et demandez à être invité, et faites un déballage, ils en feront le titre deleur UNE et vous verrez, ça paiera! bonen chance!
ce sont les maux de notre société actuelle qui découlent de la montée de la pauvreté. les gens auront besoin de se battre pour la survie et tous les moyens sont bons pour y arriver. le pire est à venir
Extrait :
Le temps des Impostures
Enquête sur l’Energie au Sénégal
« On ne blâme pas quelqu’un pour s’être attardé à réclamer son droit. Mais on blâme uniquement celui qui prend ce qui n’est pas à lui»
Sentence de l’imam Ali
Au nom du père et du fils, amen!
Entre Abdoulaye Wade et «ses enfants» l’amour qui s’est tissé au passé continue et, nous l’espérons, continuera de se conjuguer au futur. Ce sera, pour les générations futures, une très belle leçon d’engagement et de fidélité. Parmi tous ses héritiers, parmi tous ceux qui peuvent se réclamer de Wade et revendiquer son hérédité, Samuel Sarr, Karim Wade, Farba Senghor et Pape Samba Mboup sont certainement ceux qui lui sont les plus fidèles. Ils sont les seuls Sénégalais, et certainement les derniers, qui chaque soir parleront de lui à leurs enfants et petits enfants et se battront pour que son histoire soit enseignée à l’école. Ils seront aussi ceux qui passeront le plus clair de leur temps à entretenir le tombeau du parrain, trouver des circonstances atténuantes à ses errements et à prier pour le repos de son âme. Et, parmi tous ceux que nous avons cités, nul autre que Samuel Sarr ne mérite le plus de revendiquer la filiation du père. C’est pour lui qu’il a fait de la prison et c’est aussi grâce à lui qu’il a rencontré Sérigne Saliou Mbacké, dont le portrait est toujours bien placé sous sa chemise, avant de devenir un de ses plus fervents talibés. Il aime Wade d’un amour irrationnel et tous ceux qui, comme nous, ont eu le privilège de le rencontrer savent que Samuel n’a pas attendu l’alternoce pour adopter la couleur bleue. Comme Me Madické Niang d’ailleurs. Et c’est de son vivant, que ce dernier le défend en criant partout: «cet homme, qui a tant servi son pays, a droit à une mort tranquille. Ses héritiers, ses enfants doivent vivre beaucoup plus tranquillement.» Samuel est un pur produit du libéralisme Wadien. Comme Idrissa Seck, ce «fils» banni qui a divisé le pays en blocs antagonistes, détruit des amitiés et tenu le pays en haleine des mois durant pour laver un linge familial. C’est lui, Wade le père, qui les a créé et leur a, probablement, appris à gérer les deniers publics. C’est lui qui leur a appris la contestation et les techniques de subversion. C’est lui qui encourage les prévaricateurs des deniers publics en les nommant à des postes ministériels, comme Adama Sall. Cet homme, il faut le rappeler, avait été épinglé pour ses malversations dans les rapports de la Cour des comptes. Et l’organe de contrôle avait clairement stipulé qu’aucune fonction publique ne doit plus être confiée. Pour montrer au Sénégal et aux Sénégalais qu’il n’a aucun respect pour eux, Abdoulaye Wade a fait de lui le ministre de la fonction publique. «Qui sème le vent récolte la tempête», disait Farba Senghor aux journalistes qui ont osé parler de son épouse délaissée parce que devenue indigne du ministre qu’il était devenu. Pour punir cet acte qu’il a qualifié «d’agression écrite et verbale», il leur a envoyé une bande de gros bras pour saccager leurs locaux et leur foutre la trouille de leur vie. Car au pays de Wade, qu’elle soit par la pensée ou par la plume, une agression reste une agression. Aujourd’hui que la justice s’apprête à se pencher sur son cas, l’histoire doit retenir que Farba Senghor n’est pas un homme dangereux et il n’a pas l’âme d’un démon ; c’est un type sympathique perdu par son amour pour le père. Farba ne connait que Wade le père. C’est son modèle et exemple. En envoyant les nervis rendre une visite nocturne à Mamadou Thierno Talla de l’As et à El Malick Seck de 24 heures Chrono, il a pris le père au mot. N’est-ce pas lui, Wade le père, qui, dans le dernier livre qu’un français lui a consacré, disait «l’affront se lave dans le sang» ?
Aujourd’hui pour pérenniser son pouvoir et assurer la survie de ses «enfants» Wade, le père, qui a conscience que le temps ne joue pas en sa faveur a déclaré que son parti restera au pouvoir cinquante ans encore. Et pour cela, pour cette cause, les libéraux sont en train de se donner les moyens. Avant le grand saut du prince dans le landernau politique, des larbins sont envoyés aux fronts pour susciter la demande d’un autre Wade. Faute de pouvoir se présenter à une nouvelle présidentielle, et privé de sa fougue d’antan, Abou a jeté son dévolu sur Karim. Et il n’a pas tord. Qui mieux que le fils est plus indiqué à couvrir les arrières du père ? Qui mieux que lui est apte à défendre ses errements, expliquer ses erreurs et, peut-être, lui consacrer un musée, un monument ? Qui mieux que lui peut mettre du Blanco sur tous les dossiers brulants qu’il a eu à gérer, qui lui pèsent sur la conscience, et l’obligent à se rendre toutes les années à la Mecque ? Après tout, qui mieux que Karim est prêt à défendre le bilan de Wade? Qui mieux que lui peut faire face au peuple et le convaincre que feus Kéba Diop, Moussa Aw et Penda Kébé ne sont pas des victimes de l’alternance? Qui mieux que lui est prêt à dire que l’avenir de milliers de jeunes Sénégalais, partis en Europe au prix de leur vie, n’a pas été négocié par Abdoulaye Wade pour les faire revenir dans l’enfer sénégalais? Qui mieux que lui est prêt à jurer que ceux qui pleurent la cherté de la vie sont des paresseux ? Qui mieux que Karim a suffisamment de culot pour regarder les Sénégalais dans le blanc de l’œil et leur dire que sous Wade tout va bien?
Wade est depuis mars 2000 à la tête d’une République que ses prédécesseurs ont construite au prix de lourds sacrifices. La tradition veut qu’on l’appelle monsieur le Président. Mais Wade lui a une autre vision de ses fonctions : il se prend pour un monarque. Comme tout métis, il est partagé entre une culture qu’il croit indigne de lui et une autre qu’il n’honore pas. Il est tiraillé entre la modeste origine de son père et celle noble et légendaire des mandingues. Pour l’histoire et étant nous-mêmes dépositaires et gardiens de cette tradition mandingue, nous nous devons d’éclaircir certaines contradictions dans la généalogie du Président. À Woudoucar dans le Pakao et partout en pays mandingue, les Dabo - nom que porte Aïda la mère d’Abdoulaye Wade - n’ont jamais été des combattants ; ce sont des dioula, des commerçants et ceux qui sont instruits parmi eux sont des marabouts. Nous n’avons nullement l’intention de présenter Abdoulaye Wade comme un homme imaginatif, bien qu’il ait gouverné le Sénégal par des rêves. Mais dans l’histoire du Mandingue depuis l’apparition du premier homme sur terre jusqu’à nos jours, les seuls souverains que le peuple mandingue a connus ont pour noms Keïta, Touré, Cissé et Kanté. Bien que guerriers, les Cissé, dont l’apport aux conquêtes des différents souverains a parfois été occulté par les historiens, s’étaient aussi retrouvés avec les Touré, Diané, Bérété dans le rôle de marabouts et conseillers des empereurs. C’est ainsi que pour l’éternité, Cissé, Diané, Bérété et Touré ont gardé le titre de Manding-mori - marabout du mandingue. Aussi loin que l’on puisse remonter dans l’histoire, en Afrique, les princes et princesses n’épousent jamais le commun des mortels.
La bourgeoisie ne se marie qu’entre-elle. Fût-elle du Mandingue, une princesse ne peut jamais quitter son royaume et venir épouser un sujet du Waalo. À moins qu’à la suite d’une razzia, elle soit faite prisonnière et refuse de révéler son identité. Car au cas où elle aurait décliné son identité, il appartiendrait à la famille princière de prendre en charge la princesse et, certainement, de la faire épouser par un prince du royaume du Waalo ou bien par un autre d’un royaume vassal. En Afrique noire, surtout en pays mandingue, en dehors des raisons économiques et politiques, les gens ne quittent leur milieu social que lorsqu’ils sont marginalisés et stigmatisés par celui-ci. C’est à la suite d’accusations fondées ou non de sorcellerie, de roublardise et crime que les bannis se mettaient à prendre le chemin de l’exil. Ce sont ces raisons qui ont poussé de nombreuses personnes -surtout en Casamance jusqu’à une date récente-, à quitter leur famille pour aller se reconstruire ailleurs.
À l’image de ces enfants dessinant leurs pères sous les traits de preux chevaliers, Abdoulaye Wade, si l’on en croit Souleymane Jules Diop, s’est construite une ascendance guerrière. Bien que commis dans l’administration coloniale son père a été l’un des premiers combattants partis défendre la France. Et c’est en hommage à cet homme, Mor Talla Wade, qu’il a initié la journée du tirailleur africain. C’est pour immortaliser cet homme qu’il a construit le monument de Demba et Dupont, à la gare ferroviaire de Dakar, et fait planter un poster géant de sa personne au dessus de l’édifice afin qu’aucune amalgame ne soit possible sur le nom de son créateur. Cultivant à outrance le culte de la personnalité, comme le général Amine Dada de l’Ouganda, Mobutu du Zaïre, il fait garder l’édifice par un groupe de policiers. Et légitimement Abou veut que sa descendance suive sa trace et perpétue l’œuvre de sa lignée. C’est dans cet ordre d’idées que, lors d’un Conseil des ministres, il a pris la décision de faire de son arrière grand-mère une héroïne nationale au même titre que la reine Aline Sitöé Diatta de Kabrousse, Yacine Boubou et Ndjembeut Mbodj du Waalo. Après être entré dans l’histoire comme François Mitterrand, son seul modèle de président - même si certains vont rire sous cape -, et après que le monde ait rendu hommage aux tirailleurs Sénégalais, son vœu le plus cher est qu’il y ait le nom de Mbagne Wade sur la courte liste des femmes qui font la fierté du Sénégal. Pour le reste, il veut rester dans l’histoire du Sénégal comme le bâtisseur d’un pays moderne : l’architecte des infrastructures hôtelières, des échangeurs et des routes.
