Après un premier revers face à Wal Fadjri : Le Bsda perd encore hier en appel
Le verdict prononcé par le juge des référés et qui l’obligeait à rétablir le signal de Walf Tv et Fm qu’il avait coupé illégalement, n’a pas suffi au Bsda. Ses avocats avaient fait appel pour obtenir gain de cause. Hier, le juge a dit le droit en faveur du groupe Wal Fadjri. Le Bsda a été encore débouté de ses prétentions de suspendre les programmes de Walf Tv et Fm.
Le Bsda a encore essuyé hier un revers dans le différend qui l’oppose au groupe Wal Fadjri. Ne voulant pas se contenter du verdict prononcé par le juge des référés qui lui avait ordonné de rétablir les signaux de Walf Tv et Fm qu’il avait injustement et illégalement coupés, le Bsda a cru devoir interjeter appel pour obtenir gain de cause. C’est cet appel qui a été jugé hier. Mais, malheureusement pour le Bureau sénégalais du droit d’auteur, le juge a encore dit le droit en faveur du groupe de presse. ‘Le juge a déclaré irrecevable la demande du Bsda qui ne voulait pas se contentait du premier jugement prononcé par le juge Waly Faye et qui avait ordonné au Bsda de rétablir les signaux de Walf Tv et Fm’, explique Me Ndèye Maty Djigueul qui dirige le pool des avocats du groupe de presse de Front de Terre. Selon elle, ‘cela n’a pas été très compliqué car, au terme de quatre heures de plaidoiries, le juge a déclaré la requête du Bsda irrecevable’. En effet, commente l’avocat sur le plateau de Walf Tv, ‘le Bsda a encore voulu tromper une nouvelle fois la religion du juge en interjetant appel, alors qu’il avait été débouté une première fois sur des bases très claires’.
Pourtant, se désole l’avocat du groupe Wal Fadjri, ‘on croyait qu’au sortir de notre audience devant le juge qui avait donné raison à Walf, le Bsda allait revenir à la raison et s’asseoir avec le groupe Wal Fadjri pour régler ce problème. Car entre Wal Fadjri et le Bsda, il doit exister une certaine complicité, l’un ne pouvant pas aller sans l’autre. Mais le Bsda a choisi de poursuivre sa lancée dans la voie judiciaire en interjetant appel. Et tout cela a été fait dans la précipitation au point de faire entorse à la loi.’.
En réalité, le Bsda en choisissant de s’entêter dans un bras de fer, ignore que la seule solution qui s’offre à lui, c’est la négociation et non le harcèlement. Car comme l’a si bien dit Me Djigueul, ‘le groupe Wal Fadjri est disposé à payer les droits d’auteur, mais encore faudrait-il qu’on s’accorde sur la somme due. Le groupe avait d’abord envoyé un chèque de 4 millions que le Bsda a retourné, préférant ainsi choisir la voie judiciaire en se fondant sur un article abrogé pour suspendre les programmes de Walf Tv’. Face à ce nouveau revers qui lui ferme la porte, le Bsda est obligé de changer de fusil d’épaule.
L’existence de milices, religieuses, médiatiques et politiques, privées et fanatisées à outrance, est en soi une insulte à la République. Ce qui s’est passé dans les locaux du Groupe Walfadjri mérite donc une condamnation sans appel, définitive et pénale.
En même temps, le traitement de l’information, le rapport du groupe Walfadjri aux règles d’éthique et de déontologie mérite réflexion. La manipulation constante de l’opinion, la victimisation à outrance, la paranoïa perpétuelle de son PDG, sont autant d’agression contre l’honorabilité et la dignité de tant de gens sujets, voire objets, de leurs émissions et de leurs articles. C’est en cela que Walf agit comme une milice médiatique.
C’est pourquoi, s’il faut être solidaire de Walfadjri quand il est agressé, il faut aussi le condamner sans ambiguïté lorsque c’est lui Walfadjri qui agresse, insulte, accuse sans fondement, attise le conflit inter-confrérique ou s’en prend délibérément aux symboles de l’Etat, dont Monsieur le Président de la République ou sa famille et ses proches collaborateurs.
Traiter un proche collaborateur du Chef de l’Etat publiquement et scandaleusement de façon injurieuse, alors que sur ces mêmes faits de mœurs on dispose de contentieux dont certains ont été relayés par la presse et d’autres tus mais sus, c’est courir le risque de braquer l’Etat contre soi. Or, il faut savoir que l’Etat a les moyens de se battre et de gagner ses batailles. De tels agissements s’ils devaient continuer ne resteraient pas sans conséquences pour son auteur.
