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Politique
WalFadjri : Mardi 27 Oct 2009
Me Aïssata Tall Sall (Porte-parole du Ps): « L’ Apr est en train de faire le jeu» du pouvoir
Entre le Parti socialiste et l’Apr, la rivalité est en train de virer au tragique avec la probable implosion de Benno. De cela ainsi que de la possibilité de suppression du second tour de la présidentielle, de la prochaine inauguration du Monument de la renaissance, Me Aïssata Tall Sall nous entretient. Wal Fadjri : Le Ps et l’Apr sont, depuis quelque temps, à couteaux tirés. Cela ne risque-t-il pas de faire l’affaire du pouvoir ?
Aissata Tall Sall : Il est tout à fait dommageable de voir que cette candidature de Wade a réussi, non seulement à divertir, mais, pire encore, à diviser les partis de Benno Siggil Senegaal. Que l’Apr de Macky Sall ait des ambitions personnelles, personne ne peut le lui contester. Mais, que ces ambitions s’expriment par des invectives et des insultes à l’endroit des membres de la coalition à laquelle appartient l’Apr, cela est absolument déplacé. C’est cela que j’ai voulu condamner. J’estime que c’est une attitude blâmable. L’Apr est tout à fait libre de poursuivre son chemin sans avoir à insulter le Parti socialiste (…). Je pense que les propos qui ont été tenus par les partisans de l’Apr sont des propos que tout le monde devra condamner de façon ferme et définitive. La chose qui nous intéresse, aujourd’hui, c’est de faire partir Wade. Et c’est la raison pour laquelle, nous pensons que l’Apr tombe dans la diversion et nous pensons même qu’elle est en train de faire le jeu de Abdoulaye Wade en torpillant le consensus à Benno Siggil Senegaal. Et cela est dommageable.
Wal Fadjri : Une candidature unique de Bennoo est-elle envisageable dans un contexte où ses chefs de file se tirent dans les pattes ?
Aissata Tall Sall : Une candidature de Bennoo n’est pas envisageable, elle est envisagée (Elle insiste).C’est-à -dire que tous les leaders de Benno Siggil Senegaal, au nom de leurs partis respectifs qui composent cette coalition, ont accepté a l’unanimité que nous puissions rechercher un consensus autour de cette candidature unique. La réflexion est en cours et je ne vois rien qui doit précipiter, aujourd’hui, cette procédure et ce processus que nous avons enclenchés. Donc, aujourd’hui, ce à quoi nous devons nous atteler, c’est d’abord de voir quelles sont les conditions, quels sont les critères que nous devrions ensemble trouver pour aller à cette candidature unique. Si nous ne la trouvons pas, ce n’est pas la fin du monde puisque cette hypothèse est envisagée à l’intérieur de Bennoo. Ainsi, les candidatures plurielles pourraient s’exprimer. A partir de ce moment, tout parti sérieux a ses chances. Mais je ne crois pas que - pour en revenir encore à l’Apr - un parti qui, politiquement, ne s’est pas compté pour ne pas être structuré, qui, électoralement, ne sait pas ce qu’il compte pour n’être jamais parti seul à des élections, puisse faire la leçon à un parti comme le Ps. Encore une fois, le Ps a fait l’expérience des coalitions et depuis très longtemps. Il a été membre fondateur du Cpc et du Front Siggil Senegaal. Jamais, on ne l’a pris en défaut sur la sincérité de son engagement dans ces différentes coalitions. Je crois que cela doit être dit pour que l’Apr le comprenne une bonne fois pour toutes. Pour en revenir maintenant à l’essentiel de votre question, comme je l’ai dit, nous ne faisons pas de fétichisme autour de cette candidature unique. Et nous allons tout faire pour la trouver. Si nous ne la trouvons pas, une autre solution autour de candidatures plurielles limitées pourrait être recherchée et trouvée.
Wal Fadjri : On parle de l’éventualité de la suppression du second tour. Que vous inspire cette éventuelle modification constitutionnelle ?
Aissata Tall Sall : Je crois que ce rubicond-là , Wade ne va pas le franchir. Il ne va pas le franchir pour plusieurs raisons. Je pense qu’aujourd’hui, ce Sénégal-là qui est sur une poudrière n’a pas besoin d’un détonateur comme celui-là . Donc, s’il fait attention aux intérêts du pays et s’il fait même attention aux intérêts de son régime, il ne devrait pas proposer cette réforme. L’autre chose, c’est que politiquement et institutionnellement, le Sénégal n’a jamais été dans un système à tour unique. Il y a des pays de tradition parlementaire qui ont ce système-là , c’est dans leur vécu politique et institutionnel. Mais, ce n’est pas le cas du Sénégal. Si tant est que cela est sa conviction politique, pourquoi n’a-t-il pas changé la disposition constitutionnelle depuis 2000 ? C’est parce que, justement, il a compris qu’il a perdu du terrain. C’est parce qu’il sait qu’il perd pied. C’est une réforme institutionnelle destinée à faire en sorte qu’il s’arroge un pouvoir sans légitimité.
Wal Fadjri : Le président de la République s’apprête à inaugurer en grande pompe le Monument de la renaissance. Quel commentaire en fait le porte-parole du Parti socialiste que vous êtes ?
Aissata Tall Sall : J’avais déjà eu l’occasion de dire que le Monument de la renaissance est d’abord un scandale culturel. J’avais aussi dit que c’est un scandale foncier parce que tout le monde sait le troc qui a présidé à l’accaparement de ces terres sur Ouakam. Ensuite, c’est un scandale financier quand on envisage les milliards qui ont été investis pour, soi disant, mettre en place cette horreur, à la fois culturelle et de civilisation. Là aussi, le Sénégal qui est connu pour être un pays de culture (…) ne mérite pas cela. Que Wade le fasse pour sa grandeur personnelle, nous ne pouvons pas l’accepter. Mais, qu’il le fasse entériner aux Sénégalais, cela est encore plus inacceptable. C’est la raison pour laquelle, je pense que cette statue demeurera une statue tout simplement vide. C’est-à -dire qu’elle ne représentera rien, n’incarnera rien, ne signifiera rien aux yeux des Sénégalais.
Auteur: recueillis par Abou KANE
Commentaires
:
#2 Auteur:
Posté
le : 2009-10-27 13:06:04
LA LIGNE 14 DU METRO
TROP COOL
ET DEVRAIT ETRE INTERDITE AUX NOIRS POUR MOI
CAR TROP MODERNE POUR EUX
CORDIALEMENT
Les contrevérités de Madiambal DIAGNE... qui doit une soixantaine de millions de FCFA au Soleil
lundi 26 octobre 2009
Lesoleil.sn
COMMUNIQUE DE PRESSE : Les contrevérités de Madiambal DIAGNE... qui doit une soixantaine de millions de FCFA au Soleil
Dans l’émission « Remue méninges » de la radio privée Rfm, diffusée dimanche matin, Madiambal Diagne, directeur du groupe de presse Avenir Communication (qui édite Le Quotidien et le magazine Week-end) s’est prononcé sur la crise que traverse la Sspp Le Soleil. La section Synpics du Soleil s’étonne des contrevérités véhiculées par Madiambal Diagne qui, tout en semblant dédouaner l’ancien directeur général Mamadou Sèye, veut faire croire à l’opinion publique et aux autorités que les travailleurs du Soleil sont en partie responsables de la situation qu’ils vivent actuellement. En fait, Madiambal Diagne veut tout simplement couvrir son ami Mamadou Sèye, mais il le fait maladroitement. Dans l’émission de Rfm (il partageait le plateau avec le journaliste Racine Talla), M. Diagne évoque le caractère pléthorique du personnel du Soleil et, sans aucune vérification (la moindre des choses pour quelqu’un qui se dit journaliste), donne le chiffre faramineux de 236 personnes ! Ce chiffre est ce qu’il y a de plus faux ! Le personnel du Soleil (journalistes, personnel administratif et techniciens de l’imprimerie Grafisol compris) se chiffre à exactement 148 personnes. La différence est énorme : 88 personnes. Où est-ce que Madiambal Diagne a déniché ce chiffre ? Peut-être dans son imagination décidément fertile.
L’autre contrevérité de M. Diagne, c’est quand il affirme que l’ancien directeur général, Mamadou Sèye, avait multiplié par deux le salaire des employés du Soleil. Mais où diable est-il allé chercher cette fausse information ? La section Synpics du Soleil l’invite à venir vérifier ses informations à la source. Il se rendrait compte que l’un des rares salaires qui a été multiplié, c’est celui de son ami Mamadou Sèye dont il semble regretter le départ. N’est-ce pas lui qui nous avait appelés pour nous supplier de surseoir à notre décision lorsque nous avions envahi le bureau de l’ancien directeur général dans le but de le « séquestrer » ? Dans la même lancée, Madiambal Diagne s’en prend aux syndicalistes à qui il reproche de s’être « accommodés » de cette « hausse des salaires ». C’est un gros mensonge. Ce qu’il feint d’ignorer est que les syndicalistes du Soleil ont toujours dénoncé la gabegie qui caractérisait la gestion de leur entreprise et qu’ils ne sauraient donc cautionner de telles pratiques. On peut tout reprocher aux syndicalistes du Soleil, sauf d’être hypocrites !
Pourquoi Madiambal Diagne véhicule-t-il de fausses informations à propos du Soleil ? La vérité est que ce monsieur a participé au pillage de l’entreprise. Comment ? Il y a quelques années, alors que son groupe de presse ne disposait pas d’imprimerie, M. Diagne faisait tirer son journal Le Quotidien à Grafisol, l’imprimerie qui appartient au Soleil. Et au fil des années, Madiambal Diagne (qui est un mauvais payeur) a laissé une lourde ardoise. Il doit actuellement une soixantaine de millions de francs Cfa au Soleil. S’il regrette le départ de son ami Mamadou Sèye, c’est tout simplement parce qu’il sait que la nouvelle direction va, tôt ou tard, le sommer de payer cette dette.
Dans la même émission de Rfm, Madiambal Diagne se positionne en donneur de leçons et propose même une privatisation de la Sspp Le Soleil. La décence et la confraternité voudraient qu’un chef d’entreprise n’émette pas de jugements sur la situation d’une entreprise concurrente, surtout au moment où Le Soleil est en train de négocier un nouveau virage avec les autorités publiques, particulièrement avec la tutelle. Privatiser Le Soleil ? Le personnel n’a jamais exclu cette éventualité. Il l’a même demandé avec insistance, en 2000, au cours d’une journée d’étude dans un hôtel de la place, en présence de représentants de l’Etat, au lendemain de l’arrivée de Me Wade à la tête du Sénégal, quand il s’était agi, un moment, de « fermer le Soleil ou de le donner aux jeunes ». Le plan social ? Nous n’en avons pas peur. Nous avons déjà entamé la réflexion sur la question en attendant que l’autorité de tutelle soulève la question officiellement.
Il est vrai que Le Soleil traverse une crise très profonde, mais son personnel (particulièrement ses journalistes qui ont été formés à bonne école et qui ne sont pas tombés dans le métier par hasard) a les compétences pour s’en sortir, pourvu que les autorités acceptent d’en discuter, de soutenir l’entreprise et que des « confrères », comme M. Diagne, ne se hasardent pas à le poignarder dans le dos.
Si M. Diagne a des compétences en gestion, il n’a qu’à les appliquer à son propre groupe de presse qui bat de l’aile et qui a même été obligé de baisser le prix de vente de son journal Le Quotidien et à supprimer deux supports, la radio « Première Fm » et le journal satirique « Cocorico », plongeant des journalistes et des techniciens dans le chômage et le dénuement. Et puis, ce ne sont pas que les travailleurs du Soleil qui connaissent les retards de salaire, M. Diagne en sait quelque chose, lui qui éprouve toutes les peines du monde pour payer ses agents. Si Madiambal Diagne croit qu’il peut, aussi facilement, « tuer » Le Soleil et se partager les restes avec d’autres affairistes, il se trompe lourdement. En effet, les employés de cette entreprise savent bien que leur entreprise suscite des appétits de la part de certains « hommes d’affaires » qui prient pour sa mort. Depuis quand Madiambal Diagne est-il si philanthrope pour se préoccuper d’une entreprise concurrente dont il souhaite intérieurement la disparition ?
M. Diagne affirme également que Le Soleil, dans sa configuration actuelle, ne peut pas vivre de ses ventes. Sur quoi se fonde son analyse ? Nous lui apprenons juste que les ventes du Soleil, lorsque ce journal ne subissait pas la crise qu’il traverse, dépassaient très souvent les cinquante mille exemplaires. Pour finir, nous lui disons ceci : les syndicalistes du Soleil ne font pas que revendiquer. Ils sont également une force de propositions. Le 1er septembre 2007, la section Synpics avait organisé une Journée d’études durant laquelle ses militants ont fait le diagnostic organisationnel et financier de l’entreprise et proposé des solutions de sortie de crise. Le document a même été soumis aux autorités et à la direction générale du Soleil. Et si M. Diagne veut s’en inspirer pour rendre son entreprise plus performante, nous sommes prêts à le mettre gracieusement à sa disposition.
La section SYNPICS de la Sspp Le Soleil
Pour plus d’informations contacter Ibrahima Khaliloulah, secrétaire général, au 77 640 99 88
#3 Auteur:
Posté
le : 2009-10-27 13:07:28
L’histoire est faite par les héros et les méchants, Wade, pour forcer son destin, a choisi le mauvais côté pour en être un acteur. Wade est un homme de dimension mondiale dans le banditisme, c’est un tsar du mensonge et de la tromperie.
Le peuple sénégalais a eu tort d’élire un psychopathe qui avait s’séjourné à l’hôpital psychiatrique de Besançon en France d’où son attachement à cette ville.
Entre Wade et un chien, j’aurai choisi le dernier, parce qu’au moins l’animal est fidèle et solidaire à son maître.
#4 Auteur: taf
Posté
le : 2009-10-27 13:08:33
bla bla blaaaaa vous etes tous pareils vous etes que des corrupteurs
#5 Auteur: Basho Matsuo
Posté
le : 2009-10-27 13:12:49
"Me Aïssata Tall Sall (Porte-parole du Ps): « L’ Apr est en train de faire le jeu» du pouvoir"
Encore La GUE-GUERRE CONTINUE ? Mais madame, ce n'est pas seulement l'APR (j'ai vu Mbaye Ndiaye à la TV) qui fait le jeu du pouvoir.C'EST VOUS TOUS., et ça nous fatigue et c'est précisément que nous vous reprochons .SAVOIR QUE VOUS FAITES LE JEU DE WADE ET CONTINUER DE LE FAIRE. Wade qui vous manipule, mai c'est vous qui, à force de vous glisser des peaux de bananes mutuellement, faites son jeu et vous transformez en marionnettes CONSCIENTES. Alors commencez par couper vos propres fils, vous vous libérerez du coup de la "main" qui croyez vous, vous manipule. EST-CE SI COMPLIQUE QUE VOUS DE BENNOO NE PUISSIEZ PAS LE COMPRENDRE? LII DOYNA WAAR NAK
Basho a dit:"Quand on prend la peine de découvrir les ficelles, on se sent moins marionnette..."Robert Blondin.- Le bonheur possible
:hun
#6 Auteur:
Posté
le : 2009-10-27 13:13:20
Entretien avec Colonel Malick Cissé, conseiller du Président : « Je n’ai jamais vu Alex Segura... Cet élément du Canada (Souleymane Jules Diop) a menti royalement »
mardi 27 octobre 2009
Sur les soupçons qui portent sur sa personne après que la presse a parlé d’un colonel convoyeur du fameux cadeau présidentiel à Alex Segura, Malick Cissé est formel : il n’a jamais vu le représentant du Fmi, sinon en photos ou à la télévision. Et qui plus est, le colonel Cissé affirme qu’au moment des faits, il était en voyage. Dans tous les cas, pour lui, il n’y a pas d’affaire Segura ni de corruption. Il assimile ce « truc » à un simple pourboire.
Vous vous définissez comme un politicien rassembleur. A ce titre, vous avez un acteur dans les retrouvailles entre Wade et Idy. Peut-on dire aujourd’hui que vous avez accompli votre mission ?
Vous me parlez d’une histoire de 2007.
Mais qui est remis au goût du jour…
Oui, parce que nous sommes au stade de recomposition. Le Prési-dent Wade est un buteur. Dans une équipe de football, on est avant-centre en vue d’être un bon buteur. Voilà Abdoulaye Wade ! Il sait choisir les opportunités pour marquer son but. Nous sommes à 28 mois des élections. A 28 minutes de la fin d’un match capital, le Président Wade s’entoure de tous ses bons éléments. Vous parlez de Idrissa Seck, mais parlez de Macky Sall, des autres ! Idrissa est un maillon de la chaîne, un pilier de l’équipe de Wade. Donc, au moment de former une bonne équipe, Wade veut marquer le maximum de buts en premier mi-temps. Je parle en symbolisme ; dans ce cas, il faudrait rassembler tous ses éléments.
Vous êtes convaincu qu’avec le retour de Idrissa Seck, Wade va remporter les élections au premier tour ?
Il va marquer le maximum de buts en première mi-temps et remporter les élections au premier tour.
Selon certaines informations, Idrissa Seck va occuper prochainement la vice-Présidence, tout en continuant à maintenir son parti pour ne pas susciter des remous au sein du Pds. Qu’en est-il exactement ?
Vous voulez que je vous dise ce que deux personnes, qui s’enferment dans leur bureau, se sont dites ? Même si je suis informé de ce qu’ils se sont dits dans leur bureau, vous voulez que je l’étale, avant eux, sur la place publique ? Mais un colonel militaire sait garder des secrets.
Mais, vous êtes à la retraite maintenant et vous n’êtes plus tenu par ce droit de réserve…
Un colonel n’est jamais en retraite. Je meurs avec mon grade. Les se-crets doivent être gardés jusque dans les tombes.
Même si c’est dans l’intérêt du peuple ?
L’intérêt du peuple, c’est ce que je vous ai dit : le Président Wade est en train de rassembler son équipe opérationnelle pour marquer le maximum de buts en première mi-temps. Je n’exclus personne.
Y compris Macky Sall ?
Y compris Macky Sall. Macky ne va jamais se présenter contre Wade.
Qu’est-ce qui vous le fait dire ?
Je connais la personne de Macky Sall. C’est un pur produit, un élève de Wade. Il ne regardera pas Wade, les yeux dans les yeux, pour lui dire : « Je vais vous affronter ». Macky Sall est un homme du futur politique. Ce n’est pas le présent qui doit l’intéresser. Son avenir politique est devant lui. Ce n’est pas le moment pour lui. Je conseillerais à Macky de continuer à travailler avec son mentor (Wade) ; son avenir est devant lui. Quand il ne restera que les compétitions de jeunes, là il pourra se positionner. Mais, affronter un dinosaure comme Wade, c’est se perdre durablement. Personne ne peut affronter Wade présentement sur l’échiquier politique national. Wade est un dinosaure de la trempe de Nkrumah, de Sékou Touré. Et Dieu a fait qu’il est le seul à rester encore en vie. Alors, essayer de l’affronter pour lui dire : « Partez, je vous remplace », c’est à la limite de l’indiscipline.
On est en politique, chacun a le droit d’avoir des ambitions présidentielles…
Qu’est-ce que c’est que la politique ? Quelle forme de politique ? La politique est multidimensionnelle. Vous avez la politique économique, la politique sociale, la politique militaire. Vous avez la politique de suffrages, de positionnement que j’appelle le « Djouti » : « ôte-toi que je m’y mette ! » Je considère cela comme de l’amateurisme. On est en démocratie. Ce qui veut dire quoi ? Un pour tous, la loi du nombre. Les gens ne réfléchissent pas sur le mot. En démocratie, on veut que tout le monde cède son pouvoir à une seule personne. Cela n’a rien à voir avec cette compétition électorale. Pourquoi je dis qu’il faut laisser Wade continuer à faire son travail ? Lorsque Wade est arrivé au pouvoir, il a dit : « Je vais essayer de faire les maximum en 7 ans. » Il entame des projets ; il voit que le terrain sur lequel il compte faire son travail n’a pas de fondement ; presque tous piliers sont sans fondement. Il faut reprendre toute l’architecture du pays. Ce n’est pas en 9 ans, ni en 10 ans qu’il peut faire cela. Il demande qu’on lui donne 14 ans pour faire ce travail. Si vous vous rendez-compte, c’est en cours d’action qu’on a modifié les mandats. Mais au départ, Wade savait qu’avec deux mandats de 7 ans, il pouvait reprendre la maison Sénégal. Mais, avec des perturbations, des gens qui déconseillent, Wade a dit : « Peut-être dix ans suffiraient. » Je trouve que c’est peu. Qu’on le laisse terminer son travail. Peut-être, il se dit : « Trois mandats de 7 ans, cela fait 21 ans ; ça fait trop. » Non ! J’avais dit, il y a deux ans, que Wade serait là jusqu’en 2019, et je maintiens ma position.
Pour revenir à Macky Sall, est-ce que vous avez entrepris des actions pour le ramener au Pds ?
Il y a des moments, quand il était confronté à des difficultés d’accusation de blanchiment d’argent et autres, je l’ai rencontré et il m’a très bien reçu et promptement chez lui. On a eu à discuter de l’avenir du Sénégal. J’ai trouvé un homme serein, qui en veut. On s’est parlé entre jeune frère et grand frère et je lui ai donné des conseils. Dieu a fait que tout s’est bien déroulé. Il a repris ses dossiers, et il est parti en voyage (aux Etats-Unis pour assister à la prestation de serment de Barack Obama : ndlr). Le problème a été mis de côté (sic !).
Qu’est-ce que vous vous êtes dits ?
Je lui ai dit : « M. le Premier ministre, votre avenir politique est devant vous. Rejoignez votre mentor et travaillez avec lui ! » Apparemment vos conseils n’ont pas servi à grand-chose, puisque Macky Sall a exprimé son intention de se présenter en 2012. Je ne l’ai pas entendu déclarer sa candidature. Il y a des hommes autour de lui qui veulent qu’il soit candidat. Dans la mesure où Wade a annoncé son avant-projet de candidature, tous ceux qui se réclament de lui devaient déposer les armes, comme on dit dans l’Armée, en attendant que leur chef leur donne une autre directive.
On va parler de l’affaire Segura. Dans la presse, on a parlé d’un « galonné » qui a été le porteur de valise. Beaucoup de gens ont alors pensé à vous. Est-ce que le colonel Malick Cissé est ce porteur de valise ?
J’ai entendu parler de l’affaire Segura et de corruption. Je me suis dit : « On est dans quel monde ? » Je ne comprends plus le français ou quoi ? La corruption, c’est donner du bien à quelqu’un en vue d’obtenir quelque chose de lui. Mais comment vous pouvez corrompre quelqu’un qui a fini, que tu ne reverras presque plus jamais, qui rentre chez lui, qui a terminé sa mission ? C’est insensé ! Cependant, je reconnais que comme dans tous les pays, il y a ce qu’on appelle chez nous la Téranga (hospitalité). Même votre bonne, vous lui donnez quelque chose le jour qu’elle doit quitter. Quand vous rentrez dans un restaurant, vous donnez au serveur son pourboire. Je ne peux pas l’appeler corruption. Moi, je n’ai vu ce monsieur (Alex Sgura) qu’en photos ou à la télévision. Lui ne m’a jamais vu. Certainement, il a dû entendre mon nom ou me voir à la télévision. J’ai entendu un élément qui est au Canada (Souleymane Jules Diop) en parler comme s’il était présent. Il a menti royalement en disant que le colonel Cissé est allé voir le Président Wade, qui lui a donné une valise qu’il a apportée à l’aéroport avec des flèches (escorte). J’ai répondu sur les ondes de La voix de l’Amérique pour apporter un démenti, parce que j’étais absent du Sénégal, à ce moment.
Où vous étiez ?
J’étais à Bruxelles, puis à Oslo. J’ai suivi le truc (l’affaire Segura) par le net. Vraiment, vous de la presse, avant de donner une information, il faut bien la vérifier.
Pourquoi vous n’avez pas porté plainte pour diffamation ?
Je pouvais le faire, mais je ne voulais pas accorder une importance à cette information, dans la mesure où les gens qui lisent cela se diront qu’il a menti, parce qu’ils ont vu le colonel partir en voyage ; ils savent que j’étais absent du territoire. Quand je bouge, tout le monde le sait. Comme tout ce qui se passe, on dit le colonel Cissé…
Pourquoi on vous colle cette étiquette de manœuvrier, alors que vous n’êtes pas le seul conseiller spécial du Président ?
Dieu a fait que je reste et demeure, dans le sillage de mes fonctions, le plus populaire. Dans l’Armée, j’étais le militaire le plus populaire. Tout le monde me connaissait, depuis trois régimes. Depuis Senghor, Abdou Diouf, je suis là . Malheureusement, Senghor est dans la tombe, mais quand je rencontre Abdou Diouf, on se sert la main ; on rigole. Je ne baisse jamais la tête devant l’autorité ; je dis toujours la vérité. Je ne demande rien à ces autorités. Je suis comme je suis. Je rigole avec tout le monde.
On a noté, à la suite de cette affaire, une confusion au sommet de l’Etat. Après la sortie du ministre de la Communication, Moustapha Guirassy, le Fmi a sorti un communiqué pour le démentir…
(Il coupe net). Attendez (il insiste) ! Il n’a pas été démenti par le Fmi, mais par un élément soi-disant du Fmi. Quiconque peut parler au nom du Fmi.
Donc, vous n’accordez pas de crédit à ce communiqué ?
Non ! Quand j’ai entendu cela, j’ai rigolé. D’abord, la formulation du texte, ses non-dits me font douter. Quand j’ai entendu dans un premier temps parler de 500 millions, je me suis dit que ça doit être une grosse valise ; ça doit peser des kilos. Deux jours après -j’étais toujours à l’étranger- on nous dit que c’est 100 000 euros. Je me suis dit qu’il y a problème. Ensuite, on ne porte pas une valise ; on porte une enveloppe, surtout quand c’est en euros ou en monnaie étrangère. Ce sont des sommes de rien du tout. Il y a des non-sens. Un jour, un de vos collègues journaliste m’a dit : « Vous savez colonel, le journalisme est une mise en scène. Il fait une mise en scène, les gens tombent dans le panneau et vous achetez les journaux demain. » Cela n’engage que lui… C’est comme ça qu’on vous voit. En tout cas, si cette affaire était exacte, le Fmi allait répondre en un jour. Il ne prendrait pas autant de temps pour enquêter sur une petite information de journalistes.
Vous minimisez cette affaire ?
Ce n’est même pas une affaire (il insiste). Il y a des gens qui portent la poisse déjà . Ce monsieur (Alex Segura), depuis qu’il est là , on parle de lui. Est-ce que ce n’était pas un montage pour se faire aduler ? Je ne sais pas ! J’essaie de comprendre.
Nous allons aborder le dialogue politique. En tant qu’homme politique, quelle est votre opinion ?
Le dialogue est un pilier, en élément fondamental d’une démocratie. Au Sénégal, il me semble que près de 26 fois, selon les historiens, Wade a demandé à dialoguer avec l’opposition. Quelquefois, les gens ont répondu, mais la stratégie de « ôte-toi que je m’y mette » n’est quand même pas acceptable. Une certaine frange de l’opposition veut le partage du pouvoir sous prétexte qu’elle y est arrivée ensemble avec le Président. Il (Wade) leur dit : « C’est moi qui suis élu, laissez-moi conduire le pays et venez avec moi, m’aider. » Pendant des années, cela a été source de blocage du dialogue. Alors, ils (les leaders de l’opposition) sont allés chercher une autre solution pour ôter l’élu de son fauteuil. C’est pourquoi, ils sont allés en aparté faire ce qu’ils appellent Assises nationales. Ça, c’est un dialogue au sein de l’opposition. Quand ils ont fini de faire leur dialogue, ils viennent demander à dialoguer. Wade leur dit : « D’accord, mais je trace les contours du dialogue, les points et l’ordre du jour. » Ils se sont heurtés à cet ordre du jour pendant longtemps ; maintenant, ils ont accepté. Ils n’avaient plus le choix : soit ils viennent dialoguer, soit ils restent là -bas. L’opposition conteste plutôt le schéma proposé. Dans sa lettre, Me Wade propose une séance publique où il y aura des chefs religieux… Entre des hommes de bonne foi, pourquoi refuser un dialogue public ? Pourquoi voulez-vous vous enfermer dans un bureau un à un, ou par groupe ? Après discussion, vous sortez, on vous tend le micro, vous dites le contraire. On est combien de partis ? Plus de 150 partis. Et si tout le monde venait, on ne pourrait pas s’enfermer dans un bureau. Dans un dialogue, il faut que tout le monde soit là , car si Wade prend une décision par rapport à l’opposition, un élément centriste ou de contribution peut lui dire : « Ah non, monsieur le Président de la République, je ne suis pas d’accord sur cette décision, parce que nous avons aussi nos intérêts à défendre pour la bonne marche du pays ! » C’est en séance qu’on peut le dire et non attendre après pour écrire des lettres ou demander des audiences et signifier sa désapprobation.
Depuis quelques temps, on n’entend pas le colonel Malick Cissé, en tant que chef de parti. Qu’est-ce qui explique ce mutisme ?
Vous ne suivez pas l’actualité. Je fais toujours des sorties au niveau national comme international. Souvent, c’est la dénomination colonel Malick Cissé qui emporte plus que le président du Psds (Parti de solidarité et le développement du Sénégal).
Qu’est-ce qui fait qu’on ne l’entend pas bien dans l’arène politique en tant que parti politique ? (il réfléchit).
J’ai toujours dit à vos collègues que je n’aime pas le mot parti. Qui parle de parti, parle de partisan. Je veux être un rassembleur et non un partisan. C’est pourquoi je ne parle pas souvent au nom du parti dans lequel j’évolue. Les grands penseurs ont dit que « le moi est haïssable » ; je n’aime pas le moi, j’aime plutôt le nous. C’est pourquoi vous m’entendez dans les médiations. C’est un défaut, mais surtout un manque d’information des journalistes qui me présentent comme le conseiller du président de la République, alors que je suis d’abord chef de parti.
Qu’avez-vous apporté au Pds en tant qu’allié ?
Je suis à l’origine des stratégies électorales. Bien avant 2007, j’ai travaillé durant la période électorale, dans un bureau, enfermé. Je fais des projections ; j’amène les résultats devant le Président, je lui dis : « M. le Président, voilà vos résultats ! »
Comment vous le faites ?
Maintenant, les élections sont scientifiques ; ce n’est pas du meeting, faire du bruit. Avant les élections de mars, je savais ce qui allait arriver. J’ai dit : « Voilà la tendance ! Voilà comment les populations voient les élus locaux du Pds ! Ils seront sanctionnés, parce qu’ils n’ont pas répondu à leurs attentes. » Et comme je ne pouvais regarder faire, je vais créer un parti ; ainsi, tous ces frustrés qui ne se retrouÂvent pas dans le Pds, je les accueille. On va aller aux élections locales, gagner des collectivités. Après je vais les retourner à Wade. J’ai réfléchi ; j’ai sondé le parti. J’ai travaillé là -dessus ; je n’avais pas de moyen parce que je ne voulais pas demander au Secrétaire général national du Pds pour plusieurs raisons. Des gens lui ont dit : « Oui, le colonel, il veut des machins ; ça, ce sont des élections où tout le monde doit se rassembler. » Ils avaient leur conviction ; j’avais la mienne. J’ai tracé ma cartographie et je suis parti. J’ai eu 300 conseillers, dans plusieurs Communautés rurales et communes avec zéro franc. En 2012, si mon candidat se présente, il aura plus que ce qu’il avait en 2007. Je lui donne à peu près 57, 58%. Si vraiment, tout est parfait, c’est 60%. Les gens diront qu’il a fraudé encore.
Quelle est votre méthode de calcul, parce que jusqu’à ce jour, la loi interdit les sondages ?
C’est une technique purement scientifique, une méthodologie de travail. J’ai tracé une ligne diagonale qui quitte le Nord vers Bakel, qui aboutit à Bignona. Avec les chiffres des inscrits, je me suis dit que la partie gauche est plus peuplée, électoralement parlant, que la partie droite, contrairement à ce que les gens pensent. L’effort portera toujours sur le côté gauche qui va de Saint-Louis, Louga, Thiès, etc., pour descendre à Ziguinchor, Bignona. Je travaille sur ça et je me fixe une tendance d’inscriptions autour de 7 millions ; c’est le chiffre maximum. Sur 12 millions, les 50% sont des jeunes n’ayant pas le temps. Je me fixe un quota pour éviter des erreurs. Si j’ai 7 millions, j’aurai 6 millions de votants. Au meilleur des cas, mon candidat aura 3 millions, plus que ce qu’il faut pour passer au premier tour. Je ne devais même pas la dévoiler, parce que les autres vont essayer de la copier. Mais ils se planteront. Je dispose de 14 000 hommes composés d’anciens militaires, policiers, gendarmes, douaniers qui sont à la retraite qui peuvent me couvrir les 14 000 villages du Sénégal. A chaque village, si je demande un chiffre minimum de 100 personnes ; j’aurai au moins 1million 400 de suffrages pour moi, si je devais être candidat à la Présidentielle. Tout ce que le Pds et les autres partis apporteront, j’aurai 3 millions et mon candidat passera au premier tour. Que pensez-vous de l’éventualité d’une suppression du second tour ? On n’a pas besoin d’une suppression d’un second tour. Mon candidat est un buteur qui marquera le maximum de buts en première mi-temps ; cela veut dire qu’il y aura deux mi-temps. Mais certains collaborateurs du Président, comme Yaya Sakho, ont réaffirmé cette volonté de supprimer le second tour
Qui est Yaya Sakho ?
