A quelques heures de l’Arrivée de Wade : Thiès dans l’effervescence de l’accueil
La ville de Thiès accueille d’un moment à l’autre le chef de l’Etat et déjà la ville vit l’effervescence de l’accueil.
A l’entrée de Thiès jusqu’au centre ville, on voit partout des affiches avec l’effigie du chef de l’Etat mais estampillées Génération du Concret. Et à part quelques banderoles ou on peut lire « la commune d’arrondissement de Thiès Nord souhaite la bienvenue au président de la République », partout le long de la route nationale ce sont des drapeaux du Sénégal avec des affiches de Wade signées GC. Et tout à l’heure deux véhicules de sonorisations ou l’on voit les effigies de Thérèse Coumba Diop, ministre la santé et Karim Wade le leader de la Gc se sont rendus à l’entrée de la ville.
Une animation à la mairie
Devant la mairie on voit des banderoles ou on peut lire « le maire de la ville de Thiès souhaite la bienvenue au chef de l’Etat. Et devant le portail de la mairie on voit une camionnette avec une forte sonorisation ou le préposé au micro demande au nom du maire les populations de sortir pour accueillir le chef de l’Etat.
Massaly n’est pas en reste
Le leader des jeunesses wadistes n’est pas lui aussi en reste. Et à la place de France il y a des jeunes qui portent ses tee-shirts estampillé Massaly avec des vélos taxi.
toujours ce c;n qui fait des vides sur la page pour empêcher les gens de réagir. Est il employé chez seneweb? si c'est non ça m'étonne fort, à quoi sert un modérateur?
Combien de millions et de millions de francs dilapidés pour le bon plaisir de celui qui se prend pour le propriétaire du pays.
Avec cette "mobilisation" factice, le "maître" se croira populaire. Et pourtant, face à cet argent gaspillé, combien de familles arrivent désormais à disposer des trois repas quotidiens? Combien de familles sénégalaises arrivent à se soigner comme il faudrait face à la maladie? Combien de jeunes sénégalais sont obligés de s'expatrier pour espérer un avenir meilleur. Combien d'écoliers sénégalais disposent du minimun nécessaire pour leurs études?
Face à toutes ces questions essentielles, on se gargarisent en "mobilisant" ces malheureuses populations sous un soleil ardent, feignant la liesse populaire débordante pour recevoir un corrupteur international patenté désormais. La HONTE.
Vous êtes le Phénix de ces corrompus dirigeants
africains. "
A ces mots Wade ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa faiblesse a diriger le Sénégal,
Il ouvre une nouvelle stratégie, et laisse le Pds.
Idy s'en saisit, et dit : "Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout menteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute :
Cette leçon vaut bien une vice présidence, sans doute. "
Wade, honteux et confus,
Jura, un peu tard que Karim le vengera...
tah!!!!les fables de la fontaine version sénégal,pas mal,pas mal du tout. quel poète!!!
dis donc tah, hier le pauvre "boune" était dans tous ses états, une grande solitude l'a envahi,personne a qui parler, plus de tah,carotte,champs elysées....ct
la grosse déprime...
boune si tu lis le post de tah, tu vas retrouver ta joie de vivre!!!!il est fort ton pote.
“Contes et mécomptes de l’Anoci” de l’illustre Abdoul Latif Coulibaly (extraits).
« L’Anoci, un projet politique »
« L’Anoci a été d’abord conçue pour faire prospérer un projet de succession monarchique. Le système de représentation politique privilégié depuis toujours dans notre pays a été singulièrement renforcé au cours de ces huit dernières années – et les modalités de légitimation qu’il induit ont créé un système de gouvernance et de conduite des affaires de l’Etat qui s’inscrivent en droite ligne dans la théorie globale proposé par Max Weber qui décrit l’Etat patrimonial ».
« Cet Etat patrimonial est le terreau* de toutes les corruptions politiques, de la prévarication* administrative et de la concussion*. Elles se sont aggravées avec la venue au pouvoir des libéraux. Après un examen attentif des actes de gestion posés à l’Anoci, à la lumière de ce qu’en révèlent les rapports d’audit et de contrôle de gestion de l’agence, on reste frappé par des pratiques de gestion douteuse, voire scandaleuse ».