Faire de Karim son successeur à la présidence de la République n’avait jamais été la volonté ouverte d’Abdoulaye Wade. C’est la Toubab Sénégalaise du palais, madame Viviane Vert, qui a toujours mis cette possibilité dans la tête d’Abou. C’est elle qui, à force de demander à son mari de céder le fauteuil présidentiel, a fini par convaincre Wade que Karim est le seul et unique fils du père capable d’assurer une opacité totale quant à la gestion des crimes dorénavant couverts par l’ignoble loi de feu Ibrahima Ezzan. Ces crimes, faut-il les rappeler pour les déplorer sont susceptibles d’être revisités à tout moment ; compte tenu du fait qu’ils relèvent à la fois de crimes de sang et de crimes économiques punis par les conventions et traités signés et ratifiés par le Sénégal.
Faute de soustraire ses entorses à la démocratie et aux libertés individuelles à la vigilance de ses juges, Meïssa Wade est le seul capable de les endosser. Madame Vivianne a raison. Wade et le PDS lui doivent tout. En contrepartie, quand elle veut quelque chose, Abou se doit de la satisfaire. Malgré tous les griefs qu’il retient à l’encontre de Mara, c’est pour madame Vivianne Vert qu’il s’est séparé de son doublon, Idrissa Seck. La volonté de madame Vivianne Wade de voir son fils à la magistrature suprême est noble et légitime. C’est le rêve de toutes les mères. Karim, lui, ne se réclamera plus de son père et ne demandera jamais à lui succéder. C’est aux autres qu’il laissera le soin de susciter sa candidature. «Le seul qui s’est réclamé fils de Dieu dans l’histoire a fini sur la croix », lui avait dit Idrissa Seck au cours du dernier dîner que Mara a partagé avec son «frère» devant leur «mère» au palais de la République. Karim a retenu cette leçon. «Le destin présidentiel de Karim est irréversible», a déclaré Adama Bâ, le maire de Fass Gueule Tapée. Pour cette unique déclaration et pour avoir osé dire tout haut ce que les Wade veulent entendre, il a été nommé président du Conseil d’administration de la SICAP. Pour le moment et au vu des résultats des dernières élections municipales de Mars 2009, la machine semble grippée. Qu’on le veuille ou non, puisque son père le veut, Karim accomplira son destin. Il est né pour diriger ses semblables et le nom Meïssa - le mot est une déformation de Mansa en Mandingue - qu’il porte est doublement évocateur. Mansa, chez les mandingues - ethnie dont est originaire la mère du président – c’est le roi. Et, comme les rois ne se trouvent que dans les royaumes, le pape du Sopi veut transformer le Sénégal en une monarchie ; et il s’en est donné les moyens. L’armée, qui devait être le dernier rempart de notre souveraineté, est divisée. Et, en son sein, la voix des Républicains est noyée par la force de frappe de l’argent. Pour les militaires et paramilitaires de carrière, policiers et gendarmes, «Wade est une aubaine». Leur discours nombriliste est sans équivoque: «c’est grâce à lui que notre salaire est passé à 6 chiffres. Et nous ne pouvons ne pas le soutenir», assument certains. Ils oublient que c’est à cause de son train de vie que ce salaire ne peut rien régler; que les gens travailleront toujours plus sans jamais se départir du joug de la pauvreté. Bien qu’assujettie à l’exécutif, le pouvoir judiciaire se bat avec ses moyens de bord et demande son indépendance. Par la voix des juges Ndongo Fall, Aliou Niane et tant d’autres, ils s’organisent et demandent leur liberté : celle de juger convenablement a la loi et non selon les humeurs du prince régnant. Partout le discours est le même : liberté. « Il parle en démocrate et agit en monarque», avait dit du Président son ex-ministre de l’Intérieur, Maître Ousmane Ngom.
Aujourd’hui avec son âge auquel, selon Idrissa Seck, il faut ajouter 6 années et certainement conscient qu’à 90 ans, il ne sera, aux yeux du Code pénal sénégalais, plus responsable de ses actes, Abdoulaye Wade retrouve sa vraie nature. C’est un monarque et il ne s’en cache plus. Aux Sénégalais qui polémiquaient sur la nécessité pour lui de s’acheter un nouvel avion de commandement, Abdoulaye Wade a coupé court. « Si je veux demain j’achèterais un avion sans demander l’avis de qui que ce soit», a-t-il balancé à la presse qui était venue l’entendre. Ou encore parlant des décaissements d’Idrissa Seck dans les chantiers de Thiès, «je lui ai donné 26 milliards et il a pris 46». Comme si le Sénégal est sa propriété, le pape du Sopi se joue des règles fondamentales qui lui ont permis d’être et de devenir ce qu’il est aujourd’hui. Sans aucune retenue et sans le moindre état d’âme pour les finances publiques, il a payé deux milliards de francs CFA de dettes pour M. Bibo Bourgi , un ami de son fils, Karim, par le contribuable sénégalais. En se voyant confier les caisses de l’Etat, Wade n’avait pu s’empêcher de dire à son ex-chambellan, Idrissa Seck, selon les témoignages de ce dernier, « maintenant nos soucis d’argent sont terminés».
Est ce que c'étaient réellement des FILLES ? , ça pourrait être de VRAIS MECS déguisées en FILLES ; ATTENTION aux "AUTOSTOPEUSES " , surtout la nuit . Sénégalais DA FA BEUGUE DJIGUENE TOROP , mo takhit !!!!
Ce sont ces memes criminels qui vont braquer des innocents en Casamance et tout le monde en profite pour cracher sa haine des casamancais en les traitants de sauvages.
Extrait :
Le temps des Impostures
Enquête sur l’Energie au Sénégal
« On ne blâme pas quelqu’un pour s’être attardé à réclamer son droit. Mais on blâme uniquement celui qui prend ce qui n’est pas à lui»
Sentence de l’imam Ali
Au nom du père et du fils, amen!
Entre Abdoulaye Wade et «ses enfants» l’amour qui s’est tissé au passé continue et, nous l’espérons, continuera de se conjuguer au futur. Ce sera, pour les générations futures, une très belle leçon d’engagement et de fidélité. Parmi tous ses héritiers, parmi tous ceux qui peuvent se réclamer de Wade et revendiquer son hérédité, Samuel Sarr, Karim Wade, Farba Senghor et Pape Samba Mboup sont certainement ceux qui lui sont les plus fidèles. Ils sont les seuls Sénégalais, et certainement les derniers, qui chaque soir parleront de lui à leurs enfants et petits enfants et se battront pour que son histoire soit enseignée à l’école. Ils seront aussi ceux qui passeront le plus clair de leur temps à entretenir le tombeau du parrain, trouver des circonstances atténuantes à ses errements et à prier pour le repos de son âme. Et, parmi tous ceux que nous avons cités, nul autre que Samuel Sarr ne mérite le plus de revendiquer la filiation du père. C’est pour lui qu’il a fait de la prison et c’est aussi grâce à lui qu’il a rencontré Sérigne Saliou Mbacké, dont le portrait est toujours bien placé sous sa chemise, avant de devenir un de ses plus fervents talibés. Il aime Wade d’un amour irrationnel et tous ceux qui, comme nous, ont eu le privilège de le rencontrer savent que Samuel n’a pas attendu l’alternoce pour adopter la couleur bleue. Comme Me Madické Niang d’ailleurs. Et c’est de son vivant, que ce dernier le défend en criant partout: «cet homme, qui a tant servi son pays, a droit à une mort tranquille. Ses héritiers, ses enfants doivent vivre beaucoup plus tranquillement.» Samuel est un pur produit du libéralisme Wadien. Comme Idrissa Seck, ce «fils» banni qui a divisé le pays en blocs antagonistes, détruit des amitiés et tenu le pays en haleine des mois durant pour laver un linge familial. C’est lui, Wade le père, qui les a créé et leur a, probablement, appris à gérer les deniers publics. C’est lui qui leur a appris la contestation et les techniques de subversion. C’est lui qui encourage les prévaricateurs des deniers publics en les nommant à des postes ministériels, comme Adama Sall. Cet homme, il faut le rappeler, avait été épinglé pour ses malversations dans les rapports de la Cour des comptes. Et l’organe de contrôle avait clairement stipulé qu’aucune fonction publique ne doit plus être confiée. Pour montrer au Sénégal et aux Sénégalais qu’il n’a aucun respect pour eux, Abdoulaye Wade a fait de lui le ministre de la fonction publique. «Qui sème le vent récolte la tempête», disait Farba Senghor aux journalistes qui ont osé parler de son épouse délaissée parce que devenue indigne du ministre qu’il était devenu. Pour punir cet acte qu’il a qualifié «d’agression écrite et verbale», il leur a envoyé une bande de gros bras pour saccager leurs locaux et leur foutre la trouille de leur vie. Car au pays de Wade, qu’elle soit par la pensée ou par la plume, une agression reste une agression. Aujourd’hui que la justice s’apprête à se pencher sur son cas, l’histoire doit retenir que Farba Senghor n’est pas un homme dangereux et il n’a pas l’âme d’un démon ; c’est un type sympathique perdu par son amour pour le père. Farba ne connait que Wade le père. C’est son modèle et exemple. En envoyant les nervis rendre une visite nocturne à Mamadou Thierno Talla de l’As et à El Malick Seck de 24 heures Chrono, il a pris le père au mot. N’est-ce pas lui, Wade le père, qui, dans le dernier livre qu’un français lui a consacré, disait «l’affront se lave dans le sang» ?