Il est membre de la cellule de communication de la Présidence. Pourquoi essayer de supprimer le second tour ? Cela réduira certainement les dépenses, mais cela va nous faire perdre du temps. Je suis pour une élection à deux tours, pour gagner au premier et continuer à travailler le lendemain, comme d’habitude. Wade n’a pas d’opposition. Parmi tous ceux qui se disent candidats, personne ne lui arrive à la cheville. Il faut prévoir le budget nécessaire, si on gagne au premier tour, on va restituer l’argent qui reste.
Vous semblez être sûr de vous…
Absolument. J’ai créé le Bennoo falaat Wade en 2012.
On peut vous accuser de plagiat…
Je suis un stratège. Je suis en train de diluer le mot Bennoo Siggil Senegaal. Ils le savent, je le dis à chaque fois dans mes meetings que je vais diviser le Bennoo en mille Bennoo. Des Bennoo dolel Wade, Bennoo Dolel Farba Senghor, Bennoo dolel Karim, Bennoo dolel Souleymane Ndéné Ndiaye… Tous se retrouvent ici. J’ai eu la chance d’être populiste. Les chauffeurs de taxi, les charretiers, tous sont mes amis, parce que je suis de la rue. Avant qu’ils ne fassent quoi que ce soit, ils me demandent.
Cela n’a pas empêché la Coalition « Sopi » d’être battue durant les Locales.
Je savais qu’on allait perdre les élections locales. Ce que vous appelez la Génération du concret, j’étais contre ce machin-là . Comment voulez-vous me dire que la Génération du Concret va aux élections, alors que c’est une association apolitique à but non lucratif, selon la loi de 1901 ? Ce n’est pas possible ! Je savais que les élections locales allaient se passer ainsi. (…) Mon objectif, c’est de rassembler 1 million 400 voix. Je ne sais encore si ce sera pour le candidat Wade ou pour moi. Pourquoi pas ? Lamine Diack dit qu’il veut être candidat, j’ai dit « ah oui ! Il connaît bien Rebeuss. Il connaît bien le Foyer France Sénégal (actuelle équipe de Jaraaf) ». N’importe qui peut se déclarer candidat. On va élever la barre de la caution à 100 millions ; ainsi, tous ces énergumènes vont rester de côté.
Si en 2000, Abdou Diouf l’avait fait cela, est-ce que Wade serait aujourd’hui au pouvoir ?
C’est différent. Nous, nous sommes des stratèges. J’ai dit à Wade : « Ne vous souciez pas de l’argent ! Moi, colonel Cissé, responsable de Bennoo Falatt Wade, je paie ta caution de 100 millions. » Il m’est très facile d’avoir 100 mille militants et chacun me donnera 1 000 FCfa. Simplement 1 000 francs. Un parti qui ne peut pas avoir 10 mille membres, un candidat pour la Présidentielle qui ne peut pas rassembler 100 mille personnes, ce n’est pas la peine. Je ne farce pas. Les gens ont commencé à verser l’argent.
Etes-vous derrière ce projet de révision du montant de la caution qu’on ébruite ?
Wade n’a jamais dit qu’on allait porter la caution à 100 millions. Il n’a jamais dit qu’on allait supprimer le second tour. Wade en rigole à chaque fois.
Mais, ce sont des ballons de sonde que vous lancez.
Oui. J’ai dit au Président : « Vous avez un projet de candidature présidentielle. Avec l’impression de bulletins, tout ce tralala, vous aurez ici au Sénégal plus de 20 candidats avec tout ce que cela implique. Vous dites à quelqu’un que la caution est à 40 millions, il va dire d’accord. Ce n’est pas sérieux. Ils vont prendre quarante jeunes qui veulent émigrer ; ils leur demandent chacun 3 millions pour avoir passeport et visa. Ils vont verser une partie de la caution. Voilà , ils sont candidats à la Présidentielle. Les gens vont les poursuivre, ils vont faire comme Alioune « Petit » Mbaye, et aller aux Etats-Unis. » Nous sommes dans une grande République ; qu’on élève la barre à 1 milliard. Je suis sûr qu’il y aura des partis qui vont copier ma technique, mais ils vont copier mal. Ils vont dire : « Pourtant, il a raison, ce salopard-là ! » Aminata Mbengue Ndiaye va dire d’accord, « nous aussi, nous allons payer la caution pour Tanor Dieng ». Un autre va le dire pour Moustapha Niasse, de même pour Bathily, le pauvre. Mais qu’ils sachent que je n’ai pas tout dit.
LEQUOTIDIEN.SN
#7 Auteur: PEULS
Posté
le : 2009-10-27 13:27:16
Très chère soeur. Nos respects perpétuels! Nos sentiments fraternels! Nous connaissons les valeurs de dignité, bon sens, sens de l'honneur à la base de toutes vos actions. Nous connaissons votre rigueur dans l'analyse des réalités de ce pays. Nous connaissons votre amour très sincére pour le Sénégal, les dignes Sénégalais. Vous mêmes vous réunissez tous les atouts pour diriger ce pauvre pays. D'autres sont dans ces mêmes conditions. Nous admettons que le PS d'alors, contre vents et marées, a su maintenir les valeurs de démocratie, liberté, justice juste, respect, paix, cohésion dans le pays. Vous dites bien que l'essentiel c'est de faire partir wade dans les plus brefs délais. C'est le but que vise toute l'opposition significative, en tête, l'APR et tous les dignes Sénégalais. À l'APR, la liberté de parole pour tous est naturelle! UNISSONS-NOUS pour chasser les wade & bandes de voyous!
#8 Auteur: neger
Posté
le : 2009-10-27 13:35:20
en tout ces ns le peuple ns vs suivons de trés prés si vs ne faites pas preuve de maturité et trouvez un consensus autour du prblm de candidature au sein de l'opposition on risk de vs tourner le dos
#13 Auteur: abdon
Posté
le : 2009-10-27 13:48:11
reugu reugu a bodian aissata diaral namaco oupaaadiam
a bodian po a bodian bodian po....
reugu reugu a bodian aissata diaral namaco oupaaadiam
a bodian po a bodian bodian po....
reugu reugu a bodian aissata diaral namaco oupaaadiam
a bodian po a bodian bodian po....
kouko tathiou yala nga féké déwén...
#14 Auteur:
Posté
le : 2009-10-27 14:05:47
Entretien avec Colonel Malick Cissé, conseiller du Président : « Je n’ai jamais vu Alex Segura... Cet élément du Canada (Souleymane Jules Diop) a menti royalement »
mardi 27 octobre 2009
Sur les soupçons qui portent sur sa personne après que la presse a parlé d’un colonel convoyeur du fameux cadeau présidentiel à Alex Segura, Malick Cissé est formel : il n’a jamais vu le représentant du Fmi, sinon en photos ou à la télévision. Et qui plus est, le colonel Cissé affirme qu’au moment des faits, il était en voyage. Dans tous les cas, pour lui, il n’y a pas d’affaire Segura ni de corruption. Il assimile ce « truc » à un simple pourboire.
Vous vous définissez comme un politicien rassembleur. A ce titre, vous avez un acteur dans les retrouvailles entre Wade et Idy. Peut-on dire aujourd’hui que vous avez accompli votre mission ?
Vous me parlez d’une histoire de 2007.
Mais qui est remis au goût du jour…
Oui, parce que nous sommes au stade de recomposition. Le Prési-dent Wade est un buteur. Dans une équipe de football, on est avant-centre en vue d’être un bon buteur. Voilà Abdoulaye Wade ! Il sait choisir les opportunités pour marquer son but. Nous sommes à 28 mois des élections. A 28 minutes de la fin d’un match capital, le Président Wade s’entoure de tous ses bons éléments. Vous parlez de Idrissa Seck, mais parlez de Macky Sall, des autres ! Idrissa est un maillon de la chaîne, un pilier de l’équipe de Wade. Donc, au moment de former une bonne équipe, Wade veut marquer le maximum de buts en premier mi-temps. Je parle en symbolisme ; dans ce cas, il faudrait rassembler tous ses éléments.
Vous êtes convaincu qu’avec le retour de Idrissa Seck, Wade va remporter les élections au premier tour ?
Il va marquer le maximum de buts en première mi-temps et remporter les élections au premier tour.
Selon certaines informations, Idrissa Seck va occuper prochainement la vice-Présidence, tout en continuant à maintenir son parti pour ne pas susciter des remous au sein du Pds. Qu’en est-il exactement ?
Vous voulez que je vous dise ce que deux personnes, qui s’enferment dans leur bureau, se sont dites ? Même si je suis informé de ce qu’ils se sont dits dans leur bureau, vous voulez que je l’étale, avant eux, sur la place publique ? Mais un colonel militaire sait garder des secrets.
Mais, vous êtes à la retraite maintenant et vous n’êtes plus tenu par ce droit de réserve…
Un colonel n’est jamais en retraite. Je meurs avec mon grade. Les se-crets doivent être gardés jusque dans les tombes.
Même si c’est dans l’intérêt du peuple ?
L’intérêt du peuple, c’est ce que je vous ai dit : le Président Wade est en train de rassembler son équipe opérationnelle pour marquer le maximum de buts en première mi-temps. Je n’exclus personne.
Y compris Macky Sall ?
Y compris Macky Sall. Macky ne va jamais se présenter contre Wade.
Qu’est-ce qui vous le fait dire ?
Je connais la personne de Macky Sall. C’est un pur produit, un élève de Wade. Il ne regardera pas Wade, les yeux dans les yeux, pour lui dire : « Je vais vous affronter ». Macky Sall est un homme du futur politique. Ce n’est pas le présent qui doit l’intéresser. Son avenir politique est devant lui. Ce n’est pas le moment pour lui. Je conseillerais à Macky de continuer à travailler avec son mentor (Wade) ; son avenir est devant lui. Quand il ne restera que les compétitions de jeunes, là il pourra se positionner. Mais, affronter un dinosaure comme Wade, c’est se perdre durablement. Personne ne peut affronter Wade présentement sur l’échiquier politique national. Wade est un dinosaure de la trempe de Nkrumah, de Sékou Touré. Et Dieu a fait qu’il est le seul à rester encore en vie. Alors, essayer de l’affronter pour lui dire : « Partez, je vous remplace », c’est à la limite de l’indiscipline.
On est en politique, chacun a le droit d’avoir des ambitions présidentielles…
Qu’est-ce que c’est que la politique ? Quelle forme de politique ? La politique est multidimensionnelle. Vous avez la politique économique, la politique sociale, la politique militaire. Vous avez la politique de suffrages, de positionnement que j’appelle le « Djouti » : « ôte-toi que je m’y mette ! » Je considère cela comme de l’amateurisme. On est en démocratie. Ce qui veut dire quoi ? Un pour tous, la loi du nombre. Les gens ne réfléchissent pas sur le mot. En démocratie, on veut que tout le monde cède son pouvoir à une seule personne. Cela n’a rien à voir avec cette compétition électorale. Pourquoi je dis qu’il faut laisser Wade continuer à faire son travail ? Lorsque Wade est arrivé au pouvoir, il a dit : « Je vais essayer de faire les maximum en 7 ans. » Il entame des projets ; il voit que le terrain sur lequel il compte faire son travail n’a pas de fondement ; presque tous piliers sont sans fondement. Il faut reprendre toute l’architecture du pays. Ce n’est pas en 9 ans, ni en 10 ans qu’il peut faire cela. Il demande qu’on lui donne 14 ans pour faire ce travail. Si vous vous rendez-compte, c’est en cours d’action qu’on a modifié les mandats. Mais au départ, Wade savait qu’avec deux mandats de 7 ans, il pouvait reprendre la maison Sénégal. Mais, avec des perturbations, des gens qui déconseillent, Wade a dit : « Peut-être dix ans suffiraient. » Je trouve que c’est peu. Qu’on le laisse terminer son travail. Peut-être, il se dit : « Trois mandats de 7 ans, cela fait 21 ans ; ça fait trop. » Non ! J’avais dit, il y a deux ans, que Wade serait là jusqu’en 2019, et je maintiens ma position.
Pour revenir à Macky Sall, est-ce que vous avez entrepris des actions pour le ramener au Pds ?
Il y a des moments, quand il était confronté à des difficultés d’accusation de blanchiment d’argent et autres, je l’ai rencontré et il m’a très bien reçu et promptement chez lui. On a eu à discuter de l’avenir du Sénégal. J’ai trouvé un homme serein, qui en veut. On s’est parlé entre jeune frère et grand frère et je lui ai donné des conseils. Dieu a fait que tout s’est bien déroulé. Il a repris ses dossiers, et il est parti en voyage (aux Etats-Unis pour assister à la prestation de serment de Barack Obama : ndlr). Le problème a été mis de côté (sic !).
Qu’est-ce que vous vous êtes dits ?
Je lui ai dit : « M. le Premier ministre, votre avenir politique est devant vous. Rejoignez votre mentor et travaillez avec lui ! » Apparemment vos conseils n’ont pas servi à grand-chose, puisque Macky Sall a exprimé son intention de se présenter en 2012. Je ne l’ai pas entendu déclarer sa candidature. Il y a des hommes autour de lui qui veulent qu’il soit candidat. Dans la mesure où Wade a annoncé son avant-projet de candidature, tous ceux qui se réclament de lui devaient déposer les armes, comme on dit dans l’Armée, en attendant que leur chef leur donne une autre directive.
On va parler de l’affaire Segura. Dans la presse, on a parlé d’un « galonné » qui a été le porteur de valise. Beaucoup de gens ont alors pensé à vous. Est-ce que le colonel Malick Cissé est ce porteur de valise ?
J’ai entendu parler de l’affaire Segura et de corruption. Je me suis dit : « On est dans quel monde ? » Je ne comprends plus le français ou quoi ? La corruption, c’est donner du bien à quelqu’un en vue d’obtenir quelque chose de lui. Mais comment vous pouvez corrompre quelqu’un qui a fini, que tu ne reverras presque plus jamais, qui rentre chez lui, qui a terminé sa mission ? C’est insensé ! Cependant, je reconnais que comme dans tous les pays, il y a ce qu’on appelle chez nous la Téranga (hospitalité). Même votre bonne, vous lui donnez quelque chose le jour qu’elle doit quitter. Quand vous rentrez dans un restaurant, vous donnez au serveur son pourboire. Je ne peux pas l’appeler corruption. Moi, je n’ai vu ce monsieur (Alex Sgura) qu’en photos ou à la télévision. Lui ne m’a jamais vu. Certainement, il a dû entendre mon nom ou me voir à la télévision. J’ai entendu un élément qui est au Canada (Souleymane Jules Diop) en parler comme s’il était présent. Il a menti royalement en disant que le colonel Cissé est allé voir le Président Wade, qui lui a donné une valise qu’il a apportée à l’aéroport avec des flèches (escorte). J’ai répondu sur les ondes de La voix de l’Amérique pour apporter un démenti, parce que j’étais absent du Sénégal, à ce moment.
Où vous étiez ?
J’étais à Bruxelles, puis à Oslo. J’ai suivi le truc (l’affaire Segura) par le net. Vraiment, vous de la presse, avant de donner une information, il faut bien la vérifier.
Pourquoi vous n’avez pas porté plainte pour diffamation ?
Je pouvais le faire, mais je ne voulais pas accorder une importance à cette information, dans la mesure où les gens qui lisent cela se diront qu’il a menti, parce qu’ils ont vu le colonel partir en voyage ; ils savent que j’étais absent du territoire. Quand je bouge, tout le monde le sait. Comme tout ce qui se passe, on dit le colonel Cissé…
Pourquoi on vous colle cette étiquette de manœuvrier, alors que vous n’êtes pas le seul conseiller spécial du Président ?
Dieu a fait que je reste et demeure, dans le sillage de mes fonctions, le plus populaire. Dans l’Armée, j’étais le militaire le plus populaire. Tout le monde me connaissait, depuis trois régimes. Depuis Senghor, Abdou Diouf, je suis là . Malheureusement, Senghor est dans la tombe, mais quand je rencontre Abdou Diouf, on se sert la main ; on rigole. Je ne baisse jamais la tête devant l’autorité ; je dis toujours la vérité. Je ne demande rien à ces autorités. Je suis comme je suis. Je rigole avec tout le monde.
On a noté, à la suite de cette affaire, une confusion au sommet de l’Etat. Après la sortie du ministre de la Communication, Moustapha Guirassy, le Fmi a sorti un communiqué pour le démentir…
(Il coupe net). Attendez (il insiste) ! Il n’a pas été démenti par le Fmi, mais par un élément soi-disant du Fmi. Quiconque peut parler au nom du Fmi.
Donc, vous n’accordez pas de crédit à ce communiqué ?
Non ! Quand j’ai entendu cela, j’ai rigolé. D’abord, la formulation du texte, ses non-dits me font douter. Quand j’ai entendu dans un premier temps parler de 500 millions, je me suis dit que ça doit être une grosse valise ; ça doit peser des kilos. Deux jours après -j’étais toujours à l’étranger- on nous dit que c’est 100 000 euros. Je me suis dit qu’il y a problème. Ensuite, on ne porte pas une valise ; on porte une enveloppe, surtout quand c’est en euros ou en monnaie étrangère. Ce sont des sommes de rien du tout. Il y a des non-sens. Un jour, un de vos collègues journaliste m’a dit : « Vous savez colonel, le journalisme est une mise en scène. Il fait une mise en scène, les gens tombent dans le panneau et vous achetez les journaux demain. » Cela n’engage que lui… C’est comme ça qu’on vous voit. En tout cas, si cette affaire était exacte, le Fmi allait répondre en un jour. Il ne prendrait pas autant de temps pour enquêter sur une petite information de journalistes.
Vous minimisez cette affaire ?
Ce n’est même pas une affaire (il insiste). Il y a des gens qui portent la poisse déjà . Ce monsieur (Alex Segura), depuis qu’il est là , on parle de lui. Est-ce que ce n’était pas un montage pour se faire aduler ? Je ne sais pas ! J’essaie de comprendre.
Nous allons aborder le dialogue politique. En tant qu’homme politique, quelle est votre opinion ?
Le dialogue est un pilier, en élément fondamental d’une démocratie. Au Sénégal, il me semble que près de 26 fois, selon les historiens, Wade a demandé à dialoguer avec l’opposition. Quelquefois, les gens ont répondu, mais la stratégie de « ôte-toi que je m’y mette » n’est quand même pas acceptable. Une certaine frange de l’opposition veut le partage du pouvoir sous prétexte qu’elle y est arrivée ensemble avec le Président. Il (Wade) leur dit : « C’est moi qui suis élu, laissez-moi conduire le pays et venez avec moi, m’aider. » Pendant des années, cela a été source de blocage du dialogue. Alors, ils (les leaders de l’opposition) sont allés chercher une autre solution pour ôter l’élu de son fauteuil. C’est pourquoi, ils sont allés en aparté faire ce qu’ils appellent Assises nationales. Ça, c’est un dialogue au sein de l’opposition. Quand ils ont fini de faire leur dialogue, ils viennent demander à dialoguer. Wade leur dit : « D’accord, mais je trace les contours du dialogue, les points et l’ordre du jour. » Ils se sont heurtés à cet ordre du jour pendant longtemps ; maintenant, ils ont accepté. Ils n’avaient plus le choix : soit ils viennent dialoguer, soit ils restent là -bas. L’opposition conteste plutôt le schéma proposé. Dans sa lettre, Me Wade propose une séance publique où il y aura des chefs religieux… Entre des hommes de bonne foi, pourquoi refuser un dialogue public ? Pourquoi voulez-vous vous enfermer dans un bureau un à un, ou par groupe ? Après discussion, vous sortez, on vous tend le micro, vous dites le contraire. On est combien de partis ? Plus de 150 partis. Et si tout le monde venait, on ne pourrait pas s’enfermer dans un bureau. Dans un dialogue, il faut que tout le monde soit là , car si Wade prend une décision par rapport à l’opposition, un élément centriste ou de contribution peut lui dire : « Ah non, monsieur le Président de la République, je ne suis pas d’accord sur cette décision, parce que nous avons aussi nos intérêts à défendre pour la bonne marche du pays ! » C’est en séance qu’on peut le dire et non attendre après pour écrire des lettres ou demander des audiences et signifier sa désapprobation.
Depuis quelques temps, on n’entend pas le colonel Malick Cissé, en tant que chef de parti. Qu’est-ce qui explique ce mutisme ?
Vous ne suivez pas l’actualité. Je fais toujours des sorties au niveau national comme international. Souvent, c’est la dénomination colonel Malick Cissé qui emporte plus que le président du Psds (Parti de solidarité et le développement du Sénégal).
Qu’est-ce qui fait qu’on ne l’entend pas bien dans l’arène politique en tant que parti politique ? (il réfléchit).
J’ai toujours dit à vos collègues que je n’aime pas le mot parti. Qui parle de parti, parle de partisan. Je veux être un rassembleur et non un partisan. C’est pourquoi je ne parle pas souvent au nom du parti dans lequel j’évolue. Les grands penseurs ont dit que « le moi est haïssable » ; je n’aime pas le moi, j’aime plutôt le nous. C’est pourquoi vous m’entendez dans les médiations. C’est un défaut, mais surtout un manque d’information des journalistes qui me présentent comme le conseiller du président de la République, alors que je suis d’abord chef de parti.
Qu’avez-vous apporté au Pds en tant qu’allié ?
Je suis à l’origine des stratégies électorales. Bien avant 2007, j’ai travaillé durant la période électorale, dans un bureau, enfermé. Je fais des projections ; j’amène les résultats devant le Président, je lui dis : « M. le Président, voilà vos résultats ! »
Comment vous le faites ?
Maintenant, les élections sont scientifiques ; ce n’est pas du meeting, faire du bruit. Avant les élections de mars, je savais ce qui allait arriver. J’ai dit : « Voilà la tendance ! Voilà comment les populations voient les élus locaux du Pds ! Ils seront sanctionnés, parce qu’ils n’ont pas répondu à leurs attentes. » Et comme je ne pouvais regarder faire, je vais créer un parti ; ainsi, tous ces frustrés qui ne se retrouÂvent pas dans le Pds, je les accueille. On va aller aux élections locales, gagner des collectivités. Après je vais les retourner à Wade. J’ai réfléchi ; j’ai sondé le parti. J’ai travaillé là -dessus ; je n’avais pas de moyen parce que je ne voulais pas demander au Secrétaire général national du Pds pour plusieurs raisons. Des gens lui ont dit : « Oui, le colonel, il veut des machins ; ça, ce sont des élections où tout le monde doit se rassembler. » Ils avaient leur conviction ; j’avais la mienne. J’ai tracé ma cartographie et je suis parti. J’ai eu 300 conseillers, dans plusieurs Communautés rurales et communes avec zéro franc. En 2012, si mon candidat se présente, il aura plus que ce qu’il avait en 2007. Je lui donne à peu près 57, 58%. Si vraiment, tout est parfait, c’est 60%. Les gens diront qu’il a fraudé encore.
Quelle est votre méthode de calcul, parce que jusqu’à ce jour, la loi interdit les sondages ?
C’est une technique purement scientifique, une méthodologie de travail. J’ai tracé une ligne diagonale qui quitte le Nord vers Bakel, qui aboutit à Bignona. Avec les chiffres des inscrits, je me suis dit que la partie gauche est plus peuplée, électoralement parlant, que la partie droite, contrairement à ce que les gens pensent. L’effort portera toujours sur le côté gauche qui va de Saint-Louis, Louga, Thiès, etc., pour descendre à Ziguinchor, Bignona. Je travaille sur ça et je me fixe une tendance d’inscriptions autour de 7 millions ; c’est le chiffre maximum. Sur 12 millions, les 50% sont des jeunes n’ayant pas le temps. Je me fixe un quota pour éviter des erreurs. Si j’ai 7 millions, j’aurai 6 millions de votants. Au meilleur des cas, mon candidat aura 3 millions, plus que ce qu’il faut pour passer au premier tour. Je ne devais même pas la dévoiler, parce que les autres vont essayer de la copier. Mais ils se planteront. Je dispose de 14 000 hommes composés d’anciens militaires, policiers, gendarmes, douaniers qui sont à la retraite qui peuvent me couvrir les 14 000 villages du Sénégal. A chaque village, si je demande un chiffre minimum de 100 personnes ; j’aurai au moins 1million 400 de suffrages pour moi, si je devais être candidat à la Présidentielle. Tout ce que le Pds et les autres partis apporteront, j’aurai 3 millions et mon candidat passera au premier tour. Que pensez-vous de l’éventualité d’une suppression du second tour ? On n’a pas besoin d’une suppression d’un second tour. Mon candidat est un buteur qui marquera le maximum de buts en première mi-temps ; cela veut dire qu’il y aura deux mi-temps. Mais certains collaborateurs du Président, comme Yaya Sakho, ont réaffirmé cette volonté de supprimer le second tour
Qui est Yaya Sakho ?
Il est membre de la cellule de communication de la Présidence. Pourquoi essayer de supprimer le second tour ? Cela réduira certainement les dépenses, mais cela va nous faire perdre du temps. Je suis pour une élection à deux tours, pour gagner au premier et continuer à travailler le lendemain, comme d’habitude. Wade n’a pas d’opposition. Parmi tous ceux qui se disent candidats, personne ne lui arrive à la cheville. Il faut prévoir le budget nécessaire, si on gagne au premier tour, on va restituer l’argent qui reste.
Vous semblez être sûr de vous…
Absolument. J’ai créé le Bennoo falaat Wade en 2012.
On peut vous accuser de plagiat…
Je suis un stratège. Je suis en train de diluer le mot Bennoo Siggil Senegaal. Ils le savent, je le dis à chaque fois dans mes meetings que je vais diviser le Bennoo en mille Bennoo. Des Bennoo dolel Wade, Bennoo Dolel Farba Senghor, Bennoo dolel Karim, Bennoo dolel Souleymane Ndéné Ndiaye… Tous se retrouvent ici. J’ai eu la chance d’être populiste. Les chauffeurs de taxi, les charretiers, tous sont mes amis, parce que je suis de la rue. Avant qu’ils ne fassent quoi que ce soit, ils me demandent.
Cela n’a pas empêché la Coalition « Sopi » d’être battue durant les Locales.
Je savais qu’on allait perdre les élections locales. Ce que vous appelez la Génération du concret, j’étais contre ce machin-là . Comment voulez-vous me dire que la Génération du Concret va aux élections, alors que c’est une association apolitique à but non lucratif, selon la loi de 1901 ? Ce n’est pas possible ! Je savais que les élections locales allaient se passer ainsi. (…) Mon objectif, c’est de rassembler 1 million 400 voix. Je ne sais encore si ce sera pour le candidat Wade ou pour moi. Pourquoi pas ? Lamine Diack dit qu’il veut être candidat, j’ai dit « ah oui ! Il connaît bien Rebeuss. Il connaît bien le Foyer France Sénégal (actuelle équipe de Jaraaf) ». N’importe qui peut se déclarer candidat. On va élever la barre de la caution à 100 millions ; ainsi, tous ces énergumènes vont rester de côté.
Si en 2000, Abdou Diouf l’avait fait cela, est-ce que Wade serait aujourd’hui au pouvoir ?
C’est différent. Nous, nous sommes des stratèges. J’ai dit à Wade : « Ne vous souciez pas de l’argent ! Moi, colonel Cissé, responsable de Bennoo Falatt Wade, je paie ta caution de 100 millions. » Il m’est très facile d’avoir 100 mille militants et chacun me donnera 1 000 FCfa. Simplement 1 000 francs. Un parti qui ne peut pas avoir 10 mille membres, un candidat pour la Présidentielle qui ne peut pas rassembler 100 mille personnes, ce n’est pas la peine. Je ne farce pas. Les gens ont commencé à verser l’argent.
Etes-vous derrière ce projet de révision du montant de la caution qu’on ébruite ?
Wade n’a jamais dit qu’on allait porter la caution à 100 millions. Il n’a jamais dit qu’on allait supprimer le second tour. Wade en rigole à chaque fois.
Mais, ce sont des ballons de sonde que vous lancez.
Oui. J’ai dit au Président : « Vous avez un projet de candidature présidentielle. Avec l’impression de bulletins, tout ce tralala, vous aurez ici au Sénégal plus de 20 candidats avec tout ce que cela implique. Vous dites à quelqu’un que la caution est à 40 millions, il va dire d’accord. Ce n’est pas sérieux. Ils vont prendre quarante jeunes qui veulent émigrer ; ils leur demandent chacun 3 millions pour avoir passeport et visa. Ils vont verser une partie de la caution. Voilà , ils sont candidats à la Présidentielle. Les gens vont les poursuivre, ils vont faire comme Alioune « Petit » Mbaye, et aller aux Etats-Unis. » Nous sommes dans une grande République ; qu’on élève la barre à 1 milliard. Je suis sûr qu’il y aura des partis qui vont copier ma technique, mais ils vont copier mal. Ils vont dire : « Pourtant, il a raison, ce salopard-là ! » Aminata Mbengue Ndiaye va dire d’accord, « nous aussi, nous allons payer la caution pour Tanor Dieng ». Un autre va le dire pour Moustapha Niasse, de même pour Bathily, le pauvre. Mais qu’ils sachent que je n’ai pas tout dit.
LEQUOTIDIEN.SN
il se prend pour qui,ce monsieur la il parle,il parle ilparle REK comme s il est le plus inteligent des SENEGALAIS C EST VRAIMENT dommage le pouvoir ENIVRE il est SAOUL que DIEU ait pitie de ton AME pauvre PRETENTIEUX
#15 Auteur: pâtriote
Posté
le : 2009-10-27 14:09:56
aminata tall!
1) si wade et venu aux affaires, c'est de par la faute à abdou diouf qui as laisser le pays entre les mains des gens qui n'ont pas d'éxpériences et qui faisaient du matey, c'est ça qui a fait venir wade et son pouvoir catastrophique indigne de notre pays, le sénégal ne fera pas revenir le ps aux affaires avec son équipe actuel, d'autre part le ping pong niasse ps ne nous intéressent pas et nous ne serons pas leurs otages, il nous faut le départ de wade et son pds à jamais en 2012, il n'ya pas que niasse te tanor dans notre pays.
2) macky sall, ne fait pas parti de l'opposition, c'est un pds bis, il va rendre des comptes comme tout les responsables pds, pour rappel, macky sall n'a pas quitter les pds de son propre chef, ni aussi par principe. c'est tout!
#16 Auteur: PEULS
Posté
le : 2009-10-27 14:11:45
Entretien avec Colonel Malick Cissé, conseiller du Président : « Je n’ai jamais vu Alex Segura... Cet élément du Canada (Souleymane Jules Diop) a menti royalement »
mardi 27 octobre 2009
Sur les soupçons qui portent sur sa personne après que la presse a parlé d’un colonel convoyeur du fameux cadeau présidentiel à Alex Segura, Malick Cissé est formel : il n’a jamais vu le représentant du Fmi, sinon en photos ou à la télévision. Et qui plus est, le colonel Cissé affirme qu’au moment des faits, il était en voyage. Dans tous les cas, pour lui, il n’y a pas d’affaire Segura ni de corruption. Il assimile ce « truc » à un simple pourboire.
Vous vous définissez comme un politicien rassembleur. A ce titre, vous avez un acteur dans les retrouvailles entre Wade et Idy. Peut-on dire aujourd’hui que vous avez accompli votre mission ?
Vous me parlez d’une histoire de 2007.
Mais qui est remis au goût du jour…
Oui, parce que nous sommes au stade de recomposition. Le Prési-dent Wade est un buteur. Dans une équipe de football, on est avant-centre en vue d’être un bon buteur. Voilà Abdoulaye Wade ! Il sait choisir les opportunités pour marquer son but. Nous sommes à 28 mois des élections. A 28 minutes de la fin d’un match capital, le Président Wade s’entoure de tous ses bons éléments. Vous parlez de Idrissa Seck, mais parlez de Macky Sall, des autres ! Idrissa est un maillon de la chaîne, un pilier de l’équipe de Wade. Donc, au moment de former une bonne équipe, Wade veut marquer le maximum de buts en premier mi-temps. Je parle en symbolisme ; dans ce cas, il faudrait rassembler tous ses éléments.
Vous êtes convaincu qu’avec le retour de Idrissa Seck, Wade va remporter les élections au premier tour ?
