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Vendredi 11 Sep 2009
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ENCOURAGEMENT A LA PRODUCTION : Dakar aura des studios de cinéma

Le réalisateur Moussa Touré, auteur des longs-métrages « Toubab bi » et « TGV » et de nombreux documentaires, ne mâche pas ses mots lorsqu’il s’agit de décortiquer le cinéma sénégalais. Cet initiateur du festival « Moussa invite » (dont la 7ème édition a eu lieu du 22 au 27 juin 2009 à Mbao, un village traditionnel lébou à quelques kilomètres de Dakar), toujours coiffé d’un bonnet haoussa en coton tissé, s’oriente de plus en plus vers le documentaire. Nous l’avons rencontré, il y a quelques semaines, et il nous a parlé du cinéma sénégalais, de la relève, de son festival, du Fesman...

Quel regard portez-vous sur le cinéma sénégalais ?

« Je trouve qu’actuellement le cinéma sénégalais ne va pas très bien, mais il se réveille tout doucement. Il y a plein de jeunes qui font des documentaires avec le support numérique. Notre cinéma bouge, mais n’est pas encore assez réveillé parce qu’il n’y a plus de fiction, il n’y a plus de production, il n’y a absolument rien. Cela veut dire qu’il est vide, mais malgré ce vide, il y a plein de gens qui émergent. Les jeunes ont compris qu’il y a le numérique et qu’on peut faire du cinéma avec cette technologie. Malheureusement pour eux, il n’y a pas d’école pour leur apprentissage. Bon nombre d’entre eux viennent avec des formations qui ne sont pas très abouties et essaient de faire des films. Voilà en gros l’état dans lequel se trouve le cinéma sénégalais. En ce qui me concerne, j’essaie d’être productif en faisant des documentaires qui marchent bien. Il y a aussi des cinéastes qui émergent et lors de la dernière édition du Fespaco, le Sénégal était représenté par de nombreux films. C’est vrai que le cinéma, ce n’est pas que de la fiction, il y a un peu de tout. Quand on regarde ce tout, il y a une production qui est là et qui est constituée de documentaires. Et pour moi, ce genre, c’est du vrai cinéma ».

Parlant de documentaire, on a constaté que ces dernières années, vous privilégiez ce genre au détriment de la fiction. Qu’est-ce qui explique ce choix ?

« Je ne suis pas un réalisateur capable de faire des fictions tout le temps. Cela demande énormément d’énergie et de moyens financiers et, actuellement, il n’y a pas beaucoup d’argent pour faire du cinéma au Sénégal. Je travaille avec une grosse production, l’une des plus grosses boîtes en Europe, qui va me produire d’ici peu. L’Afrique est un continent où la plupart des pays sont sous-développés. Il y a d’autres priorités et l’Etat ne soutient pas véritablement le cinéma. On ne peut pas, dans ces conditions, faire des longs-métrages régulièrement. En tant que cinéaste, j’ai une base cinématographique assez solide qui me permet de faire des documentaires. Et puis, je trouve ce genre magnifique. A mon avis, il est plus difficile que la fiction et je me suis fait un nom. Depuis 2000, tous mes documentaires ont été reconnus sur le plan international. C’est peut-être pourquoi certains critiques me classent dans la catégorie des documentaristes, alors que ce n’est pas le cas. Le continent africain est une immense source d’inspiration pour des sujets de documentaire. Quand vous regardez nos films, c’est-à-dire nous les réalisateurs africains, nous voulons tellement être proches de la réalité que, finalement, nous faisons des documentaires. Il n’y a pas quelque chose de plus réel qu’un documentaire. Ce fossé qui existe entre la fiction et moi, c’est tout simplement du cinéma, point final. Je viens de réaliser un film sur les moustiques et, dans quarante ans, lorsque je ne serai plus là, il va continuer à exister et nos enfants, nos petits enfants se rendront compte de la situation dans laquelle nous vivions. C’est cela qui est le plus important ».

Vous évoquiez l’absence d’une formation aboutie pour les jeunes. Etes-vous optimistes pour la relève ?

