Il était une fois, il y a longtemps…en l’an 2000, on racontait qu’un vieil homme, ayant lutté des années durant pour accéder au pouvoir, rencontra la jeunesse de son pays. Il l’implora de l’écouter ; ce qu’elle fit. Il la rassembla dans toutes les villes de son pays et lui posa une seule question : qui parmi vous n’a pas d’emploi ? Une forêt de mains se dressa. Le vieil homme jura qu’il avait la solution à ce mal et aux autres maux dont la nation souffrait. Elle se trouvait dans son livre saint. Ainsi se répandit la nouvelle foi. La messe spectacle se reproduisit partout dans le pays comme une prière païenne dédiée au pape de la salvatrice religion SOPI. La procession du vieil homme, bleu tel le ciel, continua son chemin de croix à travers villes, banlieues et villages. Le peuple se massa pour boire l’oraison du vieil homme et de plus en plus de jeunes se convertirent au SOPISME. Dans ce pays, que l’espoir avait déserté, naissait une communion magique, miraculeuse : un transfert d’énergie de la jeunesse à la vieillesse. Jeunesse savait et vieillesse pouvait, l’adage était démenti. Un souffle divin semblait purifier l’atmosphère ; tout le monde sentait qu’un pacte se scellait, qu’une révolution se préparait. Le mot tant rêvé, le mot sésame fut chanté : ALTERNANCE !!! La prophétie de pachéko était donc vraie : l’an 2000 ATOUME NATANGUE LA !!! L’an 2000 année d’abondance.
Enfin, vint le jour du sacre, le vieil homme fut intronisé et le peuple et la jeunesse le prièrent de veiller sur …ALTERNANCE, de la protéger, de la sacraliser car en elle résidait leur rêve. Le vieil homme administra son homélie urbi et orbi dans le recueillement de tous et la liesse générale. Dans le temple, plein comme un œuf, le vieil homme chauve promit encore et encore, il jura encore et encore. Amen ! Acquiesça le peuple conquis. Chacun rentra chez soi confiant en l’avenir en la parole du vieil homme. Il avait déclaré que le temps des règnes solitaires était révolu, que l’ère du Sénégal qui gagne était venu, que la rébellion casamançaise sera résolue en cent jours, que…, que…
Et puis le temps passa, beaucoup d’eau…croupie avait coulé et coule encore sous les ponts de …l’anoci et dans les banlieues. Le vieil homme devint fol amoureux du pouvoir et du pouvoir seulement. Il s’entoura d’une cour de félons perfides, il baigna désormais dans le luxe et le lucre et s’enferma dans sa tour d’ivoire. On se rappela « cassandre » prédisant : « une tête incapable de supporter les cheveux ne pouvait porter un pays ». Le peuple ne le comprenant plus se résigna et vida la boîte de pandore. Alors, n’en revenant pas, la jeunesse revint au vieil homme et hurla : ALTERNANCE ! Le vieil homme du haut de son palais, dans un ricanement lugubre, rota : ALTERNOCE ! On lui cria : tes promesses au peuple ! Le vieil homme abjura, transfiguré, MA FAMILLE ! Les veuves, orphelins et sinistrés lancèrent : délestages ! Inondation ! Crise casamançaise ! Le vieil homme se drapa sinistre, fier derrière la statue de la renaissance africaine et conclut machiavélique « j’ai écrit deux livres. » désenchantés les pères démissionnèrent. Les mères vendirent leurs bijoux, parfois leur maison, ou s’endettèrent pour offrir l’océan en cercueil à leur progéniture car ici, le vieil homme et ses hommes liges ont vendu jusqu’aux…cimetières.
La révolution, ou plus justement l’alternance, commence par dévorer ses propres enfants, dit on. Maintenant, le vieil homme proclame qu’il a de très grands projets, il parle de grande abondance, de train à grande vitesse de…de…mais la jeunesse est devenue sourde et hérétique et n’a foi qu’en BARZAK ou BARCELONE. Le vieil homme disait : « dis moi quelle jeunesse tu as, je te dirai quel pays tu seras ». Vieil homme ta jeunesse est désespérée. Ta jeunesse est une armée « d’amants de la mort » qui affronte les houles meurtrières de l’atlantique, coule et se noie dans le détroit sanguinaire de Gibraltar, périt dans le désert aride du Sahara, assiège les citadelles retranchées de Melilla et Ceuta, et enfin déambule pétrifié dans les rues froides de Paris, Madrid, Rome…où ne l’attendent que mépris et humiliations. Vieil homme ! Sais tu maintenant quelle jeunesse est tienne et quel pays il est advenu du Sénégal ? Vieil homme oseras tu nous demander qui parmi nous travaille ? Dans la procession, du vieil homme qui voulait le pouvoir, les intellectuels sont remplacés par d’obscurs marabouts, la jeunesse par des nervis, les hommes d’affaires par des prédateurs des finances publiques.