Il va marquer le maximum de buts en première mi-temps et remporter les élections au premier tour.
Selon certaines informations, Idrissa Seck va occuper prochainement la vice-Présidence, tout en continuant à maintenir son parti pour ne pas susciter des remous au sein du Pds. Qu’en est-il exactement ?
Vous voulez que je vous dise ce que deux personnes, qui s’enferment dans leur bureau, se sont dites ? Même si je suis informé de ce qu’ils se sont dits dans leur bureau, vous voulez que je l’étale, avant eux, sur la place publique ? Mais un colonel militaire sait garder des secrets.
Mais, vous êtes à la retraite maintenant et vous n’êtes plus tenu par ce droit de réserve…
Un colonel n’est jamais en retraite. Je meurs avec mon grade. Les se-crets doivent être gardés jusque dans les tombes.
Même si c’est dans l’intérêt du peuple ?
L’intérêt du peuple, c’est ce que je vous ai dit : le Président Wade est en train de rassembler son équipe opérationnelle pour marquer le maximum de buts en première mi-temps. Je n’exclus personne.
Y compris Macky Sall ?
Y compris Macky Sall. Macky ne va jamais se présenter contre Wade.
Qu’est-ce qui vous le fait dire ?
Je connais la personne de Macky Sall. C’est un pur produit, un élève de Wade. Il ne regardera pas Wade, les yeux dans les yeux, pour lui dire : « Je vais vous affronter ». Macky Sall est un homme du futur politique. Ce n’est pas le présent qui doit l’intéresser. Son avenir politique est devant lui. Ce n’est pas le moment pour lui. Je conseillerais à Macky de continuer à travailler avec son mentor (Wade) ; son avenir est devant lui. Quand il ne restera que les compétitions de jeunes, là il pourra se positionner. Mais, affronter un dinosaure comme Wade, c’est se perdre durablement. Personne ne peut affronter Wade présentement sur l’échiquier politique national. Wade est un dinosaure de la trempe de Nkrumah, de Sékou Touré. Et Dieu a fait qu’il est le seul à rester encore en vie. Alors, essayer de l’affronter pour lui dire : « Partez, je vous remplace », c’est à la limite de l’indiscipline.
On est en politique, chacun a le droit d’avoir des ambitions présidentielles…
Qu’est-ce que c’est que la politique ? Quelle forme de politique ? La politique est multidimensionnelle. Vous avez la politique économique, la politique sociale, la politique militaire. Vous avez la politique de suffrages, de positionnement que j’appelle le « Djouti » : « ôte-toi que je m’y mette ! » Je considère cela comme de l’amateurisme. On est en démocratie. Ce qui veut dire quoi ? Un pour tous, la loi du nombre. Les gens ne réfléchissent pas sur le mot. En démocratie, on veut que tout le monde cède son pouvoir à une seule personne. Cela n’a rien à voir avec cette compétition électorale. Pourquoi je dis qu’il faut laisser Wade continuer à faire son travail ? Lorsque Wade est arrivé au pouvoir, il a dit : « Je vais essayer de faire les maximum en 7 ans. » Il entame des projets ; il voit que le terrain sur lequel il compte faire son travail n’a pas de fondement ; presque tous piliers sont sans fondement. Il faut reprendre toute l’architecture du pays. Ce n’est pas en 9 ans, ni en 10 ans qu’il peut faire cela. Il demande qu’on lui donne 14 ans pour faire ce travail. Si vous vous rendez-compte, c’est en cours d’action qu’on a modifié les mandats. Mais au départ, Wade savait qu’avec deux mandats de 7 ans, il pouvait reprendre la maison Sénégal. Mais, avec des perturbations, des gens qui déconseillent, Wade a dit : « Peut-être dix ans suffiraient. » Je trouve que c’est peu. Qu’on le laisse terminer son travail. Peut-être, il se dit : « Trois mandats de 7 ans, cela fait 21 ans ; ça fait trop. » Non ! J’avais dit, il y a deux ans, que Wade serait là jusqu’en 2019, et je maintiens ma position.
Pour revenir à Macky Sall, est-ce que vous avez entrepris des actions pour le ramener au Pds ?
Il y a des moments, quand il était confronté à des difficultés d’accusation de blanchiment d’argent et autres, je l’ai rencontré et il m’a très bien reçu et promptement chez lui. On a eu à discuter de l’avenir du Sénégal. J’ai trouvé un homme serein, qui en veut. On s’est parlé entre jeune frère et grand frère et je lui ai donné des conseils. Dieu a fait que tout s’est bien déroulé. Il a repris ses dossiers, et il est parti en voyage (aux Etats-Unis pour assister à la prestation de serment de Barack Obama : ndlr). Le problème a été mis de côté (sic !).
Qu’est-ce que vous vous êtes dits ?
Je lui ai dit : « M. le Premier ministre, votre avenir politique est devant vous. Rejoignez votre mentor et travaillez avec lui ! » Apparemment vos conseils n’ont pas servi à grand-chose, puisque Macky Sall a exprimé son intention de se présenter en 2012. Je ne l’ai pas entendu déclarer sa candidature. Il y a des hommes autour de lui qui veulent qu’il soit candidat. Dans la mesure où Wade a annoncé son avant-projet de candidature, tous ceux qui se réclament de lui devaient déposer les armes, comme on dit dans l’Armée, en attendant que leur chef leur donne une autre directive.
On va parler de l’affaire Segura. Dans la presse, on a parlé d’un « galonné » qui a été le porteur de valise. Beaucoup de gens ont alors pensé à vous. Est-ce que le colonel Malick Cissé est ce porteur de valise ?
J’ai entendu parler de l’affaire Segura et de corruption. Je me suis dit : « On est dans quel monde ? » Je ne comprends plus le français ou quoi ? La corruption, c’est donner du bien à quelqu’un en vue d’obtenir quelque chose de lui. Mais comment vous pouvez corrompre quelqu’un qui a fini, que tu ne reverras presque plus jamais, qui rentre chez lui, qui a terminé sa mission ? C’est insensé ! Cependant, je reconnais que comme dans tous les pays, il y a ce qu’on appelle chez nous la Téranga (hospitalité). Même votre bonne, vous lui donnez quelque chose le jour qu’elle doit quitter. Quand vous rentrez dans un restaurant, vous donnez au serveur son pourboire. Je ne peux pas l’appeler corruption. Moi, je n’ai vu ce monsieur (Alex Sgura) qu’en photos ou à la télévision. Lui ne m’a jamais vu. Certainement, il a dû entendre mon nom ou me voir à la télévision. J’ai entendu un élément qui est au Canada (Souleymane Jules Diop) en parler comme s’il était présent. Il a menti royalement en disant que le colonel Cissé est allé voir le Président Wade, qui lui a donné une valise qu’il a apportée à l’aéroport avec des flèches (escorte). J’ai répondu sur les ondes de La voix de l’Amérique pour apporter un démenti, parce que j’étais absent du Sénégal, à ce moment.
Où vous étiez ?
J’étais à Bruxelles, puis à Oslo. J’ai suivi le truc (l’affaire Segura) par le net. Vraiment, vous de la presse, avant de donner une information, il faut bien la vérifier.
Pourquoi vous n’avez pas porté plainte pour diffamation ?
Je pouvais le faire, mais je ne voulais pas accorder une importance à cette information, dans la mesure où les gens qui lisent cela se diront qu’il a menti, parce qu’ils ont vu le colonel partir en voyage ; ils savent que j’étais absent du territoire. Quand je bouge, tout le monde le sait. Comme tout ce qui se passe, on dit le colonel Cissé…
Pourquoi on vous colle cette étiquette de manœuvrier, alors que vous n’êtes pas le seul conseiller spécial du Président ?
Dieu a fait que je reste et demeure, dans le sillage de mes fonctions, le plus populaire. Dans l’Armée, j’étais le militaire le plus populaire. Tout le monde me connaissait, depuis trois régimes. Depuis Senghor, Abdou Diouf, je suis là . Malheureusement, Senghor est dans la tombe, mais quand je rencontre Abdou Diouf, on se sert la main ; on rigole. Je ne baisse jamais la tête devant l’autorité ; je dis toujours la vérité. Je ne demande rien à ces autorités. Je suis comme je suis. Je rigole avec tout le monde.
On a noté, à la suite de cette affaire, une confusion au sommet de l’Etat. Après la sortie du ministre de la Communication, Moustapha Guirassy, le Fmi a sorti un communiqué pour le démentir…
(Il coupe net). Attendez (il insiste) ! Il n’a pas été démenti par le Fmi, mais par un élément soi-disant du Fmi. Quiconque peut parler au nom du Fmi.
Donc, vous n’accordez pas de crédit à ce communiqué ?
Non ! Quand j’ai entendu cela, j’ai rigolé. D’abord, la formulation du texte, ses non-dits me font douter. Quand j’ai entendu dans un premier temps parler de 500 millions, je me suis dit que ça doit être une grosse valise ; ça doit peser des kilos. Deux jours après -j’étais toujours à l’étranger- on nous dit que c’est 100 000 euros. Je me suis dit qu’il y a problème. Ensuite, on ne porte pas une valise ; on porte une enveloppe, surtout quand c’est en euros ou en monnaie étrangère. Ce sont des sommes de rien du tout. Il y a des non-sens. Un jour, un de vos collègues journaliste m’a dit : « Vous savez colonel, le journalisme est une mise en scène. Il fait une mise en scène, les gens tombent dans le panneau et vous achetez les journaux demain. » Cela n’engage que lui… C’est comme ça qu’on vous voit. En tout cas, si cette affaire était exacte, le Fmi allait répondre en un jour. Il ne prendrait pas autant de temps pour enquêter sur une petite information de journalistes.
Vous minimisez cette affaire ?
Ce n’est même pas une affaire (il insiste). Il y a des gens qui portent la poisse déjà . Ce monsieur (Alex Segura), depuis qu’il est là , on parle de lui. Est-ce que ce n’était pas un montage pour se faire aduler ? Je ne sais pas ! J’essaie de comprendre.
Nous allons aborder le dialogue politique. En tant qu’homme politique, quelle est votre opinion ?
Le dialogue est un pilier, en élément fondamental d’une démocratie. Au Sénégal, il me semble que près de 26 fois, selon les historiens, Wade a demandé à dialoguer avec l’opposition. Quelquefois, les gens ont répondu, mais la stratégie de « ôte-toi que je m’y mette » n’est quand même pas acceptable. Une certaine frange de l’opposition veut le partage du pouvoir sous prétexte qu’elle y est arrivée ensemble avec le Président. Il (Wade) leur dit : « C’est moi qui suis élu, laissez-moi conduire le pays et venez avec moi, m’aider. » Pendant des années, cela a été source de blocage du dialogue. Alors, ils (les leaders de l’opposition) sont allés chercher une autre solution pour ôter l’élu de son fauteuil. C’est pourquoi, ils sont allés en aparté faire ce qu’ils appellent Assises nationales. Ça, c’est un dialogue au sein de l’opposition. Quand ils ont fini de faire leur dialogue, ils viennent demander à dialoguer. Wade leur dit : « D’accord, mais je trace les contours du dialogue, les points et l’ordre du jour. » Ils se sont heurtés à cet ordre du jour pendant longtemps ; maintenant, ils ont accepté. Ils n’avaient plus le choix : soit ils viennent dialoguer, soit ils restent là -bas. L’opposition conteste plutôt le schéma proposé. Dans sa lettre, Me Wade propose une séance publique où il y aura des chefs religieux… Entre des hommes de bonne foi, pourquoi refuser un dialogue public ? Pourquoi voulez-vous vous enfermer dans un bureau un à un, ou par groupe ? Après discussion, vous sortez, on vous tend le micro, vous dites le contraire. On est combien de partis ? Plus de 150 partis. Et si tout le monde venait, on ne pourrait pas s’enfermer dans un bureau. Dans un dialogue, il faut que tout le monde soit là , car si Wade prend une décision par rapport à l’opposition, un élément centriste ou de contribution peut lui dire : « Ah non, monsieur le Président de la République, je ne suis pas d’accord sur cette décision, parce que nous avons aussi nos intérêts à défendre pour la bonne marche du pays ! » C’est en séance qu’on peut le dire et non attendre après pour écrire des lettres ou demander des audiences et signifier sa désapprobation.
Depuis quelques temps, on n’entend pas le colonel Malick Cissé, en tant que chef de parti. Qu’est-ce qui explique ce mutisme ?
Vous ne suivez pas l’actualité. Je fais toujours des sorties au niveau national comme international. Souvent, c’est la dénomination colonel Malick Cissé qui emporte plus que le président du Psds (Parti de solidarité et le développement du Sénégal).
Qu’est-ce qui fait qu’on ne l’entend pas bien dans l’arène politique en tant que parti politique ? (il réfléchit).
J’ai toujours dit à vos collègues que je n’aime pas le mot parti. Qui parle de parti, parle de partisan. Je veux être un rassembleur et non un partisan. C’est pourquoi je ne parle pas souvent au nom du parti dans lequel j’évolue. Les grands penseurs ont dit que « le moi est haïssable » ; je n’aime pas le moi, j’aime plutôt le nous. C’est pourquoi vous m’entendez dans les médiations. C’est un défaut, mais surtout un manque d’information des journalistes qui me présentent comme le conseiller du président de la République, alors que je suis d’abord chef de parti.
Qu’avez-vous apporté au Pds en tant qu’allié ?
Je suis à l’origine des stratégies électorales. Bien avant 2007, j’ai travaillé durant la période électorale, dans un bureau, enfermé. Je fais des projections ; j’amène les résultats devant le Président, je lui dis : « M. le Président, voilà vos résultats ! »
Comment vous le faites ?
Maintenant, les élections sont scientifiques ; ce n’est pas du meeting, faire du bruit. Avant les élections de mars, je savais ce qui allait arriver. J’ai dit : « Voilà la tendance ! Voilà comment les populations voient les élus locaux du Pds ! Ils seront sanctionnés, parce qu’ils n’ont pas répondu à leurs attentes. » Et comme je ne pouvais regarder faire, je vais créer un parti ; ainsi, tous ces frustrés qui ne se retrouÂvent pas dans le Pds, je les accueille. On va aller aux élections locales, gagner des collectivités. Après je vais les retourner à Wade. J’ai réfléchi ; j’ai sondé le parti. J’ai travaillé là -dessus ; je n’avais pas de moyen parce que je ne voulais pas demander au Secrétaire général national du Pds pour plusieurs raisons. Des gens lui ont dit : « Oui, le colonel, il veut des machins ; ça, ce sont des élections où tout le monde doit se rassembler. » Ils avaient leur conviction ; j’avais la mienne. J’ai tracé ma cartographie et je suis parti. J’ai eu 300 conseillers, dans plusieurs Communautés rurales et communes avec zéro franc. En 2012, si mon candidat se présente, il aura plus que ce qu’il avait en 2007. Je lui donne à peu près 57, 58%. Si vraiment, tout est parfait, c’est 60%. Les gens diront qu’il a fraudé encore.
Quelle est votre méthode de calcul, parce que jusqu’à ce jour, la loi interdit les sondages ?
C’est une technique purement scientifique, une méthodologie de travail. J’ai tracé une ligne diagonale qui quitte le Nord vers Bakel, qui aboutit à Bignona. Avec les chiffres des inscrits, je me suis dit que la partie gauche est plus peuplée, électoralement parlant, que la partie droite, contrairement à ce que les gens pensent. L’effort portera toujours sur le côté gauche qui va de Saint-Louis, Louga, Thiès, etc., pour descendre à Ziguinchor, Bignona. Je travaille sur ça et je me fixe une tendance d’inscriptions autour de 7 millions ; c’est le chiffre maximum. Sur 12 millions, les 50% sont des jeunes n’ayant pas le temps. Je me fixe un quota pour éviter des erreurs. Si j’ai 7 millions, j’aurai 6 millions de votants. Au meilleur des cas, mon candidat aura 3 millions, plus que ce qu’il faut pour passer au premier tour. Je ne devais même pas la dévoiler, parce que les autres vont essayer de la copier. Mais ils se planteront. Je dispose de 14 000 hommes composés d’anciens militaires, policiers, gendarmes, douaniers qui sont à la retraite qui peuvent me couvrir les 14 000 villages du Sénégal. A chaque village, si je demande un chiffre minimum de 100 personnes ; j’aurai au moins 1million 400 de suffrages pour moi, si je devais être candidat à la Présidentielle. Tout ce que le Pds et les autres partis apporteront, j’aurai 3 millions et mon candidat passera au premier tour. Que pensez-vous de l’éventualité d’une suppression du second tour ? On n’a pas besoin d’une suppression d’un second tour. Mon candidat est un buteur qui marquera le maximum de buts en première mi-temps ; cela veut dire qu’il y aura deux mi-temps. Mais certains collaborateurs du Président, comme Yaya Sakho, ont réaffirmé cette volonté de supprimer le second tour
Qui est Yaya Sakho ?
Il est membre de la cellule de communication de la Présidence. Pourquoi essayer de supprimer le second tour ? Cela réduira certainement les dépenses, mais cela va nous faire perdre du temps. Je suis pour une élection à deux tours, pour gagner au premier et continuer à travailler le lendemain, comme d’habitude. Wade n’a pas d’opposition. Parmi tous ceux qui se disent candidats, personne ne lui arrive à la cheville. Il faut prévoir le budget nécessaire, si on gagne au premier tour, on va restituer l’argent qui reste.
Vous semblez être sûr de vous…
Absolument. J’ai créé le Bennoo falaat Wade en 2012.
On peut vous accuser de plagiat…
Je suis un stratège. Je suis en train de diluer le mot Bennoo Siggil Senegaal. Ils le savent, je le dis à chaque fois dans mes meetings que je vais diviser le Bennoo en mille Bennoo. Des Bennoo dolel Wade, Bennoo Dolel Farba Senghor, Bennoo dolel Karim, Bennoo dolel Souleymane Ndéné Ndiaye… Tous se retrouvent ici. J’ai eu la chance d’être populiste. Les chauffeurs de taxi, les charretiers, tous sont mes amis, parce que je suis de la rue. Avant qu’ils ne fassent quoi que ce soit, ils me demandent.
Cela n’a pas empêché la Coalition « Sopi » d’être battue durant les Locales.
Je savais qu’on allait perdre les élections locales. Ce que vous appelez la Génération du concret, j’étais contre ce machin-là . Comment voulez-vous me dire que la Génération du Concret va aux élections, alors que c’est une association apolitique à but non lucratif, selon la loi de 1901 ? Ce n’est pas possible ! Je savais que les élections locales allaient se passer ainsi. (…) Mon objectif, c’est de rassembler 1 million 400 voix. Je ne sais encore si ce sera pour le candidat Wade ou pour moi. Pourquoi pas ? Lamine Diack dit qu’il veut être candidat, j’ai dit « ah oui ! Il connaît bien Rebeuss. Il connaît bien le Foyer France Sénégal (actuelle équipe de Jaraaf) ». N’importe qui peut se déclarer candidat. On va élever la barre de la caution à 100 millions ; ainsi, tous ces énergumènes vont rester de côté.
Si en 2000, Abdou Diouf l’avait fait cela, est-ce que Wade serait aujourd’hui au pouvoir ?
C’est différent. Nous, nous sommes des stratèges. J’ai dit à Wade : « Ne vous souciez pas de l’argent ! Moi, colonel Cissé, responsable de Bennoo Falatt Wade, je paie ta caution de 100 millions. » Il m’est très facile d’avoir 100 mille militants et chacun me donnera 1 000 FCfa. Simplement 1 000 francs. Un parti qui ne peut pas avoir 10 mille membres, un candidat pour la Présidentielle qui ne peut pas rassembler 100 mille personnes, ce n’est pas la peine. Je ne farce pas. Les gens ont commencé à verser l’argent.
Etes-vous derrière ce projet de révision du montant de la caution qu’on ébruite ?
Wade n’a jamais dit qu’on allait porter la caution à 100 millions. Il n’a jamais dit qu’on allait supprimer le second tour. Wade en rigole à chaque fois.
Mais, ce sont des ballons de sonde que vous lancez.
Oui. J’ai dit au Président : « Vous avez un projet de candidature présidentielle. Avec l’impression de bulletins, tout ce tralala, vous aurez ici au Sénégal plus de 20 candidats avec tout ce que cela implique. Vous dites à quelqu’un que la caution est à 40 millions, il va dire d’accord. Ce n’est pas sérieux. Ils vont prendre quarante jeunes qui veulent émigrer ; ils leur demandent chacun 3 millions pour avoir passeport et visa. Ils vont verser une partie de la caution. Voilà , ils sont candidats à la Présidentielle. Les gens vont les poursuivre, ils vont faire comme Alioune « Petit » Mbaye, et aller aux Etats-Unis. » Nous sommes dans une grande République ; qu’on élève la barre à 1 milliard. Je suis sûr qu’il y aura des partis qui vont copier ma technique, mais ils vont copier mal. Ils vont dire : « Pourtant, il a raison, ce salopard-là ! » Aminata Mbengue Ndiaye va dire d’accord, « nous aussi, nous allons payer la caution pour Tanor Dieng ». Un autre va le dire pour Moustapha Niasse, de même pour Bathily, le pauvre. Mais qu’ils sachent que je n’ai pas tout dit.
LEQUOTIDIEN.SN
C'est dommage que ce Colonnel à la retraite porte le nom de famille CISSE. Il est l'un des personnages tapis dans l'ombre à la base de tous les sales actions des wade & bandes de voyous & respectifs malheureux. Il est connu comme proche de wade. Mais très rares sont ses sorties dans la presse. Il est au courant de tout. Certains croient que ce sont les Sénégalais qui sortent très souvent devant la presse les plus dangereux dans ce pays. Les vrais dangers pour le Sénégal, sont d'abord, sans doute, les wade & bandes de voyous, mais arrivent tout de suite ces gens de l'ombre dont le colonnel à la retraite. Il a tout fait, même des menaces, des chantages, confections de conneries pour imposer au Pr. Macky Sall de revenir dans l'enfer wadien. EN VAIN. Mais où étaient ces gens quand les wade charcutaient la Constitution pour éliminer le Président Macky Sall? Nous sauront qui sont les menteurs!
#17 Auteur:
Posté
le : 2009-10-27 14:14:52
aminata tall!
1) si wade et venu aux affaires, c'est de par la faute à abdou diouf qui as laisser le pays entre les mains des gens qui n'ont pas d'éxpériences et qui faisaient du matey, c'est ça qui a fait venir wade et son pouvoir catastrophique indigne de notre pays, le sénégal ne fera pas revenir le ps aux affaires avec son équipe actuel, d'autre part le ping pong niasse ps ne nous intéressent pas et nous ne serons pas leurs otages, il nous faut le départ de wade et son pds à jamais en 2012, il n'ya pas que niasse te tanor dans notre pays.
2) macky sall, ne fait pas parti de l'opposition, c'est un pds bis, il va rendre des comptes comme tout les responsables pds, pour rappel, macky sall n'a pas quitter les pds de son propre chef, ni aussi par principe. c'est tout!
il faut lire aissata tall aulieu de aminata
merci
#18 Auteur: oumar poulo
Posté
le : 2009-10-27 14:17:53
mame diarra veux tu m'epouser et je suis serieux
#19 Auteur: TJ
Posté
le : 2009-10-27 14:23:21
Nous avons besoin d un sang Jeune une nouvelle vision, Pas Tanor
#20 Auteur: salima
Posté
le : 2009-10-27 14:26:05
salut!
Magg dale dou rew yaw nak khamouloko! mé va ton reveil sera brutal tu n'impressionnes personne tu n'es rien du tout. kom ton mentor vous revez mé on vous l'accorde déguéne sé tolou vous avez déjà prouvé alors dormez revez ça vous fera du bien.
A bon entendeur!
#21 Auteur: Ahmed
Posté
le : 2009-10-27 14:26:44
Entretien avec Colonel Malick Cissé, conseiller du Président : « Je n’ai jamais vu Alex Segura... Cet élément du Canada (Souleymane Jules Diop) a menti royalement »
mardi 27 octobre 2009
Sur les soupçons qui portent sur sa personne après que la presse a parlé d’un colonel convoyeur du fameux cadeau présidentiel à Alex Segura, Malick Cissé est formel : il n’a jamais vu le représentant du Fmi, sinon en photos ou à la télévision. Et qui plus est, le colonel Cissé affirme qu’au moment des faits, il était en voyage. Dans tous les cas, pour lui, il n’y a pas d’affaire Segura ni de corruption. Il assimile ce « truc » à un simple pourboire.
Vous vous définissez comme un politicien rassembleur. A ce titre, vous avez un acteur dans les retrouvailles entre Wade et Idy. Peut-on dire aujourd’hui que vous avez accompli votre mission ?
Vous me parlez d’une histoire de 2007.
Mais qui est remis au goût du jour…
Oui, parce que nous sommes au stade de recomposition. Le Prési-dent Wade est un buteur. Dans une équipe de football, on est avant-centre en vue d’être un bon buteur. Voilà Abdoulaye Wade ! Il sait choisir les opportunités pour marquer son but. Nous sommes à 28 mois des élections. A 28 minutes de la fin d’un match capital, le Président Wade s’entoure de tous ses bons éléments. Vous parlez de Idrissa Seck, mais parlez de Macky Sall, des autres ! Idrissa est un maillon de la chaîne, un pilier de l’équipe de Wade. Donc, au moment de former une bonne équipe, Wade veut marquer le maximum de buts en premier mi-temps. Je parle en symbolisme ; dans ce cas, il faudrait rassembler tous ses éléments.
Vous êtes convaincu qu’avec le retour de Idrissa Seck, Wade va remporter les élections au premier tour ?
Il va marquer le maximum de buts en première mi-temps et remporter les élections au premier tour.
Selon certaines informations, Idrissa Seck va occuper prochainement la vice-Présidence, tout en continuant à maintenir son parti pour ne pas susciter des remous au sein du Pds. Qu’en est-il exactement ?
Vous voulez que je vous dise ce que deux personnes, qui s’enferment dans leur bureau, se sont dites ? Même si je suis informé de ce qu’ils se sont dits dans leur bureau, vous voulez que je l’étale, avant eux, sur la place publique ? Mais un colonel militaire sait garder des secrets.
Mais, vous êtes à la retraite maintenant et vous n’êtes plus tenu par ce droit de réserve…
Un colonel n’est jamais en retraite. Je meurs avec mon grade. Les se-crets doivent être gardés jusque dans les tombes.
Même si c’est dans l’intérêt du peuple ?
L’intérêt du peuple, c’est ce que je vous ai dit : le Président Wade est en train de rassembler son équipe opérationnelle pour marquer le maximum de buts en première mi-temps. Je n’exclus personne.
Y compris Macky Sall ?
Y compris Macky Sall. Macky ne va jamais se présenter contre Wade.
Qu’est-ce qui vous le fait dire ?
Je connais la personne de Macky Sall. C’est un pur produit, un élève de Wade. Il ne regardera pas Wade, les yeux dans les yeux, pour lui dire : « Je vais vous affronter ». Macky Sall est un homme du futur politique. Ce n’est pas le présent qui doit l’intéresser. Son avenir politique est devant lui. Ce n’est pas le moment pour lui. Je conseillerais à Macky de continuer à travailler avec son mentor (Wade) ; son avenir est devant lui. Quand il ne restera que les compétitions de jeunes, là il pourra se positionner. Mais, affronter un dinosaure comme Wade, c’est se perdre durablement. Personne ne peut affronter Wade présentement sur l’échiquier politique national. Wade est un dinosaure de la trempe de Nkrumah, de Sékou Touré. Et Dieu a fait qu’il est le seul à rester encore en vie. Alors, essayer de l’affronter pour lui dire : « Partez, je vous remplace », c’est à la limite de l’indiscipline.
On est en politique, chacun a le droit d’avoir des ambitions présidentielles…
Qu’est-ce que c’est que la politique ? Quelle forme de politique ? La politique est multidimensionnelle. Vous avez la politique économique, la politique sociale, la politique militaire. Vous avez la politique de suffrages, de positionnement que j’appelle le « Djouti » : « ôte-toi que je m’y mette ! » Je considère cela comme de l’amateurisme. On est en démocratie. Ce qui veut dire quoi ? Un pour tous, la loi du nombre. Les gens ne réfléchissent pas sur le mot. En démocratie, on veut que tout le monde cède son pouvoir à une seule personne. Cela n’a rien à voir avec cette compétition électorale. Pourquoi je dis qu’il faut laisser Wade continuer à faire son travail ? Lorsque Wade est arrivé au pouvoir, il a dit : « Je vais essayer de faire les maximum en 7 ans. » Il entame des projets ; il voit que le terrain sur lequel il compte faire son travail n’a pas de fondement ; presque tous piliers sont sans fondement. Il faut reprendre toute l’architecture du pays. Ce n’est pas en 9 ans, ni en 10 ans qu’il peut faire cela. Il demande qu’on lui donne 14 ans pour faire ce travail. Si vous vous rendez-compte, c’est en cours d’action qu’on a modifié les mandats. Mais au départ, Wade savait qu’avec deux mandats de 7 ans, il pouvait reprendre la maison Sénégal. Mais, avec des perturbations, des gens qui déconseillent, Wade a dit : « Peut-être dix ans suffiraient. » Je trouve que c’est peu. Qu’on le laisse terminer son travail. Peut-être, il se dit : « Trois mandats de 7 ans, cela fait 21 ans ; ça fait trop. » Non ! J’avais dit, il y a deux ans, que Wade serait là jusqu’en 2019, et je maintiens ma position.
Pour revenir à Macky Sall, est-ce que vous avez entrepris des actions pour le ramener au Pds ?
Il y a des moments, quand il était confronté à des difficultés d’accusation de blanchiment d’argent et autres, je l’ai rencontré et il m’a très bien reçu et promptement chez lui. On a eu à discuter de l’avenir du Sénégal. J’ai trouvé un homme serein, qui en veut. On s’est parlé entre jeune frère et grand frère et je lui ai donné des conseils. Dieu a fait que tout s’est bien déroulé. Il a repris ses dossiers, et il est parti en voyage (aux Etats-Unis pour assister à la prestation de serment de Barack Obama : ndlr). Le problème a été mis de côté (sic !).
Qu’est-ce que vous vous êtes dits ?
Je lui ai dit : « M. le Premier ministre, votre avenir politique est devant vous. Rejoignez votre mentor et travaillez avec lui ! » Apparemment vos conseils n’ont pas servi à grand-chose, puisque Macky Sall a exprimé son intention de se présenter en 2012. Je ne l’ai pas entendu déclarer sa candidature. Il y a des hommes autour de lui qui veulent qu’il soit candidat. Dans la mesure où Wade a annoncé son avant-projet de candidature, tous ceux qui se réclament de lui devaient déposer les armes, comme on dit dans l’Armée, en attendant que leur chef leur donne une autre directive.
On va parler de l’affaire Segura. Dans la presse, on a parlé d’un « galonné » qui a été le porteur de valise. Beaucoup de gens ont alors pensé à vous. Est-ce que le colonel Malick Cissé est ce porteur de valise ?
J’ai entendu parler de l’affaire Segura et de corruption. Je me suis dit : « On est dans quel monde ? » Je ne comprends plus le français ou quoi ? La corruption, c’est donner du bien à quelqu’un en vue d’obtenir quelque chose de lui. Mais comment vous pouvez corrompre quelqu’un qui a fini, que tu ne reverras presque plus jamais, qui rentre chez lui, qui a terminé sa mission ? C’est insensé ! Cependant, je reconnais que comme dans tous les pays, il y a ce qu’on appelle chez nous la Téranga (hospitalité). Même votre bonne, vous lui donnez quelque chose le jour qu’elle doit quitter. Quand vous rentrez dans un restaurant, vous donnez au serveur son pourboire. Je ne peux pas l’appeler corruption. Moi, je n’ai vu ce monsieur (Alex Sgura) qu’en photos ou à la télévision. Lui ne m’a jamais vu. Certainement, il a dû entendre mon nom ou me voir à la télévision. J’ai entendu un élément qui est au Canada (Souleymane Jules Diop) en parler comme s’il était présent. Il a menti royalement en disant que le colonel Cissé est allé voir le Président Wade, qui lui a donné une valise qu’il a apportée à l’aéroport avec des flèches (escorte). J’ai répondu sur les ondes de La voix de l’Amérique pour apporter un démenti, parce que j’étais absent du Sénégal, à ce moment.
Où vous étiez ?
J’étais à Bruxelles, puis à Oslo. J’ai suivi le truc (l’affaire Segura) par le net. Vraiment, vous de la presse, avant de donner une information, il faut bien la vérifier.
Pourquoi vous n’avez pas porté plainte pour diffamation ?
Je pouvais le faire, mais je ne voulais pas accorder une importance à cette information, dans la mesure où les gens qui lisent cela se diront qu’il a menti, parce qu’ils ont vu le colonel partir en voyage ; ils savent que j’étais absent du territoire. Quand je bouge, tout le monde le sait. Comme tout ce qui se passe, on dit le colonel Cissé…
Pourquoi on vous colle cette étiquette de manœuvrier, alors que vous n’êtes pas le seul conseiller spécial du Président ?