« Oui. Je suis optimiste pour la relève, mais les centres de formations qui existent au Sénégal, il leur manque plein de choses. Je vais souvent à Paris pour donner des cours dans des écoles de formation (et là je parle de vraies écoles hein !) et c’est là où je me rends compte de ce qui nous manque, car nous n’avons pas de véritables écoles de cinéma. Il y a bon nombre de gens qui se disent documentaristes ou professeurs de cinéma, cela n’engage qu’eux. Moi, je donne juste des leçons de cinéma par rapport à mon expérience, mais je ne me considère pas comme un professeur. Je ne comprends pas comment du jour au lendemain on peut s’improviser professeur. Je pense qu’il nous faut de bonnes écoles de cinéma e, pour le moment, nous n’en n’avons pas. En général, on parle d’ancienne et de nouvelle génération. Je ne crois pas à ça. A mon avis, dans le cinéma, il y a ceux qui sont là depuis longtemps, qui font des films et d’autres qui viennent d’arriver et qui sont en apprentissage. Le problème est que les jeunes n’apprennent pas assez ou sont trop pressés. Le support numérique est un raccourci qui peut paraître facile de prime abord, mais il faut un long apprentissage pour faire du bon cinéma. Il faut être bon cinématographiquement pour percer dans le numérique. Est-ce que moi-même je ne fais pas partie de la relève ? Je pose la question, car j’estime qu’on ne relève pas les gens dans le cinéma. Prenons le cas de feu Ousmane Sembène : est-ce qu’il a été relevé ? Il a fait des films que les cinéastes vont voir pour continuer à faire du cinéma. Il n’y a pas de relève dans le cinéma. On parle souvent de cela, mais c’est un faux débat. Quand je fais un film, je suis obligé de m’inspirer des classiques. A mon avis, il n’y a pas de relève, mais une continuité. C’est même un danger pour le cinéma que de parler de relève, d’ancienne ou de nouvelle génération. Quand j’ai commencé dans le cinéma, je côtoyais Sembène et les réalisateurs de son âge qui étaient là bien avant moi. Pourtant, je ne me suis jamais senti dans une ancienne ou une nouvelle génération ».

Cette année, vous êtes le parrain de l’atelier « De l’écrit à l’écran » du Festival international du film francophone de Namur. N’est-ce pas là une consécration ?

« Vous savez, à chaque édition du Festival de Namur, les organisateurs choisissent un cinéaste chevronné, reconnu qui, pendant dix jours, apprend à des jeunes réalisateurs comment passer de l’écrit à l’écran. Cette année, j’ai été choisi comme parrain. C’est un honneur, une reconnaissance. Et puis mon dernier film sur les moustiques sera présenté lors de ce festival ».

Peut-on savoir ce que gagnent concrètement les lauréats du festival « Moussa Invite » dont la septième édition a eu lieu du 22 au 27 juin dernier ?

« C’est un festival qui n’est pas compétitif et qui combine musique et cinéma. J’y ai découvert un groupe de rap que je vais coacher en réalisant ses clips ou les faire réaliser. Je vais également faire leur promotion. C’est l’une des débouchées de ce festival. Il y a aussi tous ces films de jeunes auxquels j’ai participé et que j’ai mis en avant pour qu’ils soient confrontés au public. Le cinéma, vous le savez, est d’abord destiné à un public ».

Quel rôle le cinéma africain pourrait-il jouer dans la troisième édition du Festival mondial des Arts nègres (Fesman) prévu en décembre 2010 au Sénégal ?

« J’ai été invité en Algérie pour participer au Festival panafricain d’Alger (du 5 au 20 juillet dernier, ndr). C’est le ministre de la Culture de ce pays en personne qui m’avait adressé une invitation afin que j’y montre mon long-métrage TGV. Pourtant, je ne connais même pas ce ministre. Ici au Sénégal, dans mon propre pays, je ne suis pas encore invité à participer au Fesman (l’interview a eu lieu avant le report du Fesman, ndr), mais j’estime que ce n’est pas très grave. En tant que cinéaste, je n’ai pas entendu un de mes collègues parler de cinéma concernant le Fesman. Est-ce qu’il faudrait aller se présenter au niveau des organisateurs comme on le fait très souvent dans nos pays ? Moi je ne le ferai pas. Je ne vais pas tendre la main. Je suis un cinéaste, je fais des films et je suis disponible. Les Algériens avaient fait appel à moi pour que je présente mon film, eh bien chez moi je suis également disponible. La peur que j’ai, en général dans les organisations comme le Fesman, c’est le lobbying. J’ai remarqué qu’il y a des cercles et c’est cela qui détruit tout. Quand on fait une fête, on doit la faire pour tout le monde et laisser de côté les préjugés. Je crois bien que je suis un réalisateur reconnu en Afrique et dans le monde. Et si on invite des cinéastes au Sénégal pour le prochain Fesman et qu’ils ne me voient pas, ils vont probablement demander où est Moussa Touré. C’est comme au Festival panafricain d’Algérie où j’ai rencontré de nombreux cinéastes africains. J’estime que pour le Fesman, il faudrait d’abord penser aux cinéastes sénégalais avant de penser aux autres. Je ne suis pas quelqu’un qui se met dans son coin pour dire : « je ne suis pas invité », mais quand on m’appelle et qu’on me demande si j’ai envie de présenter un de mes films comme l’ont fait les Algériens, je répondrais positivement, car j’ai à mon actif une quinzaine de films ».