Ici prend fin le conte pour se perdre dans la mer, le premier à le humer ira au paradis.
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BANGERE VILLAGE DU SAINT HOMME CHERIF YOUNOUSS AIDARA A LAVEILLE DES ELECTIONS DE 2007. LE CANDITAT ABLAYE WADE FAIT UN MEETING ET S'EXCUSE SINON MEME DEPLORE LA CONDITION DES ROUTES ET FAUX PRAGMATISME A L'APPUI, IL DEMANDE A SES SOURGAS DE COMMENCER A REFAIRE LES ROUTES. LA SUITE: ON COMMENCE AUTOMATIQUEMENT LES CALCULS ET AUTRES SHOWS JUSQU'AUX ELECTIONS. APRES SA VICTOIRE DU SOPI OU ROUSSELOU, LES TRAVAUX ET AUTRES MANIGENCES ARRETENT. RENDEZ VOUS ELECTIONS DE 2012. PAUVRE PAYS OU PLUTOT HONTEUX DE PRESIDENT.
Tanor (le casté ) veut gouverner le Sénégal
Une intouchable veut gouverner l'Inde
« M adame arrive ! » chuchote fébrilement un secrétaire. S'alignant tels des écoliers sages, les hauts dignitaires de l'Etat d'Uttar Pradesh s'apprêtent à saluer leur chef de gouvernement, Mayawati Kumari. D'un pas décidé surgit une petite femme ronde vêtue d'un ensemble rose. Sur-le-champ, les dignitaires, issus de la caste élitiste des brahmanes, s'inclinent. La magie révérencieuse du pouvoir ? Bien plus encore ! A 53 ans, cette femme née dalit (intouchable) symbolise la vitalité de la démocratie indienne. A la tête du Bahujan Samaj Party (BSP), la politicienne règne en maître, depuis sa capitale de Lucknow, sur l'Etat le plus peuplé de l'Inde. Certains voient en elle le prochain Premier ministre de l'Inde. Elle serait la 59e femme la plus puissante du monde, selon le magazine Forbes . Une incroyable ascension pour celle dont les parents n'osaient pas croiser le regard des hommes de haute caste. Aujourd'hui, ce sont ceux-ci qui baissent les yeux à son approche.
A Delhi, les cercles du pouvoir la jugent vulgaire. Elle s'en moque. Car sa lutte contre l'immobilisme social et sa défense des exclus sont les racines de sa popularité. « Allons botter les fesses des nantis ! » aimait-elle à répéter, dans les années 90, face à des foules de dalits galvanisés par son culot. Issue d'une famille modeste de Delhi, elle fut la protégée de Kanshi Ram, le fondateur du parti dalit BSP. Animée par une farouche volonté de revanche sociale, cette célibataire s'est vouée à la politique. Elle en a le génie, l'audace et la ruse. Depuis 1995, Mayawati a pris le pouvoir à quatre reprises en Uttar Pradesh en scellant les alliances les plus diverses. Elle justifie son opportunisme par une volonté de dépasser la division des castes, dans un projet d' « harmonie sociale ». En 2007, elle reconquiert ainsi l'Uttar Pradesh grâce au soutien des élites brahmanes. A l'approche du scrutin national, en avril, elle est en passe de former un « troisième front » pour rivaliser avec le puissant parti du Congrès et les nationalistes hindous du Bharatiya Janata Party (BJP). « Rien ne m'empêchera de devenir Premier ministre », déclare celle qui se voit déjà en « Barack Obama » de l'Inde.
