Enfin, l’opposition sénégalaise se résout à prendre une initiative politique courageuse après plusieurs mois d’hibernation habillées de réunions cycliques, de séminaires et autres querelles internes stériles par média interposés. La marche de protestation annoncée par la coalition Benno Siggil Sénégal vient à point nommé et permet de ranger momentanément la course aux positions dans les tiroirs. Mieux vaut tard que jamais car il y avait de quoi se perdre sur la tournure que prenaient les confrontations inopportunes et les incivilités entre hauts responsables d’un camp ayant pourtant bénéficié de la confiance des sénégalais huit mois auparavant. Au demeurant, la seule marche du 06 Novembre prochain ne saurait être le remède miracle contre les démons de la division et du surplace qui minent l’action politique de cette opposition encore indécise quant à son véritable projet politique. Voilà pourquoi c’est inquiétant d’entendre très souvent des responsables de l’opposition réduire la finalité de leur démarche à la simple prise du pouvoir. Une façon de conforter Machiavel, pour qui le seul appétit de l'homme politique est le pouvoir. Les récentes agressions verbales entre ténors de Benno en sont la parfaite illustration. Ils en sont arrivés à penser que cette coalition est et ne doit être qu’un tremplin à la plus haute marche pour leur leader de parti uniquement. Or les ambitions personnelles telles que chantées par ceux qui soutiennent mordicus que seuls Macky Sall, Moustapha Niasse ou Ousmane Tanor Dieng sont à même d’affronter individuellement papi Wade créent un obstacle à l’action politique éclairée. On comprend que nos hommes politiques soient très vite déconnectés des réalités et des aspirations du peuple une fois leurs désirs de pouvoir comblés. C’est alors que le pouvoir, le contrôle et la domination deviennent le reflet de leur interférence personnelle et aliènent la mise place des énergies au service de ceux qui les ont élus. S’en suit automatiquement les conséquences répugnantes qui ont pour noms la corruption et la délation. Aujourd’hui, la calamité libérale sous l’impulsion du Président Abdoulaye Wade est le signe indien qui illustre parfaitement cette triste réalité à la face du monde. Devant cette exigence urgente d’une vision globale dégagée des projections et autres attentes personnelles, l’opposition sénégalaise perd de la hauteur et se chamaille pour des positions. Elle s’embourbe dans une dialectique dictée par papi Wade et se morfond dans les débats triviaux du genre « dialogue politique, candidature de papi Wade en 2012, candidat unique de l’opposition, troisième pôle, un gouvernement de transition …» et que sais-je encore. Elle se prête ainsi au suivisme et à la seule stratégie réactive que lui impose ce régime de la honte qui scie tous les jours la branche sur laquelle il est assis. Résultat, papi Abdoulaye Wade et sa clique se la coulent douce et narguent le peuple même si leur palmarès de mal gouvernance hideuse défie toute concurrence. Oui, Benno a bien prêté le flanc et montre des signes clairs de cassure dans l’élan fédérateur qui a milité en faveur des résultats des dernières élections locales. Bien dommage ! L’opposition doit comprendre une bonne fois pour toute que la politique est d'abord une activité sociale et non une simple course aux positions. Le fait politique est un fait social. Cette donnée évidente est la clé de la proximité, de la confiance et de la réussite de tout projet politique centré autour et pour les intérêts des citoyens et du pays. Le mépris de cette évidence explique pour l’essentiel la faiblesse de la réceptivité que devait avoir le discours et la démarche de Benno, une force politique sortie ragaillardie après le 22 Mars dernier. Pourtant Wade et sa bande n’ont jamais cessé d’être de grands pourvoyeurs de facteurs déstabilisants pouvant faire vaciller le confort de ce régime honni par le peuple. Ce qui est une aubaine et aurait fait le bonheur de toute opposition proactive, fédérée et respectueuse de sa pluralité. Que des opportunités perdues d’occuper le champ politique national ! Un véritable gâchis ! Il a fallu que la presse indépendante et les élites pensantes de ce pays empruntent sa voix à Big Ben pour qu’enfin cette opposition comprenne que les