Dieu a fait que je reste et demeure, dans le sillage de mes fonctions, le plus populaire. Dans l’Armée, j’étais le militaire le plus populaire. Tout le monde me connaissait, depuis trois régimes. Depuis Senghor, Abdou Diouf, je suis là . Malheureusement, Senghor est dans la tombe, mais quand je rencontre Abdou Diouf, on se sert la main ; on rigole. Je ne baisse jamais la tête devant l’autorité ; je dis toujours la vérité. Je ne demande rien à ces autorités. Je suis comme je suis. Je rigole avec tout le monde.
On a noté, à la suite de cette affaire, une confusion au sommet de l’Etat. Après la sortie du ministre de la Communication, Moustapha Guirassy, le Fmi a sorti un communiqué pour le démentir…
(Il coupe net). Attendez (il insiste) ! Il n’a pas été démenti par le Fmi, mais par un élément soi-disant du Fmi. Quiconque peut parler au nom du Fmi.
Donc, vous n’accordez pas de crédit à ce communiqué ?
Non ! Quand j’ai entendu cela, j’ai rigolé. D’abord, la formulation du texte, ses non-dits me font douter. Quand j’ai entendu dans un premier temps parler de 500 millions, je me suis dit que ça doit être une grosse valise ; ça doit peser des kilos. Deux jours après -j’étais toujours à l’étranger- on nous dit que c’est 100 000 euros. Je me suis dit qu’il y a problème. Ensuite, on ne porte pas une valise ; on porte une enveloppe, surtout quand c’est en euros ou en monnaie étrangère. Ce sont des sommes de rien du tout. Il y a des non-sens. Un jour, un de vos collègues journaliste m’a dit : « Vous savez colonel, le journalisme est une mise en scène. Il fait une mise en scène, les gens tombent dans le panneau et vous achetez les journaux demain. » Cela n’engage que lui… C’est comme ça qu’on vous voit. En tout cas, si cette affaire était exacte, le Fmi allait répondre en un jour. Il ne prendrait pas autant de temps pour enquêter sur une petite information de journalistes.
Vous minimisez cette affaire ?
Ce n’est même pas une affaire (il insiste). Il y a des gens qui portent la poisse déjà . Ce monsieur (Alex Segura), depuis qu’il est là , on parle de lui. Est-ce que ce n’était pas un montage pour se faire aduler ? Je ne sais pas ! J’essaie de comprendre.
Nous allons aborder le dialogue politique. En tant qu’homme politique, quelle est votre opinion ?
Le dialogue est un pilier, en élément fondamental d’une démocratie. Au Sénégal, il me semble que près de 26 fois, selon les historiens, Wade a demandé à dialoguer avec l’opposition. Quelquefois, les gens ont répondu, mais la stratégie de « ôte-toi que je m’y mette » n’est quand même pas acceptable. Une certaine frange de l’opposition veut le partage du pouvoir sous prétexte qu’elle y est arrivée ensemble avec le Président. Il (Wade) leur dit : « C’est moi qui suis élu, laissez-moi conduire le pays et venez avec moi, m’aider. » Pendant des années, cela a été source de blocage du dialogue. Alors, ils (les leaders de l’opposition) sont allés chercher une autre solution pour ôter l’élu de son fauteuil. C’est pourquoi, ils sont allés en aparté faire ce qu’ils appellent Assises nationales. Ça, c’est un dialogue au sein de l’opposition. Quand ils ont fini de faire leur dialogue, ils viennent demander à dialoguer. Wade leur dit : « D’accord, mais je trace les contours du dialogue, les points et l’ordre du jour. » Ils se sont heurtés à cet ordre du jour pendant longtemps ; maintenant, ils ont accepté. Ils n’avaient plus le choix : soit ils viennent dialoguer, soit ils restent là -bas. L’opposition conteste plutôt le schéma proposé. Dans sa lettre, Me Wade propose une séance publique où il y aura des chefs religieux… Entre des hommes de bonne foi, pourquoi refuser un dialogue public ? Pourquoi voulez-vous vous enfermer dans un bureau un à un, ou par groupe ? Après discussion, vous sortez, on vous tend le micro, vous dites le contraire. On est combien de partis ? Plus de 150 partis. Et si tout le monde venait, on ne pourrait pas s’enfermer dans un bureau. Dans un dialogue, il faut que tout le monde soit là , car si Wade prend une décision par rapport à l’opposition, un élément centriste ou de contribution peut lui dire : « Ah non, monsieur le Président de la République, je ne suis pas d’accord sur cette décision, parce que nous avons aussi nos intérêts à défendre pour la bonne marche du pays ! » C’est en séance qu’on peut le dire et non attendre après pour écrire des lettres ou demander des audiences et signifier sa désapprobation.
Depuis quelques temps, on n’entend pas le colonel Malick Cissé, en tant que chef de parti. Qu’est-ce qui explique ce mutisme ?
Vous ne suivez pas l’actualité. Je fais toujours des sorties au niveau national comme international. Souvent, c’est la dénomination colonel Malick Cissé qui emporte plus que le président du Psds (Parti de solidarité et le développement du Sénégal).
Qu’est-ce qui fait qu’on ne l’entend pas bien dans l’arène politique en tant que parti politique ? (il réfléchit).
J’ai toujours dit à vos collègues que je n’aime pas le mot parti. Qui parle de parti, parle de partisan. Je veux être un rassembleur et non un partisan. C’est pourquoi je ne parle pas souvent au nom du parti dans lequel j’évolue. Les grands penseurs ont dit que « le moi est haïssable » ; je n’aime pas le moi, j’aime plutôt le nous. C’est pourquoi vous m’entendez dans les médiations. C’est un défaut, mais surtout un manque d’information des journalistes qui me présentent comme le conseiller du président de la République, alors que je suis d’abord chef de parti.
Qu’avez-vous apporté au Pds en tant qu’allié ?
Je suis à l’origine des stratégies électorales. Bien avant 2007, j’ai travaillé durant la période électorale, dans un bureau, enfermé. Je fais des projections ; j’amène les résultats devant le Président, je lui dis : « M. le Président, voilà vos résultats ! »
Comment vous le faites ?
Maintenant, les élections sont scientifiques ; ce n’est pas du meeting, faire du bruit. Avant les élections de mars, je savais ce qui allait arriver. J’ai dit : « Voilà la tendance ! Voilà comment les populations voient les élus locaux du Pds ! Ils seront sanctionnés, parce qu’ils n’ont pas répondu à leurs attentes. » Et comme je ne pouvais regarder faire, je vais créer un parti ; ainsi, tous ces frustrés qui ne se retrouÂvent pas dans le Pds, je les accueille. On va aller aux élections locales, gagner des collectivités. Après je vais les retourner à Wade. J’ai réfléchi ; j’ai sondé le parti. J’ai travaillé là -dessus ; je n’avais pas de moyen parce que je ne voulais pas demander au Secrétaire général national du Pds pour plusieurs raisons. Des gens lui ont dit : « Oui, le colonel, il veut des machins ; ça, ce sont des élections où tout le monde doit se rassembler. » Ils avaient leur conviction ; j’avais la mienne. J’ai tracé ma cartographie et je suis parti. J’ai eu 300 conseillers, dans plusieurs Communautés rurales et communes avec zéro franc. En 2012, si mon candidat se présente, il aura plus que ce qu’il avait en 2007. Je lui donne à peu près 57, 58%. Si vraiment, tout est parfait, c’est 60%. Les gens diront qu’il a fraudé encore.
Quelle est votre méthode de calcul, parce que jusqu’à ce jour, la loi interdit les sondages ?
C’est une technique purement scientifique, une méthodologie de travail. J’ai tracé une ligne diagonale qui quitte le Nord vers Bakel, qui aboutit à Bignona. Avec les chiffres des inscrits, je me suis dit que la partie gauche est plus peuplée, électoralement parlant, que la partie droite, contrairement à ce que les gens pensent. L’effort portera toujours sur le côté gauche qui va de Saint-Louis, Louga, Thiès, etc., pour descendre à Ziguinchor, Bignona. Je travaille sur ça et je me fixe une tendance d’inscriptions autour de 7 millions ; c’est le chiffre maximum. Sur 12 millions, les 50% sont des jeunes n’ayant pas le temps. Je me fixe un quota pour éviter des erreurs. Si j’ai 7 millions, j’aurai 6 millions de votants. Au meilleur des cas, mon candidat aura 3 millions, plus que ce qu’il faut pour passer au premier tour. Je ne devais même pas la dévoiler, parce que les autres vont essayer de la copier. Mais ils se planteront. Je dispose de 14 000 hommes composés d’anciens militaires, policiers, gendarmes, douaniers qui sont à la retraite qui peuvent me couvrir les 14 000 villages du Sénégal. A chaque village, si je demande un chiffre minimum de 100 personnes ; j’aurai au moins 1million 400 de suffrages pour moi, si je devais être candidat à la Présidentielle. Tout ce que le Pds et les autres partis apporteront, j’aurai 3 millions et mon candidat passera au premier tour. Que pensez-vous de l’éventualité d’une suppression du second tour ? On n’a pas besoin d’une suppression d’un second tour. Mon candidat est un buteur qui marquera le maximum de buts en première mi-temps ; cela veut dire qu’il y aura deux mi-temps. Mais certains collaborateurs du Président, comme Yaya Sakho, ont réaffirmé cette volonté de supprimer le second tour
Qui est Yaya Sakho ?
Il est membre de la cellule de communication de la Présidence. Pourquoi essayer de supprimer le second tour ? Cela réduira certainement les dépenses, mais cela va nous faire perdre du temps. Je suis pour une élection à deux tours, pour gagner au premier et continuer à travailler le lendemain, comme d’habitude. Wade n’a pas d’opposition. Parmi tous ceux qui se disent candidats, personne ne lui arrive à la cheville. Il faut prévoir le budget nécessaire, si on gagne au premier tour, on va restituer l’argent qui reste.
Vous semblez être sûr de vous…
Absolument. J’ai créé le Bennoo falaat Wade en 2012.
On peut vous accuser de plagiat…
Je suis un stratège. Je suis en train de diluer le mot Bennoo Siggil Senegaal. Ils le savent, je le dis à chaque fois dans mes meetings que je vais diviser le Bennoo en mille Bennoo. Des Bennoo dolel Wade, Bennoo Dolel Farba Senghor, Bennoo dolel Karim, Bennoo dolel Souleymane Ndéné Ndiaye… Tous se retrouvent ici. J’ai eu la chance d’être populiste. Les chauffeurs de taxi, les charretiers, tous sont mes amis, parce que je suis de la rue. Avant qu’ils ne fassent quoi que ce soit, ils me demandent.
Cela n’a pas empêché la Coalition « Sopi » d’être battue durant les Locales.
Je savais qu’on allait perdre les élections locales. Ce que vous appelez la Génération du concret, j’étais contre ce machin-là . Comment voulez-vous me dire que la Génération du Concret va aux élections, alors que c’est une association apolitique à but non lucratif, selon la loi de 1901 ? Ce n’est pas possible ! Je savais que les élections locales allaient se passer ainsi. (…) Mon objectif, c’est de rassembler 1 million 400 voix. Je ne sais encore si ce sera pour le candidat Wade ou pour moi. Pourquoi pas ? Lamine Diack dit qu’il veut être candidat, j’ai dit « ah oui ! Il connaît bien Rebeuss. Il connaît bien le Foyer France Sénégal (actuelle équipe de Jaraaf) ». N’importe qui peut se déclarer candidat. On va élever la barre de la caution à 100 millions ; ainsi, tous ces énergumènes vont rester de côté.
Si en 2000, Abdou Diouf l’avait fait cela, est-ce que Wade serait aujourd’hui au pouvoir ?
C’est différent. Nous, nous sommes des stratèges. J’ai dit à Wade : « Ne vous souciez pas de l’argent ! Moi, colonel Cissé, responsable de Bennoo Falatt Wade, je paie ta caution de 100 millions. » Il m’est très facile d’avoir 100 mille militants et chacun me donnera 1 000 FCfa. Simplement 1 000 francs. Un parti qui ne peut pas avoir 10 mille membres, un candidat pour la Présidentielle qui ne peut pas rassembler 100 mille personnes, ce n’est pas la peine. Je ne farce pas. Les gens ont commencé à verser l’argent.
Etes-vous derrière ce projet de révision du montant de la caution qu’on ébruite ?
Wade n’a jamais dit qu’on allait porter la caution à 100 millions. Il n’a jamais dit qu’on allait supprimer le second tour. Wade en rigole à chaque fois.
Mais, ce sont des ballons de sonde que vous lancez.
Oui. J’ai dit au Président : « Vous avez un projet de candidature présidentielle. Avec l’impression de bulletins, tout ce tralala, vous aurez ici au Sénégal plus de 20 candidats avec tout ce que cela implique. Vous dites à quelqu’un que la caution est à 40 millions, il va dire d’accord. Ce n’est pas sérieux. Ils vont prendre quarante jeunes qui veulent émigrer ; ils leur demandent chacun 3 millions pour avoir passeport et visa. Ils vont verser une partie de la caution. Voilà , ils sont candidats à la Présidentielle. Les gens vont les poursuivre, ils vont faire comme Alioune « Petit » Mbaye, et aller aux Etats-Unis. » Nous sommes dans une grande République ; qu’on élève la barre à 1 milliard. Je suis sûr qu’il y aura des partis qui vont copier ma technique, mais ils vont copier mal. Ils vont dire : « Pourtant, il a raison, ce salopard-là ! » Aminata Mbengue Ndiaye va dire d’accord, « nous aussi, nous allons payer la caution pour Tanor Dieng ». Un autre va le dire pour Moustapha Niasse, de même pour Bathily, le pauvre. Mais qu’ils sachent que je n’ai pas tout dit.
LEQUOTIDIEN.SN
C'est dommage que ce Colonnel à la retraite porte le nom de famille CISSE. Il est l'un des personnages tapis dans l'ombre à la base de tous les sales actions des wade & bandes de voyous & respectifs malheureux. Il est connu comme proche de wade. Mais très rares sont ses sorties dans la presse. Il est au courant de tout. Certains croient que ce sont les Sénégalais qui sortent très souvent devant la presse les plus dangereux dans ce pays. Les vrais dangers pour le Sénégal, sont d'abord, sans doute, les wade & bandes de voyous, mais arrivent tout de suite ces gens de l'ombre dont le colonnel à la retraite. Il a tout fait, même des menaces, des chantages, confections de conneries pour imposer au Pr. Macky Sall de revenir dans l'enfer wadien. EN VAIN. Mais où étaient ces gens quand les wade charcutaient la Constitution pour éliminer le Président Macky Sall? Nous sauront qui sont les menteurs!
Je ne crois pas que le nom de famille soit important. Les gens sont ce qu'ils sont.
#22 Auteur: deug
Posté
le : 2009-10-27 14:29:51
Très chère soeur. Nos respects perpétuels! Nos sentiments fraternels! Nous connaissons les valeurs de dignité, bon sens, sens de l'honneur à la base de toutes vos actions. Nous connaissons votre rigueur dans l'analyse des réalités de ce pays. Nous connaissons votre amour très sincére pour le Sénégal, les dignes Sénégalais. Vous mêmes vous réunissez tous les atouts pour diriger ce pauvre pays. D'autres sont dans ces mêmes conditions. Nous admettons que le PS d'alors, contre vents et marées, a su maintenir les valeurs de démocratie, liberté, justice juste, respect, paix, cohésion dans le pays. Vous dites bien que l'essentiel c'est de faire partir wade dans les plus brefs délais. C'est le but que vise toute l'opposition significative, en tête, l'APR et tous les dignes Sénégalais. À l'APR, la liberté de parole pour tous est naturelle! UNISSONS-NOUS pour chasser les wade & bandes de voyous!
toi peuls! tout tes gesticulations c'est de faire la promotion à macky sall, mais macky sall, c'est du pds, il a était le plus grand pourfendeur de l'opposition pas si lomtemps jusqu'à ce que wade le jette d'hors, il va effectivement rendre des comptes comme tout pds.
#23 Auteur: deug
Posté
le : 2009-10-27 14:29:51
Très chère soeur. Nos respects perpétuels! Nos sentiments fraternels! Nous connaissons les valeurs de dignité, bon sens, sens de l'honneur à la base de toutes vos actions. Nous connaissons votre rigueur dans l'analyse des réalités de ce pays. Nous connaissons votre amour très sincére pour le Sénégal, les dignes Sénégalais. Vous mêmes vous réunissez tous les atouts pour diriger ce pauvre pays. D'autres sont dans ces mêmes conditions. Nous admettons que le PS d'alors, contre vents et marées, a su maintenir les valeurs de démocratie, liberté, justice juste, respect, paix, cohésion dans le pays. Vous dites bien que l'essentiel c'est de faire partir wade dans les plus brefs délais. C'est le but que vise toute l'opposition significative, en tête, l'APR et tous les dignes Sénégalais. À l'APR, la liberté de parole pour tous est naturelle! UNISSONS-NOUS pour chasser les wade & bandes de voyous!
toi peuls! tout tes gesticulations c'est de faire la promotion à macky sall, mais macky sall, c'est du pds, il a était le plus grand pourfendeur de l'opposition pas si lomtemps jusqu'à ce que wade le jette d'hors, il va effectivement rendre des comptes comme tout pds.
#25 Auteur: maite
Posté
le : 2009-10-27 14:45:33
Pertinente dame de fer // l'égale des hommes // continue ds cette lancée et un jour tu te verra présidente des sénégalais // le hic est que tu fais partis des socialistes // et personnellement j'ai peur de renouer avec les anciennes pratiques des socialistes au tps de Diouf // j'ai peur sincèrement //vous vous dites conscient de la situation actuelle du pays // mais reste a vérifier, je ne sais pas !! pour ce qui est de macky ,il faut le comprendre ,c'est un wadellon ,il a beau se laver ,il le demeureras,ça se voit kil n'a aucune personnalité ,se faire distraire par la candidature de wade et invectiver les gens de la sorte ,ne relève d'aucune maturité // il faut le chasser du parti et le laisser aller aux élections seul ;il mordra la poussière //ce sont pas les derniers venus qui vont créer la discorde ici. Désolée de le voir jouer le jeu de wade
#27 Auteur: PEULS
Posté
le : 2009-10-27 14:53:49
Très chère soeur. Nos respects perpétuels! Nos sentiments fraternels! Nous connaissons les valeurs de dignité, bon sens, sens de l'honneur à la base de toutes vos actions. Nous connaissons votre rigueur dans l'analyse des réalités de ce pays. Nous connaissons votre amour très sincére pour le Sénégal, les dignes Sénégalais. Vous mêmes vous réunissez tous les atouts pour diriger ce pauvre pays. D'autres sont dans ces mêmes conditions. Nous admettons que le PS d'alors, contre vents et marées, a su maintenir les valeurs de démocratie, liberté, justice juste, respect, paix, cohésion dans le pays. Vous dites bien que l'essentiel c'est de faire partir wade dans les plus brefs délais. C'est le but que vise toute l'opposition significative, en tête, l'APR et tous les dignes Sénégalais. À l'APR, la liberté de parole pour tous est naturelle! UNISSONS-NOUS pour chasser les wade & bandes de voyous!
toi peuls! tout tes gesticulations c'est de faire la promotion à macky sall, mais macky sall, c'est du pds, il a était le plus grand pourfendeur de l'opposition pas si lomtemps jusqu'à ce que wade le jette d'hors, il va effectivement rendre des comptes comme tout pds.
Seuls les esprits faibles & tordus, propres à certains, osent encore, en guise de contribution, s'interroger sur notre appartenance à l'APR du Président Macky Sall! Nous l'avons écrit, réécrit maintes fois dans ce site. Nous n'avons pas la culture de nous cacher, de nous camoufler, de nous déguiser ou de falsifier les règles du jeu, de truquer, de mentir, de trahir, pour impressionner ou disposer de la volonté des autres. Mais être un Républicain convaincu n'exclut pas d'aimer, de respecter, de considérer, de reconnaître les valeurs des autres dignes Sénégalais. L'APR ne vale rien du tout sans le digne Peuple, sans les dignes Sénégalais, sans les partis de l'opposition significative de notre pays. Cela est valable aussi pour tous les partis de l'opposition. Nous, nous savons, reconnaissons, admettons, nous en sommes très fiers, que nous ne sommes pas les seuls dans ce pauvre pays.
#28 Auteur: PEULS
Posté
le : 2009-10-27 14:57:03
Entretien avec Colonel Malick Cissé, conseiller du Président : « Je n’ai jamais vu Alex Segura... Cet élément du Canada (Souleymane Jules Diop) a menti royalement »
mardi 27 octobre 2009
Sur les soupçons qui portent sur sa personne après que la presse a parlé d’un colonel convoyeur du fameux cadeau présidentiel à Alex Segura, Malick Cissé est formel : il n’a jamais vu le représentant du Fmi, sinon en photos ou à la télévision. Et qui plus est, le colonel Cissé affirme qu’au moment des faits, il était en voyage. Dans tous les cas, pour lui, il n’y a pas d’affaire Segura ni de corruption. Il assimile ce « truc » à un simple pourboire.
Vous vous définissez comme un politicien rassembleur. A ce titre, vous avez un acteur dans les retrouvailles entre Wade et Idy. Peut-on dire aujourd’hui que vous avez accompli votre mission ?
Vous me parlez d’une histoire de 2007.
Mais qui est remis au goût du jour…
Oui, parce que nous sommes au stade de recomposition. Le Prési-dent Wade est un buteur. Dans une équipe de football, on est avant-centre en vue d’être un bon buteur. Voilà Abdoulaye Wade ! Il sait choisir les opportunités pour marquer son but. Nous sommes à 28 mois des élections. A 28 minutes de la fin d’un match capital, le Président Wade s’entoure de tous ses bons éléments. Vous parlez de Idrissa Seck, mais parlez de Macky Sall, des autres ! Idrissa est un maillon de la chaîne, un pilier de l’équipe de Wade. Donc, au moment de former une bonne équipe, Wade veut marquer le maximum de buts en premier mi-temps. Je parle en symbolisme ; dans ce cas, il faudrait rassembler tous ses éléments.
Vous êtes convaincu qu’avec le retour de Idrissa Seck, Wade va remporter les élections au premier tour ?
Il va marquer le maximum de buts en première mi-temps et remporter les élections au premier tour.
Selon certaines informations, Idrissa Seck va occuper prochainement la vice-Présidence, tout en continuant à maintenir son parti pour ne pas susciter des remous au sein du Pds. Qu’en est-il exactement ?
Vous voulez que je vous dise ce que deux personnes, qui s’enferment dans leur bureau, se sont dites ? Même si je suis informé de ce qu’ils se sont dits dans leur bureau, vous voulez que je l’étale, avant eux, sur la place publique ? Mais un colonel militaire sait garder des secrets.
Mais, vous êtes à la retraite maintenant et vous n’êtes plus tenu par ce droit de réserve…
Un colonel n’est jamais en retraite. Je meurs avec mon grade. Les se-crets doivent être gardés jusque dans les tombes.
Même si c’est dans l’intérêt du peuple ?
L’intérêt du peuple, c’est ce que je vous ai dit : le Président Wade est en train de rassembler son équipe opérationnelle pour marquer le maximum de buts en première mi-temps. Je n’exclus personne.
Y compris Macky Sall ?
Y compris Macky Sall. Macky ne va jamais se présenter contre Wade.
Qu’est-ce qui vous le fait dire ?
Je connais la personne de Macky Sall. C’est un pur produit, un élève de Wade. Il ne regardera pas Wade, les yeux dans les yeux, pour lui dire : « Je vais vous affronter ». Macky Sall est un homme du futur politique. Ce n’est pas le présent qui doit l’intéresser. Son avenir politique est devant lui. Ce n’est pas le moment pour lui. Je conseillerais à Macky de continuer à travailler avec son mentor (Wade) ; son avenir est devant lui. Quand il ne restera que les compétitions de jeunes, là il pourra se positionner. Mais, affronter un dinosaure comme Wade, c’est se perdre durablement. Personne ne peut affronter Wade présentement sur l’échiquier politique national. Wade est un dinosaure de la trempe de Nkrumah, de Sékou Touré. Et Dieu a fait qu’il est le seul à rester encore en vie. Alors, essayer de l’affronter pour lui dire : « Partez, je vous remplace », c’est à la limite de l’indiscipline.
On est en politique, chacun a le droit d’avoir des ambitions présidentielles…
Qu’est-ce que c’est que la politique ? Quelle forme de politique ? La politique est multidimensionnelle. Vous avez la politique économique, la politique sociale, la politique militaire. Vous avez la politique de suffrages, de positionnement que j’appelle le « Djouti » : « ôte-toi que je m’y mette ! » Je considère cela comme de l’amateurisme. On est en démocratie. Ce qui veut dire quoi ? Un pour tous, la loi du nombre. Les gens ne réfléchissent pas sur le mot. En démocratie, on veut que tout le monde cède son pouvoir à une seule personne. Cela n’a rien à voir avec cette compétition électorale. Pourquoi je dis qu’il faut laisser Wade continuer à faire son travail ? Lorsque Wade est arrivé au pouvoir, il a dit : « Je vais essayer de faire les maximum en 7 ans. » Il entame des projets ; il voit que le terrain sur lequel il compte faire son travail n’a pas de fondement ; presque tous piliers sont sans fondement. Il faut reprendre toute l’architecture du pays. Ce n’est pas en 9 ans, ni en 10 ans qu’il peut faire cela. Il demande qu’on lui donne 14 ans pour faire ce travail. Si vous vous rendez-compte, c’est en cours d’action qu’on a modifié les mandats. Mais au départ, Wade savait qu’avec deux mandats de 7 ans, il pouvait reprendre la maison Sénégal. Mais, avec des perturbations, des gens qui déconseillent, Wade a dit : « Peut-être dix ans suffiraient. » Je trouve que c’est peu. Qu’on le laisse terminer son travail. Peut-être, il se dit : « Trois mandats de 7 ans, cela fait 21 ans ; ça fait trop. » Non ! J’avais dit, il y a deux ans, que Wade serait là jusqu’en 2019, et je maintiens ma position.
Pour revenir à Macky Sall, est-ce que vous avez entrepris des actions pour le ramener au Pds ?
Il y a des moments, quand il était confronté à des difficultés d’accusation de blanchiment d’argent et autres, je l’ai rencontré et il m’a très bien reçu et promptement chez lui. On a eu à discuter de l’avenir du Sénégal. J’ai trouvé un homme serein, qui en veut. On s’est parlé entre jeune frère et grand frère et je lui ai donné des conseils. Dieu a fait que tout s’est bien déroulé. Il a repris ses dossiers, et il est parti en voyage (aux Etats-Unis pour assister à la prestation de serment de Barack Obama : ndlr). Le problème a été mis de côté (sic !).
Qu’est-ce que vous vous êtes dits ?
Je lui ai dit : « M. le Premier ministre, votre avenir politique est devant vous. Rejoignez votre mentor et travaillez avec lui ! » Apparemment vos conseils n’ont pas servi à grand-chose, puisque Macky Sall a exprimé son intention de se présenter en 2012. Je ne l’ai pas entendu déclarer sa candidature. Il y a des hommes autour de lui qui veulent qu’il soit candidat. Dans la mesure où Wade a annoncé son avant-projet de candidature, tous ceux qui se réclament de lui devaient déposer les armes, comme on dit dans l’Armée, en attendant que leur chef leur donne une autre directive.
On va parler de l’affaire Segura. Dans la presse, on a parlé d’un « galonné » qui a été le porteur de valise. Beaucoup de gens ont alors pensé à vous. Est-ce que le colonel Malick Cissé est ce porteur de valise ?
J’ai entendu parler de l’affaire Segura et de corruption. Je me suis dit : « On est dans quel monde ? » Je ne comprends plus le français ou quoi ? La corruption, c’est donner du bien à quelqu’un en vue d’obtenir quelque chose de lui. Mais comment vous pouvez corrompre quelqu’un qui a fini, que tu ne reverras presque plus jamais, qui rentre chez lui, qui a terminé sa mission ? C’est insensé ! Cependant, je reconnais que comme dans tous les pays, il y a ce qu’on appelle chez nous la Téranga (hospitalité). Même votre bonne, vous lui donnez quelque chose le jour qu’elle doit quitter. Quand vous rentrez dans un restaurant, vous donnez au serveur son pourboire. Je ne peux pas l’appeler corruption. Moi, je n’ai vu ce monsieur (Alex Sgura) qu’en photos ou à la télévision. Lui ne m’a jamais vu. Certainement, il a dû entendre mon nom ou me voir à la télévision. J’ai entendu un élément qui est au Canada (Souleymane Jules Diop) en parler comme s’il était présent. Il a menti royalement en disant que le colonel Cissé est allé voir le Président Wade, qui lui a donné une valise qu’il a apportée à l’aéroport avec des flèches (escorte). J’ai répondu sur les ondes de La voix de l’Amérique pour apporter un démenti, parce que j’étais absent du Sénégal, à ce moment.
Où vous étiez ?
J’étais à Bruxelles, puis à Oslo. J’ai suivi le truc (l’affaire Segura) par le net. Vraiment, vous de la presse, avant de donner une information, il faut bien la vérifier.
Pourquoi vous n’avez pas porté plainte pour diffamation ?
Je pouvais le faire, mais je ne voulais pas accorder une importance à cette information, dans la mesure où les gens qui lisent cela se diront qu’il a menti, parce qu’ils ont vu le colonel partir en voyage ; ils savent que j’étais absent du territoire. Quand je bouge, tout le monde le sait. Comme tout ce qui se passe, on dit le colonel Cissé…
Pourquoi on vous colle cette étiquette de manœuvrier, alors que vous n’êtes pas le seul conseiller spécial du Président ?
Dieu a fait que je reste et demeure, dans le sillage de mes fonctions, le plus populaire. Dans l’Armée, j’étais le militaire le plus populaire. Tout le monde me connaissait, depuis trois régimes. Depuis Senghor, Abdou Diouf, je suis là . Malheureusement, Senghor est dans la tombe, mais quand je rencontre Abdou Diouf, on se sert la main ; on rigole. Je ne baisse jamais la tête devant l’autorité ; je dis toujours la vérité. Je ne demande rien à ces autorités. Je suis comme je suis. Je rigole avec tout le monde.
On a noté, à la suite de cette affaire, une confusion au sommet de l’Etat. Après la sortie du ministre de la Communication, Moustapha Guirassy, le Fmi a sorti un communiqué pour le démentir…
(Il coupe net). Attendez (il insiste) ! Il n’a pas été démenti par le Fmi, mais par un élément soi-disant du Fmi. Quiconque peut parler au nom du Fmi.
Donc, vous n’accordez pas de crédit à ce communiqué ?
Non ! Quand j’ai entendu cela, j’ai rigolé. D’abord, la formulation du texte, ses non-dits me font douter. Quand j’ai entendu dans un premier temps parler de 500 millions, je me suis dit que ça doit être une grosse valise ; ça doit peser des kilos. Deux jours après -j’étais toujours à l’étranger- on nous dit que c’est 100 000 euros. Je me suis dit qu’il y a problème. Ensuite, on ne porte pas une valise ; on porte une enveloppe, surtout quand c’est en euros ou en monnaie étrangère. Ce sont des sommes de rien du tout. Il y a des non-sens. Un jour, un de vos collègues journaliste m’a dit : « Vous savez colonel, le journalisme est une mise en scène. Il fait une mise en scène, les gens tombent dans le panneau et vous achetez les journaux demain. » Cela n’engage que lui… C’est comme ça qu’on vous voit. En tout cas, si cette affaire était exacte, le Fmi allait répondre en un jour. Il ne prendrait pas autant de temps pour enquêter sur une petite information de journalistes.
Vous minimisez cette affaire ?
Ce n’est même pas une affaire (il insiste). Il y a des gens qui portent la poisse déjà . Ce monsieur (Alex Segura), depuis qu’il est là , on parle de lui. Est-ce que ce n’était pas un montage pour se faire aduler ? Je ne sais pas ! J’essaie de comprendre.
Nous allons aborder le dialogue politique. En tant qu’homme politique, quelle est votre opinion ?