Dans les villages, où les dalits l'appellent « Behenji », la soeur, son aura est immense. « Elle est notre espoir. Grâce à Behenji, nous avons obtenu le respect et le droit de parler »,s'enthousiasme Jagdeo, un vieillard dalit, même si la caste régit encore la vie sociale. Shrivani, 40 ans et mère de 7 enfants, tient elle aussi à donner son opinion : « Avant, les viols des femmes dalits étaient fréquents. A présent, nous n'avons plus peur de sortir de chez nous. Behenji nous protège. » Et peu importe si, malgré certains progrès, les routes, les hôpitaux et les écoles sont loin du compte. Car Mayawati a apporté aux dalits une révolution : la reconnaissance sociale.
A elle-même, elle s'offre la gloire. Elle tapisse la ville de Lucknow d'affiches géantes la représentant et érige des statues à son effigie. Son dernier projet est une miniville dalit, surgie au coeur des quartiers riches. Le chantier duparc d'Ambedkar, interdit au public, est extravagant. Plus de 150 millions d'euros pour une grandissime allée de marbre blanc, un musée, une bibliothèque, un centre commercial et, pied de nez aux dirigeants de Delhi, une réplique du Parlement indien ! Le scandale éclatera probablement le jour où les rubans d'inauguration seront coupés... Mais Paras Shuram, un milicien du BSP, rayonne en contemplant les travaux : « Behenji est notre prophète ! Il faut nous réapproprier notre culture et notre espace, dont les riches nous ont privés. Ensuite viendra le temps d'améliorer l'économie. » Dans un Etat accablé par la pauvreté et le chômage, on est ici à des années-lumière du « miracle indien » perceptible à Bombay ou Bangalore.
« Mayawati, voleuse ! » crient, ce matin, les manifestants du Samajwadi Party. Leur dirigeant, Mulayam Singh Yadav, est l'ennemi juré de Mayawati Kumari. Alors, en guise de réponse, les forces spéciales de police se chargent de disperser les contestataires à coups de bâton. Mais la foule a eu le temps de rappeler les soupçons de corruption qui ternissent l'image de Mayawati, bien qu'elle soit toujours sortie indemne des accusations portées contre elle. Richissime, on lui a reproché d'avoir détourné 2 millions d'euros. « L'argent provient des donations faites au parti par nos militants, pour mon anniversaire », répond-elle. Et, quand elle apparaît scintillante de diamants à sa fête d'anniversaire, les dents grincent. « Ce qui est bon pour les hautes castes serait-il défendu aux dalits ? » tonne-t-elle. Comme à son habitude, elle vise juste. « Mayawati n'est pas plus corrompue que les autres politiciens,estime Tapas Chakraborty, journaliste à Lucknow. Et c'est la seule à défendre une vraie idéologie. » Elle peine cependant à s'extirper du dernier scandale : un de ses hommes aurait assassiné un ingénieur qui refusait de lui verser un pot-de-vin.
En Uttar Pradesh, politique rime avec violence. A l'assemblée législative de Lucknow, on ne compte plus les scènes de chaos, où les parlementaires se frappent de leurs microphones arrachés aux pupitres. Si ces batailles rangées surviennent en pleine lumière, qu'en est-il à l'ombre des campagnes isolées ?
La réponse est donnée à dix heures de route de Lucknow, dans les ravins désertiques de la vallée Chambal, où meurtres, kidnappings et viols sont monnaie courante. Sur une route sauvage surgissent six 4 x 4 flambant neufs, d'où descendent une vingtaine de « politiciens ».En claquant les portes, les vestes s'entrouvrent et laissent apparaître, dans des étuis, des pistolets automatiques. « Bienvenue ! » clame leur chef, Bal Kumar, brigand notoire et candidat pour cette circonscription de Mirzapur. Alors qu'étincellent à son cou des maillons en or de la taille d'une chaîne de bicyclette, Bal Kumar dénonce la corruption de Mayawati. « Je travaillais pour elle, avant de soutenir le Samajwadi Party », explique-t-il. L'Uttar Pradesh compterait ainsi une quarantaine de gangs mafieux qui, en période électorale, prêtent main-forte aux partis politiques. « Durant les campagnes, Mayawati extorque des sommes d'argent énormes », dit Bal Kumar, qui jure en savoir quelque chose. Parole de gangster.