Aujourd’hui pour pérenniser son pouvoir et assurer la survie de ses «enfants» Wade, le père, qui a conscience que le temps ne joue pas en sa faveur a déclaré que son parti restera au pouvoir cinquante ans encore. Et pour cela, pour cette cause, les libéraux sont en train de se donner les moyens. Avant le grand saut du prince dans le landernau politique, des larbins sont envoyés aux fronts pour susciter la demande d’un autre Wade. Faute de pouvoir se présenter à une nouvelle présidentielle, et privé de sa fougue d’antan, Abou a jeté son dévolu sur Karim. Et il n’a pas tord. Qui mieux que le fils est plus indiqué à couvrir les arrières du père ? Qui mieux que lui est apte à défendre ses errements, expliquer ses erreurs et, peut-être, lui consacrer un musée, un monument ? Qui mieux que lui peut mettre du Blanco sur tous les dossiers brulants qu’il a eu à gérer, qui lui pèsent sur la conscience, et l’obligent à se rendre toutes les années à la Mecque ? Après tout, qui mieux que Karim est prêt à défendre le bilan de Wade? Qui mieux que lui peut faire face au peuple et le convaincre que feus Kéba Diop, Moussa Aw et Penda Kébé ne sont pas des victimes de l’alternance? Qui mieux que lui est prêt à dire que l’avenir de milliers de jeunes Sénégalais, partis en Europe au prix de leur vie, n’a pas été négocié par Abdoulaye Wade pour les faire revenir dans l’enfer sénégalais? Qui mieux que lui est prêt à jurer que ceux qui pleurent la cherté de la vie sont des paresseux ? Qui mieux que Karim a suffisamment de culot pour regarder les Sénégalais dans le blanc de l’œil et leur dire que sous Wade tout va bien?
Wade est depuis mars 2000 à la tête d’une République que ses prédécesseurs ont construite au prix de lourds sacrifices. La tradition veut qu’on l’appelle monsieur le Président. Mais Wade lui a une autre vision de ses fonctions : il se prend pour un monarque. Comme tout métis, il est partagé entre une culture qu’il croit indigne de lui et une autre qu’il n’honore pas. Il est tiraillé entre la modeste origine de son père et celle noble et légendaire des mandingues. Pour l’histoire et étant nous-mêmes dépositaires et gardiens de cette tradition mandingue, nous nous devons d’éclaircir certaines contradictions dans la généalogie du Président. À Woudoucar dans le Pakao et partout en pays mandingue, les Dabo - nom que porte Aïda la mère d’Abdoulaye Wade - n’ont jamais été des combattants ; ce sont des dioula, des commerçants et ceux qui sont instruits parmi eux sont des marabouts. Nous n’avons nullement l’intention de présenter Abdoulaye Wade comme un homme imaginatif, bien qu’il ait gouverné le Sénégal par des rêves. Mais dans l’histoire du Mandingue depuis l’apparition du premier homme sur terre jusqu’à nos jours, les seuls souverains que le peuple mandingue a connus ont pour noms Keïta, Touré, Cissé et Kanté. Bien que guerriers, les Cissé, dont l’apport aux conquêtes des différents souverains a parfois été occulté par les historiens, s’étaient aussi retrouvés avec les Touré, Diané, Bérété dans le rôle de marabouts et conseillers des empereurs. C’est ainsi que pour l’éternité, Cissé, Diané, Bérété et Touré ont gardé le titre de Manding-mori - marabout du mandingue. Aussi loin que l’on puisse remonter dans l’histoire, en Afrique, les princes et princesses n’épousent jamais le commun des mortels.
La bourgeoisie ne se marie qu’entre-elle. Fût-elle du Mandingue, une princesse ne peut jamais quitter son royaume et venir épouser un sujet du Waalo. À moins qu’à la suite d’une razzia, elle soit faite prisonnière et refuse de révéler son identité. Car au cas où elle aurait décliné son identité, il appartiendrait à la famille princière de prendre en charge la princesse et, certainement, de la faire épouser par un prince du royaume du Waalo ou bien par un autre d’un royaume vassal. En Afrique noire, surtout en pays mandingue, en dehors des raisons économiques et politiques, les gens ne quittent leur milieu social que lorsqu’ils sont marginalisés et stigmatisés par celui-ci. C’est à la suite d’accusations fondées ou non de sorcellerie, de roublardise et crime que les bannis se mettaient à prendre le chemin de l’exil. Ce sont ces raisons qui ont poussé de nombreuses personnes -surtout en Casamance jusqu’à une date récente-, à quitter leur famille pour aller se reconstruire ailleurs.
À l’image de ces enfants dessinant leurs pères sous les traits de preux chevaliers, Abdoulaye Wade, si l’on en croit Souleymane Jules Diop, s’est construite une ascendance guerrière. Bien que commis dans l’administration coloniale son père a été l’un des premiers combattants partis défendre la France. Et c’est en hommage à cet homme, Mor Talla Wade, qu’il a initié la journée du tirailleur africain. C’est pour immortaliser cet homme qu’il a construit le monument de Demba et Dupont, à la gare ferroviaire de Dakar, et fait planter un poster géant de sa personne au dessus de l’édifice afin qu’aucune amalgame ne soit possible sur le nom de son créateur. Cultivant à outrance le culte de la personnalité, comme le général Amine Dada de l’Ouganda, Mobutu du Zaïre, il fait garder l’édifice par un groupe de policiers. Et légitimement Abou veut que sa descendance suive sa trace et perpétue l’œuvre de sa lignée. C’est dans cet ordre d’idées que, lors d’un Conseil des ministres, il a pris la décision de faire de son arrière grand-mère une héroïne nationale au même titre que la reine Aline Sitöé Diatta de Kabrousse, Yacine Boubou et Ndjembeut Mbodj du Waalo. Après être entré dans l’histoire comme François Mitterrand, son seul modèle de président - même si certains vont rire sous cape -, et après que le monde ait rendu hommage aux tirailleurs Sénégalais, son vœu le plus cher est qu’il y ait le nom de Mbagne Wade sur la courte liste des femmes qui font la fierté du Sénégal. Pour le reste, il veut rester dans l’histoire du Sénégal comme le bâtisseur d’un pays moderne : l’architecte des infrastructures hôtelières, des échangeurs et des routes.
Faire de Karim son successeur à la présidence de la République n’avait jamais été la volonté ouverte d’Abdoulaye Wade. C’est la Toubab Sénégalaise du palais, madame Viviane Vert, qui a toujours mis cette possibilité dans la tête d’Abou. C’est elle qui, à force de demander à son mari de céder le fauteuil présidentiel, a fini par convaincre Wade que Karim est le seul et unique fils du père capable d’assurer une opacité totale quant à la gestion des crimes dorénavant couverts par l’ignoble loi de feu Ibrahima Ezzan. Ces crimes, faut-il les rappeler pour les déplorer sont susceptibles d’être revisités à tout moment ; compte tenu du fait qu’ils relèvent à la fois de crimes de sang et de crimes économiques punis par les conventions et traités signés et ratifiés par le Sénégal.
Faute de soustraire ses entorses à la démocratie et aux libertés individuelles à la vigilance de ses juges, Meïssa Wade est le seul capable de les endosser. Madame Vivianne a raison. Wade et le PDS lui doivent tout. En contrepartie, quand elle veut quelque chose, Abou se doit de la satisfaire. Malgré tous les griefs qu’il retient à l’encontre de Mara, c’est pour madame Vivianne Vert qu’il s’est séparé de son doublon, Idrissa Seck. La volonté de madame Vivianne Wade de voir son fils à la magistrature suprême est noble et légitime. C’est le rêve de toutes les mères. Karim, lui, ne se réclamera plus de son père et ne demandera jamais à lui succéder. C’est aux autres qu’il laissera le soin de susciter sa candidature. «Le seul qui s’est réclamé fils de Dieu dans l’histoire a fini sur la croix », lui avait dit Idrissa Seck au cours du dernier dîner que Mara a partagé avec son «frère» devant leur «mère» au palais de la République. Karim a retenu cette leçon. «Le destin présidentiel de Karim est irréversible», a déclaré Adama Bâ, le maire de Fass Gueule Tapée. Pour cette unique déclaration et pour avoir osé dire tout haut ce que les Wade veulent entendre, il a été nommé président du Conseil d’administration de la SICAP. Pour le moment et au vu des résultats des dernières élections municipales de Mars 2009, la machine semble grippée. Qu’on le veuille ou non, puisque son père le veut, Karim accomplira son destin. Il est né pour diriger ses semblables et le nom Meïssa - le mot est une déformation de Mansa en Mandingue - qu’il porte est doublement évocateur. Mansa, chez les mandingues - ethnie dont est originaire la mère du président – c’est le roi. Et, comme les rois ne se trouvent que dans les royaumes, le pape du Sopi veut transformer le Sénégal en une monarchie ; et il s’en est donné les moyens. L’armée, qui devait être le dernier rempart de notre souveraineté, est divisée. Et, en son sein, la voix des Républicains est noyée par la force de frappe de l’argent. Pour les militaires et paramilitaires de carrière, policiers et gendarmes, «Wade est une aubaine». Leur discours nombriliste est sans équivoque: «c’est grâce à lui que notre salaire est passé à 6 chiffres. Et nous ne pouvons ne pas le soutenir», assument certains. Ils oublient que c’est à cause de son train de vie que ce salaire ne peut rien régler; que les gens travailleront toujours plus sans jamais se départir du joug de la pauvreté. Bien qu’assujettie à l’exécutif, le pouvoir judiciaire se bat avec ses moyens de bord et demande son indépendance. Par la voix des juges Ndongo Fall, Aliou Niane et tant d’autres, ils s’organisent et demandent leur liberté : celle de juger convenablement a la loi et non selon les humeurs du prince régnant. Partout le discours est le même : liberté. « Il parle en démocrate et agit en monarque», avait dit du Président son ex-ministre de l’Intérieur, Maître Ousmane Ngom.
Aujourd’hui avec son âge auquel, selon Idrissa Seck, il faut ajouter 6 années et certainement conscient qu’à 90 ans, il ne sera, aux yeux du Code pénal sénégalais, plus responsable de ses actes, Abdoulaye Wade retrouve sa vraie nature. C’est un monarque et il ne s’en cache plus. Aux Sénégalais qui polémiquaient sur la nécessité pour lui de s’acheter un nouvel avion de commandement, Abdoulaye Wade a coupé court. « Si je veux demain j’achèterais un avion sans demander l’avis de qui que ce soit», a-t-il balancé à la presse qui était venue l’entendre. Ou encore parlant des décaissements d’Idrissa Seck dans les chantiers de Thiès, «je lui ai donné 26 milliards et il a pris 46». Comme si le Sénégal est sa propriété, le pape du Sopi se joue des règles fondamentales qui lui ont permis d’être et de devenir ce qu’il est aujourd’hui. Sans aucune retenue et sans le moindre état d’âme pour les finances publiques, il a payé deux milliards de francs CFA de dettes pour M. Bibo Bourgi , un ami de son fils, Karim, par le contribuable sénégalais. En se voyant confier les caisses de l’Etat, Wade n’avait pu s’empêcher de dire à son ex-chambellan, Idrissa Seck, selon les témoignages de ce dernier, « maintenant nos soucis d’argent sont terminés».
mousso dara sa way! personne ne va te lire
on a pas le temps de lire de tout cela aussi tu prends trop d'espace
"qui roulait, mercredi, dans le sens Kaffrine-Kael " puis plus loin "le conducteur a tout de même réussi à regagner Mbacké, sa destination". Y a quelque chose ki va pas la. Kael et Mbacke sont des directions opposées.