« Celles-ci ont été naturellement favorisées par le fait que le premier responsable de l’Anoci n’est personne d’autre que le fils du chef de l’Etat. Personne d’autre que lui n’aurait osé prendre autant de libertés avec la garde des ressources de l’Etat. Le prétendu « Golden boy de la City » de Londres venu apporter ses « lumières » à la survenance de l’alternance à la tête de l’Etat du Sénégal, se sait protégé et couvert par l’amour d’un père qui lui certifiait, avant même qu’il n’entre en fonction, qu’il avait travaillé ».
« Pour qui ? Pas pour les Sénégalais, en tous les cas. Pour la famille ? Sûrement ! Les scandales politico financiers qui ponctuent la marche quotidienne de l’Etat n’émeuvent plus les citoyens qui semblent avoir décidé de les banaliser. Seuls quelques uns s’en indignent encore, pendant quelques jours, et après passent à autre chose. Chaque jour l’actualité braque ses projecteurs sur le phénomène avec de grosses manchettes de la presse et des émissions interactives diffusées sur les ondes des stations radiophoniques qui en font leurs choux gras ».
« Après les « gesticulations » indignées des journalistes, tout rentre de nouveau dans l’ordre établi, en attendant le prochain scoop qui alignera des milliards et s’étalera sur cinq colonnes à la Une dans les titres quotidiens dakarois. Ainsi va le Sénégal ! Qu’est-ce qui pourrait changer le cours de l’histoire ? »
« Tout semble indiquer que nous nous enfonçons davantage dans la spirale de la corruption, de concussion et de la prévarication de l’Etat. La gestion à l’Anoci que nous avons décrite tout au long de nos développements précédents vient de confirmer des pratiques observées avec une constance affligeante depuis que le chef de l’Etat s’est installé aux commandes du Sénégal ».
« Les élites au pouvoir aujourd’hui ne semblent guère prendre la mesure du fléau. Ni celle de son impact catastrophique sur le développement du pays. Certaines, parmi elles, se plaisent même à nier l’évidence qui crève pourtant les yeux. La position publiquement exprimée par le chef de l’Etat en avril 2002, lors de la cérémonie de présentation du rapport du Programme des nations unies sur l’ötat du développement humain au Sénégal en est une parfaite illustration ».
« Il tentera maladroitement de nier cette réalité affligeante. Cette posture participe de l’expression d’un malaise commun à une bonne partie de l’élite sénégalaise qui tente ainsi de soulager une conscience malmenée par un renoncement coupable face aux exigences que lui impose la lutte contre ce mal ».
« Un mal qui n’en finit pas d’annihiler tous les efforts de développement entrepris. Si tant est qu’on en déploie sincèrement pour construire les bases de développement harmonieux, et par conséquent, porteur de réels progrès sociaux et économiques ». Fin de citation.
Nous pensons que certains qui ont produit ces « êtres » qui ont, alors tour, produit de telles catastrophes, de telles HONTES, de telles misères dans notre pays, devraient plutôt garder le silence, et être résolument plus discrets, et cela au moins pour un siècle, si la dignité, le bon sens étaient au rendez-vous ! Selon toute vraisemblance, ce n’est absolument le cas de ces certains. Les faits sont là !
Les sources de ces catastrophes, les raisons de ces HONTES, le comment et le pourquoi de ces misères sont connues de tous les dignes Sénégalais. Ainsi que le monde civilisé, par le biais de leurs Chancelleries présentes sur notre pauvre terre, les organismes internationaux, comme la BM, le FMI, les divers Clubs des bailleurs de fonds.
Admettons que les wade & bandes de voyous & respectifs malheureux, seuls, ne sauraient jamais être dans les conditions de violer sans arrêt la Constitution, les lois, les règles, les règlements de la République laïque du Sénégal ; ni de saccager en permanence les deniers publics, de piller, de brader, de confisquer les terres, les biens, les ressources de notre pays pour de très si longues dix années. Ils ont pu bénéficier de la complicité et du soutien rétribué avec des sous volés de certains milieux bien connus également du monde entier.
Ces milieux ne sont rien d’autre que les confréries & dérivés & succursales & filiales & marabouts très racistes, mais aussi d’une certaine « élite » qui a opté de faire des pas non en rapport avec la dimension de leurs jambes. Le Sénégal, les dignes Sénégalais sont des otages tiraillés, à coups de rançons, entre les confréries & dérivés & succursales & filiales & marabouts très racistes et cette certaine « élite » qui représente leurs bras long et ambassadeurs auprès des wade & bandes de voyous.