Cette année, c’était la septième édition du festival « Moussa Invite ». Peut-on savoir ce qui fait courir Moussa Touré ?

« Ce qui me fait courir, c’est un tout (rires). C’est du cinéma, c’est de la musique, c’est du théâtre. Et toutes ces disciplines artistiques sont dans le cinéma. C’est le spectacle qui me fait courir. Ce sont les spectateurs qui me font courir. Parfois même, il y a des incompréhensions parce que j’intègre du théâtre, de la musique et du cinéma dans ce festival qui ne m’appartient plus. Il appartient au public. Si je suis heureux et que le public ne l’est pas, à quoi ça sert ? Vous avez vu qu’il y avait par exemple du théâtre, car cette discipline artistique m’intéresse et le public sénégalais adore ça. Le public africain, de manière générale, est attentif au spectacle. C’est cela qui me fait courir : le spectacle ».

  Auteur: ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ALY DIOUF    

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Cet article a été déjà consulté 1845 fois 


img Commentaires :


#1 Auteur: wla
Posté le : 2009-09-11 01:46:46  
c cool ca
Repondre   


#2 Auteur: wala
Posté le : 2009-09-11 01:48:11  
je suis first and second wala boook li nekh na deh
Repondre   


#3 Auteur: wala
Posté le : 2009-09-11 01:49:54  
Les studios Cine de Dakar sont pleins de Rats et de cafards. Essayer de construire un Studio Cine digne de son nom please
Repondre   


#4 Auteur: 
Posté le : 2009-09-11 02:06:34  

Le titre n'a rien à voir avec l'interview...

Dakar n'aura probablement pas de studio de cinéma avant l'an 2100
parce que le secteur audio-visuel, qui normalement doit être piloté par
un marché sain de co-production avec les télé-diffuseurs nationaux,
est moribond et sous-argenté.

Un studio, et des équipements, ça coûte des milliards et c'est très
difficile à amortir sur des périodes plus courtes que la vétusté du
matériel.

Et puis, cessons d'être nombrilistes, le cinéma, pour être viable, doit
s'exporter et la demande pour le cinéma africain restera faibles par
rapport au cinéma américain.

L'avenir du cinéma africain c'est le tournage en vidéo HD...

Repondre   


#5 Auteur: 
Posté le : 2009-09-11 02:06:51  
Les studios Cine de Dakar sont pleins de Rats et de cafards. Essayer de construire un Studio Cine digne de son nom please
tu oublies les puces ! :hun: 
Repondre   


#6 Auteur: 
Posté le : 2009-09-11 02:08:02  
vous avez bien dit studio ? :hun: 
Repondre   


#7 Auteur: Thierno Ibrahima SANE
Posté le : 2009-09-11 04:23:09  
je viens de lire et relire l'article et je ne vois nullement mentionner la création d'un studio de cinema a dakar. cela montre encore une fois que nous continuerons de toujours dépendre des autres pour faire nos films.
en tant que jeune cineaste, j'en sais quelque chose et c'est vraiment déplorable.
vous pouvez lire l'interview que j'ai accordée à un journal algérien: LE TEMPS ALGERIEN, paru ce jeudi 10 septembre dont voici le lien:

http://www.letempsdz.com//index.php?option=com_content&task=view&id=23418&Itemid=32

Thierno Ibrahima SANE
réalisateur-scénariste
papis75@yahoo.fr
Repondre   


#8 Auteur: T.I. SANE
Posté le : 2009-09-11 04:29:07  
Entretien avec Thierno Ibrahima Sane, réalisateur sénégalais


«L'Algérie vient de montrer que l'Afrique a des moyens et peut aider son cinéma à décoller»



Thierno Ibrahima Sane, réalisateur sénégalais, vient d'obtenir une aide de l'Algérie pour la coproduction de son film La Petite Maman. Dans cet entretien, il parle de la situation du cinéma au Sénégal et de ses projets.