Pourquoi n'est il pas allé a Kaolack ou Guinguineo ou autre poste de gendarmerie plus proche.
Son histoire ne tient pas la route.
Ce gars a du brade véhicule et marchandise en Gambie et venir se plaindre.
ELLES DOIVENT ETRE DES NIGERIANES.ILS ENVAHISSENT LE SENEGAL,TUENT VOS ENFANTS VENDENT DE LA DROGUE,USAGE DE FAUT ,CORROMPTENT LA JUSTUCE ET LES FORCES DE L'ORDRE.DES RATS NUISIBLES.ILS VONT DETRUIRE LE SENEGAL CES NIGERIANS.ON LES EXPULSE PARTOUT DANS LE MONDE ET EN AFRIQUE.EYEZ L'OEIL SUR EUX
a mon avis selles sagissent des nigeriannes elles sont guidees par des senegalais et on doit pigue tres bien le chauffaur parceque si cette des hommes qui lavait arrete il va refuge donc chauffeurbi thiagala
niack yi ak senegalaiyi dongua yame legui adounabe tasse kouye dawal auto teksi yoor marssandissoum diambour danga wardi moytou you bari sama mboki chauffeuryi def len attation merci
niack yi ak senegalaiyi dongua yame legui adounabe tasse kouye dawal auto teksi yoor marssandissoum diambour danga wardi moytou you bari sama mboki chauffeuryi def len attation merci
jce conducteur doit etre cuisine par les limiers parceque pour moi il est complice comment a une heure si avancee il ose prendre deux filles en auto stop et surcroit dans une voiture pleine de marchandises pourquoi il n'a pas ete imprudent c'est 1 complice il s'est joue de sa patronne c'est un menteur.
C est bien pour lui parceque les chauffeurs vous adorez bathio daguéna beugeu leuf trop.
Vs pernez jamais les mescs en auto stop , doc voila les filles qui vs baisent
Ce que ne comprend pas c'est qu'est qu'il transportait a une heure aussi tardive et pourquoi il a accepté de prendre ces demoiselles en stop ?
Eh ben moi à sa place, désolé mais j'aurais laissé ces 2 filles entraient dans ma voiture sans idées noires. A une heure si tardive, le conducteur devrait surement se dire qu'elles voulaient rentrer et qu'elles ne voyaient pas de voiture donc il a trouvé opportun pour elles de les aider. Et malheureusement il a été pris au piège.
Bref, tout ça là qui aurait dit que ça arriverait au sénégal . On dirait les films policiers qu'on regarde souvent et qu'on aime bien . Peut-être est-ce la télévision qui les influence comme ça.
Sénégal egal menteur, voleur, Baiseur, profiteur corruption et sexe rek.Vous pouvez etre très fier de votre pays!!! Montrez l'exemple pour que les autres ne fasse pas la même chose
ELLES DOIVENT ETRE DES NIGERIANES.ILS ENVAHISSENT LE SENEGAL,TUENT VOS ENFANTS VENDENT DE LA DROGUE,USAGE DE FAUT ,CORROMPTENT LA JUSTUCE ET LES FORCES DE L'ORDRE.DES RATS NUISIBLES.ILS VONT DETRUIRE LE SENEGAL CES NIGERIANS.ON LES EXPULSE PARTOUT DANS LE MONDE ET EN AFRIQUE.EYEZ L'OEIL SUR EUX
Bande de cons!!!
Le sénégal n'a besoin de personne pour se détruire. Il ne s'est jamais construit!!! y'a rien a détruire!! Vous rejetez toujours la faute sur les autres!! C'est beaucoup plus simple que de corriger ses erreurs!!!
Ce que ne comprend pas c'est qu'est qu'il transportait a une heure aussi tardive et pourquoi il a accepté de prendre ces demoiselles en stop ?
Eh ben moi à sa place, désolé mais j'aurais laissé ces 2 filles entraient dans ma voiture sans idées noires. A une heure si tardive, le conducteur devrait surement se dire qu'elles voulaient rentrer et qu'elles ne voyaient pas de voiture donc il a trouvé opportun pour elles de les aider. Et malheureusement il a été pris au piège.
Bref, tout ça là qui aurait dit que ça arriverait au sénégal . On dirait les films policiers qu'on regarde souvent et qu'on aime bien . Peut-être est-ce la télévision qui les influence comme ça.
ouais c ca
kon se le dise. c la pensée d'une occaz de se faire plaisir avec c filles ki a poussée ce chauffeur a s'arrêter ci tard.
Propiétaire d'un véhicule, je sais de quoi je parle et toux ceux ki sont dans le même cas que moi le reconnaitront. c toujours tentant de ramasser une belle demoiselle sur la route mais.....
Bjr j vien de lire votre msg, ki m a profondémt toucher.je pense ke c est la 1ere fois ke j apporte ma contribution sur Seneweb.j aurai vraimt voulu t aider,le mari de ma soeur est procureur...hooo excuse-moi j vai t envoyer un mail.
Extrait :
Le temps des Impostures
Enquête sur l’Energie au Sénégal
« On ne blâme pas quelqu’un pour s’être attardé à réclamer son droit. Mais on blâme uniquement celui qui prend ce qui n’est pas à lui»
Sentence de l’imam Ali
Au nom du père et du fils, amen!
Entre Abdoulaye Wade et «ses enfants» l’amour qui s’est tissé au passé continue et, nous l’espérons, continuera de se conjuguer au futur. Ce sera, pour les générations futures, une très belle leçon d’engagement et de fidélité. Parmi tous ses héritiers, parmi tous ceux qui peuvent se réclamer de Wade et revendiquer son hérédité, Samuel Sarr, Karim Wade, Farba Senghor et Pape Samba Mboup sont certainement ceux qui lui sont les plus fidèles. Ils sont les seuls Sénégalais, et certainement les derniers, qui chaque soir parleront de lui à leurs enfants et petits enfants et se battront pour que son histoire soit enseignée à l’école. Ils seront aussi ceux qui passeront le plus clair de leur temps à entretenir le tombeau du parrain, trouver des circonstances atténuantes à ses errements et à prier pour le repos de son âme. Et, parmi tous ceux que nous avons cités, nul autre que Samuel Sarr ne mérite le plus de revendiquer la filiation du père. C’est pour lui qu’il a fait de la prison et c’est aussi grâce à lui qu’il a rencontré Sérigne Saliou Mbacké, dont le portrait est toujours bien placé sous sa chemise, avant de devenir un de ses plus fervents talibés. Il aime Wade d’un amour irrationnel et tous ceux qui, comme nous, ont eu le privilège de le rencontrer savent que Samuel n’a pas attendu l’alternoce pour adopter la couleur bleue. Comme Me Madické Niang d’ailleurs. Et c’est de son vivant, que ce dernier le défend en criant partout: «cet homme, qui a tant servi son pays, a droit à une mort tranquille. Ses héritiers, ses enfants doivent vivre beaucoup plus tranquillement.» Samuel est un pur produit du libéralisme Wadien. Comme Idrissa Seck, ce «fils» banni qui a divisé le pays en blocs antagonistes, détruit des amitiés et tenu le pays en haleine des mois durant pour laver un linge familial. C’est lui, Wade le père, qui les a créé et leur a, probablement, appris à gérer les deniers publics. C’est lui qui leur a appris la contestation et les techniques de subversion. C’est lui qui encourage les prévaricateurs des deniers publics en les nommant à des postes ministériels, comme Adama Sall. Cet homme, il faut le rappeler, avait été épinglé pour ses malversations dans les rapports de la Cour des comptes. Et l’organe de contrôle avait clairement stipulé qu’aucune fonction publique ne doit plus être confiée. Pour montrer au Sénégal et aux Sénégalais qu’il n’a aucun respect pour eux, Abdoulaye Wade a fait de lui le ministre de la fonction publique. «Qui sème le vent récolte la tempête», disait Farba Senghor aux journalistes qui ont osé parler de son épouse délaissée parce que devenue indigne du ministre qu’il était devenu. Pour punir cet acte qu’il a qualifié «d’agression écrite et verbale», il leur a envoyé une bande de gros bras pour saccager leurs locaux et leur foutre la trouille de leur vie. Car au pays de Wade, qu’elle soit par la pensée ou par la plume, une agression reste une agression. Aujourd’hui que la justice s’apprête à se pencher sur son cas, l’histoire doit retenir que Farba Senghor n’est pas un homme dangereux et il n’a pas l’âme d’un démon ; c’est un type sympathique perdu par son amour pour le père. Farba ne connait que Wade le père. C’est son modèle et exemple. En envoyant les nervis rendre une visite nocturne à Mamadou Thierno Talla de l’As et à El Malick Seck de 24 heures Chrono, il a pris le père au mot. N’est-ce pas lui, Wade le père, qui, dans le dernier livre qu’un français lui a consacré, disait «l’affront se lave dans le sang» ?
Aujourd’hui pour pérenniser son pouvoir et assurer la survie de ses «enfants» Wade, le père, qui a conscience que le temps ne joue pas en sa faveur a déclaré que son parti restera au pouvoir cinquante ans encore. Et pour cela, pour cette cause, les libéraux sont en train de se donner les moyens. Avant le grand saut du prince dans le landernau politique, des larbins sont envoyés aux fronts pour susciter la demande d’un autre Wade. Faute de pouvoir se présenter à une nouvelle présidentielle, et privé de sa fougue d’antan, Abou a jeté son dévolu sur Karim. Et il n’a pas tord. Qui mieux que le fils est plus indiqué à couvrir les arrières du père ? Qui mieux que lui est apte à défendre ses errements, expliquer ses erreurs et, peut-être, lui consacrer un musée, un monument ? Qui mieux que lui peut mettre du Blanco sur tous les dossiers brulants qu’il a eu à gérer, qui lui pèsent sur la conscience, et l’obligent à se rendre toutes les années à la Mecque ? Après tout, qui mieux que Karim est prêt à défendre le bilan de Wade? Qui mieux que lui peut faire face au peuple et le convaincre que feus Kéba Diop, Moussa Aw et Penda Kébé ne sont pas des victimes de l’alternance? Qui mieux que lui est prêt à dire que l’avenir de milliers de jeunes Sénégalais, partis en Europe au prix de leur vie, n’a pas été négocié par Abdoulaye Wade pour les faire revenir dans l’enfer sénégalais? Qui mieux que lui est prêt à jurer que ceux qui pleurent la cherté de la vie sont des paresseux ? Qui mieux que Karim a suffisamment de culot pour regarder les Sénégalais dans le blanc de l’œil et leur dire que sous Wade tout va bien?