Le Sénégal s’en sortira, la tête très haute, dans la dignité, si les dignes Sénégalais, toutes les classes sociales , tous les groupes socioculturels confondus s’y mettent résolument, honnêtement, sincèrement dans la cohésion et respect de toutes les diversités culturelles qui caractérisent notre très misérable pays.
Nous, les dignes Sénégalais - es, nous avons l’impératif devoir de sauver notre pays, de réinstaurer la justice juste partout, la démocratie, les libertés, la laïcité dans notre République, gage de dignité, de bon sens, de bonheur et de prospérité pour toutes les populations sénégalaises, sans aucune exception.
À défaut de cet engagement ferme et salutaire de tous les dignes Sénégalais, et si nous cédons aux oiseaux de très mauvaise augure, et si nous continuons lâchement de croire que la dignité et le bon sens pénétreraient l’âme de certains, préparons nous à des HONTES encore plus honteuses, déjà en vogue dans notre continent de tous les désespoirs.
« Contes et mécomptes de l’Anoci » de notre très digne Compatriote Abdoul Latif Coulibaly.
« L’achat de limousines »
« Un contrat de ces voitures a été signé entre l’Etat du Sénégal et la Sénégalaise de l’Automobile en date du 22 février 2008. C’est avec le ministère de l’Economie et des Finances que ce contrat a été paraphé. Il concerne l’achat de 50 Mecedes S 350, pour un montant global de 3, 930 milliards de FCfa ».
« Contrairement à ce qui a été fait au cours de la première conférence au sommet qui a eu lieu en 1991 au Sénégal et où les partenaires arabes avaient offert gratuitement une cinquante de Limousines à notre pays, le gouvernement a commandé ces véhicules en saignant le Trésor public.
« Plus d’une de ces véhicules sont garés quelque part dans un camp de l’armée nationale. Le chef de l’Etat en use comme il veut, distribue les clés en fonction de ses humeurs et de son désir de faire plaisir à des officiels, des marabouts, des proches ou des amis. Pourtant, en dépit du fait que les sommes prévues pour l’acquisition de ces véhicules ont été normalement décaissées, des sources de la Sénégalaise de l’Automobile indiquent que l’Etat leur doit encore beaucoup d’argent ».
« Pour le sommet de 1991, le gouvernement avait reçu en dons une cinquantaine de limousines offertes par l’Arabie Saoudite et par le Koweït. Ces voitures ont servi pour les hôtes du sommet et ont été toutes versées dans le parc automobile de l’Etat. Ce fut un modèle de gestion rationnelle et rigoureuse, sous ce chapitre précis d’acquisition de véhicules, disons-nous bien ».
« Pour un coût global de 104 millions de FCfa, l’Anoci a acquis cinq véhicules Station Wagon et huit autres Peugeot 406 pour 102 millions de FCfa et une Kia Sorento à 13 millions de FCfa. Par ailleurs, l’Anoci a acheté trois autres Peugeot 307 et une Peugeot 407 pour un montant global de 43 millions ».
« Au total, le parc automobile de l’Anoci, tel que cela a été répertorié dans le document d’audit du cabinet CICE a coûté la somme totale de 262 millions de FCfa. Nous sommes pas sûrs de répertorier l’ensemble des coûts relatifs à l’achat de véhicules liés à l’organisation du sommet de l’Oci ».
« Un demi-milliard pour faire bédouin à la présidence »
« Cette dépense nous parait énorme. Elle a été effectuée grâce à un entente directe passée entre le Secrétariat général de la présidence de la République et une société du nom de Publicis Live. S’élevant à un montant global de 502 625 239 de FCfa, on se demande encore quelles sortes de tentes ont pu coûter ces montants énormes, de quoi construire un immeuble ».
« Seulement, avec l’organisation de la Conférence islamique dans notre pays, on aura tout vu en matière de dépenses publiques. On n’a rien refusé au « prince » et à ses acolytes, pour organiser, comme on n’en aura vu nulle part ailleurs dans le monde. En veux-tu, en voilà ! »
« Ce fut presque le mot d’ordre qui a marqué les relations établies entre le Trésor public et l’Anoci. Par ailleurs, les tentes qui ont été installés sur le stand et la décoration de ce site ouvert à la Foire internationale, à l’occasion de la conférence islamique ont coûté la somme de 35 millions ». STOP !