Tout le monde sait que Walf TV est quand même une œuvre née de la volonté, de la générosité ou des calculs du Chef de l’Etat puisque c’est M. Sidy Lamine Niasse lui-même qui nous a appris, au sortir d’une audience avec le Président Wade, la décision de Me Wade de lui accorder l’autorisation de diffuser en bande hertzienne. Donc cette façon maladroite et abusive de saper l’autorité de l’Etat en s’attaquant, pour un oui ou pour un non, à son chef alors que les images, les faits, et les auteurs sont explicites, est une insulte au bon sens.
Comment comprendre cette attitude de duplicité qui consiste à tendre la main à l’Etat pour se financer, pour avoir une dizaines de fréquences, une autorisation d’émettre, une indemnisation du matériel de construction de son siège, une exonération de taxes pour ses investissements, la prise en charge de soins médicaux, des lettres de recommandations et une tournée avec le Chef de l’Etat, pour finalement se présenter comme l’homme à abattre du régime ?
On ne peut pas se précipiter dans les locaux du Ministre des Finances pour réduire ses impôts (de plus de 300 millions à 30 millions de FCFA), appeler le Garde des Sceaux Ministre de la Justice, et par ailleurs partenaire et actionnaire, pour « autosaisir » le Procureur de la République, dédicacer un livre-réponse au Président Wade (remis à Yaya Sakho), et en même temps se présenter comme la victime expiatoire d’un Etat malveillant.
On ne peut pas traiter de façon racoleuse ce qui a trait à la foi des hommes, à la vie des communautés religieuses (« Serigne Bara couvre les trafiquants », « Touba sème la division », « les héritiers de Serigne Mourtalla se déchirent » etc …), juste pour vendre du papier à tout prix, sans se soucier de l’impact de tels agissements cupides sur ceux dont on parle. La revue de presse, dénaturée dans son esprit et dans sa lettre, est juste une réclame, une pub qui ne se soucie même pas de la décence du verbe, et qui, au contraire, se nourrit d’une vulgarité crasse dont le but premier est de faire dans le sensationnel. Les professionnels peuvent-ils rester sans réagir face à tous ces manquements ?
La Démocratie, que nous voulons bâtir, ne peut advenir sans une presse responsable, honnête, professionnelle. Elle ne peut non plus se faire, sans une claire distinction entre le spirituel et le temporel, entre la sphère politique et celle de la société civile. Or de plus en plus, des hommes portant le masque du journalisme poursuivent des buts politiciens, utilisant leurs organes pour se préparer une carrière en politique.
Me Wade a donné un chalumeau à un pompier-pyromane, au moment où le pays est une poudrière qui n’attend qu’une étincelle. Cette télé est devenue un outil de chantage et de promotion d’une ambition cupide et politicienne.
La presse doit faire son travail, dans des conditions de dignité, de sécurité, de respect des règles d’éthique et de déontologie. En même temps que ses droits seront respectés scrupuleusement, elle doit remplir pleinement ses devoirs. L’instrumentalisation permanente et abusive de la télévision à des fins judiciaires, fiscales ou politiciennes par un patron de presse doit être dénoncée, et frappée de l’indignité et de l’immoralité d’une traitrise à la profession.
C'est incroyable qu'on ne paie pas les droits des artistes quand même... Sidy doit payer pour les programmes qui utilisent le travail des artistes...
C'est quel pays ça?
PRESERVATION DU PATRIMOINE CULTUREL Adama Aly Pam interpelle les pouvoirs publics
par Cherif FAYE | SUD QUOTIDIEN , mercredi 23 septembre 2009 | 316 Lectures
Adama Aly Pam est le président de l’Association des Bibliothécaires archivistes documentalistes et Fondé de pouvoirs à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). En sa qualité d’archiviste paléographe, il interpelle les pouvoirs publics afin que ces derniers fournissent les moyens pour la conservation du patrimoine culturel national. Selon lui, c’est là le seul moyen pour notre continent de permettre aux générations futures d’accéder à la documentation. Dans l’entretien qu’il a accordé à Sud Quotidien, il aborde la problématique, tout comme il décline la paléographie.
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L’existence de milices, religieuses, médiatiques et politiques, privées et fanatisées à outrance, est en soi une insulte à la République. Ce qui s’est passé dans les locaux du Groupe Walfadjri mérite donc une condamnation sans appel, définitive et pénale.