Wade est depuis mars 2000 à la tête d’une République que ses prédécesseurs ont construite au prix de lourds sacrifices. La tradition veut qu’on l’appelle monsieur le Président. Mais Wade lui a une autre vision de ses fonctions : il se prend pour un monarque. Comme tout métis, il est partagé entre une culture qu’il croit indigne de lui et une autre qu’il n’honore pas. Il est tiraillé entre la modeste origine de son père et celle noble et légendaire des mandingues. Pour l’histoire et étant nous-mêmes dépositaires et gardiens de cette tradition mandingue, nous nous devons d’éclaircir certaines contradictions dans la généalogie du Président. À Woudoucar dans le Pakao et partout en pays mandingue, les Dabo - nom que porte Aïda la mère d’Abdoulaye Wade - n’ont jamais été des combattants ; ce sont des dioula, des commerçants et ceux qui sont instruits parmi eux sont des marabouts. Nous n’avons nullement l’intention de présenter Abdoulaye Wade comme un homme imaginatif, bien qu’il ait gouverné le Sénégal par des rêves. Mais dans l’histoire du Mandingue depuis l’apparition du premier homme sur terre jusqu’à nos jours, les seuls souverains que le peuple mandingue a connus ont pour noms Keïta, Touré, Cissé et Kanté. Bien que guerriers, les Cissé, dont l’apport aux conquêtes des différents souverains a parfois été occulté par les historiens, s’étaient aussi retrouvés avec les Touré, Diané, Bérété dans le rôle de marabouts et conseillers des empereurs. C’est ainsi que pour l’éternité, Cissé, Diané, Bérété et Touré ont gardé le titre de Manding-mori - marabout du mandingue. Aussi loin que l’on puisse remonter dans l’histoire, en Afrique, les princes et princesses n’épousent jamais le commun des mortels.
La bourgeoisie ne se marie qu’entre-elle. Fût-elle du Mandingue, une princesse ne peut jamais quitter son royaume et venir épouser un sujet du Waalo. À moins qu’à la suite d’une razzia, elle soit faite prisonnière et refuse de révéler son identité. Car au cas où elle aurait décliné son identité, il appartiendrait à la famille princière de prendre en charge la princesse et, certainement, de la faire épouser par un prince du royaume du Waalo ou bien par un autre d’un royaume vassal. En Afrique noire, surtout en pays mandingue, en dehors des raisons économiques et politiques, les gens ne quittent leur milieu social que lorsqu’ils sont marginalisés et stigmatisés par celui-ci. C’est à la suite d’accusations fondées ou non de sorcellerie, de roublardise et crime que les bannis se mettaient à prendre le chemin de l’exil. Ce sont ces raisons qui ont poussé de nombreuses personnes -surtout en Casamance jusqu’à une date récente-, à quitter leur famille pour aller se reconstruire ailleurs.
À l’image de ces enfants dessinant leurs pères sous les traits de preux chevaliers, Abdoulaye Wade, si l’on en croit Souleymane Jules Diop, s’est construite une ascendance guerrière. Bien que commis dans l’administration coloniale son père a été l’un des premiers combattants partis défendre la France. Et c’est en hommage à cet homme, Mor Talla Wade, qu’il a initié la journée du tirailleur africain. C’est pour immortaliser cet homme qu’il a construit le monument de Demba et Dupont, à la gare ferroviaire de Dakar, et fait planter un poster géant de sa personne au dessus de l’édifice afin qu’aucune amalgame ne soit possible sur le nom de son créateur. Cultivant à outrance le culte de la personnalité, comme le général Amine Dada de l’Ouganda, Mobutu du Zaïre, il fait garder l’édifice par un groupe de policiers. Et légitimement Abou veut que sa descendance suive sa trace et perpétue l’œuvre de sa lignée. C’est dans cet ordre d’idées que, lors d’un Conseil des ministres, il a pris la décision de faire de son arrière grand-mère une héroïne nationale au même titre que la reine Aline Sitöé Diatta de Kabrousse, Yacine Boubou et Ndjembeut Mbodj du Waalo. Après être entré dans l’histoire comme François Mitterrand, son seul modèle de président - même si certains vont rire sous cape -, et après que le monde ait rendu hommage aux tirailleurs Sénégalais, son vœu le plus cher est qu’il y ait le nom de Mbagne Wade sur la courte liste des femmes qui font la fierté du Sénégal. Pour le reste, il veut rester dans l’histoire du Sénégal comme le bâtisseur d’un pays moderne : l’architecte des infrastructures hôtelières, des échangeurs et des routes.
Faire de Karim son successeur à la présidence de la République n’avait jamais été la volonté ouverte d’Abdoulaye Wade. C’est la Toubab Sénégalaise du palais, madame Viviane Vert, qui a toujours mis cette possibilité dans la tête d’Abou. C’est elle qui, à force de demander à son mari de céder le fauteuil présidentiel, a fini par convaincre Wade que Karim est le seul et unique fils du père capable d’assurer une opacité totale quant à la gestion des crimes dorénavant couverts par l’ignoble loi de feu Ibrahima Ezzan. Ces crimes, faut-il les rappeler pour les déplorer sont susceptibles d’être revisités à tout moment ; compte tenu du fait qu’ils relèvent à la fois de crimes de sang et de crimes économiques punis par les conventions et traités signés et ratifiés par le Sénégal.
Faute de soustraire ses entorses à la démocratie et aux libertés individuelles à la vigilance de ses juges, Meïssa Wade est le seul capable de les endosser. Madame Vivianne a raison. Wade et le PDS lui doivent tout. En contrepartie, quand elle veut quelque chose, Abou se doit de la satisfaire. Malgré tous les griefs qu’il retient à l’encontre de Mara, c’est pour madame Vivianne Vert qu’il s’est séparé de son doublon, Idrissa Seck. La volonté de madame Vivianne Wade de voir son fils à la magistrature suprême est noble et légitime. C’est le rêve de toutes les mères. Karim, lui, ne se réclamera plus de son père et ne demandera jamais à lui succéder. C’est aux autres qu’il laissera le soin de susciter sa candidature. «Le seul qui s’est réclamé fils de Dieu dans l’histoire a fini sur la croix », lui avait dit Idrissa Seck au cours du dernier dîner que Mara a partagé avec son «frère» devant leur «mère» au palais de la République. Karim a retenu cette leçon. «Le destin présidentiel de Karim est irréversible», a déclaré Adama Bâ, le maire de Fass Gueule Tapée. Pour cette unique déclaration et pour avoir osé dire tout haut ce que les Wade veulent entendre, il a été nommé président du Conseil d’administration de la SICAP. Pour le moment et au vu des résultats des dernières élections municipales de Mars 2009, la machine semble grippée. Qu’on le veuille ou non, puisque son père le veut, Karim accomplira son destin. Il est né pour diriger ses semblables et le nom Meïssa - le mot est une déformation de Mansa en Mandingue - qu’il porte est doublement évocateur. Mansa, chez les mandingues - ethnie dont est originaire la mère du président – c’est le roi. Et, comme les rois ne se trouvent que dans les royaumes, le pape du Sopi veut transformer le Sénégal en une monarchie ; et il s’en est donné les moyens. L’armée, qui devait être le dernier rempart de notre souveraineté, est divisée. Et, en son sein, la voix des Républicains est noyée par la force de frappe de l’argent. Pour les militaires et paramilitaires de carrière, policiers et gendarmes, «Wade est une aubaine». Leur discours nombriliste est sans équivoque: «c’est grâce à lui que notre salaire est passé à 6 chiffres. Et nous ne pouvons ne pas le soutenir», assument certains. Ils oublient que c’est à cause de son train de vie que ce salaire ne peut rien régler; que les gens travailleront toujours plus sans jamais se départir du joug de la pauvreté. Bien qu’assujettie à l’exécutif, le pouvoir judiciaire se bat avec ses moyens de bord et demande son indépendance. Par la voix des juges Ndongo Fall, Aliou Niane et tant d’autres, ils s’organisent et demandent leur liberté : celle de juger convenablement a la loi et non selon les humeurs du prince régnant. Partout le discours est le même : liberté. « Il parle en démocrate et agit en monarque», avait dit du Président son ex-ministre de l’Intérieur, Maître Ousmane Ngom.
Aujourd’hui avec son âge auquel, selon Idrissa Seck, il faut ajouter 6 années et certainement conscient qu’à 90 ans, il ne sera, aux yeux du Code pénal sénégalais, plus responsable de ses actes, Abdoulaye Wade retrouve sa vraie nature. C’est un monarque et il ne s’en cache plus. Aux Sénégalais qui polémiquaient sur la nécessité pour lui de s’acheter un nouvel avion de commandement, Abdoulaye Wade a coupé court. « Si je veux demain j’achèterais un avion sans demander l’avis de qui que ce soit», a-t-il balancé à la presse qui était venue l’entendre. Ou encore parlant des décaissements d’Idrissa Seck dans les chantiers de Thiès, «je lui ai donné 26 milliards et il a pris 46». Comme si le Sénégal est sa propriété, le pape du Sopi se joue des règles fondamentales qui lui ont permis d’être et de devenir ce qu’il est aujourd’hui. Sans aucune retenue et sans le moindre état d’âme pour les finances publiques, il a payé deux milliards de francs CFA de dettes pour M. Bibo Bourgi , un ami de son fils, Karim, par le contribuable sénégalais. En se voyant confier les caisses de l’Etat, Wade n’avait pu s’empêcher de dire à son ex-chambellan, Idrissa Seck, selon les témoignages de ce dernier, « maintenant nos soucis d’argent sont terminés».
mousso dara sa way! personne ne va te lire
Tres belle et pertinente contribution.Ce serait un plus d'utiliser des paragraphes pour une lecture facile.