Notre rallonge :
Certains devraient avoir HONTE d’un tel saccage des deniers publics. Ces certains devraient avoir HONTE d’avoir produit « l’être » source de tous ces saccages, pillages, bradages des deniers publics, des terres et des ressources de notre très pauvre pays. « L’être » , unique responsable de tous les malheurs, tous les déshonneurs, tous les horreurs dans notre pays. Naturellement avec l’appui de son clan, de son ethnie, et de ces certains traîtres-renégats.
La chose encore qui amplifie les HONTES, est que toutes ces sociétés chargées d’exécuter les travaux de leur caisse d’épargne-anoci, appartiennent aux wade & bandes de voyous & respectifs malheureux par l’intermédiaire de prêtes-noms, de sociétés fantoches, confectionnées à la hâte pour camoufler les saccages, les pillages, les bradages des deniers publics, des ressources, des terres et des bien du Sénégal squelettique.
Les limousines ? Allons voir qui sont ceux ou celles qui les utilisent ! Les tentes ? Allons voir où elles sont cachées et en faveur de qui!
Non ! Nous voulons, nous tenons à un Sénégal très propre, très en ordre, digne, respecté et respectable partout dans le monde, comme il a toujours été avant l’horrible arrivée des wade & bandes de voyous & respectifs malheureux (soutenus par les fameux milieux que nous tous !).
Nous combattrons avec une férocité inouïe toutes les tentatives, les ruses, les astuces, les combines, les complots, les tactiques indignes, les mensonges, les trahisons, les traîtrises, les falsifications, les déguisements, les haines, les racismes déguisés ; qui ne visent qu’à endormir encore plus les pauvres Sénégalais, afin que les wade & bandes de voyous & respectifs malheureux, soutenus à bras le corps par les incontournables milieux intégristes, connus pour leur soif insatiable de pouvoir et de sous surtout puants & nauséabonds, de leurs violences ataviques, atteignent leurs macabres desseins.
Averse de sous sur Segura
Écrit par Redaction ferloo
Jeudi, 29 Octobre 2009 15:32
Averse de sous sur Segura
Avec cette actualité qui pue l’argent au pourtour du Palais présidentiel, la sémantique s’affaisse inévitablement. Et le chroniqueur convoque nolens volens la littérature de roman de gare, en empruntant à San Antonio, son vocabulaire de loubard de banlieue. Tellement cette averse de sous qui ne remplissent pas les porte-monnaie des parents d’élèves de Pikine, mais alourdissent furtivement et temporairement les poches de l’Espagnol Alex Segura du FMI – c’est-à-dire, le commandant sortant de la brigade sénégalaise de la gendarmerie financière du Tiers-monde – scandalise, chagrine et afflige le citoyen pétri de civisme.
On peut tristement s’écrier : « De l’argent à la pelle, au Sénégal ! ». Et les gens abasourdis, déplieront vite la carte pour situer ce pays logiquement voisin de Brunei, et sûrement membre successif du G 8 puis du G 20. Erreur : il s’agit d’un pays tropical faiblement doté d’un budget d’investissements ; mais fabuleusement pourvu d’une lourde caisse totalement noire. Et bourrée de cadeaux. Il s’agit aussi d’un Etat qui garde la tradition – sur ce point le communiqué de la Présidence de la république tape dans le mille – des gestes généreusement corrupteurs. Avec l’argent et par le blé, le Ps écrémait l’opposition en général ; et clairsemait les rangs du Pds en particulier. Avec le magot et par le pognon, le Pds finance la transhumance politique. L’argent, c’est l’énergie en billets. Au berceau du Plan Omega qu’est le Sénégal, il eut été plus judicieux de mobiliser une telle énergie pour créer tous azimuts que pour corrompre.
C’est dire que le terreau de la corruption par l’argent ou par le décret de nomination qui donne accès à l’argent, est fertile. Parce que constamment fertilisé. Maurice Barrès est catégorique : « Les mœurs sont au dessus des lois, des coutumes, et même au dessus de la vérité ». Au Pds (bonjour la singularité libérale) les mœurs et les maladresses sont jumelées. Ce qui fait de la gouvernance libérale, la mère Gigogne des scandales en série. Réalité lamentablement mise en relief par l’Affaire Segura. Et gravement soulignée par le vol signalé dans l’entourage – censé être hautement sécurisé – du Président Wade.