Le dialogue est un pilier, en élément fondamental d’une démocratie. Au Sénégal, il me semble que près de 26 fois, selon les historiens, Wade a demandé à dialoguer avec l’opposition. Quelquefois, les gens ont répondu, mais la stratégie de « ôte-toi que je m’y mette » n’est quand même pas acceptable. Une certaine frange de l’opposition veut le partage du pouvoir sous prétexte qu’elle y est arrivée ensemble avec le Président. Il (Wade) leur dit : « C’est moi qui suis élu, laissez-moi conduire le pays et venez avec moi, m’aider. » Pendant des années, cela a été source de blocage du dialogue. Alors, ils (les leaders de l’opposition) sont allés chercher une autre solution pour ôter l’élu de son fauteuil. C’est pourquoi, ils sont allés en aparté faire ce qu’ils appellent Assises nationales. Ça, c’est un dialogue au sein de l’opposition. Quand ils ont fini de faire leur dialogue, ils viennent demander à dialoguer. Wade leur dit : « D’accord, mais je trace les contours du dialogue, les points et l’ordre du jour. » Ils se sont heurtés à cet ordre du jour pendant longtemps ; maintenant, ils ont accepté. Ils n’avaient plus le choix : soit ils viennent dialoguer, soit ils restent là -bas. L’opposition conteste plutôt le schéma proposé. Dans sa lettre, Me Wade propose une séance publique où il y aura des chefs religieux… Entre des hommes de bonne foi, pourquoi refuser un dialogue public ? Pourquoi voulez-vous vous enfermer dans un bureau un à un, ou par groupe ? Après discussion, vous sortez, on vous tend le micro, vous dites le contraire. On est combien de partis ? Plus de 150 partis. Et si tout le monde venait, on ne pourrait pas s’enfermer dans un bureau. Dans un dialogue, il faut que tout le monde soit là , car si Wade prend une décision par rapport à l’opposition, un élément centriste ou de contribution peut lui dire : « Ah non, monsieur le Président de la République, je ne suis pas d’accord sur cette décision, parce que nous avons aussi nos intérêts à défendre pour la bonne marche du pays ! » C’est en séance qu’on peut le dire et non attendre après pour écrire des lettres ou demander des audiences et signifier sa désapprobation.
Depuis quelques temps, on n’entend pas le colonel Malick Cissé, en tant que chef de parti. Qu’est-ce qui explique ce mutisme ?
Vous ne suivez pas l’actualité. Je fais toujours des sorties au niveau national comme international. Souvent, c’est la dénomination colonel Malick Cissé qui emporte plus que le président du Psds (Parti de solidarité et le développement du Sénégal).
Qu’est-ce qui fait qu’on ne l’entend pas bien dans l’arène politique en tant que parti politique ? (il réfléchit).
J’ai toujours dit à vos collègues que je n’aime pas le mot parti. Qui parle de parti, parle de partisan. Je veux être un rassembleur et non un partisan. C’est pourquoi je ne parle pas souvent au nom du parti dans lequel j’évolue. Les grands penseurs ont dit que « le moi est haïssable » ; je n’aime pas le moi, j’aime plutôt le nous. C’est pourquoi vous m’entendez dans les médiations. C’est un défaut, mais surtout un manque d’information des journalistes qui me présentent comme le conseiller du président de la République, alors que je suis d’abord chef de parti.
Qu’avez-vous apporté au Pds en tant qu’allié ?
Je suis à l’origine des stratégies électorales. Bien avant 2007, j’ai travaillé durant la période électorale, dans un bureau, enfermé. Je fais des projections ; j’amène les résultats devant le Président, je lui dis : « M. le Président, voilà vos résultats ! »
Comment vous le faites ?
Maintenant, les élections sont scientifiques ; ce n’est pas du meeting, faire du bruit. Avant les élections de mars, je savais ce qui allait arriver. J’ai dit : « Voilà la tendance ! Voilà comment les populations voient les élus locaux du Pds ! Ils seront sanctionnés, parce qu’ils n’ont pas répondu à leurs attentes. » Et comme je ne pouvais regarder faire, je vais créer un parti ; ainsi, tous ces frustrés qui ne se retrouÂvent pas dans le Pds, je les accueille. On va aller aux élections locales, gagner des collectivités. Après je vais les retourner à Wade. J’ai réfléchi ; j’ai sondé le parti. J’ai travaillé là -dessus ; je n’avais pas de moyen parce que je ne voulais pas demander au Secrétaire général national du Pds pour plusieurs raisons. Des gens lui ont dit : « Oui, le colonel, il veut des machins ; ça, ce sont des élections où tout le monde doit se rassembler. » Ils avaient leur conviction ; j’avais la mienne. J’ai tracé ma cartographie et je suis parti. J’ai eu 300 conseillers, dans plusieurs Communautés rurales et communes avec zéro franc. En 2012, si mon candidat se présente, il aura plus que ce qu’il avait en 2007. Je lui donne à peu près 57, 58%. Si vraiment, tout est parfait, c’est 60%. Les gens diront qu’il a fraudé encore.
Quelle est votre méthode de calcul, parce que jusqu’à ce jour, la loi interdit les sondages ?
C’est une technique purement scientifique, une méthodologie de travail. J’ai tracé une ligne diagonale qui quitte le Nord vers Bakel, qui aboutit à Bignona. Avec les chiffres des inscrits, je me suis dit que la partie gauche est plus peuplée, électoralement parlant, que la partie droite, contrairement à ce que les gens pensent. L’effort portera toujours sur le côté gauche qui va de Saint-Louis, Louga, Thiès, etc., pour descendre à Ziguinchor, Bignona. Je travaille sur ça et je me fixe une tendance d’inscriptions autour de 7 millions ; c’est le chiffre maximum. Sur 12 millions, les 50% sont des jeunes n’ayant pas le temps. Je me fixe un quota pour éviter des erreurs. Si j’ai 7 millions, j’aurai 6 millions de votants. Au meilleur des cas, mon candidat aura 3 millions, plus que ce qu’il faut pour passer au premier tour. Je ne devais même pas la dévoiler, parce que les autres vont essayer de la copier. Mais ils se planteront. Je dispose de 14 000 hommes composés d’anciens militaires, policiers, gendarmes, douaniers qui sont à la retraite qui peuvent me couvrir les 14 000 villages du Sénégal. A chaque village, si je demande un chiffre minimum de 100 personnes ; j’aurai au moins 1million 400 de suffrages pour moi, si je devais être candidat à la Présidentielle. Tout ce que le Pds et les autres partis apporteront, j’aurai 3 millions et mon candidat passera au premier tour. Que pensez-vous de l’éventualité d’une suppression du second tour ? On n’a pas besoin d’une suppression d’un second tour. Mon candidat est un buteur qui marquera le maximum de buts en première mi-temps ; cela veut dire qu’il y aura deux mi-temps. Mais certains collaborateurs du Président, comme Yaya Sakho, ont réaffirmé cette volonté de supprimer le second tour
Qui est Yaya Sakho ?
Il est membre de la cellule de communication de la Présidence. Pourquoi essayer de supprimer le second tour ? Cela réduira certainement les dépenses, mais cela va nous faire perdre du temps. Je suis pour une élection à deux tours, pour gagner au premier et continuer à travailler le lendemain, comme d’habitude. Wade n’a pas d’opposition. Parmi tous ceux qui se disent candidats, personne ne lui arrive à la cheville. Il faut prévoir le budget nécessaire, si on gagne au premier tour, on va restituer l’argent qui reste.
Vous semblez être sûr de vous…
Absolument. J’ai créé le Bennoo falaat Wade en 2012.
On peut vous accuser de plagiat…
Je suis un stratège. Je suis en train de diluer le mot Bennoo Siggil Senegaal. Ils le savent, je le dis à chaque fois dans mes meetings que je vais diviser le Bennoo en mille Bennoo. Des Bennoo dolel Wade, Bennoo Dolel Farba Senghor, Bennoo dolel Karim, Bennoo dolel Souleymane Ndéné Ndiaye… Tous se retrouvent ici. J’ai eu la chance d’être populiste. Les chauffeurs de taxi, les charretiers, tous sont mes amis, parce que je suis de la rue. Avant qu’ils ne fassent quoi que ce soit, ils me demandent.
Cela n’a pas empêché la Coalition « Sopi » d’être battue durant les Locales.
Je savais qu’on allait perdre les élections locales. Ce que vous appelez la Génération du concret, j’étais contre ce machin-là . Comment voulez-vous me dire que la Génération du Concret va aux élections, alors que c’est une association apolitique à but non lucratif, selon la loi de 1901 ? Ce n’est pas possible ! Je savais que les élections locales allaient se passer ainsi. (…) Mon objectif, c’est de rassembler 1 million 400 voix. Je ne sais encore si ce sera pour le candidat Wade ou pour moi. Pourquoi pas ? Lamine Diack dit qu’il veut être candidat, j’ai dit « ah oui ! Il connaît bien Rebeuss. Il connaît bien le Foyer France Sénégal (actuelle équipe de Jaraaf) ». N’importe qui peut se déclarer candidat. On va élever la barre de la caution à 100 millions ; ainsi, tous ces énergumènes vont rester de côté.
Si en 2000, Abdou Diouf l’avait fait cela, est-ce que Wade serait aujourd’hui au pouvoir ?
C’est différent. Nous, nous sommes des stratèges. J’ai dit à Wade : « Ne vous souciez pas de l’argent ! Moi, colonel Cissé, responsable de Bennoo Falatt Wade, je paie ta caution de 100 millions. » Il m’est très facile d’avoir 100 mille militants et chacun me donnera 1 000 FCfa. Simplement 1 000 francs. Un parti qui ne peut pas avoir 10 mille membres, un candidat pour la Présidentielle qui ne peut pas rassembler 100 mille personnes, ce n’est pas la peine. Je ne farce pas. Les gens ont commencé à verser l’argent.
Etes-vous derrière ce projet de révision du montant de la caution qu’on ébruite ?
Wade n’a jamais dit qu’on allait porter la caution à 100 millions. Il n’a jamais dit qu’on allait supprimer le second tour. Wade en rigole à chaque fois.
Mais, ce sont des ballons de sonde que vous lancez.
Oui. J’ai dit au Président : « Vous avez un projet de candidature présidentielle. Avec l’impression de bulletins, tout ce tralala, vous aurez ici au Sénégal plus de 20 candidats avec tout ce que cela implique. Vous dites à quelqu’un que la caution est à 40 millions, il va dire d’accord. Ce n’est pas sérieux. Ils vont prendre quarante jeunes qui veulent émigrer ; ils leur demandent chacun 3 millions pour avoir passeport et visa. Ils vont verser une partie de la caution. Voilà , ils sont candidats à la Présidentielle. Les gens vont les poursuivre, ils vont faire comme Alioune « Petit » Mbaye, et aller aux Etats-Unis. » Nous sommes dans une grande République ; qu’on élève la barre à 1 milliard. Je suis sûr qu’il y aura des partis qui vont copier ma technique, mais ils vont copier mal. Ils vont dire : « Pourtant, il a raison, ce salopard-là ! » Aminata Mbengue Ndiaye va dire d’accord, « nous aussi, nous allons payer la caution pour Tanor Dieng ». Un autre va le dire pour Moustapha Niasse, de même pour Bathily, le pauvre. Mais qu’ils sachent que je n’ai pas tout dit.
LEQUOTIDIEN.SN
C'est dommage que ce Colonnel à la retraite porte le nom de famille CISSE. Il est l'un des personnages tapis dans l'ombre à la base de tous les sales actions des wade & bandes de voyous & respectifs malheureux. Il est connu comme proche de wade. Mais très rares sont ses sorties dans la presse. Il est au courant de tout. Certains croient que ce sont les Sénégalais qui sortent très souvent devant la presse les plus dangereux dans ce pays. Les vrais dangers pour le Sénégal, sont d'abord, sans doute, les wade & bandes de voyous, mais arrivent tout de suite ces gens de l'ombre dont le colonnel à la retraite. Il a tout fait, même des menaces, des chantages, confections de conneries pour imposer au Pr. Macky Sall de revenir dans l'enfer wadien. EN VAIN. Mais où étaient ces gens quand les wade charcutaient la Constitution pour éliminer le Président Macky Sall? Nous sauront qui sont les menteurs!
Je ne crois pas que le nom de famille soit important. Les gens sont ce qu'ils sont.
Tout à fait. Nous sommes d'accord. Nous nous sommes laissés emporter par le charabia de ce colonel à la retraite. Nous regretons sincérement d'avoir écrit ça. Que les dignes Sénégalais nous pardonnent.
#34 Auteur: dieuf
Posté
le : 2009-10-27 15:04:03
madame Sall,nous"jeûnes sénégalais"voulons élire un jeûne compétent
,l'entourer de personnes compétents et limiter ses pouvoirs.les
gouvernement du ps et du pds n'ont ete que du matey.
En 2012 nous ferons le maximun possible pour élire un jeûne,mais pas
Tanor que nous connaissons déjà les limites.
#35 Auteur:
Posté
le : 2009-10-27 15:30:44
Une intouchable (castée)veut gouverner l'Inde
Tanor veut gouverner le Sénégal
« Madame arrive ! » chuchote fébrilement un
secrétaire. S'alignant tels des écoliers sages, les
hauts dignitaires de l'Etat d'Uttar Pradesh s'apprêtent
à saluer leur chef de gouvernement, Mayawati Kumari.
D'un pas décidé surgit une petite femme ronde vêtue
d'un ensemble rose. Sur-le-champ, les dignitaires,
issus de la caste élitiste des brahmanes, s'inclinent.
La magie révérencieuse du pouvoir ? Bien plus encore !
A 53 ans, cette femme née dalit (intouchable) symbolise
la vitalité de la démocratie indienne. A la tête du
Bahujan Samaj Party (BSP), la politicienne règne en
maître, depuis sa capitale de Lucknow, sur l'Etat le
plus peuplé de l'Inde. Certains voient en elle le
prochain Premier ministre de l'Inde. Elle serait la 59e
femme la plus puissante du monde, selon le magazine
Forbes . Une incroyable ascension pour celle dont les
parents n'osaient pas croiser le regard des hommes de
haute caste. Aujourd'hui, ce sont ceux-ci qui baissent
les yeux à son approche.
A Delhi, les cercles du pouvoir la jugent vulgaire.
Elle s'en moque. Car sa lutte contre l'immobilisme
social et sa défense des exclus sont les racines de sa
popularité. « Allons botter les fesses des nantis ! »
aimait-elle à répéter, dans les années 90, face à des
foules de dalits galvanisés par son culot. Issue d'une
famille modeste de Delhi, elle fut la protégée de
Kanshi Ram, le fondateur du parti dalit BSP. Animée par
une farouche volonté de revanche sociale, cette
célibataire s'est vouée à la politique. Elle en a le
génie, l'audace et la ruse. Depuis 1995, Mayawati a
pris le pouvoir à quatre reprises en Uttar Pradesh en
scellant les alliances les plus diverses. Elle justifie
son opportunisme par une volonté de dépasser la
division des castes, dans un projet d' « harmonie
sociale ». En 2007, elle reconquiert ainsi l'Uttar
Pradesh grâce au soutien des élites brahmanes. A
l'approche du scrutin national, en avril, elle est en
passe de former un « troisième front » pour rivaliser
avec le puissant parti du Congrès et les nationalistes
hindous du Bharatiya Janata Party (BJP). « Rien ne
m'empêchera de devenir Premier ministre », déclare
celle qui se voit déjà en « Barack Obama » de l'Inde.
Dans les villages, où les dalits l'appellent « Behenji
», la soeur, son aura est immense. « Elle est notre
espoir. Grâce à Behenji, nous avons obtenu le respect
et le droit de parler », s'enthousiasme Jagdeo, un
vieillard dalit, même si la caste régit encore la vie
sociale. Shrivani, 40 ans et mère de 7 enfants, tient
elle aussi à donner son opinion : « Avant, les viols
des femmes dalits étaient fréquents. A présent, nous
n'avons plus peur de sortir de chez nous. Behenji nous
protège. » Et peu importe si, malgré certains progrès,
les routes, les hôpitaux et les écoles sont loin du
compte. Car Mayawati a apporté aux dalits une
révolution : la reconnaissance sociale.
A elle-même, elle s'offre la gloire. Elle tapisse la
ville de Lucknow d'affiches géantes la représentant et
érige des statues à son effigie. Son dernier projet est
une miniville dalit, surgie au coeur des quartiers
riches. Le chantier duparc d'Ambedkar, interdit au
public, est extravagant. Plus de 150 millions d'euros
pour une grandissime allée de marbre blanc, un musée,
une bibliothèque, un centre commercial et, pied de nez
aux dirigeants de Delhi, une réplique du Parlement
indien ! Le scandale éclatera probablement le jour où
les rubans d'inauguration seront coupés... Mais Paras
Shuram, un milicien du BSP, rayonne en contemplant les
travaux : « Behenji est notre prophète ! Il faut nous
réapproprier notre culture et notre espace, dont les
riches nous ont privés. Ensuite viendra le temps
d'améliorer l'économie. » Dans un Etat accablé par la
pauvreté et le chômage, on est ici à des années-lumière
du « miracle indien » perceptible à Bombay ou
Bangalore.
« Mayawati, voleuse ! » crient, ce matin, les
manifestants du Samajwadi Party. Leur dirigeant,
Mulayam Singh Yadav, est l'ennemi juré de Mayawati
Kumari. Alors, en guise de réponse, les forces
spéciales de police se chargent de disperser les
contestataires à coups de bâton. Mais la foule a eu le
temps de rappeler les soupçons de corruption qui
ternissent l'image de Mayawati, bien qu'elle soit
toujours sortie indemne des accusations portées contre
elle. Richissime, on lui a reproché d'avoir détourné 2
millions d'euros. « L'argent provient des donations
faites au parti par nos militants, pour mon
anniversaire », répond-elle. Et, quand elle apparaît
scintillante de diamants à sa fête d'anniversaire, les
dents grincent. « Ce qui est bon pour les hautes castes
serait-il défendu aux dalits ? » tonne-t-elle. Comme Ã
son habitude, elle vise juste. « Mayawati n'est pas
plus corrompue que les autres politiciens, estime Tapas
Chakraborty, journaliste à Lucknow. Et c'est la seule Ã
défendre une vraie idéologie. » Elle peine cependant Ã
s'extirper du dernier scandale : un de ses hommes
aurait assassiné un ingénieur qui refusait de lui
verser un pot-de-vin.
En Uttar Pradesh, politique rime avec violence. A
l'assemblée législative de Lucknow, on ne compte plus
les scènes de chaos, où les parlementaires se frappent
de leurs microphones arrachés aux pupitres. Si ces
batailles rangées surviennent en pleine lumière, qu'en
est-il à l'ombre des campagnes isolées ?
La réponse est donnée à dix heures de route de Lucknow,
dans les ravins désertiques de la vallée Chambal, où
meurtres, kidnappings et viols sont monnaie courante.
Sur une route sauvage surgissent six 4 x 4 flambant
neufs, d'où descendent une vingtaine de « politiciens
». En claquant les portes, les vestes s'entrouvrent et
laissent apparaître, dans des étuis, des pistolets
automatiques. « Bienvenue ! » clame leur chef, Bal
Kumar, brigand notoire et candidat pour cette
circonscription de Mirzapur. Alors qu'étincellent à son
cou des maillons en or de la taille d'une chaîne de
bicyclette, Bal Kumar dénonce la corruption de
Mayawati. « Je travaillais pour elle, avant de soutenir
le Samajwadi Party », explique-t-il. L'Uttar Pradesh
compterait ainsi une quarantaine de gangs mafieux qui,
en période électorale, prêtent main-forte aux partis
politiques. « Durant les campagnes, Mayawati extorque
des sommes d'argent énormes », dit Bal Kumar, qui jure
en savoir quelque chose. Parole de gangster.
« Mayawati est trop pressée, lâche le leader dalit R.
K. Chaudry, un de ses anciens ministres. Elle utilise
les mécanismes des mafias et conclut des alliances avec
le diable au lieu de consolider le vote dalit. Elle est
assoiffée de pouvoir et va s'y brûler les ailes. » La
rancoeur du politicien a certes ses raisons : « Un
jour, j'ai été ovationné au cours d'un rallye , se
souvient-il. Le lendemain, Mayawati m'a forcé Ã
démissionner ! » Il lui concède cependant « un instinct
politique hors du commun ». Son chef de cabinet, Satish
Misra, admire quant à lui « son efficacité et sa
ténacité ». Murée dans son ambition, Mayawati a,
cependant, bien peu de vrais amis et se méfie même de
sa famille. Lorsque son père vient lui rendre visite,
elle l'accueille très fraîchement : « Retourne donc
voir tes fils, tes héritiers ! » Alors, seule dans sa
résidence de Lucknow, elle consacre ses soirées à lire
des ouvrages sur le mouvement dalit et à dicter sa
biographie, dont elle vient d'éditer le quatrième
volume de 1 500 pages. En rêvant à l'ultime séquence de
sa revanche : le pouvoir à New Delhi
#37 Auteur: Fifi
Posté
le : 2009-10-27 16:04:03
La jeunesse n'est pas une vertu. Jeunes leaders politiques du Sénégal, faites vos preuves d'abord.
#38 Auteur:
Posté
le : 2009-10-27 16:11:09
Si pour 2012 Maky Sall apparaît comme la pomme de discorde ou encore ce Tanor qui a envoyé le PS dans l'opposition alors ils pourront faire valoir leurs droits à la retraite politique. Balladur aurait été le successeur naturel de Chirac s'il ne s'était présenté en 1995. Malheureusement Maky est entouré de gens têtus et dogmatiques comme Moustapha Diakhaté (qui ne s'entend même pas avec sa famille) ou Benoît Sambou qui ont déjà fait leurs preuves. Il faut une forte et puissante coalition nationale autour d'un homme d'expérience, honnête et rassembleur. Ainsi Wade sera battu dès le premier tour, on pourra les juger après audit, faire le point sur le Djoola et les assassinat en casamance, les détournements de fonds, les chantiers de thiès et de l'anoci etc...
#39 Auteur: BMD
Posté
le : 2009-10-27 16:27:02
Révise ton ortographe, c'est le meilleur conseil que je puisse te donner "Jeune" esprit.
#40 Auteur: pick
Posté
le : 2009-10-27 16:33:57
#41 Auteur:
Posté
le : 2009-10-27 16:45:20
#42 Auteur: Mr
Posté
le : 2009-10-27 16:55:07
une nouvelle diffusée au sénégal et à travers le monde entier: aissata tall est mon "tigo sama waye!"
#43 Auteur:
Posté
le : 2009-10-27 17:00:49
Je trouve stupide de copier et coller des entrevues aussi longues qu'UNE SI LONGUE LETTRE DE MARIAMA BA, alors que ces entrevues sont deja publiees sur seneweb et que tout le monde les a deja lues.
Je trouve encore plus stupide les gens qui copient et collent une 2eme fois ces entrevues avant de commenter. Vous bouffez tout l'espace réservé aux commentaires. Si vous avez un cerveau, utilisez-le.
#44 Auteur:
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le : 2009-10-27 18:05:24
Entretien avec Colonel Malick Cissé, conseiller du Président : « Je n’ai jamais vu Alex Segura... Cet élément du Canada (Souleymane Jules Diop) a menti royalement »
mardi 27 octobre 2009
Sur les soupçons qui portent sur sa personne après que la presse a parlé d’un colonel convoyeur du fameux cadeau présidentiel à Alex Segura, Malick Cissé est formel : il n’a jamais vu le représentant du Fmi, sinon en photos ou à la télévision. Et qui plus est, le colonel Cissé affirme qu’au moment des faits, il était en voyage. Dans tous les cas, pour lui, il n’y a pas d’affaire Segura ni de corruption. Il assimile ce « truc » à un simple pourboire.
Vous vous définissez comme un politicien rassembleur. A ce titre, vous avez un acteur dans les retrouvailles entre Wade et Idy. Peut-on dire aujourd’hui que vous avez accompli votre mission ?
Vous me parlez d’une histoire de 2007.
Mais qui est remis au goût du jour…
Oui, parce que nous sommes au stade de recomposition. Le Prési-dent Wade est un buteur. Dans une équipe de football, on est avant-centre en vue d’être un bon buteur. Voilà Abdoulaye Wade ! Il sait choisir les opportunités pour marquer son but. Nous sommes à 28 mois des élections. A 28 minutes de la fin d’un match capital, le Président Wade s’entoure de tous ses bons éléments. Vous parlez de Idrissa Seck, mais parlez de Macky Sall, des autres ! Idrissa est un maillon de la chaîne, un pilier de l’équipe de Wade. Donc, au moment de former une bonne équipe, Wade veut marquer le maximum de buts en premier mi-temps. Je parle en symbolisme ; dans ce cas, il faudrait rassembler tous ses éléments.
Vous êtes convaincu qu’avec le retour de Idrissa Seck, Wade va remporter les élections au premier tour ?
Il va marquer le maximum de buts en première mi-temps et remporter les élections au premier tour.
Selon certaines informations, Idrissa Seck va occuper prochainement la vice-Présidence, tout en continuant à maintenir son parti pour ne pas susciter des remous au sein du Pds. Qu’en est-il exactement ?
Vous voulez que je vous dise ce que deux personnes, qui s’enferment dans leur bureau, se sont dites ? Même si je suis informé de ce qu’ils se sont dits dans leur bureau, vous voulez que je l’étale, avant eux, sur la place publique ? Mais un colonel militaire sait garder des secrets.
Mais, vous êtes à la retraite maintenant et vous n’êtes plus tenu par ce droit de réserve…
Un colonel n’est jamais en retraite. Je meurs avec mon grade. Les se-crets doivent être gardés jusque dans les tombes.
Même si c’est dans l’intérêt du peuple ?
L’intérêt du peuple, c’est ce que je vous ai dit : le Président Wade est en train de rassembler son équipe opérationnelle pour marquer le maximum de buts en première mi-temps. Je n’exclus personne.
Y compris Macky Sall ?
Y compris Macky Sall. Macky ne va jamais se présenter contre Wade.
Qu’est-ce qui vous le fait dire ?
Je connais la personne de Macky Sall. C’est un pur produit, un élève de Wade. Il ne regardera pas Wade, les yeux dans les yeux, pour lui dire : « Je vais vous affronter ». Macky Sall est un homme du futur politique. Ce n’est pas le présent qui doit l’intéresser. Son avenir politique est devant lui. Ce n’est pas le moment pour lui. Je conseillerais à Macky de continuer à travailler avec son mentor (Wade) ; son avenir est devant lui. Quand il ne restera que les compétitions de jeunes, là il pourra se positionner. Mais, affronter un dinosaure comme Wade, c’est se perdre durablement. Personne ne peut affronter Wade présentement sur l’échiquier politique national. Wade est un dinosaure de la trempe de Nkrumah, de Sékou Touré. Et Dieu a fait qu’il est le seul à rester encore en vie. Alors, essayer de l’affronter pour lui dire : « Partez, je vous remplace », c’est à la limite de l’indiscipline.
On est en politique, chacun a le droit d’avoir des ambitions présidentielles…
Qu’est-ce que c’est que la politique ? Quelle forme de politique ? La politique est multidimensionnelle. Vous avez la politique économique, la politique sociale, la politique militaire. Vous avez la politique de suffrages, de positionnement que j’appelle le « Djouti » : « ôte-toi que je m’y mette ! » Je considère cela comme de l’amateurisme. On est en démocratie. Ce qui veut dire quoi ? Un pour tous, la loi du nombre. Les gens ne réfléchissent pas sur le mot. En démocratie, on veut que tout le monde cède son pouvoir à une seule personne. Cela n’a rien à voir avec cette compétition électorale. Pourquoi je dis qu’il faut laisser Wade continuer à faire son travail ? Lorsque Wade est arrivé au pouvoir, il a dit : « Je vais essayer de faire les maximum en 7 ans. » Il entame des projets ; il voit que le terrain sur lequel il compte faire son travail n’a pas de fondement ; presque tous piliers sont sans fondement. Il faut reprendre toute l’architecture du pays. Ce n’est pas en 9 ans, ni en 10 ans qu’il peut faire cela. Il demande qu’on lui donne 14 ans pour faire ce travail. Si vous vous rendez-compte, c’est en cours d’action qu’on a modifié les mandats. Mais au départ, Wade savait qu’avec deux mandats de 7 ans, il pouvait reprendre la maison Sénégal. Mais, avec des perturbations, des gens qui déconseillent, Wade a dit : « Peut-être dix ans suffiraient. » Je trouve que c’est peu. Qu’on le laisse terminer son travail. Peut-être, il se dit : « Trois mandats de 7 ans, cela fait 21 ans ; ça fait trop. » Non ! J’avais dit, il y a deux ans, que Wade serait là jusqu’en 2019, et je maintiens ma position.
Pour revenir à Macky Sall, est-ce que vous avez entrepris des actions pour le ramener au Pds ?
Il y a des moments, quand il était confronté à des difficultés d’accusation de blanchiment d’argent et autres, je l’ai rencontré et il m’a très bien reçu et promptement chez lui. On a eu à discuter de l’avenir du Sénégal. J’ai trouvé un homme serein, qui en veut. On s’est parlé entre jeune frère et grand frère et je lui ai donné des conseils. Dieu a fait que tout s’est bien déroulé. Il a repris ses dossiers, et il est parti en voyage (aux Etats-Unis pour assister à la prestation de serment de Barack Obama : ndlr). Le problème a été mis de côté (sic !).
Qu’est-ce que vous vous êtes dits ?
Je lui ai dit : « M. le Premier ministre, votre avenir politique est devant vous. Rejoignez votre mentor et travaillez avec lui ! » Apparemment vos conseils n’ont pas servi à grand-chose, puisque Macky Sall a exprimé son intention de se présenter en 2012. Je ne l’ai pas entendu déclarer sa candidature. Il y a des hommes autour de lui qui veulent qu’il soit candidat. Dans la mesure où Wade a annoncé son avant-projet de candidature, tous ceux qui se réclament de lui devaient déposer les armes, comme on dit dans l’Armée, en attendant que leur chef leur donne une autre directive.
On va parler de l’affaire Segura. Dans la presse, on a parlé d’un « galonné » qui a été le porteur de valise. Beaucoup de gens ont alors pensé à vous. Est-ce que le colonel Malick Cissé est ce porteur de valise ?
J’ai entendu parler de l’affaire Segura et de corruption. Je me suis dit : « On est dans quel monde ? » Je ne comprends plus le français ou quoi ? La corruption, c’est donner du bien à quelqu’un en vue d’obtenir quelque chose de lui. Mais comment vous pouvez corrompre quelqu’un qui a fini, que tu ne reverras presque plus jamais, qui rentre chez lui, qui a terminé sa mission ? C’est insensé ! Cependant, je reconnais que comme dans tous les pays, il y a ce qu’on appelle chez nous la Téranga (hospitalité). Même votre bonne, vous lui donnez quelque chose le jour qu’elle doit quitter. Quand vous rentrez dans un restaurant, vous donnez au serveur son pourboire. Je ne peux pas l’appeler corruption. Moi, je n’ai vu ce monsieur (Alex Sgura) qu’en photos ou à la télévision. Lui ne m’a jamais vu. Certainement, il a dû entendre mon nom ou me voir à la télévision. J’ai entendu un élément qui est au Canada (Souleymane Jules Diop) en parler comme s’il était présent. Il a menti royalement en disant que le colonel Cissé est allé voir le Président Wade, qui lui a donné une valise qu’il a apportée à l’aéroport avec des flèches (escorte). J’ai répondu sur les ondes de La voix de l’Amérique pour apporter un démenti, parce que j’étais absent du Sénégal, à ce moment.
Où vous étiez ?
J’étais à Bruxelles, puis à Oslo. J’ai suivi le truc (l’affaire Segura) par le net. Vraiment, vous de la presse, avant de donner une information, il faut bien la vérifier.
Pourquoi vous n’avez pas porté plainte pour diffamation ?
Je pouvais le faire, mais je ne voulais pas accorder une importance à cette information, dans la mesure où les gens qui lisent cela se diront qu’il a menti, parce qu’ils ont vu le colonel partir en voyage ; ils savent que j’étais absent du territoire. Quand je bouge, tout le monde le sait. Comme tout ce qui se passe, on dit le colonel Cissé…
Pourquoi on vous colle cette étiquette de manœuvrier, alors que vous n’êtes pas le seul conseiller spécial du Président ?
Dieu a fait que je reste et demeure, dans le sillage de mes fonctions, le plus populaire. Dans l’Armée, j’étais le militaire le plus populaire. Tout le monde me connaissait, depuis trois régimes. Depuis Senghor, Abdou Diouf, je suis là . Malheureusement, Senghor est dans la tombe, mais quand je rencontre Abdou Diouf, on se sert la main ; on rigole. Je ne baisse jamais la tête devant l’autorité ; je dis toujours la vérité. Je ne demande rien à ces autorités. Je suis comme je suis. Je rigole avec tout le monde.
On a noté, à la suite de cette affaire, une confusion au sommet de l’Etat. Après la sortie du ministre de la Communication, Moustapha Guirassy, le Fmi a sorti un communiqué pour le démentir…
(Il coupe net). Attendez (il insiste) ! Il n’a pas été démenti par le Fmi, mais par un élément soi-disant du Fmi. Quiconque peut parler au nom du Fmi.
Donc, vous n’accordez pas de crédit à ce communiqué ?