« Mayawati est trop pressée, lâche le leader dalit R. K. Chaudry, un de ses anciens ministres.Elle utilise les mécanismes des mafias et conclut des alliances avec le diable au lieu de consolider le vote dalit. Elle est assoiffée de pouvoir et va s'y brûler les ailes. » La rancoeur du politicien a certes ses raisons : « Un jour, j'ai été ovationné au cours d'un rallye , se souvient-il. Le lendemain, Mayawati m'a forcé à démissionner ! » Il lui concède cependant « un instinct politique hors du commun ». Son chef de cabinet, Satish Misra, admire quant à lui« son efficacité et sa ténacité ». Murée dans son ambition, Mayawati a, cependant, bien peu de vrais amis et se méfie même de sa famille. Lorsque son père vient lui rendre visite, elle l'accueille très fraîchement : « Retourne donc voir tes fils, tes héritiers ! » Alors, seule dans sa résidence de Lucknow, elle consacre ses soirées à lire des ouvrages sur le mouvement dalit et à dicter sa biographie, dont elle vient d'éditer le quatrième volume de 1 500 pages. En rêvant à l'ultime séquence de sa revanche : le pouvoir à New Delhi
Ce texte est doublement intéressant,du point de vue de la forme et du fond. Dans le premier cas,l'auteur utilise avec pertinence les règles de l'énonciation attestées par le système des temps verbaux.Passé simple et Imparfait pour le récit. Présent,Futur pour le discours renforcé par laprésence des 1et 2 personnes du singulier.Dans le second cas l'auteur démontre de façon éclatante comment l'Alternance(l'Espoir) a été muée en Alternoce(Désespoir)
Excellent article, pas de fautes, ça doit inspirer les autres journalistes qui doivent prendre le temps de bien relire leur article avant de le poster.
je ne fai plu confiance aux leader de l'opposition niom gneupa yam lék khaliss rék moss naniou ngour ba paré té nékhna bayinako amoul fén c pourkoi niou nék fi diniou sonal des niass, tanor, maky et consor c du paréy au mém il son kom wade ou pire
moi je suis pour lamine diack ce monsieur lui aumoins du temp kil été ministre personne ne l'a entendu se salir les mains avec l'argen du peuple.c'est kelk1 digne de confiance je croi kil peut dirigé ce pays et avec lui on nauré moins de deceptions kom aujourdui
l histoire retiendra que ce veil homme a mis son pays dans une impasse
il a deçu ceux qui croyaient en lui
il a perverti la politique et son principal disciple est devenu le plus grand menteur du pays
l histoire retiendra que ce vieux ne sait pas piloter meme pas un projet pour un village ce qu'il sait faire c de divertir
l hitoire retiendra qu'il s"est partagé avec ses disciples des milliards au moment ou ses concitoyens croupissaient dans la misere
enfin l hitoire retiendra que c est ler premier president qui a été humilié dans son bureau de vote par ses voisins
l histoire retiendra que ce veil homme a mis son pays dans une impasse
il a deçu ceux qui croyaient en lui
il a perverti la politique et son principal disciple est devenu le plus grand menteur du pays
l histoire retiendra que ce vieux ne sait pas piloter meme pas un projet pour un village ce qu'il sait faire c de divertir
l hitoire retiendra qu'il s"est partagé avec ses disciples des milliards au moment ou ses concitoyens croupissaient dans la misere
enfin l hitoire retiendra que c est ler premier president qui a été humilié dans son bureau de vote par ses voisins
Vous etes tous des jaloux.Vous savez tres bien que Mame Laye est plus mignon que vos grand-peres.Laissez Laye le beau tranquille.OK?
je me demande vraiment qui peut jalouser ce vieux macaque ressemblant à un monstre dans la situation où il se trouve actuellement. Je pense qu'il n'est nullement question de jalousie mais de désespoir profond et généralisé. Il a déçu tous les espoirs de ceux qui l'avaient porté au pouvoir et personne ne peut nous empêcher de le dire. bien heureux qu'il soit en fin de règne et heureusement pour nous sénégalais que Wade n'a ni 50 ni 60 ans!!!!! seuls ceux qui partagent le festin des vautours sont là à le défendre mais il ne faut pas défendre l'indéfendable car il est évident que Wade a échoué sur toute la ligne. Merci à ce compatriote pour son article très pertinent.