Au-delà des faits gravissimes et scandaleux, c’est tout un faisceau d’interrogations, d’appréhensions et d’inquiétudes qui prend forme, autour de ces deux affaires (cadeau d’argent et vol d’argent) folles et sombres. Deux gros nuages de non-dits. Rien que du noir. Pas de lumière. On maquille mal et communique mal. Ce qui épaissit le brouillard et coince Wade et son gouvernement. Au demeurant, l’Affaire Segura étant si mal amorcée, fallait-il vraiment communiquer avec des arguments en carton ou en coton, qui ciblent un officier voué et condamné professionnellement au mutisme ? Rien n’est plus éloquent que le son de l’argent.
L’Affaire Segura est le brutal et bruyant dévoilement des pratiques inénarrables et des péchés impardonnables de l’Alternance. Qui ont surdimensionné la corruption et dégradé l’Etat. Le « wadisme » politiquement triomphant, c’est la sinécure qui chasse le sacerdoce. Au plan étatique, c’est la porosité alarmante de l’appareil d’Etat. On y entre comme dans un moulin. Le filtre des Grandes Ecoles et l’épreuve des longues et enrichissantes carrières, ont cédé la place aux contrats spéciaux et aux cooptations combinardes. On en arrive à oublier que le diplôme sans le culte de l’Etat, plombe l’Etat ; que l’amitié personnelle sans la passion de l’Etat peut péricliter l’Etat. Bref, des exigences qui ne biffent pas la primordiale confiance du chef de l’Etat, mais contribuent grandement à booster celle-ci.
Comment peut-on concevoir que des voleurs et assimilés (flibustiers, forbans et autres condottiere) puissent étoffer l’entourage du Président de la république ? Heureusement que l’aide de camp de Wade ne porte pas la même mallette que les aides de camp de Sarkozy, d’Obama, de Medvedev ou des Premiers ministres de l’Inde et du Pakistan. Car ces collègues non africains du Colonel Cissokho, trimballent le code nucléaire, c’est-à-dire la combinaison-clé qui autorise l’emploi des bombes atomiques, en temps de guerre. Un redoutable privilège et un lourd secret (même l’aide de camp qui porte la valise, ignore le code) dont seul les Présidents (américain, français, russe etc.) sont détenteurs.
Si la thèse officielle fait effectivement mouche en convoquant la tradition de cadeaux solidement établie au Palais ; elle romance, par contre, en suggérant une étourderie de l’aide de camp. Un élève officier ne peut pas progresser sur le tableau d’avancement, au-delà du grade de lieutenant, s’il est bougrement étourdi. Comment le Capitaine de Frégate Bara Cissokho, pur produit de l’Ecole navale de Brest, peut-il être étourdi ? L’Ecole navale de Brest, ce n’est pas le Lycée Limamoulaye de Pikine. La Marine – arme de haute technicité – est pratiquement la composante la plus sophistiquée des armées. L’étourderie y est fatale à la carrière. Enième source d’étonnement et d’interrogation : quel est le niveau de culture encyclopédique de ceux qui aident le chef de l’Etat, à décider et à rédiger ?
Dans son livre intitulé « C’était De Gaulle », Alain Peyrefitte rapporte un propos souvent tenu, en petit comité, par le Général De Gaulle : « Les nègres n’aiment pas leurs pays ». Jugement sévère voire cruel. Mais illustré régulièrement et conforté fâcheusement par une flopée d’exemples. Un très riche pays au centre de l’Afrique – et très bien nommé Centrafrique – a été économiquement clochardisé par l’Empereur Jean Bedel Bokassa qui lestait de diamants, les poches de ses visiteurs. Des plus illustres aux plus aventuriers. Aujourd’hui, les fonctionnaires centrafricains accusent un retard de cinq mois de salaires. Même chose au Gabon (concentré de fer, de manganèse et de pétrole) où les habitants sont incommodés par des problèmes – retenez votre souffle – d’assainissement. Et que dire de la Guinée qui a la guigne ?
Et pourtant les Africains au sud du Sahara (parmi lesquels figurent les Sénégalais) n’ont pas le monopole de la corruption, de la concussion, de la gabegie et du péculat. L’actualité judiciaire en France, vient de distribuer des condamnations fermes qui ouvrent les portes de la prison à l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua et à l’ex-préfet du Var, Jean Charles Marchiani. Point de surprise. Si le mot « corruption » existe dans les langues allemande, anglaise et française, c’est que le phénomène n’est pas fictif en Occident. Cependant il est vigoureusement endigué par le respect généralisé des lois qui, elles-mêmes, sont sauvegardées par une magistrature solide (je ne dis pas indépendante) une opinion publique en alerte maximale et un civisme non déficitaire.