Le Temps d'Algérie : Le cinéma sénégalais est parmi les premiers cinémas africains, depuis ce temps-là. Il connaît des problèmes, c'est dû à quoi à votre avis ?


Thierno Ibrahima Sane : Le cinéma sénégalais comme vous le dites était le premier en Afrique avec Sembene Ousmane et autres. Aujourd'hui, beaucoup de pays africains nous ont ravi la vedette et cela pour plusieurs raisons. D'abord, l'Etat sénégalais ne fait aucun effort pour soutenir ni encourager ce secteur. Pour preuve, la quasi-totalité des salles de cinéma sont fermées ou transformées en lieu de culte.

En outre, les cinéastes sont livrés à eux-même et ne bénéficient d'aucun soutien de quelque bord, surtout nous jeunes cinéastes qui venons de démarrer. Nous sommes dès lors obligés de compter sur des subventions extérieures pour faire un film, ce qui n'est pas du tout évident. A cela s'ajoute le manque de formation et de professionnalisme de nombreux acteurs du milieu, ce qui se répercute sur la qualité des œuvres présentées.

Dès lors, on est obligé de se contenter des films extérieurs plutôt que les rares films qui sont produits au Sénégal.
Comment est financé le cinéma au Sénégal. Y a-t-il un fonds d'aide à la production cinématographique ?

Le fonds d'aide à la production cinématographique existe sur papier, mais en réalité ce fonds ne sert pas à grand-chose. Sur ce, je vais vous raconter une petite anecdote. Un ami cinéaste a déposé il y a quelques années un projet de film d'un budget de 600 000 000 FCFA.

Un an plus tard, on l'appelle pour lui dire que son financement est acquis. Tout content, il vient croyant être en mesure de démarrer son film.

A sa grande surprise, on lui remit 500 000 FCFA, même pas 1/1000 de la somme demandée. C'est une aberration. Au lieu de distribuer des miettes à 10 personnes qui ne peuvent rien faire avec, ils auraient pu remettre cette somme à un seul demandeur qui peut au moins faire quelque chose avec. En ce qui me concerne, j'ai d'ailleurs déposé depuis 2 ans mon projet de film et jusque-là rien. C'est ce même projet qui vient d'être subventionné par le gouvernement algérien pour la coproduction.

C'est pour vous dire qu'on ne peut espérer de ce fonds pour faire un film au Sénégal, et c'est vraiment désolant, surtout au moment où l’on parle de Fesman 3 au Sénégal. L'Etat nous demande de présenter des films sans au préalable nous aider à les produire. C'est comme demander à sa femme de préparer un bon plat au déjeuner sans lui avoir donné de quoi aller au marché.



Ne pensez-vous pas que les réalisateurs Djibril Diop Mambéty et Ousmane Sembène ont trop influencé le cinéma sénégalais ?


Sembène Ousmane et Djibril Diop Mambéty sont les précurseurs du cinéma sénégalais. Mieux encore, ils sont la références du cinéma sénégalais, voire africain. Il y a certes de grands cinéastes aujourd'hui, mais force est de reconnaître que les œuvres de Sembène restent des modèles.

D'ailleurs ses films sont toujours actuels. En réalité, ce qui faisait la force de Sembène c'est qu'il traitait des thèmes en rapport avec nos réalités quotidiennes et beaucoup de Sénégalais s'y retrouvent.



Quels sont les principaux thèmes que vous abordez dans vos films ?


Je travaille en ce moment sur deux films : un film documentaire sur les talibés, c'est-à-dire les enfants mendiants au Sénégal, et une fiction intitulée La Petite Maman. C'est cette fiction qui vient d'être acceptée par la commission de lecture du ministère de la Culture algérien pour la coproduction. Je traite des thèmes sociaux en rapport avec le vécu des Sénégalais. J'ai deux défis à relever dans mes films. Les défis de l'originalité des thèmes en rapport avec le courage des idées à défendre, mais aussi le défi du réalisme budgétaire. En somme, présenter un bon film, mais pas trop cher pour parvenir à le produire un jour.



Votre scénario vient d'être accepté par la commission de lecture du ministère de la Culture pour une coproduction, pouvez-vous nous parler de ce projet ?