Les guinéens sont rigolos, ils reçoivent triomphalement Dadis à Conakry, puis dans le Fouta,, après ils viennent accuser Wade et le Sénégal, de vouloir imposer Capitaine Camara. Attention la TERRANGA sénégalaise a ses limites. Thiey li Diallo
Les guinéens sont rigolos, ils reçoivent triomphalement Dadis à Conakry, puis dans le Fouta,, après ils viennent accuser Wade et le Sénégal, de vouloir imposer Capitaine Camara. Attention la TERRANGA sénégalaise a ses limites. Thiey li Diallo
Tanor (le casté ) veut gouverner le Sénégal
Une intouchable veut gouverner l'Inde
« M adame arrive ! » chuchote fébrilement un secrétaire. S'alignant tels des écoliers sages, les hauts dignitaires de l'Etat d'Uttar Pradesh s'apprêtent à saluer leur chef de gouvernement, Mayawati Kumari. D'un pas décidé surgit une petite femme ronde vêtue d'un ensemble rose. Sur-le-champ, les dignitaires, issus de la caste élitiste des brahmanes, s'inclinent. La magie révérencieuse du pouvoir ? Bien plus encore ! A 53 ans, cette femme née dalit (intouchable) symbolise la vitalité de la démocratie indienne. A la tête du Bahujan Samaj Party (BSP), la politicienne règne en maître, depuis sa capitale de Lucknow, sur l'Etat le plus peuplé de l'Inde. Certains voient en elle le prochain Premier ministre de l'Inde. Elle serait la 59e femme la plus puissante du monde, selon le magazine Forbes . Une incroyable ascension pour celle dont les parents n'osaient pas croiser le regard des hommes de haute caste. Aujourd'hui, ce sont ceux-ci qui baissent les yeux à son approche.
A Delhi, les cercles du pouvoir la jugent vulgaire. Elle s'en moque. Car sa lutte contre l'immobilisme social et sa défense des exclus sont les racines de sa popularité. « Allons botter les fesses des nantis ! » aimait-elle à répéter, dans les années 90, face à des foules de dalits galvanisés par son culot. Issue d'une famille modeste de Delhi, elle fut la protégée de Kanshi Ram, le fondateur du parti dalit BSP. Animée par une farouche volonté de revanche sociale, cette célibataire s'est vouée à la politique. Elle en a le génie, l'audace et la ruse. Depuis 1995, Mayawati a pris le pouvoir à quatre reprises en Uttar Pradesh en scellant les alliances les plus diverses. Elle justifie son opportunisme par une volonté de dépasser la division des castes, dans un projet d' « harmonie sociale ». En 2007, elle reconquiert ainsi l'Uttar Pradesh grâce au soutien des élites brahmanes. A l'approche du scrutin national, en avril, elle est en passe de former un « troisième front » pour rivaliser avec le puissant parti du Congrès et les nationalistes hindous du Bharatiya Janata Party (BJP). « Rien ne m'empêchera de devenir Premier ministre », déclare celle qui se voit déjà en « Barack Obama » de l'Inde.
Dans les villages, où les dalits l'appellent « Behenji », la soeur, son aura est immense. « Elle est notre espoir. Grâce à Behenji, nous avons obtenu le respect et le droit de parler »,s'enthousiasme Jagdeo, un vieillard dalit, même si la caste régit encore la vie sociale. Shrivani, 40 ans et mère de 7 enfants, tient elle aussi à donner son opinion : « Avant, les viols des femmes dalits étaient fréquents. A présent, nous n'avons plus peur de sortir de chez nous. Behenji nous protège. » Et peu importe si, malgré certains progrès, les routes, les hôpitaux et les écoles sont loin du compte. Car Mayawati a apporté aux dalits une révolution : la reconnaissance sociale.
A elle-même, elle s'offre la gloire. Elle tapisse la ville de Lucknow d'affiches géantes la représentant et érige des statues à son effigie. Son dernier projet est une miniville dalit, surgie au coeur des quartiers riches. Le chantier duparc d'Ambedkar, interdit au public, est extravagant. Plus de 150 millions d'euros pour une grandissime allée de marbre blanc, un musée, une bibliothèque, un centre commercial et, pied de nez aux dirigeants de Delhi, une réplique du Parlement indien ! Le scandale éclatera probablement le jour où les rubans d'inauguration seront coupés... Mais Paras Shuram, un milicien du BSP, rayonne en contemplant les travaux : « Behenji est notre prophète ! Il faut nous réapproprier notre culture et notre espace, dont les riches nous ont privés. Ensuite viendra le temps d'améliorer l'économie. » Dans un Etat accablé par la pauvreté et le chômage, on est ici à des années-lumière du « miracle indien » perceptible à Bombay ou Bangalore.