Au Sénégal où les gouvernants comme les gouvernés sont fâchés avec la trilogie (Loi, Civisme et Discipline) l’Affaire Segura apporte regrettablement de l’eau au moulin de l’afro-pessimisme. Lequel a un très visible et spécifique appendice : le sénégalo-pessimisme.
Par Babacar Justin Ndiaye
Mis à jour le Dimanche, 01 Novembre 2009 20:18
Commentaires
0 #7 grand laye 2009-11-03 03:52
il nous fatigue ces dirigent voleurs
Averse de sous sur Segura
Écrit par Redaction ferloo
Jeudi, 29 Octobre 2009 15:32
Averse de sous sur Segura
Avec cette actualité qui pue l’argent au pourtour du Palais présidentiel, la sémantique s’affaisse inévitablement. Et le chroniqueur convoque nolens volens la littérature de roman de gare, en empruntant à San Antonio, son vocabulaire de loubard de banlieue. Tellement cette averse de sous qui ne remplissent pas les porte-monnaie des parents d’élèves de Pikine, mais alourdissent furtivement et temporairement les poches de l’Espagnol Alex Segura du FMI – c’est-à-dire, le commandant sortant de la brigade sénégalaise de la gendarmerie financière du Tiers-monde – scandalise, chagrine et afflige le citoyen pétri de civisme.
On peut tristement s’écrier : « De l’argent à la pelle, au Sénégal ! ». Et les gens abasourdis, déplieront vite la carte pour situer ce pays logiquement voisin de Brunei, et sûrement membre successif du G 8 puis du G 20. Erreur : il s’agit d’un pays tropical faiblement doté d’un budget d’investissements ; mais fabuleusement pourvu d’une lourde caisse totalement noire. Et bourrée de cadeaux. Il s’agit aussi d’un Etat qui garde la tradition – sur ce point le communiqué de la Présidence de la république tape dans le mille – des gestes généreusement corrupteurs. Avec l’argent et par le blé, le Ps écrémait l’opposition en général ; et clairsemait les rangs du Pds en particulier. Avec le magot et par le pognon, le Pds finance la transhumance politique. L’argent, c’est l’énergie en billets. Au berceau du Plan Omega qu’est le Sénégal, il eut été plus judicieux de mobiliser une telle énergie pour créer tous azimuts que pour corrompre.
C’est dire que le terreau de la corruption par l’argent ou par le décret de nomination qui donne accès à l’argent, est fertile. Parce que constamment fertilisé. Maurice Barrès est catégorique : « Les mœurs sont au dessus des lois, des coutumes, et même au dessus de la vérité ». Au Pds (bonjour la singularité libérale) les mœurs et les maladresses sont jumelées. Ce qui fait de la gouvernance libérale, la mère Gigogne des scandales en série. Réalité lamentablement mise en relief par l’Affaire Segura. Et gravement soulignée par le vol signalé dans l’entourage – censé être hautement sécurisé – du Président Wade.
Au-delà des faits gravissimes et scandaleux, c’est tout un faisceau d’interrogations, d’appréhensions et d’inquiétudes qui prend forme, autour de ces deux affaires (cadeau d’argent et vol d’argent) folles et sombres. Deux gros nuages de non-dits. Rien que du noir. Pas de lumière. On maquille mal et communique mal. Ce qui épaissit le brouillard et coince Wade et son gouvernement. Au demeurant, l’Affaire Segura étant si mal amorcée, fallait-il vraiment communiquer avec des arguments en carton ou en coton, qui ciblent un officier voué et condamné professionnellement au mutisme ? Rien n’est plus éloquent que le son de l’argent.