D'abord je remercie le gouvernement algérien par le biais de son ministère de la Culture qui vient de me donner une opportunité de produire et de réaliser mon premier film. C'est un film qui me tient beaucoup à cœur et vous comprendrez pourquoi.

La Petite Maman est l'histoire d'une fille de 12 ans qui abandonne l'école pour s'occuper de sa maman handicapée suite à un accident sur une mine anti-personnel.

C'est ainsi qu'elle va faire du petit commerce et se comporter en adulte pour nourrir sa «famille» et permettre à ses 2 jeunes frères de continuer leurs études.

Ce film traite de 2 thèmes majeurs : le problème de la scolarisation des filles et le phénomène des mines anti-personnel en Casamance (au sud du Sénégal). Je pense faire un cinéma engagé pour dénoncer certaines tares de notre société mais aussi informer, éduquer et éveiller par la magie de l'image.



Vous êtes venu en Algérie dans le cadre du festival panafricain. Quelles sont vos impressions ?


En réalité, je ne me suis pas déplacé en Algérie dans le cadre de l'Anaf, car la commission s'est réunie en marge du festival, donc personne ne savait a priori qui sera retenu pour la coproduction.

J'ai posté mon dossier de candidature comme tout le monde et j'ai été retenu à ma grande satisfaction. Mais j'ai suivi à travers la télé et l'internet ce grand événement culturel et je pense que tous les pays africains doivent s'en inspirer pour la relance du cinéma local. Cette initiative devrait faire tache d'huile et inciter nos gouvernants à promouvoir le cinéma africain.

L'Algérie vient de montrer que l'Afrique a des moyens et peut aider son cinéma à décoller et ne pas toujours compter sur les fonds européens pour faire des films. Je pense que c'est juste une volonté politique de la part des gouvernants, mais j'espère qu'avec ce qui vient de se passer, beaucoup de pays africains vont suivre la voie que vous venez de tracer.



Des projets ?


Oui, beaucoup de projets. D'abord je compte terminer mes deux films sur lesquels je suis en train de travailler, ensuite aller continuer ma formation à l'extérieur pour me renforcer et actualiser mes connaissances cinématographiques. Enfin, créer une grande boîte de production de cinéma car c'est quasi inexistant au Sénégal.

Ceci me permettra d'aider les jeunes talents qui, comme moi, n'ont pas souvent assez de moyens pour démarrer leur carrière.

A terme, je compte me retirer dans une grande plantation de 20 ha en Casamance (sud du Sénégal) où j'aurais toutes les espèces fruitières, faire de l'élevage de volaille, des moutons, des bœufs et de la pisciculture. Ce sera mon projet de retraite qui sera réalisé dans un grand film intitulé Le retour vers la terre.



Thierno Ibrahima SANE

réalisateur-scénariste

papis75@yahoo.fr

Repondre   


#9 Auteur: 
Posté le : 2009-09-11 09:21:33  
''A terme, je compte me retirer dans une grande plantation de 20 ha en Casamance (sud du Sénégal) où j'aurais toutes les espèces fruitières, faire de l'élevage de volaille, des moutons, des bœufs et de la pisciculture. Ce sera mon projet de retraite qui sera réalisé dans un grand film intitulé Le retour vers la terre.''

Ce paragraphe gâche tout l'entretien...
Vous n'aimez pas le cinéma, c'est l'argent qui vous intéresse...Et avec vos petites productions en vidéo - même numérique- vous devriez travailler un siècle pour parvenir à ça...

Le plus drôle quand on lit des articles sur le cinéma sénégalais, c'est qu'on se dit:" mais où ces films vont - ils être vus?

La fonction sociale d'un cinéma n'est pas de courir d'un festival à un autre toute l'année... La vraie fonction d'un tel cinéma, c'est de s'adresser d'abord à son public.