Non ! Quand j’ai entendu cela, j’ai rigolé. D’abord, la formulation du texte, ses non-dits me font douter. Quand j’ai entendu dans un premier temps parler de 500 millions, je me suis dit que ça doit être une grosse valise ; ça doit peser des kilos. Deux jours après -j’étais toujours à l’étranger- on nous dit que c’est 100 000 euros. Je me suis dit qu’il y a problème. Ensuite, on ne porte pas une valise ; on porte une enveloppe, surtout quand c’est en euros ou en monnaie étrangère. Ce sont des sommes de rien du tout. Il y a des non-sens. Un jour, un de vos collègues journaliste m’a dit : « Vous savez colonel, le journalisme est une mise en scène. Il fait une mise en scène, les gens tombent dans le panneau et vous achetez les journaux demain. » Cela n’engage que lui… C’est comme ça qu’on vous voit. En tout cas, si cette affaire était exacte, le Fmi allait répondre en un jour. Il ne prendrait pas autant de temps pour enquêter sur une petite information de journalistes.
Vous minimisez cette affaire ?
Ce n’est même pas une affaire (il insiste). Il y a des gens qui portent la poisse déjà . Ce monsieur (Alex Segura), depuis qu’il est là , on parle de lui. Est-ce que ce n’était pas un montage pour se faire aduler ? Je ne sais pas ! J’essaie de comprendre.
Nous allons aborder le dialogue politique. En tant qu’homme politique, quelle est votre opinion ?
Le dialogue est un pilier, en élément fondamental d’une démocratie. Au Sénégal, il me semble que près de 26 fois, selon les historiens, Wade a demandé à dialoguer avec l’opposition. Quelquefois, les gens ont répondu, mais la stratégie de « ôte-toi que je m’y mette » n’est quand même pas acceptable. Une certaine frange de l’opposition veut le partage du pouvoir sous prétexte qu’elle y est arrivée ensemble avec le Président. Il (Wade) leur dit : « C’est moi qui suis élu, laissez-moi conduire le pays et venez avec moi, m’aider. » Pendant des années, cela a été source de blocage du dialogue. Alors, ils (les leaders de l’opposition) sont allés chercher une autre solution pour ôter l’élu de son fauteuil. C’est pourquoi, ils sont allés en aparté faire ce qu’ils appellent Assises nationales. Ça, c’est un dialogue au sein de l’opposition. Quand ils ont fini de faire leur dialogue, ils viennent demander à dialoguer. Wade leur dit : « D’accord, mais je trace les contours du dialogue, les points et l’ordre du jour. » Ils se sont heurtés à cet ordre du jour pendant longtemps ; maintenant, ils ont accepté. Ils n’avaient plus le choix : soit ils viennent dialoguer, soit ils restent là -bas. L’opposition conteste plutôt le schéma proposé. Dans sa lettre, Me Wade propose une séance publique où il y aura des chefs religieux… Entre des hommes de bonne foi, pourquoi refuser un dialogue public ? Pourquoi voulez-vous vous enfermer dans un bureau un à un, ou par groupe ? Après discussion, vous sortez, on vous tend le micro, vous dites le contraire. On est combien de partis ? Plus de 150 partis. Et si tout le monde venait, on ne pourrait pas s’enfermer dans un bureau. Dans un dialogue, il faut que tout le monde soit là , car si Wade prend une décision par rapport à l’opposition, un élément centriste ou de contribution peut lui dire : « Ah non, monsieur le Président de la République, je ne suis pas d’accord sur cette décision, parce que nous avons aussi nos intérêts à défendre pour la bonne marche du pays ! » C’est en séance qu’on peut le dire et non attendre après pour écrire des lettres ou demander des audiences et signifier sa désapprobation.
Depuis quelques temps, on n’entend pas le colonel Malick Cissé, en tant que chef de parti. Qu’est-ce qui explique ce mutisme ?
Vous ne suivez pas l’actualité. Je fais toujours des sorties au niveau national comme international. Souvent, c’est la dénomination colonel Malick Cissé qui emporte plus que le président du Psds (Parti de solidarité et le développement du Sénégal).
Qu’est-ce qui fait qu’on ne l’entend pas bien dans l’arène politique en tant que parti politique ? (il réfléchit).
J’ai toujours dit à vos collègues que je n’aime pas le mot parti. Qui parle de parti, parle de partisan. Je veux être un rassembleur et non un partisan. C’est pourquoi je ne parle pas souvent au nom du parti dans lequel j’évolue. Les grands penseurs ont dit que « le moi est haïssable » ; je n’aime pas le moi, j’aime plutôt le nous. C’est pourquoi vous m’entendez dans les médiations. C’est un défaut, mais surtout un manque d’information des journalistes qui me présentent comme le conseiller du président de la République, alors que je suis d’abord chef de parti.
Qu’avez-vous apporté au Pds en tant qu’allié ?
Je suis à l’origine des stratégies électorales. Bien avant 2007, j’ai travaillé durant la période électorale, dans un bureau, enfermé. Je fais des projections ; j’amène les résultats devant le Président, je lui dis : « M. le Président, voilà vos résultats ! »
Comment vous le faites ?
Maintenant, les élections sont scientifiques ; ce n’est pas du meeting, faire du bruit. Avant les élections de mars, je savais ce qui allait arriver. J’ai dit : « Voilà la tendance ! Voilà comment les populations voient les élus locaux du Pds ! Ils seront sanctionnés, parce qu’ils n’ont pas répondu à leurs attentes. » Et comme je ne pouvais regarder faire, je vais créer un parti ; ainsi, tous ces frustrés qui ne se retrouÂvent pas dans le Pds, je les accueille. On va aller aux élections locales, gagner des collectivités. Après je vais les retourner à Wade. J’ai réfléchi ; j’ai sondé le parti. J’ai travaillé là -dessus ; je n’avais pas de moyen parce que je ne voulais pas demander au Secrétaire général national du Pds pour plusieurs raisons. Des gens lui ont dit : « Oui, le colonel, il veut des machins ; ça, ce sont des élections où tout le monde doit se rassembler. » Ils avaient leur conviction ; j’avais la mienne. J’ai tracé ma cartographie et je suis parti. J’ai eu 300 conseillers, dans plusieurs Communautés rurales et communes avec zéro franc. En 2012, si mon candidat se présente, il aura plus que ce qu’il avait en 2007. Je lui donne à peu près 57, 58%. Si vraiment, tout est parfait, c’est 60%. Les gens diront qu’il a fraudé encore.
Quelle est votre méthode de calcul, parce que jusqu’à ce jour, la loi interdit les sondages ?
C’est une technique purement scientifique, une méthodologie de travail. J’ai tracé une ligne diagonale qui quitte le Nord vers Bakel, qui aboutit à Bignona. Avec les chiffres des inscrits, je me suis dit que la partie gauche est plus peuplée, électoralement parlant, que la partie droite, contrairement à ce que les gens pensent. L’effort portera toujours sur le côté gauche qui va de Saint-Louis, Louga, Thiès, etc., pour descendre à Ziguinchor, Bignona. Je travaille sur ça et je me fixe une tendance d’inscriptions autour de 7 millions ; c’est le chiffre maximum. Sur 12 millions, les 50% sont des jeunes n’ayant pas le temps. Je me fixe un quota pour éviter des erreurs. Si j’ai 7 millions, j’aurai 6 millions de votants. Au meilleur des cas, mon candidat aura 3 millions, plus que ce qu’il faut pour passer au premier tour. Je ne devais même pas la dévoiler, parce que les autres vont essayer de la copier. Mais ils se planteront. Je dispose de 14 000 hommes composés d’anciens militaires, policiers, gendarmes, douaniers qui sont à la retraite qui peuvent me couvrir les 14 000 villages du Sénégal. A chaque village, si je demande un chiffre minimum de 100 personnes ; j’aurai au moins 1million 400 de suffrages pour moi, si je devais être candidat à la Présidentielle. Tout ce que le Pds et les autres partis apporteront, j’aurai 3 millions et mon candidat passera au premier tour. Que pensez-vous de l’éventualité d’une suppression du second tour ? On n’a pas besoin d’une suppression d’un second tour. Mon candidat est un buteur qui marquera le maximum de buts en première mi-temps ; cela veut dire qu’il y aura deux mi-temps. Mais certains collaborateurs du Président, comme Yaya Sakho, ont réaffirmé cette volonté de supprimer le second tour
Qui est Yaya Sakho ?
Il est membre de la cellule de communication de la Présidence. Pourquoi essayer de supprimer le second tour ? Cela réduira certainement les dépenses, mais cela va nous faire perdre du temps. Je suis pour une élection à deux tours, pour gagner au premier et continuer à travailler le lendemain, comme d’habitude. Wade n’a pas d’opposition. Parmi tous ceux qui se disent candidats, personne ne lui arrive à la cheville. Il faut prévoir le budget nécessaire, si on gagne au premier tour, on va restituer l’argent qui reste.
Vous semblez être sûr de vous…
Absolument. J’ai créé le Bennoo falaat Wade en 2012.
On peut vous accuser de plagiat…
Je suis un stratège. Je suis en train de diluer le mot Bennoo Siggil Senegaal. Ils le savent, je le dis à chaque fois dans mes meetings que je vais diviser le Bennoo en mille Bennoo. Des Bennoo dolel Wade, Bennoo Dolel Farba Senghor, Bennoo dolel Karim, Bennoo dolel Souleymane Ndéné Ndiaye… Tous se retrouvent ici. J’ai eu la chance d’être populiste. Les chauffeurs de taxi, les charretiers, tous sont mes amis, parce que je suis de la rue. Avant qu’ils ne fassent quoi que ce soit, ils me demandent.
Cela n’a pas empêché la Coalition « Sopi » d’être battue durant les Locales.
Je savais qu’on allait perdre les élections locales. Ce que vous appelez la Génération du concret, j’étais contre ce machin-là . Comment voulez-vous me dire que la Génération du Concret va aux élections, alors que c’est une association apolitique à but non lucratif, selon la loi de 1901 ? Ce n’est pas possible ! Je savais que les élections locales allaient se passer ainsi. (…) Mon objectif, c’est de rassembler 1 million 400 voix. Je ne sais encore si ce sera pour le candidat Wade ou pour moi. Pourquoi pas ? Lamine Diack dit qu’il veut être candidat, j’ai dit « ah oui ! Il connaît bien Rebeuss. Il connaît bien le Foyer France Sénégal (actuelle équipe de Jaraaf) ». N’importe qui peut se déclarer candidat. On va élever la barre de la caution à 100 millions ; ainsi, tous ces énergumènes vont rester de côté.
Si en 2000, Abdou Diouf l’avait fait cela, est-ce que Wade serait aujourd’hui au pouvoir ?
C’est différent. Nous, nous sommes des stratèges. J’ai dit à Wade : « Ne vous souciez pas de l’argent ! Moi, colonel Cissé, responsable de Bennoo Falatt Wade, je paie ta caution de 100 millions. » Il m’est très facile d’avoir 100 mille militants et chacun me donnera 1 000 FCfa. Simplement 1 000 francs. Un parti qui ne peut pas avoir 10 mille membres, un candidat pour la Présidentielle qui ne peut pas rassembler 100 mille personnes, ce n’est pas la peine. Je ne farce pas. Les gens ont commencé à verser l’argent.
Etes-vous derrière ce projet de révision du montant de la caution qu’on ébruite ?
Wade n’a jamais dit qu’on allait porter la caution à 100 millions. Il n’a jamais dit qu’on allait supprimer le second tour. Wade en rigole à chaque fois.
Mais, ce sont des ballons de sonde que vous lancez.
Oui. J’ai dit au Président : « Vous avez un projet de candidature présidentielle. Avec l’impression de bulletins, tout ce tralala, vous aurez ici au Sénégal plus de 20 candidats avec tout ce que cela implique. Vous dites à quelqu’un que la caution est à 40 millions, il va dire d’accord. Ce n’est pas sérieux. Ils vont prendre quarante jeunes qui veulent émigrer ; ils leur demandent chacun 3 millions pour avoir passeport et visa. Ils vont verser une partie de la caution. Voilà , ils sont candidats à la Présidentielle. Les gens vont les poursuivre, ils vont faire comme Alioune « Petit » Mbaye, et aller aux Etats-Unis. » Nous sommes dans une grande République ; qu’on élève la barre à 1 milliard. Je suis sûr qu’il y aura des partis qui vont copier ma technique, mais ils vont copier mal. Ils vont dire : « Pourtant, il a raison, ce salopard-là ! » Aminata Mbengue Ndiaye va dire d’accord, « nous aussi, nous allons payer la caution pour Tanor Dieng ». Un autre va le dire pour Moustapha Niasse, de même pour Bathily, le pauvre. Mais qu’ils sachent que je n’ai pas tout dit.
LEQUOTIDIEN.SN
C'est dommage que ce Colonnel à la retraite porte le nom de famille CISSE. Il est l'un des personnages tapis dans l'ombre à la base de tous les sales actions des wade & bandes de voyous & respectifs malheureux. Il est connu comme proche de wade. Mais très rares sont ses sorties dans la presse. Il est au courant de tout. Certains croient que ce sont les Sénégalais qui sortent très souvent devant la presse les plus dangereux dans ce pays. Les vrais dangers pour le Sénégal, sont d'abord, sans doute, les wade & bandes de voyous, mais arrivent tout de suite ces gens de l'ombre dont le colonnel à la retraite. Il a tout fait, même des menaces, des chantages, confections de conneries pour imposer au Pr. Macky Sall de revenir dans l'enfer wadien. EN VAIN. Mais où étaient ces gens quand les wade charcutaient la Constitution pour éliminer le Président Macky Sall? Nous sauront qui sont les menteurs!
Je ne crois pas que le nom de famille soit important. Les gens sont ce qu'ils sont.
Tout à fait. Nous sommes d'accord. Nous nous sommes laissés emporter par le charabia de ce colonel à la retraite. Nous regretons sincérement d'avoir écrit ça. Que les dignes Sénégalais nous pardonnent.
c est qui ce colonel il parle ,ilparle,ilparle comme si c est lui qui est le plus inteligent des senegalais qui dirige le senegal lui ou wade il y a tellement de vieux singe et puis trop PRETENTIEUX avec son facon facon la je ne sais il ressemble a quoi ce vieu bandit mais un jour VIENDRA ils paieront tout le mal qu ils font aux senegal et personne ne pourra se cacher derriere un SOI DISANT MARABOUT
#45 Auteur:
Posté
le : 2009-10-27 18:30:06
mame diarra veux tu m'epouser et je suis serieux
Mame Diarra est un homme, il se cache derrière ce pseudonyme.
#46 Auteur: Laye
Posté
le : 2009-10-27 18:31:29
Révise ton ortographe, c'est le meilleur conseil que je puisse te donner "Jeune" esprit.
hey shut up!!! Je vais repondre a sa place. Meme le ps dans sa
majorite ne l'aime pas. Vous aurez des surprises avec mr khalifa Sall
qui est plus presidenssable que ce vieux voleur-liar! Depuis 40 ans, le
ps a déjà montre ses limites. Good night asshole.
#47 Auteur: Laye
Posté
le : 2009-10-27 18:39:57
Révise ton ortographe, c'est le meilleur conseil que je puisse te donner "Jeune" esprit.
hey shut up!!! Je vais repondre a sa place. Meme le ps dans sa
majorite ne l'aime pas. Vous aurez des surprises avec mr khalifa Sall
qui est plus presidenssable que ce vieux voleur-liar! Depuis 40 ans, le
ps a déjà montre ses limites. Good night asshole.
#48 Auteur:
Posté
le : 2009-10-27 19:22:07
http://www.ipetitions.com/petition/wadedoitpartir
Pour ceux qui pensent que l'opposition Senegalaise doit prendre ses responsabilites et organiser des marches quotidiennes et pacifiques devant la palais de la republique. L'affaire Segura et la reaction du gouvernement demontrent que l'etat du Senegal n'en a cure des problemes des Senegalais.
#49 Auteur:
Posté
le : 2009-10-27 19:47:54
Très chère soeur. Nos respects perpétuels! Nos sentiments fraternels! Nous connaissons les valeurs de dignité, bon sens, sens de l'honneur à la base de toutes vos actions. Nous connaissons votre rigueur dans l'analyse des réalités de ce pays. Nous connaissons votre amour très sincére pour le Sénégal, les dignes Sénégalais. Vous mêmes vous réunissez tous les atouts pour diriger ce pauvre pays. D'autres sont dans ces mêmes conditions. Nous admettons que le PS d'alors, contre vents et marées, a su maintenir les valeurs de démocratie, liberté, justice juste, respect, paix, cohésion dans le pays. Vous dites bien que l'essentiel c'est de faire partir wade dans les plus brefs délais. C'est le but que vise toute l'opposition significative, en tête, l'APR et tous les dignes Sénégalais. À l'APR, la liberté de parole pour tous est naturelle! UNISSONS-NOUS pour chasser les wade & bandes de voyous!
Je ne sais pas qui t'a dit que tu parles bien le Francais, mais nakh nala carrement. Sois simple dans ton style et tu y gagneras beaucoup. Soof nga trop sama waa dji
#50 Auteur: ba
Posté
le : 2009-10-27 20:26:55
LA LIGNE 14 DU METRO
TROP COOL
ET DEVRAIT ETRE INTERDITE AUX NOIRS POUR MOI
CAR TROP MODERNE POUR EUX
CORDIALEMENT
Les contrevérités de Madiambal DIAGNE... qui doit une soixantaine de millions de FCFA au Soleil
lundi 26 octobre 2009
Lesoleil.sn
COMMUNIQUE DE PRESSE : Les contrevérités de Madiambal DIAGNE... qui doit une soixantaine de millions de FCFA au Soleil
Dans l’émission « Remue méninges » de la radio privée Rfm, diffusée dimanche matin, Madiambal Diagne, directeur du groupe de presse Avenir Communication (qui édite Le Quotidien et le magazine Week-end) s’est prononcé sur la crise que traverse la Sspp Le Soleil. La section Synpics du Soleil s’étonne des contrevérités véhiculées par Madiambal Diagne qui, tout en semblant dédouaner l’ancien directeur général Mamadou Sèye, veut faire croire à l’opinion publique et aux autorités que les travailleurs du Soleil sont en partie responsables de la situation qu’ils vivent actuellement. En fait, Madiambal Diagne veut tout simplement couvrir son ami Mamadou Sèye, mais il le fait maladroitement. Dans l’émission de Rfm (il partageait le plateau avec le journaliste Racine Talla), M. Diagne évoque le caractère pléthorique du personnel du Soleil et, sans aucune vérification (la moindre des choses pour quelqu’un qui se dit journaliste), donne le chiffre faramineux de 236 personnes ! Ce chiffre est ce qu’il y a de plus faux ! Le personnel du Soleil (journalistes, personnel administratif et techniciens de l’imprimerie Grafisol compris) se chiffre à exactement 148 personnes. La différence est énorme : 88 personnes. Où est-ce que Madiambal Diagne a déniché ce chiffre ? Peut-être dans son imagination décidément fertile.
L’autre contrevérité de M. Diagne, c’est quand il affirme que l’ancien directeur général, Mamadou Sèye, avait multiplié par deux le salaire des employés du Soleil. Mais où diable est-il allé chercher cette fausse information ? La section Synpics du Soleil l’invite à venir vérifier ses informations à la source. Il se rendrait compte que l’un des rares salaires qui a été multiplié, c’est celui de son ami Mamadou Sèye dont il semble regretter le départ. N’est-ce pas lui qui nous avait appelés pour nous supplier de surseoir à notre décision lorsque nous avions envahi le bureau de l’ancien directeur général dans le but de le « séquestrer » ? Dans la même lancée, Madiambal Diagne s’en prend aux syndicalistes à qui il reproche de s’être « accommodés » de cette « hausse des salaires ». C’est un gros mensonge. Ce qu’il feint d’ignorer est que les syndicalistes du Soleil ont toujours dénoncé la gabegie qui caractérisait la gestion de leur entreprise et qu’ils ne sauraient donc cautionner de telles pratiques. On peut tout reprocher aux syndicalistes du Soleil, sauf d’être hypocrites !
Pourquoi Madiambal Diagne véhicule-t-il de fausses informations à propos du Soleil ? La vérité est que ce monsieur a participé au pillage de l’entreprise. Comment ? Il y a quelques années, alors que son groupe de presse ne disposait pas d’imprimerie, M. Diagne faisait tirer son journal Le Quotidien à Grafisol, l’imprimerie qui appartient au Soleil. Et au fil des années, Madiambal Diagne (qui est un mauvais payeur) a laissé une lourde ardoise. Il doit actuellement une soixantaine de millions de francs Cfa au Soleil. S’il regrette le départ de son ami Mamadou Sèye, c’est tout simplement parce qu’il sait que la nouvelle direction va, tôt ou tard, le sommer de payer cette dette.
Dans la même émission de Rfm, Madiambal Diagne se positionne en donneur de leçons et propose même une privatisation de la Sspp Le Soleil. La décence et la confraternité voudraient qu’un chef d’entreprise n’émette pas de jugements sur la situation d’une entreprise concurrente, surtout au moment où Le Soleil est en train de négocier un nouveau virage avec les autorités publiques, particulièrement avec la tutelle. Privatiser Le Soleil ? Le personnel n’a jamais exclu cette éventualité. Il l’a même demandé avec insistance, en 2000, au cours d’une journée d’étude dans un hôtel de la place, en présence de représentants de l’Etat, au lendemain de l’arrivée de Me Wade à la tête du Sénégal, quand il s’était agi, un moment, de « fermer le Soleil ou de le donner aux jeunes ». Le plan social ? Nous n’en avons pas peur. Nous avons déjà entamé la réflexion sur la question en attendant que l’autorité de tutelle soulève la question officiellement.
Il est vrai que Le Soleil traverse une crise très profonde, mais son personnel (particulièrement ses journalistes qui ont été formés à bonne école et qui ne sont pas tombés dans le métier par hasard) a les compétences pour s’en sortir, pourvu que les autorités acceptent d’en discuter, de soutenir l’entreprise et que des « confrères », comme M. Diagne, ne se hasardent pas à le poignarder dans le dos.
Si M. Diagne a des compétences en gestion, il n’a qu’à les appliquer à son propre groupe de presse qui bat de l’aile et qui a même été obligé de baisser le prix de vente de son journal Le Quotidien et à supprimer deux supports, la radio « Première Fm » et le journal satirique « Cocorico », plongeant des journalistes et des techniciens dans le chômage et le dénuement. Et puis, ce ne sont pas que les travailleurs du Soleil qui connaissent les retards de salaire, M. Diagne en sait quelque chose, lui qui éprouve toutes les peines du monde pour payer ses agents. Si Madiambal Diagne croit qu’il peut, aussi facilement, « tuer » Le Soleil et se partager les restes avec d’autres affairistes, il se trompe lourdement. En effet, les employés de cette entreprise savent bien que leur entreprise suscite des appétits de la part de certains « hommes d’affaires » qui prient pour sa mort. Depuis quand Madiambal Diagne est-il si philanthrope pour se préoccuper d’une entreprise concurrente dont il souhaite intérieurement la disparition ?
M. Diagne affirme également que Le Soleil, dans sa configuration actuelle, ne peut pas vivre de ses ventes. Sur quoi se fonde son analyse ? Nous lui apprenons juste que les ventes du Soleil, lorsque ce journal ne subissait pas la crise qu’il traverse, dépassaient très souvent les cinquante mille exemplaires. Pour finir, nous lui disons ceci : les syndicalistes du Soleil ne font pas que revendiquer. Ils sont également une force de propositions. Le 1er septembre 2007, la section Synpics avait organisé une Journée d’études durant laquelle ses militants ont fait le diagnostic organisationnel et financier de l’entreprise et proposé des solutions de sortie de crise. Le document a même été soumis aux autorités et à la direction générale du Soleil. Et si M. Diagne veut s’en inspirer pour rendre son entreprise plus performante, nous sommes prêts à le mettre gracieusement à sa disposition.
La section SYNPICS de la Sspp Le Soleil
Pour plus d’informations contacter Ibrahima Khaliloulah, secrétaire général, au 77 640 99 88
sale blanc de raciste tu mérite le TPI pour crime contre l'humanité
#51 Auteur:
Posté
le : 2009-10-27 21:10:53
salut!
Magg dale dou rew yaw nak khamouloko! mé va ton reveil sera brutal tu n'impressionnes personne tu n'es rien du tout. kom ton mentor vous revez mé on vous l'accorde déguéne sé tolou vous avez déjà prouvé alors dormez revez ça vous fera du bien.
A bon entendeur!
depuis toujours je le sentais tété pas animé de bonnes intentions sa khol bou bone bi, celui ki na pas atteint lotre rive ne se moke pas celui ki se noie, talale sa bope, heureusement do yalla doyenama, povre co.n ou con.nas.se, lou waye yéné nitt sa bope rék
#53 Auteur: latdior
Posté
le : 2009-10-27 21:27:02
je veux baiser avec aminta tall
#54 Auteur: latdior
Posté
le : 2009-10-27 21:37:27
je veux baiser avec aminta tall
#55 Auteur: latdior
Posté
le : 2009-10-27 21:38:00
je veux baiser avec aminta tall
#56 Auteur:
Posté
le : 2009-10-27 23:52:02
Très chère soeur. Nos respects perpétuels! Nos sentiments fraternels! Nous connaissons les valeurs de dignité, bon sens, sens de l'honneur à la base de toutes vos actions. Nous connaissons votre rigueur dans l'analyse des réalités de ce pays. Nous connaissons votre amour très sincére pour le Sénégal, les dignes Sénégalais. Vous mêmes vous réunissez tous les atouts pour diriger ce pauvre pays. D'autres sont dans ces mêmes conditions. Nous admettons que le PS d'alors, contre vents et marées, a su maintenir les valeurs de démocratie, liberté, justice juste, respect, paix, cohésion dans le pays. Vous dites bien que l'essentiel c'est de faire partir wade dans les plus brefs délais. C'est le but que vise toute l'opposition significative, en tête, l'APR et tous les dignes Sénégalais. À l'APR, la liberté de parole pour tous est naturelle! UNISSONS-NOUS pour chasser les wade & bandes de voyous!
peuls! arrete tes blufs, aissata tall ta répondue avec beaucoup de clareté, même si tu essaye encore une fois de faire du tribalisme, tu ne peut pas parler de soeur car tu es anonyme tu ne signe pas ton vrai nom même si tu es abou abel thiam, macky sall, et mal parti avec cette équipe.
nous ne sommes pas au rouanda
#57 Auteur: halpoular
Posté
le : 2009-10-27 23:59:54
Très chère soeur. Nos respects perpétuels! Nos sentiments fraternels! Nous connaissons les valeurs de dignité, bon sens, sens de l'honneur à la base de toutes vos actions. Nous connaissons votre rigueur dans l'analyse des réalités de ce pays. Nous connaissons votre amour très sincére pour le Sénégal, les dignes Sénégalais. Vous mêmes vous réunissez tous les atouts pour diriger ce pauvre pays. D'autres sont dans ces mêmes conditions. Nous admettons que le PS d'alors, contre vents et marées, a su maintenir les valeurs de démocratie, liberté, justice juste, respect, paix, cohésion dans le pays. Vous dites bien que l'essentiel c'est de faire partir wade dans les plus brefs délais. C'est le but que vise toute l'opposition significative, en tête, l'APR et tous les dignes Sénégalais. À l'APR, la liberté de parole pour tous est naturelle! UNISSONS-NOUS pour chasser les wade & bandes de voyous!
toi peuls! tout tes gesticulations c'est de faire la promotion à macky sall, mais macky sall, c'est du pds, il a était le plus grand pourfendeur de l'opposition pas si lomtemps jusqu'à ce que wade le jette d'hors, il va effectivement rendre des comptes comme tout pds.
Seuls les esprits faibles & tordus, propres à certains, osent encore, en guise de contribution, s'interroger sur notre appartenance à l'APR du Président Macky Sall! Nous l'avons écrit, réécrit maintes fois dans ce site. Nous n'avons pas la culture de nous cacher, de nous camoufler, de nous déguiser ou de falsifier les règles du jeu, de truquer, de mentir, de trahir, pour impressionner ou disposer de la volonté des autres. Mais être un Républicain convaincu n'exclut pas d'aimer, de respecter, de considérer, de reconnaître les valeurs des autres dignes Sénégalais. L'APR ne vale rien du tout sans le digne Peuple, sans les dignes Sénégalais, sans les partis de l'opposition significative de notre pays. Cela est valable aussi pour tous les partis de l'opposition. Nous, nous savons, reconnaissons, admettons, nous en sommes très fiers, que nous ne sommes pas les seuls dans ce pauvre pays.
peuls, tu es pleins de contradictions, oui, tu te camoufle, dans la mesure ou tu ne signe pas ton vrai nom, tu es le seul à te comprendre sur ce site.
non aux tribalisme
nous ne sommes pas au rouanda
vive le sénégal
#58 Auteur: halpoular
Posté
le : 2009-10-27 23:59:55
Très chère soeur. Nos respects perpétuels! Nos sentiments fraternels! Nous connaissons les valeurs de dignité, bon sens, sens de l'honneur à la base de toutes vos actions. Nous connaissons votre rigueur dans l'analyse des réalités de ce pays. Nous connaissons votre amour très sincére pour le Sénégal, les dignes Sénégalais. Vous mêmes vous réunissez tous les atouts pour diriger ce pauvre pays. D'autres sont dans ces mêmes conditions. Nous admettons que le PS d'alors, contre vents et marées, a su maintenir les valeurs de démocratie, liberté, justice juste, respect, paix, cohésion dans le pays. Vous dites bien que l'essentiel c'est de faire partir wade dans les plus brefs délais. C'est le but que vise toute l'opposition significative, en tête, l'APR et tous les dignes Sénégalais. À l'APR, la liberté de parole pour tous est naturelle! UNISSONS-NOUS pour chasser les wade & bandes de voyous!
toi peuls! tout tes gesticulations c'est de faire la promotion à macky sall, mais macky sall, c'est du pds, il a était le plus grand pourfendeur de l'opposition pas si lomtemps jusqu'à ce que wade le jette d'hors, il va effectivement rendre des comptes comme tout pds.
Seuls les esprits faibles & tordus, propres à certains, osent encore, en guise de contribution, s'interroger sur notre appartenance à l'APR du Président Macky Sall! Nous l'avons écrit, réécrit maintes fois dans ce site. Nous n'avons pas la culture de nous cacher, de nous camoufler, de nous déguiser ou de falsifier les règles du jeu, de truquer, de mentir, de trahir, pour impressionner ou disposer de la volonté des autres. Mais être un Républicain convaincu n'exclut pas d'aimer, de respecter, de considérer, de reconnaître les valeurs des autres dignes Sénégalais. L'APR ne vale rien du tout sans le digne Peuple, sans les dignes Sénégalais, sans les partis de l'opposition significative de notre pays. Cela est valable aussi pour tous les partis de l'opposition. Nous, nous savons, reconnaissons, admettons, nous en sommes très fiers, que nous ne sommes pas les seuls dans ce pauvre pays.
peuls, tu es pleins de contradictions, oui, tu te camoufle, dans la mesure ou tu ne signe pas ton vrai nom, tu es le seul à te comprendre sur ce site.
non aux tribalisme
nous ne sommes pas au rouanda
vive le sénégal
#59 Auteur:
Posté
le : 2009-10-28 00:27:10
Aissta, nous avons le respect en vers vous, mais il ne faut pas se laisser aveugler par la jalousie politique. Nous savons que le Fuuta etait bien le fief du PS depuis des annees. Seulement le visage a completement change avec la naissance de l'APR. Actuellement, tout le fuuta garde l'espoir sur la candidature de Macky Sall. Mon village natal est non loin de Podor et je sais que le PS est entrain de perdre son fief en faveur de l'APR. On y peut rien, ce sont des realites politiques. Je te conseille de rejoindre APR car tu sais bien que Tanor n'est pas presidentiable. Arreter votre acharnement en vers Macky Sall et son parti. Il faut seulement travailler pour votre "leader". Apr a plein droit de vouloir partir seule pour 2012 comme le PS ou autre parti. Ce qu'il faut discuter c'est la coalition des partis d'opposition au second tour pour liquider le regime de Wade..
#60 Auteur:
Posté
le : 2009-10-28 00:44:56
le ps est plus credible que le parti de Macky Sall.
Soyons serieux.
Macky ne détient pas le Fouta. Il faut se détromper
ARRETEZ VOS CONNERIES
#61 Auteur: MADIABEL
Posté
le : 2009-10-28 00:51:46
La grosse connerie de Benno c'est d'avoir accueilli l'Apr en son sein. IL fallait se douter que la formation de Maky Sall ne pouvait apporter rien de bon a la coalition, sinon la diversion et la destabilisation. Maky Sall et sa formation c'est le cheval de Troie de Wade dans Benno. Foutez-les dehors, si vous voulez la serenite dans votre Benno !
#62 Auteur: SACADIOR
Posté
le : 2009-10-28 01:00:43
QUI DISAIT QUE MAKY SALL EST UN DESCENDANT DE DEMBA WAR SALL ? ! VOILA QUI EN DIT LONG SUR SON COMPORTEMENT ACTUEL AU SEIN DE BENNO SIGGIL SENEGAAL. CA N'AURAIT PAS SURPRIS LAT-DIOR NGONE LATYR DIOP. C'EST LE CONTRAIRE QUI EUT ETE ETONNANT. UNE FOIS ENCORE SE VERIFIE L'ADAGE QUI DIT QUE TEL PERE TEL FILS.