« Mayawati, voleuse ! » crient, ce matin, les manifestants du Samajwadi Party. Leur dirigeant, Mulayam Singh Yadav, est l'ennemi juré de Mayawati Kumari. Alors, en guise de réponse, les forces spéciales de police se chargent de disperser les contestataires à coups de bâton. Mais la foule a eu le temps de rappeler les soupçons de corruption qui ternissent l'image de Mayawati, bien qu'elle soit toujours sortie indemne des accusations portées contre elle. Richissime, on lui a reproché d'avoir détourné 2 millions d'euros. « L'argent provient des donations faites au parti par nos militants, pour mon anniversaire », répond-elle. Et, quand elle apparaît scintillante de diamants à sa fête d'anniversaire, les dents grincent. « Ce qui est bon pour les hautes castes serait-il défendu aux dalits ? » tonne-t-elle. Comme à son habitude, elle vise juste. « Mayawati n'est pas plus corrompue que les autres politiciens,estime Tapas Chakraborty, journaliste à Lucknow. Et c'est la seule à défendre une vraie idéologie. » Elle peine cependant à s'extirper du dernier scandale : un de ses hommes aurait assassiné un ingénieur qui refusait de lui verser un pot-de-vin.
En Uttar Pradesh, politique rime avec violence. A l'assemblée législative de Lucknow, on ne compte plus les scènes de chaos, où les parlementaires se frappent de leurs microphones arrachés aux pupitres. Si ces batailles rangées surviennent en pleine lumière, qu'en est-il à l'ombre des campagnes isolées ?
La réponse est donnée à dix heures de route de Lucknow, dans les ravins désertiques de la vallée Chambal, où meurtres, kidnappings et viols sont monnaie courante. Sur une route sauvage surgissent six 4 x 4 flambant neufs, d'où descendent une vingtaine de « politiciens ».En claquant les portes, les vestes s'entrouvrent et laissent apparaître, dans des étuis, des pistolets automatiques. « Bienvenue ! » clame leur chef, Bal Kumar, brigand notoire et candidat pour cette circonscription de Mirzapur. Alors qu'étincellent à son cou des maillons en or de la taille d'une chaîne de bicyclette, Bal Kumar dénonce la corruption de Mayawati. « Je travaillais pour elle, avant de soutenir le Samajwadi Party », explique-t-il. L'Uttar Pradesh compterait ainsi une quarantaine de gangs mafieux qui, en période électorale, prêtent main-forte aux partis politiques. « Durant les campagnes, Mayawati extorque des sommes d'argent énormes », dit Bal Kumar, qui jure en savoir quelque chose. Parole de gangster.
« Mayawati est trop pressée, lâche le leader dalit R. K. Chaudry, un de ses anciens ministres.Elle utilise les mécanismes des mafias et conclut des alliances avec le diable au lieu de consolider le vote dalit. Elle est assoiffée de pouvoir et va s'y brûler les ailes. » La rancoeur du politicien a certes ses raisons : « Un jour, j'ai été ovationné au cours d'un rallye , se souvient-il. Le lendemain, Mayawati m'a forcé à démissionner ! » Il lui concède cependant « un instinct politique hors du commun ». Son chef de cabinet, Satish Misra, admire quant à lui« son efficacité et sa ténacité ». Murée dans son ambition, Mayawati a, cependant, bien peu de vrais amis et se méfie même de sa famille. Lorsque son père vient lui rendre visite, elle l'accueille très fraîchement : « Retourne donc voir tes fils, tes héritiers ! » Alors, seule dans sa résidence de Lucknow, elle consacre ses soirées à lire des ouvrages sur le mouvement dalit et à dicter sa biographie, dont elle vient d'éditer le quatrième volume de 1 500 pages. En rêvant à l'ultime séquence de sa revanche : le pouvoir à New Delhi
wade aussi est casté mon cher; ensuite la valeur de l'homme n'attend pas la révélétion de son orgine
Il faut dire le vieux tocard out.Si j'avais les moyens financiers comme Idy,je serais au premier rang pour te combattre espéce de franc-maçon anti-islam,plus que mécréant et témoin du diable.Tu es sur la pente,le BON DIEU t'attend mr wade, tu peux narguer les êtres humains mais pas DIEU LE TOUT PUISSANT.Le Sénégal a besoin des hommes neufs intégres et pieux.La diaspora ne doit pas rester en rade grâce au BON DIEU et certains immigrés qui aiment leur pays que certaines familles arrivent à s'en sortir.wade,karim,réseaux mafieux du sénégal sous la coupole de la france et cetains pays,nous vous attendons au tournant le jour de la gloire est arrivée.Tous ensemble pour mettre fin au systéme de reproduction sociale et à la théatrilisation de la politique.L'engagement politique,est un aveu pour servir son peuple,une démarche citoyenne et responsable.Vive le SÉNÉGAL DES CITOYENS INTÉGRES WASSALAM
Vous etes tous des jaloux.Vous savez tres bien que Mame Laye est plus mignon que vos grand-peres.Laissez Laye le beau tranquille.OK?