"En verite Dieu ne change l'etat d'un peuple que si ce peuple change en lui meme"
Extrait :
Le temps des Impostures
Enquête sur l’Energie au Sénégal
« On ne blâme pas quelqu’un pour s’être attardé à réclamer son droit. Mais on blâme uniquement celui qui prend ce qui n’est pas à lui»
Sentence de l’imam Ali
Au nom du père et du fils, amen!
Entre Abdoulaye Wade et «ses enfants» l’amour qui s’est tissé au passé continue et, nous l’espérons, continuera de se conjuguer au futur. Ce sera, pour les générations futures, une très belle leçon d’engagement et de fidélité. Parmi tous ses héritiers, parmi tous ceux qui peuvent se réclamer de Wade et revendiquer son hérédité, Samuel Sarr, Karim Wade, Farba Senghor et Pape Samba Mboup sont certainement ceux qui lui sont les plus fidèles. Ils sont les seuls Sénégalais, et certainement les derniers, qui chaque soir parleront de lui à leurs enfants et petits enfants et se battront pour que son histoire soit enseignée à l’école. Ils seront aussi ceux qui passeront le plus clair de leur temps à entretenir le tombeau du parrain, trouver des circonstances atténuantes à ses errements et à prier pour le repos de son âme. Et, parmi tous ceux que nous avons cités, nul autre que Samuel Sarr ne mérite le plus de revendiquer la filiation du père. C’est pour lui qu’il a fait de la prison et c’est aussi grâce à lui qu’il a rencontré Sérigne Saliou Mbacké, dont le portrait est toujours bien placé sous sa chemise, avant de devenir un de ses plus fervents talibés. Il aime Wade d’un amour irrationnel et tous ceux qui, comme nous, ont eu le privilège de le rencontrer savent que Samuel n’a pas attendu l’alternoce pour adopter la couleur bleue. Comme Me Madické Niang d’ailleurs. Et c’est de son vivant, que ce dernier le défend en criant partout: «cet homme, qui a tant servi son pays, a droit à une mort tranquille. Ses héritiers, ses enfants doivent vivre beaucoup plus tranquillement.» Samuel est un pur produit du libéralisme Wadien. Comme Idrissa Seck, ce «fils» banni qui a divisé le pays en blocs antagonistes, détruit des amitiés et tenu le pays en haleine des mois durant pour laver un linge familial. C’est lui, Wade le père, qui les a créé et leur a, probablement, appris à gérer les deniers publics. C’est lui qui leur a appris la contestation et les techniques de subversion. C’est lui qui encourage les prévaricateurs des deniers publics en les nommant à des postes ministériels, comme Adama Sall. Cet homme, il faut le rappeler, avait été épinglé pour ses malversations dans les rapports de la Cour des comptes. Et l’organe de contrôle avait clairement stipulé qu’aucune fonction publique ne doit plus être confiée. Pour montrer au Sénégal et aux Sénégalais qu’il n’a aucun respect pour eux, Abdoulaye Wade a fait de lui le ministre de la fonction publique. «Qui sème le vent récolte la tempête», disait Farba Senghor aux journalistes qui ont osé parler de son épouse délaissée parce que devenue indigne du ministre qu’il était devenu. Pour punir cet acte qu’il a qualifié «d’agression écrite et verbale», il leur a envoyé une bande de gros bras pour saccager leurs locaux et leur foutre la trouille de leur vie. Car au pays de Wade, qu’elle soit par la pensée ou par la plume, une agression reste une agression. Aujourd’hui que la justice s’apprête à se pencher sur son cas, l’histoire doit retenir que Farba Senghor n’est pas un homme dangereux et il n’a pas l’âme d’un démon ; c’est un type sympathique perdu par son amour pour le père. Farba ne connait que Wade le père. C’est son modèle et exemple. En envoyant les nervis rendre une visite nocturne à Mamadou Thierno Talla de l’As et à El Malick Seck de 24 heures Chrono, il a pris le père au mot. N’est-ce pas lui, Wade le père, qui, dans le dernier livre qu’un français lui a consacré, disait «l’affront se lave dans le sang» ?
Aujourd’hui pour pérenniser son pouvoir et assurer la survie de ses «enfants» Wade, le père, qui a conscience que le temps ne joue pas en sa faveur a déclaré que son parti restera au pouvoir cinquante ans encore. Et pour cela, pour cette cause, les libéraux sont en train de se donner les moyens. Avant le grand saut du prince dans le landernau politique, des larbins sont envoyés aux fronts pour susciter la demande d’un autre Wade. Faute de pouvoir se présenter à une nouvelle présidentielle, et privé de sa fougue d’antan, Abou a jeté son dévolu sur Karim. Et il n’a pas tord. Qui mieux que le fils est plus indiqué à couvrir les arrières du père ? Qui mieux que lui est apte à défendre ses errements, expliquer ses erreurs et, peut-être, lui consacrer un musée, un monument ? Qui mieux que lui peut mettre du Blanco sur tous les dossiers brulants qu’il a eu à gérer, qui lui pèsent sur la conscience, et l’obligent à se rendre toutes les années à la Mecque ? Après tout, qui mieux que Karim est prêt à défendre le bilan de Wade? Qui mieux que lui peut faire face au peuple et le convaincre que feus Kéba Diop, Moussa Aw et Penda Kébé ne sont pas des victimes de l’alternance? Qui mieux que lui est prêt à dire que l’avenir de milliers de jeunes Sénégalais, partis en Europe au prix de leur vie, n’a pas été négocié par Abdoulaye Wade pour les faire revenir dans l’enfer sénégalais? Qui mieux que lui est prêt à jurer que ceux qui pleurent la cherté de la vie sont des paresseux ? Qui mieux que Karim a suffisamment de culot pour regarder les Sénégalais dans le blanc de l’œil et leur dire que sous Wade tout va bien?
Wade est depuis mars 2000 à la tête d’une République que ses prédécesseurs ont construite au prix de lourds sacrifices. La tradition veut qu’on l’appelle monsieur le Président. Mais Wade lui a une autre vision de ses fonctions : il se prend pour un monarque. Comme tout métis, il est partagé entre une culture qu’il croit indigne de lui et une autre qu’il n’honore pas. Il est tiraillé entre la modeste origine de son père et celle noble et légendaire des mandingues. Pour l’histoire et étant nous-mêmes dépositaires et gardiens de cette tradition mandingue, nous nous devons d’éclaircir certaines contradictions dans la généalogie du Président. À Woudoucar dans le Pakao et partout en pays mandingue, les Dabo - nom que porte Aïda la mère d’Abdoulaye Wade - n’ont jamais été des combattants ; ce sont des dioula, des commerçants et ceux qui sont instruits parmi eux sont des marabouts. Nous n’avons nullement l’intention de présenter Abdoulaye Wade comme un homme imaginatif, bien qu’il ait gouverné le Sénégal par des rêves. Mais dans l’histoire du Mandingue depuis l’apparition du premier homme sur terre jusqu’à nos jours, les seuls souverains que le peuple mandingue a connus ont pour noms Keïta, Touré, Cissé et Kanté. Bien que guerriers, les Cissé, dont l’apport aux conquêtes des différents souverains a parfois été occulté par les historiens, s’étaient aussi retrouvés avec les Touré, Diané, Bérété dans le rôle de marabouts et conseillers des empereurs. C’est ainsi que pour l’éternité, Cissé, Diané, Bérété et Touré ont gardé le titre de Manding-mori - marabout du mandingue. Aussi loin que l’on puisse remonter dans l’histoire, en Afrique, les princes et princesses n’épousent jamais le commun des mortels.
La bourgeoisie ne se marie qu’entre-elle. Fût-elle du Mandingue, une princesse ne peut jamais quitter son royaume et venir épouser un sujet du Waalo. À moins qu’à la suite d’une razzia, elle soit faite prisonnière et refuse de révéler son identité. Car au cas où elle aurait décliné son identité, il appartiendrait à la famille princière de prendre en charge la princesse et, certainement, de la faire épouser par un prince du royaume du Waalo ou bien par un autre d’un royaume vassal. En Afrique noire, surtout en pays mandingue, en dehors des raisons économiques et politiques, les gens ne quittent leur milieu social que lorsqu’ils sont marginalisés et stigmatisés par celui-ci. C’est à la suite d’accusations fondées ou non de sorcellerie, de roublardise et crime que les bannis se mettaient à prendre le chemin de l’exil. Ce sont ces raisons qui ont poussé de nombreuses personnes -surtout en Casamance jusqu’à une date récente-, à quitter leur famille pour aller se reconstruire ailleurs.
À l’image de ces enfants dessinant leurs pères sous les traits de preux chevaliers, Abdoulaye Wade, si l’on en croit Souleymane Jules Diop, s’est construite une ascendance guerrière. Bien que commis dans l’administration coloniale son père a été l’un des premiers combattants partis défendre la France. Et c’est en hommage à cet homme, Mor Talla Wade, qu’il a initié la journée du tirailleur africain. C’est pour immortaliser cet homme qu’il a construit le monument de Demba et Dupont, à la gare ferroviaire de Dakar, et fait planter un poster géant de sa personne au dessus de l’édifice afin qu’aucune amalgame ne soit possible sur le nom de son créateur. Cultivant à outrance le culte de la personnalité, comme le général Amine Dada de l’Ouganda, Mobutu du Zaïre, il fait garder l’édifice par un groupe de policiers. Et légitimement Abou veut que sa descendance suive sa trace et perpétue l’œuvre de sa lignée. C’est dans cet ordre d’idées que, lors d’un Conseil des ministres, il a pris la décision de faire de son arrière grand-mère une héroïne nationale au même titre que la reine Aline Sitöé Diatta de Kabrousse, Yacine Boubou et Ndjembeut Mbodj du Waalo. Après être entré dans l’histoire comme François Mitterrand, son seul modèle de président - même si certains vont rire sous cape -, et après que le monde ait rendu hommage aux tirailleurs Sénégalais, son vœu le plus cher est qu’il y ait le nom de Mbagne Wade sur la courte liste des femmes qui font la fierté du Sénégal. Pour le reste, il veut rester dans l’histoire du Sénégal comme le bâtisseur d’un pays moderne : l’architecte des infrastructures hôtelières, des échangeurs et des routes.