#63 Auteur: Diololi
Posté
le : 2009-10-28 02:05:03
Entretien avec Colonel Malick Cissé, conseiller du Président : « Je n’ai jamais vu Alex Segura... Cet élément du Canada (Souleymane Jules Diop) a menti royalement »
mardi 27 octobre 2009
Sur les soupçons qui portent sur sa personne après que la presse a parlé d’un colonel convoyeur du fameux cadeau présidentiel à Alex Segura, Malick Cissé est formel : il n’a jamais vu le représentant du Fmi, sinon en photos ou à la télévision. Et qui plus est, le colonel Cissé affirme qu’au moment des faits, il était en voyage. Dans tous les cas, pour lui, il n’y a pas d’affaire Segura ni de corruption. Il assimile ce « truc » à un simple pourboire.
Vous vous définissez comme un politicien rassembleur. A ce titre, vous avez un acteur dans les retrouvailles entre Wade et Idy. Peut-on dire aujourd’hui que vous avez accompli votre mission ?
Vous me parlez d’une histoire de 2007.
Mais qui est remis au goût du jour…
Oui, parce que nous sommes au stade de recomposition. Le Prési-dent Wade est un buteur. Dans une équipe de football, on est avant-centre en vue d’être un bon buteur. Voilà Abdoulaye Wade ! Il sait choisir les opportunités pour marquer son but. Nous sommes à 28 mois des élections. A 28 minutes de la fin d’un match capital, le Président Wade s’entoure de tous ses bons éléments. Vous parlez de Idrissa Seck, mais parlez de Macky Sall, des autres ! Idrissa est un maillon de la chaîne, un pilier de l’équipe de Wade. Donc, au moment de former une bonne équipe, Wade veut marquer le maximum de buts en premier mi-temps. Je parle en symbolisme ; dans ce cas, il faudrait rassembler tous ses éléments.
Vous êtes convaincu qu’avec le retour de Idrissa Seck, Wade va remporter les élections au premier tour ?
Il va marquer le maximum de buts en première mi-temps et remporter les élections au premier tour.
Selon certaines informations, Idrissa Seck va occuper prochainement la vice-Présidence, tout en continuant à maintenir son parti pour ne pas susciter des remous au sein du Pds. Qu’en est-il exactement ?
Vous voulez que je vous dise ce que deux personnes, qui s’enferment dans leur bureau, se sont dites ? Même si je suis informé de ce qu’ils se sont dits dans leur bureau, vous voulez que je l’étale, avant eux, sur la place publique ? Mais un colonel militaire sait garder des secrets.
Mais, vous êtes à la retraite maintenant et vous n’êtes plus tenu par ce droit de réserve…
Un colonel n’est jamais en retraite. Je meurs avec mon grade. Les se-crets doivent être gardés jusque dans les tombes.
Même si c’est dans l’intérêt du peuple ?
L’intérêt du peuple, c’est ce que je vous ai dit : le Président Wade est en train de rassembler son équipe opérationnelle pour marquer le maximum de buts en première mi-temps. Je n’exclus personne.
Y compris Macky Sall ?
Y compris Macky Sall. Macky ne va jamais se présenter contre Wade.
Qu’est-ce qui vous le fait dire ?
Je connais la personne de Macky Sall. C’est un pur produit, un élève de Wade. Il ne regardera pas Wade, les yeux dans les yeux, pour lui dire : « Je vais vous affronter ». Macky Sall est un homme du futur politique. Ce n’est pas le présent qui doit l’intéresser. Son avenir politique est devant lui. Ce n’est pas le moment pour lui. Je conseillerais à Macky de continuer à travailler avec son mentor (Wade) ; son avenir est devant lui. Quand il ne restera que les compétitions de jeunes, là il pourra se positionner. Mais, affronter un dinosaure comme Wade, c’est se perdre durablement. Personne ne peut affronter Wade présentement sur l’échiquier politique national. Wade est un dinosaure de la trempe de Nkrumah, de Sékou Touré. Et Dieu a fait qu’il est le seul à rester encore en vie. Alors, essayer de l’affronter pour lui dire : « Partez, je vous remplace », c’est à la limite de l’indiscipline.
On est en politique, chacun a le droit d’avoir des ambitions présidentielles…
Qu’est-ce que c’est que la politique ? Quelle forme de politique ? La politique est multidimensionnelle. Vous avez la politique économique, la politique sociale, la politique militaire. Vous avez la politique de suffrages, de positionnement que j’appelle le « Djouti » : « ôte-toi que je m’y mette ! » Je considère cela comme de l’amateurisme. On est en démocratie. Ce qui veut dire quoi ? Un pour tous, la loi du nombre. Les gens ne réfléchissent pas sur le mot. En démocratie, on veut que tout le monde cède son pouvoir à une seule personne. Cela n’a rien à voir avec cette compétition électorale. Pourquoi je dis qu’il faut laisser Wade continuer à faire son travail ? Lorsque Wade est arrivé au pouvoir, il a dit : « Je vais essayer de faire les maximum en 7 ans. » Il entame des projets ; il voit que le terrain sur lequel il compte faire son travail n’a pas de fondement ; presque tous piliers sont sans fondement. Il faut reprendre toute l’architecture du pays. Ce n’est pas en 9 ans, ni en 10 ans qu’il peut faire cela. Il demande qu’on lui donne 14 ans pour faire ce travail. Si vous vous rendez-compte, c’est en cours d’action qu’on a modifié les mandats. Mais au départ, Wade savait qu’avec deux mandats de 7 ans, il pouvait reprendre la maison Sénégal. Mais, avec des perturbations, des gens qui déconseillent, Wade a dit : « Peut-être dix ans suffiraient. » Je trouve que c’est peu. Qu’on le laisse terminer son travail. Peut-être, il se dit : « Trois mandats de 7 ans, cela fait 21 ans ; ça fait trop. » Non ! J’avais dit, il y a deux ans, que Wade serait là jusqu’en 2019, et je maintiens ma position.
Pour revenir à Macky Sall, est-ce que vous avez entrepris des actions pour le ramener au Pds ?
Il y a des moments, quand il était confronté à des difficultés d’accusation de blanchiment d’argent et autres, je l’ai rencontré et il m’a très bien reçu et promptement chez lui. On a eu à discuter de l’avenir du Sénégal. J’ai trouvé un homme serein, qui en veut. On s’est parlé entre jeune frère et grand frère et je lui ai donné des conseils. Dieu a fait que tout s’est bien déroulé. Il a repris ses dossiers, et il est parti en voyage (aux Etats-Unis pour assister à la prestation de serment de Barack Obama : ndlr). Le problème a été mis de côté (sic !).
Qu’est-ce que vous vous êtes dits ?
Je lui ai dit : « M. le Premier ministre, votre avenir politique est devant vous. Rejoignez votre mentor et travaillez avec lui ! » Apparemment vos conseils n’ont pas servi à grand-chose, puisque Macky Sall a exprimé son intention de se présenter en 2012. Je ne l’ai pas entendu déclarer sa candidature. Il y a des hommes autour de lui qui veulent qu’il soit candidat. Dans la mesure où Wade a annoncé son avant-projet de candidature, tous ceux qui se réclament de lui devaient déposer les armes, comme on dit dans l’Armée, en attendant que leur chef leur donne une autre directive.
On va parler de l’affaire Segura. Dans la presse, on a parlé d’un « galonné » qui a été le porteur de valise. Beaucoup de gens ont alors pensé à vous. Est-ce que le colonel Malick Cissé est ce porteur de valise ?
J’ai entendu parler de l’affaire Segura et de corruption. Je me suis dit : « On est dans quel monde ? » Je ne comprends plus le français ou quoi ? La corruption, c’est donner du bien à quelqu’un en vue d’obtenir quelque chose de lui. Mais comment vous pouvez corrompre quelqu’un qui a fini, que tu ne reverras presque plus jamais, qui rentre chez lui, qui a terminé sa mission ? C’est insensé ! Cependant, je reconnais que comme dans tous les pays, il y a ce qu’on appelle chez nous la Téranga (hospitalité). Même votre bonne, vous lui donnez quelque chose le jour qu’elle doit quitter. Quand vous rentrez dans un restaurant, vous donnez au serveur son pourboire. Je ne peux pas l’appeler corruption. Moi, je n’ai vu ce monsieur (Alex Sgura) qu’en photos ou à la télévision. Lui ne m’a jamais vu. Certainement, il a dû entendre mon nom ou me voir à la télévision. J’ai entendu un élément qui est au Canada (Souleymane Jules Diop) en parler comme s’il était présent. Il a menti royalement en disant que le colonel Cissé est allé voir le Président Wade, qui lui a donné une valise qu’il a apportée à l’aéroport avec des flèches (escorte). J’ai répondu sur les ondes de La voix de l’Amérique pour apporter un démenti, parce que j’étais absent du Sénégal, à ce moment.
Où vous étiez ?
J’étais à Bruxelles, puis à Oslo. J’ai suivi le truc (l’affaire Segura) par le net. Vraiment, vous de la presse, avant de donner une information, il faut bien la vérifier.
Pourquoi vous n’avez pas porté plainte pour diffamation ?
Je pouvais le faire, mais je ne voulais pas accorder une importance à cette information, dans la mesure où les gens qui lisent cela se diront qu’il a menti, parce qu’ils ont vu le colonel partir en voyage ; ils savent que j’étais absent du territoire. Quand je bouge, tout le monde le sait. Comme tout ce qui se passe, on dit le colonel Cissé…
Pourquoi on vous colle cette étiquette de manœuvrier, alors que vous n’êtes pas le seul conseiller spécial du Président ?
Dieu a fait que je reste et demeure, dans le sillage de mes fonctions, le plus populaire. Dans l’Armée, j’étais le militaire le plus populaire. Tout le monde me connaissait, depuis trois régimes. Depuis Senghor, Abdou Diouf, je suis là . Malheureusement, Senghor est dans la tombe, mais quand je rencontre Abdou Diouf, on se sert la main ; on rigole. Je ne baisse jamais la tête devant l’autorité ; je dis toujours la vérité. Je ne demande rien à ces autorités. Je suis comme je suis. Je rigole avec tout le monde.
On a noté, à la suite de cette affaire, une confusion au sommet de l’Etat. Après la sortie du ministre de la Communication, Moustapha Guirassy, le Fmi a sorti un communiqué pour le démentir…
(Il coupe net). Attendez (il insiste) ! Il n’a pas été démenti par le Fmi, mais par un élément soi-disant du Fmi. Quiconque peut parler au nom du Fmi.
Donc, vous n’accordez pas de crédit à ce communiqué ?
Non ! Quand j’ai entendu cela, j’ai rigolé. D’abord, la formulation du texte, ses non-dits me font douter. Quand j’ai entendu dans un premier temps parler de 500 millions, je me suis dit que ça doit être une grosse valise ; ça doit peser des kilos. Deux jours après -j’étais toujours à l’étranger- on nous dit que c’est 100 000 euros. Je me suis dit qu’il y a problème. Ensuite, on ne porte pas une valise ; on porte une enveloppe, surtout quand c’est en euros ou en monnaie étrangère. Ce sont des sommes de rien du tout. Il y a des non-sens. Un jour, un de vos collègues journaliste m’a dit : « Vous savez colonel, le journalisme est une mise en scène. Il fait une mise en scène, les gens tombent dans le panneau et vous achetez les journaux demain. » Cela n’engage que lui… C’est comme ça qu’on vous voit. En tout cas, si cette affaire était exacte, le Fmi allait répondre en un jour. Il ne prendrait pas autant de temps pour enquêter sur une petite information de journalistes.
Vous minimisez cette affaire ?
Ce n’est même pas une affaire (il insiste). Il y a des gens qui portent la poisse déjà . Ce monsieur (Alex Segura), depuis qu’il est là , on parle de lui. Est-ce que ce n’était pas un montage pour se faire aduler ? Je ne sais pas ! J’essaie de comprendre.
Nous allons aborder le dialogue politique. En tant qu’homme politique, quelle est votre opinion ?
Le dialogue est un pilier, en élément fondamental d’une démocratie. Au Sénégal, il me semble que près de 26 fois, selon les historiens, Wade a demandé à dialoguer avec l’opposition. Quelquefois, les gens ont répondu, mais la stratégie de « ôte-toi que je m’y mette » n’est quand même pas acceptable. Une certaine frange de l’opposition veut le partage du pouvoir sous prétexte qu’elle y est arrivée ensemble avec le Président. Il (Wade) leur dit : « C’est moi qui suis élu, laissez-moi conduire le pays et venez avec moi, m’aider. » Pendant des années, cela a été source de blocage du dialogue. Alors, ils (les leaders de l’opposition) sont allés chercher une autre solution pour ôter l’élu de son fauteuil. C’est pourquoi, ils sont allés en aparté faire ce qu’ils appellent Assises nationales. Ça, c’est un dialogue au sein de l’opposition. Quand ils ont fini de faire leur dialogue, ils viennent demander à dialoguer. Wade leur dit : « D’accord, mais je trace les contours du dialogue, les points et l’ordre du jour. » Ils se sont heurtés à cet ordre du jour pendant longtemps ; maintenant, ils ont accepté. Ils n’avaient plus le choix : soit ils viennent dialoguer, soit ils restent là -bas. L’opposition conteste plutôt le schéma proposé. Dans sa lettre, Me Wade propose une séance publique où il y aura des chefs religieux… Entre des hommes de bonne foi, pourquoi refuser un dialogue public ? Pourquoi voulez-vous vous enfermer dans un bureau un à un, ou par groupe ? Après discussion, vous sortez, on vous tend le micro, vous dites le contraire. On est combien de partis ? Plus de 150 partis. Et si tout le monde venait, on ne pourrait pas s’enfermer dans un bureau. Dans un dialogue, il faut que tout le monde soit là , car si Wade prend une décision par rapport à l’opposition, un élément centriste ou de contribution peut lui dire : « Ah non, monsieur le Président de la République, je ne suis pas d’accord sur cette décision, parce que nous avons aussi nos intérêts à défendre pour la bonne marche du pays ! » C’est en séance qu’on peut le dire et non attendre après pour écrire des lettres ou demander des audiences et signifier sa désapprobation.
Depuis quelques temps, on n’entend pas le colonel Malick Cissé, en tant que chef de parti. Qu’est-ce qui explique ce mutisme ?
Vous ne suivez pas l’actualité. Je fais toujours des sorties au niveau national comme international. Souvent, c’est la dénomination colonel Malick Cissé qui emporte plus que le président du Psds (Parti de solidarité et le développement du Sénégal).
Qu’est-ce qui fait qu’on ne l’entend pas bien dans l’arène politique en tant que parti politique ? (il réfléchit).
J’ai toujours dit à vos collègues que je n’aime pas le mot parti. Qui parle de parti, parle de partisan. Je veux être un rassembleur et non un partisan. C’est pourquoi je ne parle pas souvent au nom du parti dans lequel j’évolue. Les grands penseurs ont dit que « le moi est haïssable » ; je n’aime pas le moi, j’aime plutôt le nous. C’est pourquoi vous m’entendez dans les médiations. C’est un défaut, mais surtout un manque d’information des journalistes qui me présentent comme le conseiller du président de la République, alors que je suis d’abord chef de parti.
Qu’avez-vous apporté au Pds en tant qu’allié ?
Je suis à l’origine des stratégies électorales. Bien avant 2007, j’ai travaillé durant la période électorale, dans un bureau, enfermé. Je fais des projections ; j’amène les résultats devant le Président, je lui dis : « M. le Président, voilà vos résultats ! »
Comment vous le faites ?
Maintenant, les élections sont scientifiques ; ce n’est pas du meeting, faire du bruit. Avant les élections de mars, je savais ce qui allait arriver. J’ai dit : « Voilà la tendance ! Voilà comment les populations voient les élus locaux du Pds ! Ils seront sanctionnés, parce qu’ils n’ont pas répondu à leurs attentes. » Et comme je ne pouvais regarder faire, je vais créer un parti ; ainsi, tous ces frustrés qui ne se retrouÂvent pas dans le Pds, je les accueille. On va aller aux élections locales, gagner des collectivités. Après je vais les retourner à Wade. J’ai réfléchi ; j’ai sondé le parti. J’ai travaillé là -dessus ; je n’avais pas de moyen parce que je ne voulais pas demander au Secrétaire général national du Pds pour plusieurs raisons. Des gens lui ont dit : « Oui, le colonel, il veut des machins ; ça, ce sont des élections où tout le monde doit se rassembler. » Ils avaient leur conviction ; j’avais la mienne. J’ai tracé ma cartographie et je suis parti. J’ai eu 300 conseillers, dans plusieurs Communautés rurales et communes avec zéro franc. En 2012, si mon candidat se présente, il aura plus que ce qu’il avait en 2007. Je lui donne à peu près 57, 58%. Si vraiment, tout est parfait, c’est 60%. Les gens diront qu’il a fraudé encore.
Quelle est votre méthode de calcul, parce que jusqu’à ce jour, la loi interdit les sondages ?
C’est une technique purement scientifique, une méthodologie de travail. J’ai tracé une ligne diagonale qui quitte le Nord vers Bakel, qui aboutit à Bignona. Avec les chiffres des inscrits, je me suis dit que la partie gauche est plus peuplée, électoralement parlant, que la partie droite, contrairement à ce que les gens pensent. L’effort portera toujours sur le côté gauche qui va de Saint-Louis, Louga, Thiès, etc., pour descendre à Ziguinchor, Bignona. Je travaille sur ça et je me fixe une tendance d’inscriptions autour de 7 millions ; c’est le chiffre maximum. Sur 12 millions, les 50% sont des jeunes n’ayant pas le temps. Je me fixe un quota pour éviter des erreurs. Si j’ai 7 millions, j’aurai 6 millions de votants. Au meilleur des cas, mon candidat aura 3 millions, plus que ce qu’il faut pour passer au premier tour. Je ne devais même pas la dévoiler, parce que les autres vont essayer de la copier. Mais ils se planteront. Je dispose de 14 000 hommes composés d’anciens militaires, policiers, gendarmes, douaniers qui sont à la retraite qui peuvent me couvrir les 14 000 villages du Sénégal. A chaque village, si je demande un chiffre minimum de 100 personnes ; j’aurai au moins 1million 400 de suffrages pour moi, si je devais être candidat à la Présidentielle. Tout ce que le Pds et les autres partis apporteront, j’aurai 3 millions et mon candidat passera au premier tour. Que pensez-vous de l’éventualité d’une suppression du second tour ? On n’a pas besoin d’une suppression d’un second tour. Mon candidat est un buteur qui marquera le maximum de buts en première mi-temps ; cela veut dire qu’il y aura deux mi-temps. Mais certains collaborateurs du Président, comme Yaya Sakho, ont réaffirmé cette volonté de supprimer le second tour
Qui est Yaya Sakho ?
Il est membre de la cellule de communication de la Présidence. Pourquoi essayer de supprimer le second tour ? Cela réduira certainement les dépenses, mais cela va nous faire perdre du temps. Je suis pour une élection à deux tours, pour gagner au premier et continuer à travailler le lendemain, comme d’habitude. Wade n’a pas d’opposition. Parmi tous ceux qui se disent candidats, personne ne lui arrive à la cheville. Il faut prévoir le budget nécessaire, si on gagne au premier tour, on va restituer l’argent qui reste.
Vous semblez être sûr de vous…
Absolument. J’ai créé le Bennoo falaat Wade en 2012.
On peut vous accuser de plagiat…
Je suis un stratège. Je suis en train de diluer le mot Bennoo Siggil Senegaal. Ils le savent, je le dis à chaque fois dans mes meetings que je vais diviser le Bennoo en mille Bennoo. Des Bennoo dolel Wade, Bennoo Dolel Farba Senghor, Bennoo dolel Karim, Bennoo dolel Souleymane Ndéné Ndiaye… Tous se retrouvent ici. J’ai eu la chance d’être populiste. Les chauffeurs de taxi, les charretiers, tous sont mes amis, parce que je suis de la rue. Avant qu’ils ne fassent quoi que ce soit, ils me demandent.
Cela n’a pas empêché la Coalition « Sopi » d’être battue durant les Locales.
Je savais qu’on allait perdre les élections locales. Ce que vous appelez la Génération du concret, j’étais contre ce machin-là . Comment voulez-vous me dire que la Génération du Concret va aux élections, alors que c’est une association apolitique à but non lucratif, selon la loi de 1901 ? Ce n’est pas possible ! Je savais que les élections locales allaient se passer ainsi. (…) Mon objectif, c’est de rassembler 1 million 400 voix. Je ne sais encore si ce sera pour le candidat Wade ou pour moi. Pourquoi pas ? Lamine Diack dit qu’il veut être candidat, j’ai dit « ah oui ! Il connaît bien Rebeuss. Il connaît bien le Foyer France Sénégal (actuelle équipe de Jaraaf) ». N’importe qui peut se déclarer candidat. On va élever la barre de la caution à 100 millions ; ainsi, tous ces énergumènes vont rester de côté.
Si en 2000, Abdou Diouf l’avait fait cela, est-ce que Wade serait aujourd’hui au pouvoir ?
C’est différent. Nous, nous sommes des stratèges. J’ai dit à Wade : « Ne vous souciez pas de l’argent ! Moi, colonel Cissé, responsable de Bennoo Falatt Wade, je paie ta caution de 100 millions. » Il m’est très facile d’avoir 100 mille militants et chacun me donnera 1 000 FCfa. Simplement 1 000 francs. Un parti qui ne peut pas avoir 10 mille membres, un candidat pour la Présidentielle qui ne peut pas rassembler 100 mille personnes, ce n’est pas la peine. Je ne farce pas. Les gens ont commencé à verser l’argent.
Etes-vous derrière ce projet de révision du montant de la caution qu’on ébruite ?
Wade n’a jamais dit qu’on allait porter la caution à 100 millions. Il n’a jamais dit qu’on allait supprimer le second tour. Wade en rigole à chaque fois.
Mais, ce sont des ballons de sonde que vous lancez.
Oui. J’ai dit au Président : « Vous avez un projet de candidature présidentielle. Avec l’impression de bulletins, tout ce tralala, vous aurez ici au Sénégal plus de 20 candidats avec tout ce que cela implique. Vous dites à quelqu’un que la caution est à 40 millions, il va dire d’accord. Ce n’est pas sérieux. Ils vont prendre quarante jeunes qui veulent émigrer ; ils leur demandent chacun 3 millions pour avoir passeport et visa. Ils vont verser une partie de la caution. Voilà , ils sont candidats à la Présidentielle. Les gens vont les poursuivre, ils vont faire comme Alioune « Petit » Mbaye, et aller aux Etats-Unis. » Nous sommes dans une grande République ; qu’on élève la barre à 1 milliard. Je suis sûr qu’il y aura des partis qui vont copier ma technique, mais ils vont copier mal. Ils vont dire : « Pourtant, il a raison, ce salopard-là ! » Aminata Mbengue Ndiaye va dire d’accord, « nous aussi, nous allons payer la caution pour Tanor Dieng ». Un autre va le dire pour Moustapha Niasse, de même pour Bathily, le pauvre. Mais qu’ils sachent que je n’ai pas tout dit.
LEQUOTIDIEN.SN
C'est dommage que ce Colonnel à la retraite porte le nom de famille CISSE. Il est l'un des personnages tapis dans l'ombre à la base de tous les sales actions des wade & bandes de voyous & respectifs malheureux. Il est connu comme proche de wade. Mais très rares sont ses sorties dans la presse. Il est au courant de tout. Certains croient que ce sont les Sénégalais qui sortent très souvent devant la presse les plus dangereux dans ce pays. Les vrais dangers pour le Sénégal, sont d'abord, sans doute, les wade & bandes de voyous, mais arrivent tout de suite ces gens de l'ombre dont le colonnel à la retraite. Il a tout fait, même des menaces, des chantages, confections de conneries pour imposer au Pr. Macky Sall de revenir dans l'enfer wadien. EN VAIN. Mais où étaient ces gens quand les wade charcutaient la Constitution pour éliminer le Président Macky Sall? Nous sauront qui sont les menteurs!
Je ne crois pas que le nom de famille soit important. Les gens sont ce qu'ils sont.
Tout à fait. Nous sommes d'accord. Nous nous sommes laissés emporter par le charabia de ce colonel à la retraite. Nous regretons sincérement d'avoir écrit ça. Que les dignes Sénégalais nous pardonnent.
Ce colonel Cisse est un vulgaire imposteur. IL ne peut et n'est rien du tout. S'il avait quelque chose dans les tripes, Wade n'aurait pas perdu les dernieres elections locales.
#64 Auteur:
Posté
le : 2009-10-28 03:24:32
PRESENT COMME FMI A RETOURNE NOTRE ARGENT. DONNES EN 61 MILLIONS A LA PETITE AICHA DIAKHATE POUR QU'ELLE AILLE SE SOIGNER. JE PENSE QU'ELLE LE MERITE PLUS QUE ALEX. ET C'EST SON AVENIR QUI EST EN JEU. MERCI A CEUX QUI PEUVENT FAIRE PASSER LE MESSAGE DE LE FAIRE PARVENIR AU PRESIDENT
#65 Auteur:
Posté
le : 2009-10-28 03:35:23
aminata tall!
1) si wade et venu aux affaires, c'est de par la faute à abdou diouf qui as laisser le pays entre les mains des gens qui n'ont pas d'éxpériences et qui faisaient du matey, c'est ça qui a fait venir wade et son pouvoir catastrophique indigne de notre pays, le sénégal ne fera pas revenir le ps aux affaires avec son équipe actuel, d'autre part le ping pong niasse ps ne nous intéressent pas et nous ne serons pas leurs otages, il nous faut le départ de wade et son pds à jamais en 2012, il n'ya pas que niasse te tanor dans notre pays.
2) macky sall, ne fait pas parti de l'opposition, c'est un pds bis, il va rendre des comptes comme tout les responsables pds, pour rappel, macky sall n'a pas quitter les pds de son propre chef, ni aussi par principe. c'est tout!
Je pense que il faut passer à l,essentiel que Wade ABALNOU Macky diaroul
wakhal car il vient des voleurs, il a supplié Wade devant tout le monde,
c,est un minable que Dieu me pardonne j,aime pas les faux types les
traitres comme Macky il faut l,ignorer il fait du bruit comme Idy il va
rentrer au bercail, le camps des bandits
#66 Auteur:
Posté
le : 2009-10-28 03:56:37
aminata tall!
1) si wade et venu aux affaires, c'est de par la faute à abdou diouf qui as laisser le pays entre les mains des gens qui n'ont pas d'éxpériences et qui faisaient du matey, c'est ça qui a fait venir wade et son pouvoir catastrophique indigne de notre pays, le sénégal ne fera pas revenir le ps aux affaires avec son équipe actuel, d'autre part le ping pong niasse ps ne nous intéressent pas et nous ne serons pas leurs otages, il nous faut le départ de wade et son pds à jamais en 2012, il n'ya pas que niasse te tanor dans notre pays.
2) macky sall, ne fait pas parti de l'opposition, c'est un pds bis, il va rendre des comptes comme tout les responsables pds, pour rappel, macky sall n'a pas quitter les pds de son propre chef, ni aussi par principe. c'est tout!
Je pense que il faut passer à l,essentiel que Wade ABALNOU Macky diaroul
wakhal car il vient des voleurs, il a supplié Wade devant tout le monde,
c,est un minable que Dieu me pardonne j,aime pas les faux types les
traitres comme Macky il faut l,ignorer il fait du bruit comme Idy il va
rentrer au bercail, le camps des bandits
Faites attention, je ne suis politicien, mais si les choses continuent comme ca, c'est fort possible que notre prochain president serait Macky Sall. Quand les types comme vous passent tout le temps a formuler des critiques vers son parti, ses militants sont entrain de faire un grand travail au niveau national et international. Totale Surprise....
#67 Auteur:
Posté
le : 2009-10-28 04:00:56
Aissta, nous avons le respect en vers vous, mais il ne faut pas se laisser aveugler par la jalousie politique. Nous savons que le Fuuta etait bien le fief du PS depuis des annees. Seulement le visage a completement change avec la naissance de l'APR. Actuellement, tout le fuuta garde l'espoir sur la candidature de Macky Sall. Mon village natal est non loin de Podor et je sais que le PS est entrain de perdre son fief en faveur de l'APR. On y peut rien, ce sont des realites politiques. Je te conseille de rejoindre APR car tu sais bien que Tanor n'est pas presidentiable. Arreter votre acharnement en vers Macky Sall et son parti. Il faut seulement travailler pour votre "leader". Apr a plein droit de vouloir partir seule pour 2012 comme le PS ou autre parti. Ce qu'il faut discuter c'est la coalition des partis d'opposition au second tour pour liquider le regime de Wade..
Je suis peulh pure sang mais je deteste Macky car il a sarakhou devant
tout le monde un digne et vrai peulh ne doit pas avoir ces
comportements, quand il etais au pouvoir il volait comme tout le monde
et maintenant on l,a foutu dehors il ose crier au voleur
#68 Auteur:
Posté
le : 2009-10-28 04:07:39
aminata tall!
1) si wade et venu aux affaires, c'est de par la faute à abdou diouf qui as laisser le pays entre les mains des gens qui n'ont pas d'éxpériences et qui faisaient du matey, c'est ça qui a fait venir wade et son pouvoir catastrophique indigne de notre pays, le sénégal ne fera pas revenir le ps aux affaires avec son équipe actuel, d'autre part le ping pong niasse ps ne nous intéressent pas et nous ne serons pas leurs otages, il nous faut le départ de wade et son pds à jamais en 2012, il n'ya pas que niasse te tanor dans notre pays.
2) macky sall, ne fait pas parti de l'opposition, c'est un pds bis, il va rendre des comptes comme tout les responsables pds, pour rappel, macky sall n'a pas quitter les pds de son propre chef, ni aussi par principe. c'est tout!
Je pense que il faut passer à l,essentiel que Wade ABALNOU Macky diaroul
wakhal car il vient des voleurs, il a supplié Wade devant tout le monde,
c,est un minable que Dieu me pardonne j,aime pas les faux types les
traitres comme Macky il faut l,ignorer il fait du bruit comme Idy il va
rentrer au bercail, le camps des bandits
Faites attention, je ne suis politicien, mais si les choses continuent comme ca, c'est fort possible que notre prochain president serait Macky Sall. Quand les types comme vous passent tout le temps a formuler des critiques vers son parti, ses militants sont entrain de faire un grand travail au niveau national et international. Totale Surprise....
Nous ne voulons pas des dechets de Wade danou sipe wade et Macky j,ai
vu son entourage quand il etait dans le gouvernement dafa mbeugue
guoure motakh gnoukay dak mou bagne, qu,il travaille ou non on s,en
moque
#69 Auteur:
Posté
le : 2009-10-28 04:11:59
Arrete tes conneries de pure sang. Cela ne fait que nous retarder. Obama est noir considere par certains retrogrades comme "non pure sang" et pourtant il est a tete de la puissance mondiale. Je suis peulh mais je deteste ta mentalite...
#70 Auteur:
Posté
le : 2009-10-28 05:09:32
Si pour 2012 Maky Sall apparaît comme la pomme de discorde ou encore ce Tanor qui a envoyé le PS dans l'opposition alors ils pourront faire valoir leurs droits à la retraite politique. Balladur aurait été le successeur naturel de Chirac s'il ne s'était présenté en 1995. Malheureusement Maky est entouré de gens têtus et dogmatiques comme Moustapha Diakhaté (qui ne s'entend même pas avec sa famille) ou Benoît Sambou qui ont déjà fait leurs preuves. Il faut une forte et puissante coalition nationale autour d'un homme d'expérience, honnête et rassembleur. Ainsi Wade sera battu dès le premier tour, on pourra les juger après audit, faire le point sur le Djoola et les assassinat en casamance, les détournements de fonds, les chantiers de thiès et de l'anoci etc...
" Tanor qui a envoye le PS dans l'Opposition " ! Mais ou etait ce mec quand en 2000 Wade battait Abdou Diouf avec l'aide et la complicite des Moustapha Niass, Abdoulaye Bathily et Amath Dansokho. Certainement qu'il s'agit un citoyen senegalais de la 25e heure ou un Senegalais ne a l'etranger qui n'a jamais encore mis les pieds au Senegal ou qui ne connait encore rien de l'histoire de son pays ou un niak qui veut s'immiscer dans un debat qui ne le concerne aucunement.
#71 Auteur: PEULS
Posté
le : 2009-10-28 06:56:46
aminata tall!