balivernes libérales ne sont que de la morphine destinée à anesthésier définitivement leurs velléités combattantes. Allez vérifier avec la nouvelle trouvaille qu’est Le Plan Jubbo. C’est ce qui force l’admiration de papi dans ses rangs : sa capacité à créer un sujet de la semaine, voire du jour quelque soit sa position géographique. Pape Samba Mboup, son fidèle disciple en veut d’ailleurs terriblement à la presse qu’il confond volontiers à l’opposition. La presse est coupable à ses yeux d’anticiper sur les coups fourrés derrière chaque blabla lancé par Papi et son clan. La cacophonie indescriptible qui s’est amplifiée depuis quelques jours dans les rangs de l’opposition doit cesser immédiatement. Il incombe à Moustapha Niasse, Ousmane Tanor Dieng, Macky Sall, Abdoulaye Bathily, et tous les autres responsables concernés de mettre de l’ordre dans leurs cases et de se ranger dans la logique des urgences de l’heure et des défis à relever. C’est le chemin obligé pour répondre à la nouvelle exigence dans l'action politique voulue et exprimée par ceux qui iront aux urnes le moment venu. Benno doit être porteur d’un projet politique de proximité. Il s’agit d’un projet de société fédérateur des différentes sensibilités qui composent le Sénégal car c’est du Sénégal qu’il s’agit d’abord. La vraie bataille de l’heure n’est donc pas nécessairement la candidature unique encore moins la candidature de Wade en 2012, mais plutôt la préparation urgente des projets politiques à soumettre au peuple, l’affinement des profils de possibles présidentiables, la sauvegarde de ce qui reste de la constitution et surtout l’exigence de garanties qui assurent la fiabilité du processus électoral dont Wade reste encore le véritable maître du jeu. La condition du soutien des Sénégalais aux initiatives de l’opposition démocratique passe par là. Dorénavant, cette opposition doit comprendre qu’elle doit s’abstenir de tout débat stérile pour s’engager résolument sur le terrain. Ceci est à la mesure de la bataille politique qui s’est déclenchée après le lancement à Washington de la campagne électorale déguisée de papi. Il s’agit de faire preuve d’audace, de tact, de hauteur et d’aller vers les sénégalais pour aborder les questions de l’heure à savoir le coût exorbitant de la vie, la décadence du système éducatif et son corollaire de grèves à répétitions, les coupures d’électricité, les hôpitaux malades, la situation dans le monde rurale avec l’arachide qui est bradée, les scandales de corruption et de détournements de deniers publiques à répétition, la paix en Casamance etc. Au-delà de la marche de Vendredi, les leaders de l’opposition démocratique doivent ensemble et vite sillonner le pays pour tenir des meetings, des réunions de proximité, des conférences publiques pour porter le projet politique et expliquer le message de la nécessité du changement. Ainsi, l’élan Benno sera ranimé et les sénégalais se rallieront encore plus à leurs futurs activités. Autrement, les communiqués de bureaux politiques et autres réunions de salons n’auront jamais de portée significative comparés aux rencontres avec les citoyens. Le très populiste show man, Président Wade en est tellement conscient qu’il se donne Mercredi en spectacle à Thiès pour ravir la vedette aux marcheurs de Vendredi (si l’organisation administrative de son régime ne fait pas usage de son veto habituel). Il aura auparavant effectué un test audacieux en s’offrant un bain de foule à Dakar en pleine tempête du Ségura gate.
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Commentaires
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#1 Auteur:
Posté
le : 2009-11-03 20:04:57
vivement larrive dun technocrate car parmi tous ces politichiens nul n est presidentiable
2012 gueen tass parce que tanor= ps n'acceptera jamais ,jamais.... un candidat uniqe si ce n'est que lui
le parti de niasse
n'acceptera jamais que leur leader soit en deuxieme position
dansoko est seul n'a aucun partisan
bathily a 2 partisans +lui
tanor pense que c'est ps seul qui a gagne les elections passees
on vous attend tous en 2012
Je préfère de loin wade à ces tocards qui cherchent juste à finir en beauté leurs vieux jours.
Il faut être vraiment idiot et aveugle pour ne pas constater que ABDOULAYE WADE a changé votre pays.