Faire de Karim son successeur à la présidence de la République n’avait jamais été la volonté ouverte d’Abdoulaye Wade. C’est la Toubab Sénégalaise du palais, madame Viviane Vert, qui a toujours mis cette possibilité dans la tête d’Abou. C’est elle qui, à force de demander à son mari de céder le fauteuil présidentiel, a fini par convaincre Wade que Karim est le seul et unique fils du père capable d’assurer une opacité totale quant à la gestion des crimes dorénavant couverts par l’ignoble loi de feu Ibrahima Ezzan. Ces crimes, faut-il les rappeler pour les déplorer sont susceptibles d’être revisités à tout moment ; compte tenu du fait qu’ils relèvent à la fois de crimes de sang et de crimes économiques punis par les conventions et traités signés et ratifiés par le Sénégal.
Faute de soustraire ses entorses à la démocratie et aux libertés individuelles à la vigilance de ses juges, Meïssa Wade est le seul capable de les endosser. Madame Vivianne a raison. Wade et le PDS lui doivent tout. En contrepartie, quand elle veut quelque chose, Abou se doit de la satisfaire. Malgré tous les griefs qu’il retient à l’encontre de Mara, c’est pour madame Vivianne Vert qu’il s’est séparé de son doublon, Idrissa Seck. La volonté de madame Vivianne Wade de voir son fils à la magistrature suprême est noble et légitime. C’est le rêve de toutes les mères. Karim, lui, ne se réclamera plus de son père et ne demandera jamais à lui succéder. C’est aux autres qu’il laissera le soin de susciter sa candidature. «Le seul qui s’est réclamé fils de Dieu dans l’histoire a fini sur la croix », lui avait dit Idrissa Seck au cours du dernier dîner que Mara a partagé avec son «frère» devant leur «mère» au palais de la République. Karim a retenu cette leçon. «Le destin présidentiel de Karim est irréversible», a déclaré Adama Bâ, le maire de Fass Gueule Tapée. Pour cette unique déclaration et pour avoir osé dire tout haut ce que les Wade veulent entendre, il a été nommé président du Conseil d’administration de la SICAP. Pour le moment et au vu des résultats des dernières élections municipales de Mars 2009, la machine semble grippée. Qu’on le veuille ou non, puisque son père le veut, Karim accomplira son destin. Il est né pour diriger ses semblables et le nom Meïssa - le mot est une déformation de Mansa en Mandingue - qu’il porte est doublement évocateur. Mansa, chez les mandingues - ethnie dont est originaire la mère du président – c’est le roi. Et, comme les rois ne se trouvent que dans les royaumes, le pape du Sopi veut transformer le Sénégal en une monarchie ; et il s’en est donné les moyens. L’armée, qui devait être le dernier rempart de notre souveraineté, est divisée. Et, en son sein, la voix des Républicains est noyée par la force de frappe de l’argent. Pour les militaires et paramilitaires de carrière, policiers et gendarmes, «Wade est une aubaine». Leur discours nombriliste est sans équivoque: «c’est grâce à lui que notre salaire est passé à 6 chiffres. Et nous ne pouvons ne pas le soutenir», assument certains. Ils oublient que c’est à cause de son train de vie que ce salaire ne peut rien régler; que les gens travailleront toujours plus sans jamais se départir du joug de la pauvreté. Bien qu’assujettie à l’exécutif, le pouvoir judiciaire se bat avec ses moyens de bord et demande son indépendance. Par la voix des juges Ndongo Fall, Aliou Niane et tant d’autres, ils s’organisent et demandent leur liberté : celle de juger convenablement a la loi et non selon les humeurs du prince régnant. Partout le discours est le même : liberté. « Il parle en démocrate et agit en monarque», avait dit du Président son ex-ministre de l’Intérieur, Maître Ousmane Ngom.
Aujourd’hui avec son âge auquel, selon Idrissa Seck, il faut ajouter 6 années et certainement conscient qu’à 90 ans, il ne sera, aux yeux du Code pénal sénégalais, plus responsable de ses actes, Abdoulaye Wade retrouve sa vraie nature. C’est un monarque et il ne s’en cache plus. Aux Sénégalais qui polémiquaient sur la nécessité pour lui de s’acheter un nouvel avion de commandement, Abdoulaye Wade a coupé court. « Si je veux demain j’achèterais un avion sans demander l’avis de qui que ce soit», a-t-il balancé à la presse qui était venue l’entendre. Ou encore parlant des décaissements d’Idrissa Seck dans les chantiers de Thiès, «je lui ai donné 26 milliards et il a pris 46». Comme si le Sénégal est sa propriété, le pape du Sopi se joue des règles fondamentales qui lui ont permis d’être et de devenir ce qu’il est aujourd’hui. Sans aucune retenue et sans le moindre état d’âme pour les finances publiques, il a payé deux milliards de francs CFA de dettes pour M. Bibo Bourgi , un ami de son fils, Karim, par le contribuable sénégalais. En se voyant confier les caisses de l’Etat, Wade n’avait pu s’empêcher de dire à son ex-chambellan, Idrissa Seck, selon les témoignages de ce dernier, « maintenant nos soucis d’argent sont terminés».
bon ase avec vos histoir la vie et asse dur cm ça parlon de chose plus interesent joli jeune fille cherche un mariee riche et baeu sur melimelo243@live.fr à tt
Extrait :
Le temps des Impostures
Enquête sur l’Energie au Sénégal
« On ne blâme pas quelqu’un pour s’être attardé à réclamer son droit. Mais on blâme uniquement celui qui prend ce qui n’est pas à lui»
Sentence de l’imam Ali
Au nom du père et du fils, amen!
Entre Abdoulaye Wade et «ses enfants» l’amour qui s’est tissé au passé continue et, nous l’espérons, continuera de se conjuguer au futur. Ce sera, pour les générations futures, une très belle leçon d’engagement et de fidélité. Parmi tous ses héritiers, parmi tous ceux qui peuvent se réclamer de Wade et revendiquer son hérédité, Samuel Sarr, Karim Wade, Farba Senghor et Pape Samba Mboup sont certainement ceux qui lui sont les plus fidèles. Ils sont les seuls Sénégalais, et certainement les derniers, qui chaque soir parleront de lui à leurs enfants et petits enfants et se battront pour que son histoire soit enseignée à l’école. Ils seront aussi ceux qui passeront le plus clair de leur temps à entretenir le tombeau du parrain, trouver des circonstances atténuantes à ses errements et à prier pour le repos de son âme. Et, parmi tous ceux que nous avons cités, nul autre que Samuel Sarr ne mérite le plus de revendiquer la filiation du père. C’est pour lui qu’il a fait de la prison et c’est aussi grâce à lui qu’il a rencontré Sérigne Saliou Mbacké, dont le portrait est toujours bien placé sous sa chemise, avant de devenir un de ses plus fervents talibés. Il aime Wade d’un amour irrationnel et tous ceux qui, comme nous, ont eu le privilège de le rencontrer savent que Samuel n’a pas attendu l’alternoce pour adopter la couleur bleue. Comme Me Madické Niang d’ailleurs. Et c’est de son vivant, que ce dernier le défend en criant partout: «cet homme, qui a tant servi son pays, a droit à une mort tranquille. Ses héritiers, ses enfants doivent vivre beaucoup plus tranquillement.» Samuel est un pur produit du libéralisme Wadien. Comme Idrissa Seck, ce «fils» banni qui a divisé le pays en blocs antagonistes, détruit des amitiés et tenu le pays en haleine des mois durant pour laver un linge familial. C’est lui, Wade le père, qui les a créé et leur a, probablement, appris à gérer les deniers publics. C’est lui qui leur a appris la contestation et les techniques de subversion. C’est lui qui encourage les prévaricateurs des deniers publics en les nommant à des postes ministériels, comme Adama Sall. Cet homme, il faut le rappeler, avait été épinglé pour ses malversations dans les rapports de la Cour des comptes. Et l’organe de contrôle avait clairement stipulé qu’aucune fonction publique ne doit plus être confiée. Pour montrer au Sénégal et aux Sénégalais qu’il n’a aucun respect pour eux, Abdoulaye Wade a fait de lui le ministre de la fonction publique. «Qui sème le vent récolte la tempête», disait Farba Senghor aux journalistes qui ont osé parler de son épouse délaissée parce que devenue indigne du ministre qu’il était devenu. Pour punir cet acte qu’il a qualifié «d’agression écrite et verbale», il leur a envoyé une bande de gros bras pour saccager leurs locaux et leur foutre la trouille de leur vie. Car au pays de Wade, qu’elle soit par la pensée ou par la plume, une agression reste une agression. Aujourd’hui que la justice s’apprête à se pencher sur son cas, l’histoire doit retenir que Farba Senghor n’est pas un homme dangereux et il n’a pas l’âme d’un démon ; c’est un type sympathique perdu par son amour pour le père. Farba ne connait que Wade le père. C’est son modèle et exemple. En envoyant les nervis rendre une visite nocturne à Mamadou Thierno Talla de l’As et à El Malick Seck de 24 heures Chrono, il a pris le père au mot. N’est-ce pas lui, Wade le père, qui, dans le dernier livre qu’un français lui a consacré, disait «l’affront se lave dans le sang» ?
Aujourd’hui pour pérenniser son pouvoir et assurer la survie de ses «enfants» Wade, le père, qui a conscience que le temps ne joue pas en sa faveur a déclaré que son parti restera au pouvoir cinquante ans encore. Et pour cela, pour cette cause, les libéraux sont en train de se donner les moyens. Avant le grand saut du prince dans le landernau politique, des larbins sont envoyés aux fronts pour susciter la demande d’un autre Wade. Faute de pouvoir se présenter à une nouvelle présidentielle, et privé de sa fougue d’antan, Abou a jeté son dévolu sur Karim. Et il n’a pas tord. Qui mieux que le fils est plus indiqué à couvrir les arrières du père ? Qui mieux que lui est apte à défendre ses errements, expliquer ses erreurs et, peut-être, lui consacrer un musée, un monument ? Qui mieux que lui peut mettre du Blanco sur tous les dossiers brulants qu’il a eu à gérer, qui lui pèsent sur la conscience, et l’obligent à se rendre toutes les années à la Mecque ? Après tout, qui mieux que Karim est prêt à défendre le bilan de Wade? Qui mieux que lui peut faire face au peuple et le convaincre que feus Kéba Diop, Moussa Aw et Penda Kébé ne sont pas des victimes de l’alternance? Qui mieux que lui est prêt à dire que l’avenir de milliers de jeunes Sénégalais, partis en Europe au prix de leur vie, n’a pas été négocié par Abdoulaye Wade pour les faire revenir dans l’enfer sénégalais? Qui mieux que lui est prêt à jurer que ceux qui pleurent la cherté de la vie sont des paresseux ? Qui mieux que Karim a suffisamment de culot pour regarder les Sénégalais dans le blanc de l’œil et leur dire que sous Wade tout va bien?