1) si wade et venu aux affaires, c'est de par la faute à abdou diouf qui as laisser le pays entre les mains des gens qui n'ont pas d'éxpériences et qui faisaient du matey, c'est ça qui a fait venir wade et son pouvoir catastrophique indigne de notre pays, le sénégal ne fera pas revenir le ps aux affaires avec son équipe actuel, d'autre part le ping pong niasse ps ne nous intéressent pas et nous ne serons pas leurs otages, il nous faut le départ de wade et son pds à jamais en 2012, il n'ya pas que niasse te tanor dans notre pays.
2) macky sall, ne fait pas parti de l'opposition, c'est un pds bis, il va rendre des comptes comme tout les responsables pds, pour rappel, macky sall n'a pas quitter les pds de son propre chef, ni aussi par principe. c'est tout!
Je pense que il faut passer à l,essentiel que Wade ABALNOU Macky diaroul
wakhal car il vient des voleurs, il a supplié Wade devant tout le monde,
c,est un minable que Dieu me pardonne j,aime pas les faux types les
traitres comme Macky il faut l,ignorer il fait du bruit comme Idy il va
rentrer au bercail, le camps des bandits
Faites attention, je ne suis politicien, mais si les choses continuent comme ca, c'est fort possible que notre prochain president serait Macky Sall. Quand les types comme vous passent tout le temps a formuler des critiques vers son parti, ses militants sont entrain de faire un grand travail au niveau national et international. Totale Surprise....
L'APR est un des rares partis de l'opposition significative qui est présent solidement partout dans le pays. Ces adhérents ne sont là que par pure conviction!!! Personne n'est membre de l'APR pour des sous, des strapotins ou des combines ou des complots ou pour hair ou mentir sur les autres dignes Sénégalais. C'est un des rares partis de l'opposition où le débat interne est très vivement recommandé, vif, profond, sincére et honnête. Il n'y a pas de gourous qui savent tout, peuvent tout à l'APR! Le respect, l'écoute, l'analyse, la politesse dans la dignité, le bon sens et le sens de l'honneur animent tous les membres de l'APR. Les critiques, les observations sincéres des dignes Sénégalais sont accueillies à bras ouverts. Certains, connus pour leur ignorance avilissante, leur méchanceté, leur jalousie, leur envie, leur haine, leur racismes ataviques sont priés d'aller voir ailleurs.
#72 Auteur: Macky Seck
Posté
le : 2009-10-28 07:39:52
Le mot est lâché cheval de Troie , vous avez vu comment Idy s'est joué de l'opposition ? tantôt il est avec eux tantôt il est avec le PDS , il ne charge jamais l'opposition mais ménage autant le PDS ..subtile mais le résultat est le même : Idy ne sera jamais de l'opposition véritable ,il a plus a gagner à récupérer le PDS
Macky était chargé de "noircir idy " ,il faut dire qu'il était déjà noir depuis la vente du nom de domaine Sonatel.xxx et les licences d'import des véhicules d'occasion ...avant de se barrer avec la caisse(hihihi...c'est pas drôle !)
Alors ,Macky en vrai opposant ? je crois qu'il a plus interet à s"aligner véritablement avec l'opposition en négociant ferme . Tanor /Niasse ..si vous ratez 2012 c'est finiiiiiii ,or vous deux ne pouvez être en même temps président .Soyez intelligents pour une fois et aidez les sénégalais à sortir de la m.rde pour entrer dans l'histoire
#73 Auteur: PEULS
Posté
le : 2009-10-28 08:27:46
Comprenez la politique politicienne de "l'être" le plus versatile du monde. La politique politicienne c'est des bavardages creux, slogans vides, mensonges, ruses, astuces, tromperies, trahisons, traitrises. Mais que voulez-vous, les habitudes, les cultures, les natures, les éducations ne s'effacent d'un coup de chiffon. En revanche, le Président Macky Sall fait de la Politique. Une politique de projets raisonnables, réalisables, de programmes pour le Sénégal et les dignes Sénégalais. Ce ne sera jamais donc l'APR du Pr. Macky Sall à trahir ses déclarations pupliques ou non, ses engagements pris très librement et avec une ferme conviction (sans arrière pensées, sans ruses, sans astuces). La paix, le respect, l'estime et la considération régnent entre le Pr. Macky Sall et tous les leaders de l'opposition significative de notre pays. Voilà pourquoi certains paniquent, mentent et falsifient.
#74 Auteur:
Posté
le : 2009-10-28 11:09:37
aminata tall!
1) si wade et venu aux affaires, c'est de par la faute à abdou diouf qui as laisser le pays entre les mains des gens qui n'ont pas d'éxpériences et qui faisaient du matey, c'est ça qui a fait venir wade et son pouvoir catastrophique indigne de notre pays, le sénégal ne fera pas revenir le ps aux affaires avec son équipe actuel, d'autre part le ping pong niasse ps ne nous intéressent pas et nous ne serons pas leurs otages, il nous faut le départ de wade et son pds à jamais en 2012, il n'ya pas que niasse te tanor dans notre pays.
2) macky sall, ne fait pas parti de l'opposition, c'est un pds bis, il va rendre des comptes comme tout les responsables pds, pour rappel, macky sall n'a pas quitter les pds de son propre chef, ni aussi par principe. c'est tout!
Je pense que il faut passer à l,essentiel que Wade ABALNOU Macky diaroul
wakhal car il vient des voleurs, il a supplié Wade devant tout le monde,
c,est un minable que Dieu me pardonne j,aime pas les faux types les
traitres comme Macky il faut l,ignorer il fait du bruit comme Idy il va
rentrer au bercail, le camps des bandits
Faites attention, je ne suis politicien, mais si les choses continuent comme ca, c'est fort possible que notre prochain president serait Macky Sall. Quand les types comme vous passent tout le temps a formuler des critiques vers son parti, ses militants sont entrain de faire un grand travail au niveau national et international. Totale Surprise....
L'APR est un des rares partis de l'opposition significative qui est présent solidement partout dans le pays. Ces adhérents ne sont là que par pure conviction!!! Personne n'est membre de l'APR pour des sous, des strapotins ou des combines ou des complots ou pour hair ou mentir sur les autres dignes Sénégalais. C'est un des rares partis de l'opposition où le débat interne est très vivement recommandé, vif, profond, sincére et honnête. Il n'y a pas de gourous qui savent tout, peuvent tout à l'APR! Le respect, l'écoute, l'analyse, la politesse dans la dignité, le bon sens et le sens de l'honneur animent tous les membres de l'APR. Les critiques, les observations sincéres des dignes Sénégalais sont accueillies à bras ouverts. Certains, connus pour leur ignorance avilissante, leur méchanceté, leur jalousie, leur envie, leur haine, leur racismes ataviques sont priés d'aller voir ailleurs.
pauvre peuls, on ta déja dis que tu es le premier adverssaire de macky sall, avec tes propos à deux balles, arrete de raconté des histoires, et écoute la réaction de aissata tall, ne rêve pas car c'est ça la réalité, ton macky sall ne représente que lui même.
#75 Auteur:
Posté
le : 2009-10-28 11:09:37
aminata tall!
1) si wade et venu aux affaires, c'est de par la faute à abdou diouf qui as laisser le pays entre les mains des gens qui n'ont pas d'éxpériences et qui faisaient du matey, c'est ça qui a fait venir wade et son pouvoir catastrophique indigne de notre pays, le sénégal ne fera pas revenir le ps aux affaires avec son équipe actuel, d'autre part le ping pong niasse ps ne nous intéressent pas et nous ne serons pas leurs otages, il nous faut le départ de wade et son pds à jamais en 2012, il n'ya pas que niasse te tanor dans notre pays.
2) macky sall, ne fait pas parti de l'opposition, c'est un pds bis, il va rendre des comptes comme tout les responsables pds, pour rappel, macky sall n'a pas quitter les pds de son propre chef, ni aussi par principe. c'est tout!
Je pense que il faut passer à l,essentiel que Wade ABALNOU Macky diaroul
wakhal car il vient des voleurs, il a supplié Wade devant tout le monde,
c,est un minable que Dieu me pardonne j,aime pas les faux types les
traitres comme Macky il faut l,ignorer il fait du bruit comme Idy il va
rentrer au bercail, le camps des bandits
Faites attention, je ne suis politicien, mais si les choses continuent comme ca, c'est fort possible que notre prochain president serait Macky Sall. Quand les types comme vous passent tout le temps a formuler des critiques vers son parti, ses militants sont entrain de faire un grand travail au niveau national et international. Totale Surprise....
L'APR est un des rares partis de l'opposition significative qui est présent solidement partout dans le pays. Ces adhérents ne sont là que par pure conviction!!! Personne n'est membre de l'APR pour des sous, des strapotins ou des combines ou des complots ou pour hair ou mentir sur les autres dignes Sénégalais. C'est un des rares partis de l'opposition où le débat interne est très vivement recommandé, vif, profond, sincére et honnête. Il n'y a pas de gourous qui savent tout, peuvent tout à l'APR! Le respect, l'écoute, l'analyse, la politesse dans la dignité, le bon sens et le sens de l'honneur animent tous les membres de l'APR. Les critiques, les observations sincéres des dignes Sénégalais sont accueillies à bras ouverts. Certains, connus pour leur ignorance avilissante, leur méchanceté, leur jalousie, leur envie, leur haine, leur racismes ataviques sont priés d'aller voir ailleurs.
pauvre peuls, on ta déja dis que tu es le premier adverssaire de macky sall, avec tes propos à deux balles, arrete de raconté des histoires, et écoute la réaction de aissata tall, ne rêve pas car c'est ça la réalité, ton macky sall ne représente que lui même.
#76 Auteur: Le Paysan
Posté
le : 2009-10-28 14:36:26
Entretien avec Colonel Malick Cissé, conseiller du Président : « Je n’ai jamais vu Alex Segura... Cet élément du Canada (Souleymane Jules Diop) a menti royalement »
mardi 27 octobre 2009
Sur les soupçons qui portent sur sa personne après que la presse a parlé d’un colonel convoyeur du fameux cadeau présidentiel à Alex Segura, Malick Cissé est formel : il n’a jamais vu le représentant du Fmi, sinon en photos ou à la télévision. Et qui plus est, le colonel Cissé affirme qu’au moment des faits, il était en voyage. Dans tous les cas, pour lui, il n’y a pas d’affaire Segura ni de corruption. Il assimile ce « truc » à un simple pourboire.
Vous vous définissez comme un politicien rassembleur. A ce titre, vous avez un acteur dans les retrouvailles entre Wade et Idy. Peut-on dire aujourd’hui que vous avez accompli votre mission ?
Vous me parlez d’une histoire de 2007.
Mais qui est remis au goût du jour…
Oui, parce que nous sommes au stade de recomposition. Le Prési-dent Wade est un buteur. Dans une équipe de football, on est avant-centre en vue d’être un bon buteur. Voilà Abdoulaye Wade ! Il sait choisir les opportunités pour marquer son but. Nous sommes à 28 mois des élections. A 28 minutes de la fin d’un match capital, le Président Wade s’entoure de tous ses bons éléments. Vous parlez de Idrissa Seck, mais parlez de Macky Sall, des autres ! Idrissa est un maillon de la chaîne, un pilier de l’équipe de Wade. Donc, au moment de former une bonne équipe, Wade veut marquer le maximum de buts en premier mi-temps. Je parle en symbolisme ; dans ce cas, il faudrait rassembler tous ses éléments.
Vous êtes convaincu qu’avec le retour de Idrissa Seck, Wade va remporter les élections au premier tour ?
Il va marquer le maximum de buts en première mi-temps et remporter les élections au premier tour.
Selon certaines informations, Idrissa Seck va occuper prochainement la vice-Présidence, tout en continuant à maintenir son parti pour ne pas susciter des remous au sein du Pds. Qu’en est-il exactement ?
Vous voulez que je vous dise ce que deux personnes, qui s’enferment dans leur bureau, se sont dites ? Même si je suis informé de ce qu’ils se sont dits dans leur bureau, vous voulez que je l’étale, avant eux, sur la place publique ? Mais un colonel militaire sait garder des secrets.
Mais, vous êtes à la retraite maintenant et vous n’êtes plus tenu par ce droit de réserve…
Un colonel n’est jamais en retraite. Je meurs avec mon grade. Les se-crets doivent être gardés jusque dans les tombes.
Même si c’est dans l’intérêt du peuple ?
L’intérêt du peuple, c’est ce que je vous ai dit : le Président Wade est en train de rassembler son équipe opérationnelle pour marquer le maximum de buts en première mi-temps. Je n’exclus personne.
Y compris Macky Sall ?
Y compris Macky Sall. Macky ne va jamais se présenter contre Wade.
Qu’est-ce qui vous le fait dire ?
Je connais la personne de Macky Sall. C’est un pur produit, un élève de Wade. Il ne regardera pas Wade, les yeux dans les yeux, pour lui dire : « Je vais vous affronter ». Macky Sall est un homme du futur politique. Ce n’est pas le présent qui doit l’intéresser. Son avenir politique est devant lui. Ce n’est pas le moment pour lui. Je conseillerais à Macky de continuer à travailler avec son mentor (Wade) ; son avenir est devant lui. Quand il ne restera que les compétitions de jeunes, là il pourra se positionner. Mais, affronter un dinosaure comme Wade, c’est se perdre durablement. Personne ne peut affronter Wade présentement sur l’échiquier politique national. Wade est un dinosaure de la trempe de Nkrumah, de Sékou Touré. Et Dieu a fait qu’il est le seul à rester encore en vie. Alors, essayer de l’affronter pour lui dire : « Partez, je vous remplace », c’est à la limite de l’indiscipline.
On est en politique, chacun a le droit d’avoir des ambitions présidentielles…
Qu’est-ce que c’est que la politique ? Quelle forme de politique ? La politique est multidimensionnelle. Vous avez la politique économique, la politique sociale, la politique militaire. Vous avez la politique de suffrages, de positionnement que j’appelle le « Djouti » : « ôte-toi que je m’y mette ! » Je considère cela comme de l’amateurisme. On est en démocratie. Ce qui veut dire quoi ? Un pour tous, la loi du nombre. Les gens ne réfléchissent pas sur le mot. En démocratie, on veut que tout le monde cède son pouvoir à une seule personne. Cela n’a rien à voir avec cette compétition électorale. Pourquoi je dis qu’il faut laisser Wade continuer à faire son travail ? Lorsque Wade est arrivé au pouvoir, il a dit : « Je vais essayer de faire les maximum en 7 ans. » Il entame des projets ; il voit que le terrain sur lequel il compte faire son travail n’a pas de fondement ; presque tous piliers sont sans fondement. Il faut reprendre toute l’architecture du pays. Ce n’est pas en 9 ans, ni en 10 ans qu’il peut faire cela. Il demande qu’on lui donne 14 ans pour faire ce travail. Si vous vous rendez-compte, c’est en cours d’action qu’on a modifié les mandats. Mais au départ, Wade savait qu’avec deux mandats de 7 ans, il pouvait reprendre la maison Sénégal. Mais, avec des perturbations, des gens qui déconseillent, Wade a dit : « Peut-être dix ans suffiraient. » Je trouve que c’est peu. Qu’on le laisse terminer son travail. Peut-être, il se dit : « Trois mandats de 7 ans, cela fait 21 ans ; ça fait trop. » Non ! J’avais dit, il y a deux ans, que Wade serait là jusqu’en 2019, et je maintiens ma position.
Pour revenir à Macky Sall, est-ce que vous avez entrepris des actions pour le ramener au Pds ?
Il y a des moments, quand il était confronté à des difficultés d’accusation de blanchiment d’argent et autres, je l’ai rencontré et il m’a très bien reçu et promptement chez lui. On a eu à discuter de l’avenir du Sénégal. J’ai trouvé un homme serein, qui en veut. On s’est parlé entre jeune frère et grand frère et je lui ai donné des conseils. Dieu a fait que tout s’est bien déroulé. Il a repris ses dossiers, et il est parti en voyage (aux Etats-Unis pour assister à la prestation de serment de Barack Obama : ndlr). Le problème a été mis de côté (sic !).
Qu’est-ce que vous vous êtes dits ?
Je lui ai dit : « M. le Premier ministre, votre avenir politique est devant vous. Rejoignez votre mentor et travaillez avec lui ! » Apparemment vos conseils n’ont pas servi à grand-chose, puisque Macky Sall a exprimé son intention de se présenter en 2012. Je ne l’ai pas entendu déclarer sa candidature. Il y a des hommes autour de lui qui veulent qu’il soit candidat. Dans la mesure où Wade a annoncé son avant-projet de candidature, tous ceux qui se réclament de lui devaient déposer les armes, comme on dit dans l’Armée, en attendant que leur chef leur donne une autre directive.
On va parler de l’affaire Segura. Dans la presse, on a parlé d’un « galonné » qui a été le porteur de valise. Beaucoup de gens ont alors pensé à vous. Est-ce que le colonel Malick Cissé est ce porteur de valise ?
J’ai entendu parler de l’affaire Segura et de corruption. Je me suis dit : « On est dans quel monde ? » Je ne comprends plus le français ou quoi ? La corruption, c’est donner du bien à quelqu’un en vue d’obtenir quelque chose de lui. Mais comment vous pouvez corrompre quelqu’un qui a fini, que tu ne reverras presque plus jamais, qui rentre chez lui, qui a terminé sa mission ? C’est insensé ! Cependant, je reconnais que comme dans tous les pays, il y a ce qu’on appelle chez nous la Téranga (hospitalité). Même votre bonne, vous lui donnez quelque chose le jour qu’elle doit quitter. Quand vous rentrez dans un restaurant, vous donnez au serveur son pourboire. Je ne peux pas l’appeler corruption. Moi, je n’ai vu ce monsieur (Alex Sgura) qu’en photos ou à la télévision. Lui ne m’a jamais vu. Certainement, il a dû entendre mon nom ou me voir à la télévision. J’ai entendu un élément qui est au Canada (Souleymane Jules Diop) en parler comme s’il était présent. Il a menti royalement en disant que le colonel Cissé est allé voir le Président Wade, qui lui a donné une valise qu’il a apportée à l’aéroport avec des flèches (escorte). J’ai répondu sur les ondes de La voix de l’Amérique pour apporter un démenti, parce que j’étais absent du Sénégal, à ce moment.
Où vous étiez ?
J’étais à Bruxelles, puis à Oslo. J’ai suivi le truc (l’affaire Segura) par le net. Vraiment, vous de la presse, avant de donner une information, il faut bien la vérifier.
Pourquoi vous n’avez pas porté plainte pour diffamation ?
Je pouvais le faire, mais je ne voulais pas accorder une importance à cette information, dans la mesure où les gens qui lisent cela se diront qu’il a menti, parce qu’ils ont vu le colonel partir en voyage ; ils savent que j’étais absent du territoire. Quand je bouge, tout le monde le sait. Comme tout ce qui se passe, on dit le colonel Cissé…
Pourquoi on vous colle cette étiquette de manœuvrier, alors que vous n’êtes pas le seul conseiller spécial du Président ?
Dieu a fait que je reste et demeure, dans le sillage de mes fonctions, le plus populaire. Dans l’Armée, j’étais le militaire le plus populaire. Tout le monde me connaissait, depuis trois régimes. Depuis Senghor, Abdou Diouf, je suis là . Malheureusement, Senghor est dans la tombe, mais quand je rencontre Abdou Diouf, on se sert la main ; on rigole. Je ne baisse jamais la tête devant l’autorité ; je dis toujours la vérité. Je ne demande rien à ces autorités. Je suis comme je suis. Je rigole avec tout le monde.
On a noté, à la suite de cette affaire, une confusion au sommet de l’Etat. Après la sortie du ministre de la Communication, Moustapha Guirassy, le Fmi a sorti un communiqué pour le démentir…
(Il coupe net). Attendez (il insiste) ! Il n’a pas été démenti par le Fmi, mais par un élément soi-disant du Fmi. Quiconque peut parler au nom du Fmi.
Donc, vous n’accordez pas de crédit à ce communiqué ?
Non ! Quand j’ai entendu cela, j’ai rigolé. D’abord, la formulation du texte, ses non-dits me font douter. Quand j’ai entendu dans un premier temps parler de 500 millions, je me suis dit que ça doit être une grosse valise ; ça doit peser des kilos. Deux jours après -j’étais toujours à l’étranger- on nous dit que c’est 100 000 euros. Je me suis dit qu’il y a problème. Ensuite, on ne porte pas une valise ; on porte une enveloppe, surtout quand c’est en euros ou en monnaie étrangère. Ce sont des sommes de rien du tout. Il y a des non-sens. Un jour, un de vos collègues journaliste m’a dit : « Vous savez colonel, le journalisme est une mise en scène. Il fait une mise en scène, les gens tombent dans le panneau et vous achetez les journaux demain. » Cela n’engage que lui… C’est comme ça qu’on vous voit. En tout cas, si cette affaire était exacte, le Fmi allait répondre en un jour. Il ne prendrait pas autant de temps pour enquêter sur une petite information de journalistes.
Vous minimisez cette affaire ?
Ce n’est même pas une affaire (il insiste). Il y a des gens qui portent la poisse déjà . Ce monsieur (Alex Segura), depuis qu’il est là , on parle de lui. Est-ce que ce n’était pas un montage pour se faire aduler ? Je ne sais pas ! J’essaie de comprendre.
Nous allons aborder le dialogue politique. En tant qu’homme politique, quelle est votre opinion ?
Le dialogue est un pilier, en élément fondamental d’une démocratie. Au Sénégal, il me semble que près de 26 fois, selon les historiens, Wade a demandé à dialoguer avec l’opposition. Quelquefois, les gens ont répondu, mais la stratégie de « ôte-toi que je m’y mette » n’est quand même pas acceptable. Une certaine frange de l’opposition veut le partage du pouvoir sous prétexte qu’elle y est arrivée ensemble avec le Président. Il (Wade) leur dit : « C’est moi qui suis élu, laissez-moi conduire le pays et venez avec moi, m’aider. » Pendant des années, cela a été source de blocage du dialogue. Alors, ils (les leaders de l’opposition) sont allés chercher une autre solution pour ôter l’élu de son fauteuil. C’est pourquoi, ils sont allés en aparté faire ce qu’ils appellent Assises nationales. Ça, c’est un dialogue au sein de l’opposition. Quand ils ont fini de faire leur dialogue, ils viennent demander à dialoguer. Wade leur dit : « D’accord, mais je trace les contours du dialogue, les points et l’ordre du jour. » Ils se sont heurtés à cet ordre du jour pendant longtemps ; maintenant, ils ont accepté. Ils n’avaient plus le choix : soit ils viennent dialoguer, soit ils restent là -bas. L’opposition conteste plutôt le schéma proposé. Dans sa lettre, Me Wade propose une séance publique où il y aura des chefs religieux… Entre des hommes de bonne foi, pourquoi refuser un dialogue public ? Pourquoi voulez-vous vous enfermer dans un bureau un à un, ou par groupe ? Après discussion, vous sortez, on vous tend le micro, vous dites le contraire. On est combien de partis ? Plus de 150 partis. Et si tout le monde venait, on ne pourrait pas s’enfermer dans un bureau. Dans un dialogue, il faut que tout le monde soit là , car si Wade prend une décision par rapport à l’opposition, un élément centriste ou de contribution peut lui dire : « Ah non, monsieur le Président de la République, je ne suis pas d’accord sur cette décision, parce que nous avons aussi nos intérêts à défendre pour la bonne marche du pays ! » C’est en séance qu’on peut le dire et non attendre après pour écrire des lettres ou demander des audiences et signifier sa désapprobation.
Depuis quelques temps, on n’entend pas le colonel Malick Cissé, en tant que chef de parti. Qu’est-ce qui explique ce mutisme ?
Vous ne suivez pas l’actualité. Je fais toujours des sorties au niveau national comme international. Souvent, c’est la dénomination colonel Malick Cissé qui emporte plus que le président du Psds (Parti de solidarité et le développement du Sénégal).
Qu’est-ce qui fait qu’on ne l’entend pas bien dans l’arène politique en tant que parti politique ? (il réfléchit).
J’ai toujours dit à vos collègues que je n’aime pas le mot parti. Qui parle de parti, parle de partisan. Je veux être un rassembleur et non un partisan. C’est pourquoi je ne parle pas souvent au nom du parti dans lequel j’évolue. Les grands penseurs ont dit que « le moi est haïssable » ; je n’aime pas le moi, j’aime plutôt le nous. C’est pourquoi vous m’entendez dans les médiations. C’est un défaut, mais surtout un manque d’information des journalistes qui me présentent comme le conseiller du président de la République, alors que je suis d’abord chef de parti.
Qu’avez-vous apporté au Pds en tant qu’allié ?
Je suis à l’origine des stratégies électorales. Bien avant 2007, j’ai travaillé durant la période électorale, dans un bureau, enfermé. Je fais des projections ; j’amène les résultats devant le Président, je lui dis : « M. le Président, voilà vos résultats ! »
Comment vous le faites ?
Maintenant, les élections sont scientifiques ; ce n’est pas du meeting, faire du bruit. Avant les élections de mars, je savais ce qui allait arriver. J’ai dit : « Voilà la tendance ! Voilà comment les populations voient les élus locaux du Pds ! Ils seront sanctionnés, parce qu’ils n’ont pas répondu à leurs attentes. » Et comme je ne pouvais regarder faire, je vais créer un parti ; ainsi, tous ces frustrés qui ne se retrouÂvent pas dans le Pds, je les accueille. On va aller aux élections locales, gagner des collectivités. Après je vais les retourner à Wade. J’ai réfléchi ; j’ai sondé le parti. J’ai travaillé là -dessus ; je n’avais pas de moyen parce que je ne voulais pas demander au Secrétaire général national du Pds pour plusieurs raisons. Des gens lui ont dit : « Oui, le colonel, il veut des machins ; ça, ce sont des élections où tout le monde doit se rassembler. » Ils avaient leur conviction ; j’avais la mienne. J’ai tracé ma cartographie et je suis parti. J’ai eu 300 conseillers, dans plusieurs Communautés rurales et communes avec zéro franc. En 2012, si mon candidat se présente, il aura plus que ce qu’il avait en 2007. Je lui donne à peu près 57, 58%. Si vraiment, tout est parfait, c’est 60%. Les gens diront qu’il a fraudé encore.
Quelle est votre méthode de calcul, parce que jusqu’à ce jour, la loi interdit les sondages ?
C’est une technique purement scientifique, une méthodologie de travail. J’ai tracé une ligne diagonale qui quitte le Nord vers Bakel, qui aboutit à Bignona. Avec les chiffres des inscrits, je me suis dit que la partie gauche est plus peuplée, électoralement parlant, que la partie droite, contrairement à ce que les gens pensent. L’effort portera toujours sur le côté gauche qui va de Saint-Louis, Louga, Thiès, etc., pour descendre à Ziguinchor, Bignona. Je travaille sur ça et je me fixe une tendance d’inscriptions autour de 7 millions ; c’est le chiffre maximum. Sur 12 millions, les 50% sont des jeunes n’ayant pas le temps. Je me fixe un quota pour éviter des erreurs. Si j’ai 7 millions, j’aurai 6 millions de votants. Au meilleur des cas, mon candidat aura 3 millions, plus que ce qu’il faut pour passer au premier tour. Je ne devais même pas la dévoiler, parce que les autres vont essayer de la copier. Mais ils se planteront. Je dispose de 14 000 hommes composés d’anciens militaires, policiers, gendarmes, douaniers qui sont à la retraite qui peuvent me couvrir les 14 000 villages du Sénégal. A chaque village, si je demande un chiffre minimum de 100 personnes ; j’aurai au moins 1million 400 de suffrages pour moi, si je devais être candidat à la Présidentielle. Tout ce que le Pds et les autres partis apporteront, j’aurai 3 millions et mon candidat passera au premier tour. Que pensez-vous de l’éventualité d’une suppression du second tour ? On n’a pas besoin d’une suppression d’un second tour. Mon candidat est un buteur qui marquera le maximum de buts en première mi-temps ; cela veut dire qu’il y aura deux mi-temps. Mais certains collaborateurs du Président, comme Yaya Sakho, ont réaffirmé cette volonté de supprimer le second tour
Qui est Yaya Sakho ?
Il est membre de la cellule de communication de la Présidence. Pourquoi essayer de supprimer le second tour ? Cela réduira certainement les dépenses, mais cela va nous faire perdre du temps. Je suis pour une élection à deux tours, pour gagner au premier et continuer à travailler le lendemain, comme d’habitude. Wade n’a pas d’opposition. Parmi tous ceux qui se disent candidats, personne ne lui arrive à la cheville. Il faut prévoir le budget nécessaire, si on gagne au premier tour, on va restituer l’argent qui reste.
Vous semblez être sûr de vous…
Absolument. J’ai créé le Bennoo falaat Wade en 2012.
On peut vous accuser de plagiat…
Je suis un stratège. Je suis en train de diluer le mot Bennoo Siggil Senegaal. Ils le savent, je le dis à chaque fois dans mes meetings que je vais diviser le Bennoo en mille Bennoo. Des Bennoo dolel Wade, Bennoo Dolel Farba Senghor, Bennoo dolel Karim, Bennoo dolel Souleymane Ndéné Ndiaye… Tous se retrouvent ici. J’ai eu la chance d’être populiste. Les chauffeurs de taxi, les charretiers, tous sont mes amis, parce que je suis de la rue. Avant qu’ils ne fassent quoi que ce soit, ils me demandent.
Cela n’a pas empêché la Coalition « Sopi » d’être battue durant les Locales.
Je savais qu’on allait perdre les élections locales. Ce que vous appelez la Génération du concret, j’étais contre ce machin-là . Comment voulez-vous me dire que la Génération du Concret va aux élections, alors que c’est une association apolitique à but non lucratif, selon la loi de 1901 ? Ce n’est pas possible ! Je savais que les élections locales allaient se passer ainsi. (…) Mon objectif, c’est de rassembler 1 million 400 voix. Je ne sais encore si ce sera pour le candidat Wade ou pour moi. Pourquoi pas ? Lamine Diack dit qu’il veut être candidat, j’ai dit « ah oui ! Il connaît bien Rebeuss. Il connaît bien le Foyer France Sénégal (actuelle équipe de Jaraaf) ». N’importe qui peut se déclarer candidat. On va élever la barre de la caution à 100 millions ; ainsi, tous ces énergumènes vont rester de côté.
Si en 2000, Abdou Diouf l’avait fait cela, est-ce que Wade serait aujourd’hui au pouvoir ?
C’est différent. Nous, nous sommes des stratèges. J’ai dit à Wade : « Ne vous souciez pas de l’argent ! Moi, colonel Cissé, responsable de Bennoo Falatt Wade, je paie ta caution de 100 millions. » Il m’est très facile d’avoir 100 mille militants et chacun me donnera 1 000 FCfa. Simplement 1 000 francs. Un parti qui ne peut pas avoir 10 mille membres, un candidat pour la Présidentielle qui ne peut pas rassembler 100 mille personnes, ce n’est pas la peine. Je ne farce pas. Les gens ont commencé à verser l’argent.
Etes-vous derrière ce projet de révision du montant de la caution qu’on ébruite ?
Wade n’a jamais dit qu’on allait porter la caution à 100 millions. Il n’a jamais dit qu’on allait supprimer le second tour. Wade en rigole à chaque fois.
Mais, ce sont des ballons de sonde que vous lancez.
Oui. J’ai dit au Président : « Vous avez un projet de candidature présidentielle. Avec l’impression de bulletins, tout ce tralala, vous aurez ici au Sénégal plus de 20 candidats avec tout ce que cela implique. Vous dites à quelqu’un que la caution est à 40 millions, il va dire d’accord. Ce n’est pas sérieux. Ils vont prendre quarante jeunes qui veulent émigrer ; ils leur demandent chacun 3 millions pour avoir passeport et visa. Ils vont verser une partie de la caution. Voilà , ils sont candidats à la Présidentielle. Les gens vont les poursuivre, ils vont faire comme Alioune « Petit » Mbaye, et aller aux Etats-Unis. » Nous sommes dans une grande République ; qu’on élève la barre à 1 milliard. Je suis sûr qu’il y aura des partis qui vont copier ma technique, mais ils vont copier mal. Ils vont dire : « Pourtant, il a raison, ce salopard-là ! » Aminata Mbengue Ndiaye va dire d’accord, « nous aussi, nous allons payer la caution pour Tanor Dieng ». Un autre va le dire pour Moustapha Niasse, de même pour Bathily, le pauvre. Mais qu’ils sachent que je n’ai pas tout dit.
LEQUOTIDIEN.SN
Oui je persite et je signe que tu sois tu comprend pas le français ou tu ne sais pas lire entre les lignes car Corruption veux dire donner de l'argent à quelqu'un en vue d'avoir quelque chose de lui, c'est ça que wade a fait car il voulu obtenir de Alex Segura qu'il ne fasse pas un rapport plus que négatif sur le sénégal car tout le monde sait qu'aprés une mission il y'a un rapport de Mission que l'agent doit rendre, donc Monsieur réfléchi et n'essaie plus de bluffer car les sénégalais sont intelligents et savent bien ce qu'ils disent ton wade n'est qu'un domou mbam ale il est pir qu'un singe dans un champ d'arachide
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