Que les immigres qui vivent d'internet et de rumeurs reviennent ne serait ce qu'une fois au pays pour observer eux même.
je sais pas pourquoi nos opposant ne lève leur voix que pour dénoncer les problémes politiques qui sont relatifs aux attides de wade et de la haine que ces dernier nourrissent contre wade.les vrais pblèm du sénégal sont dordre économique pourquoi ne pas critiquer la manière de gérer de wade sur ceplan. je pense qu'il savent tous quils nont pas de chance sur ce plan puisqu'en moins de 2 mandats wade a battu leur record de réalisation.ils ne font que critiquer jamais il ne propose des solution de sortie de crise. ils sont aider dans cette tache par notre presse commercante qui ne cherche qu'à polimiqué et non recentrer le déba sur les problèm de santé déduction, d'infrastructure routière,etc.. le sénégalais est trop égoiste.
Merci pour ce talent caché qui nous illumine par sa plume à travers ses poignantes et objectives contributions qui reflètent parfaitement la réalité politique du moment. Le SÉNÉGAL VOUS ENCOURAGE DANS VOTRE ENGAGEMENT ET VOTRE POSITION d'éclaireur. Accepter les critiques, qui à mon avis ne font que nous conforter dans notre implication citoyenne. La Génération Dégg Deug dont je suis membre vous félicite pour l'excellent travail que vous nous livrez. Vous nous régalez Frédéric. Et merci également à toute la presse.
A quel sain se vouer dans cette opposition de salon? Bonne lecture. Et à trés bientôt frédéric pour d'avantages de contributions, je vous garde à l'oeil.
Merci
A tous les tenants du TOTALITARISME"patriote", à tous les STAKHANOVISTES de la dénonciation,à tous les manipulateurs MONOMANIAQUES de "L'IDEOLOGIE du chaos",à tous les Apôtres du "Sophisme glauque et desuet", en un mot, à cette armée de VA-NU-PIEDS qui se dit OPPOSITION,je dis:vous êtes les meilleurs alliés de Mr WADE.Vos denonciations sont ECULEES,vous les repetez tout le temps,jusqu'à la CACOPHONIE, on les a assez entendues.Ce dont le pays a besoin, c'est d'une VRAIE OPPOSITION, avec un Candidat,CREDIBLE, COMPETENT, et surtout FEDERATEUR,ne pouvant souffrir d'aucune contestation possible, de quelque bord que ce soit(autant dire,mission quasi impossible,mais sait-on jamais!!)pour transformer, si vous permettez cette reference RUGBY-ISTIQUE,l'essai,lors de la prochaine ECHEANCE presidentielle.Point barre.Tout le reste n'est que JACTANCE mievreuse,stérile et sans grand intêret.D ak S
Je ne suis pas de L'AFP ni de PIT ni de LD/MPT ni du PS et etc... mais je suis un sénégalais de la diaspora et je peux vous dire que vous devez vous réunir au sein de Benno pour battre Abdoulaye Wade en 2012 et la combinaison gagnante est Moustapha Niasse President de la Republque du Senegal,Tanor Dieng premier ministre et chef du gouvernement,Amath Dansokho ministre des affaires etrangères,Abdoulaye Bathily ministre de l'education nationale,Landing Savane ministre de l'economie et des finances,Macky Sall ministre de l'energie,Aissatou Tall Sall ministre de la justice,Talla Sylla ministre de l'interieur,Imame Mbaye Niang ministre des collectivites locales,Gadio secretaire d'etat à la presidence etc... et vous verrez que notre pays va marcher comme sur les roulettes.
une marche pacifique, oui mais pas de tentative de renversement du régime comme l'ont déjà décidé certains responsables de Benno seunguémeul sénègal.c'est pas démocrate ni républicain.ayez un peu de patience chers amis,bientot 2012 et le peuple choisira son Président.c'est mieux que d'occasionner le syndrome guinéen.si ça chauffe,vous n'hésiterez pas à prendere l'avion avec vos familles et nous laisser dans un bourbier qui porterait vos empreintes.réfléchissez y chers politiques