je me demande vraiment qui peut jalouser ce vieux macaque ressemblant à un monstre dans la situation où il se trouve actuellement. Je pense qu'il n'est nullement question de jalousie mais de désespoir profond et généralisé. Il a déçu tous les espoirs de ceux qui l'avaient porté au pouvoir et personne ne peut nous empêcher de le dire. bien heureux qu'il soit en fin de règne et heureusement pour nous sénégalais que Wade n'a ni 50 ni 60 ans!!!!! seuls ceux qui partagent le festin des vautours sont là à le défendre mais il ne faut pas défendre l'indéfendable car il est évident que Wade a échoué sur toute la ligne. Merci à ce compatriote pour son article très pertinent.
Mais vraiment vous les sénégalais vous êtes trés jaloux de mame laye, il a bien travaillé et Abdou Diambar dira à sa maman qu'il a bien travaillé, khana vous êtes aveugle avec tout ce qu'il a fait: les ponts, autoroutes, tunels sans compter le monument de ren...et quoi encore laisser mame laye tranquille, il a réalisé c k DIOUF et SENGHOR n'ont pas réalisé pdt 40 ans nous disons merci à mame Laye et k dieu le bénisse.Mame day banékhou c'est poirkoi ila bien conduit l'altenoce.
Ce texte est doublement intéressant,du point de vue de la forme et du fond. Dans le premier cas,l'auteur utilise avec pertinence les règles de l'énonciation attestées par le système des temps verbaux.Passé simple et Imparfait pour le récit. Présent,Futur pour le discours renforcé par laprésence des 1et 2 personnes du singulier.Dans le second cas l'auteur démontre de façon éclatante comment l'Alternance(l'Espoir) a été muée en Alternoce(Désespoir)
Bien Vu ,
tres interessant,et l'auteur tres talentieux il aurait pu se declarer et nous faire savoir qui il est super travail , qui que vous etes, vous aviez du merite et du style toute mes felicitations et nous esperons que d'autres s'en espire
Un bon conte! Un vrai conte. Plein d'humour. Surtout conforme à la vérité. À la vérité macabre dont les tentacules encerclent chaque jour les pauvres populations sénégalaises, la jeunesse désemparée. C'est ce genre de conte que nous nommons au Nord-Est du Sénégal, dans notre Fouta natal, le "tindol". Le "tindol", agéable à écouter, mais en réalité, enseigne, renseigne, éclair les plus attentifs, les plus perspicaces, les plus conscients, les plus dignes. Alors qu'il peut être très ennuyeux pour les esprits faibles, tordus, pressés, les "dioni-dioni". Les wade & bandes de voyous & respectifs malheureux, avec la complicité des confréries & dérivés & succursales & filiales & marabouts racistes ont détruit le Sénégal, humilié les Sénégalais. Des étoiles, le Sénégal du "teddungal", de l'honneur, de la dignité, du bon sens, s'enlise dans les étables d'immondices. Pauvre & triste Sénégal!
Le Sénégal que vous décrivez n'a rien a voir avec ce pays qui s'est tourné dans la voie du progrès sans départ volontaire,sans départ négocié,sans année blanche à l'école et à l'université,sans radiation de policiers,sans couvre feu ni état d'urgence,sans plan Sakho-LOUM,sans exclusion de milliers d'étudiants de L'UCAD.Le seul problème du Sénégal c'est le culte du mensonge et de la calomnie dans la synchronisation en terme de communication politique d'une situation de conjoncture difficile face aux difficultés des populations.Aucune alternative crédible dans le discours de BENNOO ou UPS-PS si vous préférez.