Wade est depuis mars 2000 à la tête d’une République que ses prédécesseurs ont construite au prix de lourds sacrifices. La tradition veut qu’on l’appelle monsieur le Président. Mais Wade lui a une autre vision de ses fonctions : il se prend pour un monarque. Comme tout métis, il est partagé entre une culture qu’il croit indigne de lui et une autre qu’il n’honore pas. Il est tiraillé entre la modeste origine de son père et celle noble et légendaire des mandingues. Pour l’histoire et étant nous-mêmes dépositaires et gardiens de cette tradition mandingue, nous nous devons d’éclaircir certaines contradictions dans la généalogie du Président. À Woudoucar dans le Pakao et partout en pays mandingue, les Dabo - nom que porte Aïda la mère d’Abdoulaye Wade - n’ont jamais été des combattants ; ce sont des dioula, des commerçants et ceux qui sont instruits parmi eux sont des marabouts. Nous n’avons nullement l’intention de présenter Abdoulaye Wade comme un homme imaginatif, bien qu’il ait gouverné le Sénégal par des rêves. Mais dans l’histoire du Mandingue depuis l’apparition du premier homme sur terre jusqu’à nos jours, les seuls souverains que le peuple mandingue a connus ont pour noms Keïta, Touré, Cissé et Kanté. Bien que guerriers, les Cissé, dont l’apport aux conquêtes des différents souverains a parfois été occulté par les historiens, s’étaient aussi retrouvés avec les Touré, Diané, Bérété dans le rôle de marabouts et conseillers des empereurs. C’est ainsi que pour l’éternité, Cissé, Diané, Bérété et Touré ont gardé le titre de Manding-mori - marabout du mandingue. Aussi loin que l’on puisse remonter dans l’histoire, en Afrique, les princes et princesses n’épousent jamais le commun des mortels.
La bourgeoisie ne se marie qu’entre-elle. Fût-elle du Mandingue, une princesse ne peut jamais quitter son royaume et venir épouser un sujet du Waalo. À moins qu’à la suite d’une razzia, elle soit faite prisonnière et refuse de révéler son identité. Car au cas où elle aurait décliné son identité, il appartiendrait à la famille princière de prendre en charge la princesse et, certainement, de la faire épouser par un prince du royaume du Waalo ou bien par un autre d’un royaume vassal. En Afrique noire, surtout en pays mandingue, en dehors des raisons économiques et politiques, les gens ne quittent leur milieu social que lorsqu’ils sont marginalisés et stigmatisés par celui-ci. C’est à la suite d’accusations fondées ou non de sorcellerie, de roublardise et crime que les bannis se mettaient à prendre le chemin de l’exil. Ce sont ces raisons qui ont poussé de nombreuses personnes -surtout en Casamance jusqu’à une date récente-, à quitter leur famille pour aller se reconstruire ailleurs.
À l’image de ces enfants dessinant leurs pères sous les traits de preux chevaliers, Abdoulaye Wade, si l’on en croit Souleymane Jules Diop, s’est construite une ascendance guerrière. Bien que commis dans l’administration coloniale son père a été l’un des premiers combattants partis défendre la France. Et c’est en hommage à cet homme, Mor Talla Wade, qu’il a initié la journée du tirailleur africain. C’est pour immortaliser cet homme qu’il a construit le monument de Demba et Dupont, à la gare ferroviaire de Dakar, et fait planter un poster géant de sa personne au dessus de l’édifice afin qu’aucune amalgame ne soit possible sur le nom de son créateur. Cultivant à outrance le culte de la personnalité, comme le général Amine Dada de l’Ouganda, Mobutu du Zaïre, il fait garder l’édifice par un groupe de policiers. Et légitimement Abou veut que sa descendance suive sa trace et perpétue l’œuvre de sa lignée. C’est dans cet ordre d’idées que, lors d’un Conseil des ministres, il a pris la décision de faire de son arrière grand-mère une héroïne nationale au même titre que la reine Aline Sitöé Diatta de Kabrousse, Yacine Boubou et Ndjembeut Mbodj du Waalo. Après être entré dans l’histoire comme François Mitterrand, son seul modèle de président - même si certains vont rire sous cape -, et après que le monde ait rendu hommage aux tirailleurs Sénégalais, son vœu le plus cher est qu’il y ait le nom de Mbagne Wade sur la courte liste des femmes qui font la fierté du Sénégal. Pour le reste, il veut rester dans l’histoire du Sénégal comme le bâtisseur d’un pays moderne : l’architecte des infrastructures hôtelières, des échangeurs et des routes.
Faire de Karim son successeur à la présidence de la République n’avait jamais été la volonté ouverte d’Abdoulaye Wade. C’est la Toubab Sénégalaise du palais, madame Viviane Vert, qui a toujours mis cette possibilité dans la tête d’Abou. C’est elle qui, à force de demander à son mari de céder le fauteuil présidentiel, a fini par convaincre Wade que Karim est le seul et unique fils du père capable d’assurer une opacité totale quant à la gestion des crimes dorénavant couverts par l’ignoble loi de feu Ibrahima Ezzan. Ces crimes, faut-il les rappeler pour les déplorer sont susceptibles d’être revisités à tout moment ; compte tenu du fait qu’ils relèvent à la fois de crimes de sang et de crimes économiques punis par les conventions et traités signés et ratifiés par le Sénégal.
Faute de soustraire ses entorses à la démocratie et aux libertés individuelles à la vigilance de ses juges, Meïssa Wade est le seul capable de les endosser. Madame Vivianne a raison. Wade et le PDS lui doivent tout. En contrepartie, quand elle veut quelque chose, Abou se doit de la satisfaire. Malgré tous les griefs qu’il retient à l’encontre de Mara, c’est pour madame Vivianne Vert qu’il s’est séparé de son doublon, Idrissa Seck. La volonté de madame Vivianne Wade de voir son fils à la magistrature suprême est noble et légitime. C’est le rêve de toutes les mères. Karim, lui, ne se réclamera plus de son père et ne demandera jamais à lui succéder. C’est aux autres qu’il laissera le soin de susciter sa candidature. «Le seul qui s’est réclamé fils de Dieu dans l’histoire a fini sur la croix », lui avait dit Idrissa Seck au cours du dernier dîner que Mara a partagé avec son «frère» devant leur «mère» au palais de la République. Karim a retenu cette leçon. «Le destin présidentiel de Karim est irréversible», a déclaré Adama Bâ, le maire de Fass Gueule Tapée. Pour cette unique déclaration et pour avoir osé dire tout haut ce que les Wade veulent entendre, il a été nommé président du Conseil d’administration de la SICAP. Pour le moment et au vu des résultats des dernières élections municipales de Mars 2009, la machine semble grippée. Qu’on le veuille ou non, puisque son père le veut, Karim accomplira son destin. Il est né pour diriger ses semblables et le nom Meïssa - le mot est une déformation de Mansa en Mandingue - qu’il porte est doublement évocateur. Mansa, chez les mandingues - ethnie dont est originaire la mère du président – c’est le roi. Et, comme les rois ne se trouvent que dans les royaumes, le pape du Sopi veut transformer le Sénégal en une monarchie ; et il s’en est donné les moyens. L’armée, qui devait être le dernier rempart de notre souveraineté, est divisée. Et, en son sein, la voix des Républicains est noyée par la force de frappe de l’argent. Pour les militaires et paramilitaires de carrière, policiers et gendarmes, «Wade est une aubaine». Leur discours nombriliste est sans équivoque: «c’est grâce à lui que notre salaire est passé à 6 chiffres. Et nous ne pouvons ne pas le soutenir», assument certains. Ils oublient que c’est à cause de son train de vie que ce salaire ne peut rien régler; que les gens travailleront toujours plus sans jamais se départir du joug de la pauvreté. Bien qu’assujettie à l’exécutif, le pouvoir judiciaire se bat avec ses moyens de bord et demande son indépendance. Par la voix des juges Ndongo Fall, Aliou Niane et tant d’autres, ils s’organisent et demandent leur liberté : celle de juger convenablement a la loi et non selon les humeurs du prince régnant. Partout le discours est le même : liberté. « Il parle en démocrate et agit en monarque», avait dit du Président son ex-ministre de l’Intérieur, Maître Ousmane Ngom.
Aujourd’hui avec son âge auquel, selon Idrissa Seck, il faut ajouter 6 années et certainement conscient qu’à 90 ans, il ne sera, aux yeux du Code pénal sénégalais, plus responsable de ses actes, Abdoulaye Wade retrouve sa vraie nature. C’est un monarque et il ne s’en cache plus. Aux Sénégalais qui polémiquaient sur la nécessité pour lui de s’acheter un nouvel avion de commandement, Abdoulaye Wade a coupé court. « Si je veux demain j’achèterais un avion sans demander l’avis de qui que ce soit», a-t-il balancé à la presse qui était venue l’entendre. Ou encore parlant des décaissements d’Idrissa Seck dans les chantiers de Thiès, «je lui ai donné 26 milliards et il a pris 46». Comme si le Sénégal est sa propriété, le pape du Sopi se joue des règles fondamentales qui lui ont permis d’être et de devenir ce qu’il est aujourd’hui. Sans aucune retenue et sans le moindre état d’âme pour les finances publiques, il a payé deux milliards de francs CFA de dettes pour M. Bibo Bourgi , un ami de son fils, Karim, par le contribuable sénégalais. En se voyant confier les caisses de l’Etat, Wade n’avait pu s’empêcher de dire à son ex-chambellan, Idrissa Seck, selon les témoignages de ce dernier, « maintenant nos soucis d’argent sont terminés».
mousso dara sa way! personne ne va te lire
on a pas le temps de lire de tout cela aussi tu prends trop d'espace
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Surtout si c'est pour nous parler de votre vision de la vie, du monde, de Bambi...