Repondre   


#10 Auteur: 
Posté le : 2009-09-11 09:23:37 Canada
Il n'existe pas de salle de cinéma au Sénégal et il nous parle de studio de cinéma. Ridicule
Repondre   


#11 Auteur: 
Posté le : 2009-09-11 09:24:42  
"Dakar aura des studios de cinéma"... ree ba dee!
Il faut d'abord des salles de cinéma, non? C'est la moindre des choses :down: 
Repondre   


#12 Auteur: BOUKI SINE
Posté le : 2009-09-11 10:10:51  
Et pourtant Dakar était autrefois truffé de cinémas,chaque quartier avait
le sien...
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#13 Auteur: Thierno Ibrahima SANE
Posté le : 2009-09-11 10:31:24  
c'est parce que tu n'as rien compris alors si tu penses que c'est l'argent qui m'interesse en définitive. tu penses qu'une plantation va me pousser sur les pieds. selon toi pourquoi les gens quittent les villages pour venir s'installer en ville, c'est parce qu'ils pensent que le travail de la terre est difficile alors que moi je pense retourner vers la terre mais à travers un film que je dois jouer en temps réel. s'il faut juger des gens, il faut au moins avoir le courage de s'afficher et ne pas se cacher derrière ton écran pour raconter des bétises.
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#14 Auteur: 
Posté le : 2009-09-11 11:14:08  
c'est parce que tu n'as rien compris alors si tu penses que c'est l'argent qui m'interesse en définitive. tu penses qu'une plantation va me pousser sur les pieds. selon toi pourquoi les gens quittent les villages pour venir s'installer en ville, c'est parce qu'ils pensent que le travail de la terre est difficile alors que moi je pense retourner vers la terre mais à travers un film que je dois jouer en temps réel. s'il faut juger des gens, il faut au moins avoir le courage de s'afficher et ne pas se cacher derrière ton écran pour raconter des bétises.
Oui!Oui!Oui! J'ai tout compris...
Tu vas d'abord réaliser de grands films et avec tout le pactole que tu gagneras, tu t'offriras ta plantation en Casamance... C'est ça?
Ree ba dee, koi... tu es dans les rêves mon grand... Pour ton projet de gentleman-planteur, compte pas sur l'audiovisuel ( je ne dis pas cinéma dé...) Vous tournez en vidéo numérique et c'est avec ça que tu vas gagner beaucoup de blé pour ta plantation... Yaa neex :-D  :-D  :-D 
Repondre   


#15 Auteur: "Société" dou nit"
Posté le : 2009-09-11 12:03:42  
c'est parce que tu n'as rien compris alors si tu penses que c'est l'argent qui m'interesse en définitive. tu penses qu'une plantation va me pousser sur les pieds. selon toi pourquoi les gens quittent les villages pour venir s'installer en ville, c'est parce qu'ils pensent que le travail de la terre est difficile alors que moi je pense retourner vers la terre mais à travers un film que je dois jouer en temps réel. s'il faut juger des gens, il faut au moins avoir le courage de s'afficher et ne pas se cacher derrière ton écran pour raconter des bétises.
Oui!Oui!Oui! J'ai tout compris...
Tu vas d'abord réaliser de grands films et avec tout le pactole que tu gagneras, tu t'offriras ta plantation en Casamance... C'est ça?
Ree ba dee, koi... tu es dans les rêves mon grand... Pour ton projet de gentleman-planteur, compte pas sur l'audiovisuel ( je ne dis pas cinéma dé...) Vous tournez en vidéo numérique et c'est avec ça que tu vas gagner beaucoup de blé pour ta plantation... Yaa neex :-D  :-D  :-D 
Monsieur le cinéaste, surtout ne répondez pas devant les coneries d'un internaute qui se cache sous le couvert de l'anomymat pour balancer ses idioties...
C'est dommage que le Sénégal soit peuplé d'individu pareils, qui, au lieu d'aller se spécialiser dans un domaine, préfèrent rester minables et surtout dépendant!
JE SUIS FIER DE VOUS!
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#16 Auteur: BASS
Posté le : 2009-09-11 12:05:09  
MON OEIL! ON N'A MÊME PLUS DE SALLES DE CINEMA AU SÉNÉGAL :jumpy:  :jumpy: 
Repondre   


#17 Auteur: 
Posté le : 2009-09-11 12:05:54  
Monsieur le cinéaste, surtout ne répondez pas devant les conneries d'un internaute qui se cache sous le couvert de l'anomymat pour balancer ses idioties...
C'est dommage que le Sénégal soit peuplé d'individus pareils, qui, au lieu d'aller se spécialiser dans un domaine donné, préfèrent plutôt rester minables et surtout dépendants: un poids pour la société!
JE SUIS FIER DE VOUS!
Repondre   