En même temps, le traitement de l’information, le rapport du groupe Walfadjri aux règles d’éthique et de déontologie mérite réflexion. La manipulation constante de l’opinion, la victimisation à outrance, la paranoïa perpétuelle de son PDG, sont autant d’agression contre l’honorabilité et la dignité de tant de gens sujets, voire objets, de leurs émissions et de leurs articles. C’est en cela que Walf agit comme une milice médiatique.
C’est pourquoi, s’il faut être solidaire de Walfadjri quand il est agressé, il faut aussi le condamner sans ambiguïté lorsque c’est lui Walfadjri qui agresse, insulte, accuse sans fondement, attise le conflit inter-confrérique ou s’en prend délibérément aux symboles de l’Etat, dont Monsieur le Président de la République ou sa famille et ses proches collaborateurs.
Traiter un proche collaborateur du Chef de l’Etat publiquement et scandaleusement de façon injurieuse, alors que sur ces mêmes faits de mœurs on dispose de contentieux dont certains ont été relayés par la presse et d’autres tus mais sus, c’est courir le risque de braquer l’Etat contre soi. Or, il faut savoir que l’Etat a les moyens de se battre et de gagner ses batailles. De tels agissements s’ils devaient continuer ne resteraient pas sans conséquences pour son auteur.
Tout le monde sait que Walf TV est quand même une œuvre née de la volonté, de la générosité ou des calculs du Chef de l’Etat puisque c’est M. Sidy Lamine Niasse lui-même qui nous a appris, au sortir d’une audience avec le Président Wade, la décision de Me Wade de lui accorder l’autorisation de diffuser en bande hertzienne. Donc cette façon maladroite et abusive de saper l’autorité de l’Etat en s’attaquant, pour un oui ou pour un non, à son chef alors que les images, les faits, et les auteurs sont explicites, est une insulte au bon sens.
Comment comprendre cette attitude de duplicité qui consiste à tendre la main à l’Etat pour se financer, pour avoir une dizaines de fréquences, une autorisation d’émettre, une indemnisation du matériel de construction de son siège, une exonération de taxes pour ses investissements, la prise en charge de soins médicaux, des lettres de recommandations et une tournée avec le Chef de l’Etat, pour finalement se présenter comme l’homme à abattre du régime ?
On ne peut pas se précipiter dans les locaux du Ministre des Finances pour réduire ses impôts (de plus de 300 millions à 30 millions de FCFA), appeler le Garde des Sceaux Ministre de la Justice, et par ailleurs partenaire et actionnaire, pour « autosaisir » le Procureur de la République, dédicacer un livre-réponse au Président Wade (remis à Yaya Sakho), et en même temps se présenter comme la victime expiatoire d’un Etat malveillant.
On ne peut pas traiter de façon racoleuse ce qui a trait à la foi des hommes, à la vie des communautés religieuses (« Serigne Bara couvre les trafiquants », « Touba sème la division », « les héritiers de Serigne Mourtalla se déchirent » etc …), juste pour vendre du papier à tout prix, sans se soucier de l’impact de tels agissements cupides sur ceux dont on parle. La revue de presse, dénaturée dans son esprit et dans sa lettre, est juste une réclame, une pub qui ne se soucie même pas de la décence du verbe, et qui, au contraire, se nourrit d’une vulgarité crasse dont le but premier est de faire dans le sensationnel. Les professionnels peuvent-ils rester sans réagir face à tous ces manquements ?
La Démocratie, que nous voulons bâtir, ne peut advenir sans une presse responsable, honnête, professionnelle. Elle ne peut non plus se faire, sans une claire distinction entre le spirituel et le temporel, entre la sphère politique et celle de la société civile. Or de plus en plus, des hommes portant le masque du journalisme poursuivent des buts politiciens, utilisant leurs organes pour se préparer une carrière en politique.
Me Wade a donné un chalumeau à un pompier-pyromane, au moment où le pays est une poudrière qui n’attend qu’une étincelle. Cette télé est devenue un outil de chantage et de promotion d’une ambition cupide et politicienne.
La presse doit faire son travail, dans des conditions de dignité, de sécurité, de respect des règles d’éthique et de déontologie. En même temps que ses droits seront respectés scrupuleusement, elle doit remplir pleinement ses devoirs. L’instrumentalisation permanente et abusive de la télévision à des fins judiciaires, fiscales ou politiciennes par un patron de presse doit être dénoncée, et frappée de l’indignité et de l’immoralité d’une traitrise à la profession.
BRAVO Mr! Je suis très fière de vous [qui que vous soyez]
Et ça fait plaisir de savoir que ya des gens qui laissent
des commentaires sensés!
Merci! ça m'a fait très plaisir!