#18 Auteur: 
Posté le : 2009-09-11 12:41:25  
Monsieur le cinéaste, surtout ne répondez pas devant les conneries d'un internaute qui se cache sous le couvert de l'anomymat pour balancer ses idioties...
C'est dommage que le Sénégal soit peuplé d'individus pareils, qui, au lieu d'aller se spécialiser dans un domaine donné, préfèrent plutôt rester minables et surtout dépendants: un poids pour la société!
JE SUIS FIER DE VOUS!
Pouvez - vous situer les idioties dont vous parlez? Y a t il des cinémas au Sénégal? Y a t il du matériel cinéma?
Au lieu de dire des bêtises, il faut réfléchir...
Ce n'est parce qu'on a fait un document en vidéo que la voie est ouverte pour faire des films de cinéma... La vidéo et le cinéma sont des supports complètement différents.
Yow nak, tu ne sais rien de tout ça... Tu es un ngaka qui tente d'exister... Je maintiens tout ce que j'ai dit :-D 
Repondre   


#19 Auteur: 
Posté le : 2009-09-11 13:15:39  
Monsieur le cinéaste, surtout ne répondez pas devant les conneries d'un internaute qui se cache sous le couvert de l'anomymat pour balancer ses idioties...
C'est dommage que le Sénégal soit peuplé d'individus pareils, qui, au lieu d'aller se spécialiser dans un domaine donné, préfèrent plutôt rester minables et surtout dépendants: un poids pour la société!
JE SUIS FIER DE VOUS!
Alors? Daw nga? :-D  :-D  :-D  :-D  :-D 
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#20 Auteur: 
Posté le : 2009-09-11 14:14:57  
studios de cinéma :-D  :-D  :-D 
Ku gatt fan duko feke... C'est sûr
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#21 Auteur: 
Posté le : 2009-09-11 14:19:39 France
Monsieur le cinéaste, surtout ne répondez pas devant les conneries d'un internaute qui se cache sous le couvert de l'anomymat pour balancer ses idioties...
C'est dommage que le Sénégal soit peuplé d'individus pareils, qui, au lieu d'aller se spécialiser dans un domaine donné, préfèrent plutôt rester minables et surtout dépendants: un poids pour la société!
JE SUIS FIER DE VOUS!
Alors? Daw nga? :-D  :-D  :-D  :-D  :-D 
balnala!
Repondre   


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    Lignes Ennemies Nouveau!
    [ CHRONIQUE ] - Je vous demande partons !
    Par Souleymane Jules Diop

    Il n'y a pas meilleur signe des temps, pour ceux qui en comprennent toute la symbolique, que la désaffection récente de Serigne Mamoune Niasse et son retour dans l'opposition. Elle vaut pour moi plus que le rapprochement, lui aussi significatif, entre Abdoulaye Makhtar Diop et le Parti socialiste. Le retour des deux grands ténors de scène politique nationale, tous deux anciens du Parti socialiste, n'est pas une victoire que doivent savourer Moustapha Niasse et Ousmane Tanor Dieng.  
    C'est une victoire du bon sens et de la morale. ....
    Lire la suite ...

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    Artiste du mois
    Metzo Djatah: artiste du mois sur Seneweb Music
    Metzo Djatah

    Metzo Djatah:Roots


    Calques & décalques
    [ CHRONIQUE] Pourvu que le grain ne meure...
    Par Amadou Gueye Ngom

    Se souvient-on  de Fatou Kassé, Mada Thiam,  Ndiol Niang, Saloum Dieng?
    Il faut être bouché à l'émeri pour ne pas comprendre qu'un patrimoine culturel peut tomber en désuétude par abandon ou ignorance mais se sera jamais frappé de péremption pour qui entreprend de l'exhumer. La sottise des blancs becs est de s'imaginer que la modernité est un fruit spontanément mûr qui tombe chaque matin sans passer par un processus de maturation.  Le futur n'est rien d'autre qu'un passé en perpétuel devenir. ...
    Lire la suite

    Histoire de la télévision en Afrique noire francophone, des origines à nos jours
    Par Tidiane DIOH
    Ce livre raconte près de cinquante ans d'histoire de la télévision en Afrique noire francophone, sur un vaste ensemble géographique de plus de 10 millions de km² regroupant dix-sept Etats -Bénin, Burkina Faso (ex-Haute Volta), Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Côte d'Ivoire, Gabon, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, République Démocratique du Congo (ex-Zaïre), Rwanda, Sénégal, Tchad, Togo- pour une population d'environ . ... Lire la suite ...

    Emission "Lu Pour Vous"

    Invité:Tidiane DIOH




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