L’Affaire Segura est le brutal et bruyant dévoilement des pratiques inénarrables et des péchés impardonnables de l’Alternance. Qui ont surdimensionné la corruption et dégradé l’Etat. Le « wadisme » politiquement triomphant, c’est la sinécure qui chasse le sacerdoce. Au plan étatique, c’est la porosité alarmante de l’appareil d’Etat. On y entre comme dans un moulin. Le filtre des Grandes Ecoles et l’épreuve des longues et enrichissantes carrières, ont cédé la place aux contrats spéciaux et aux cooptations combinardes. On en arrive à oublier que le diplôme sans le culte de l’Etat, plombe l’Etat ; que l’amitié personnelle sans la passion de l’Etat peut péricliter l’Etat. Bref, des exigences qui ne biffent pas la primordiale confiance du chef de l’Etat, mais contribuent grandement à booster celle-ci.
Comment peut-on concevoir que des voleurs et assimilés (flibustiers, forbans et autres condottiere) puissent étoffer l’entourage du Président de la république ? Heureusement que l’aide de camp de Wade ne porte pas la même mallette que les aides de camp de Sarkozy, d’Obama, de Medvedev ou des Premiers ministres de l’Inde et du Pakistan. Car ces collègues non africains du Colonel Cissokho, trimballent le code nucléaire, c’est-à-dire la combinaison-clé qui autorise l’emploi des bombes atomiques, en temps de guerre. Un redoutable privilège et un lourd secret (même l’aide de camp qui porte la valise, ignore le code) dont seul les Présidents (américain, français, russe etc.) sont détenteurs.
Si la thèse officielle fait effectivement mouche en convoquant la tradition de cadeaux solidement établie au Palais ; elle romance, par contre, en suggérant une étourderie de l’aide de camp. Un élève officier ne peut pas progresser sur le tableau d’avancement, au-delà du grade de lieutenant, s’il est bougrement étourdi. Comment le Capitaine de Frégate Bara Cissokho, pur produit de l’Ecole navale de Brest, peut-il être étourdi ? L’Ecole navale de Brest, ce n’est pas le Lycée Limamoulaye de Pikine. La Marine – arme de haute technicité – est pratiquement la composante la plus sophistiquée des armées. L’étourderie y est fatale à la carrière. Enième source d’étonnement et d’interrogation : quel est le niveau de culture encyclopédique de ceux qui aident le chef de l’Etat, à décider et à rédiger ?
Dans son livre intitulé « C’était De Gaulle », Alain Peyrefitte rapporte un propos souvent tenu, en petit comité, par le Général De Gaulle : « Les nègres n’aiment pas leurs pays ». Jugement sévère voire cruel. Mais illustré régulièrement et conforté fâcheusement par une flopée d’exemples. Un très riche pays au centre de l’Afrique – et très bien nommé Centrafrique – a été économiquement clochardisé par l’Empereur Jean Bedel Bokassa qui lestait de diamants, les poches de ses visiteurs. Des plus illustres aux plus aventuriers. Aujourd’hui, les fonctionnaires centrafricains accusent un retard de cinq mois de salaires. Même chose au Gabon (concentré de fer, de manganèse et de pétrole) où les habitants sont incommodés par des problèmes – retenez votre souffle – d’assainissement. Et que dire de la Guinée qui a la guigne ?
Et pourtant les Africains au sud du Sahara (parmi lesquels figurent les Sénégalais) n’ont pas le monopole de la corruption, de la concussion, de la gabegie et du péculat. L’actualité judiciaire en France, vient de distribuer des condamnations fermes qui ouvrent les portes de la prison à l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua et à l’ex-préfet du Var, Jean Charles Marchiani. Point de surprise. Si le mot « corruption » existe dans les langues allemande, anglaise et française, c’est que le phénomène n’est pas fictif en Occident. Cependant il est vigoureusement endigué par le respect généralisé des lois qui, elles-mêmes, sont sauvegardées par une magistrature solide (je ne dis pas indépendante) une opinion publique en alerte maximale et un civisme non déficitaire.
Au Sénégal où les gouvernants comme les gouvernés sont fâchés avec la trilogie (Loi, Civisme et Discipline) l’Affaire Segura apporte regrettablement de l’eau au moulin de l’afro-pessimisme. Lequel a un très visible et spécifique appendice : le sénégalo-pessimisme.
Par Babacar Justin Ndiaye
Mis à jour le Dimanche, 01 Novembre 2009 20:18
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0 #7 grand laye 2009-11-03 03:52
il nous fatigue ces dirigent voleurs
c bizarre kan même pendant k nettali.net dit qu'il n'y a pas autant de mobilisation, seneweb dit le contraire. Qui croire?!
Il faut croire la PRESSE et c'est elle.Quand c'est rouge pour ceux de droite c'est vert pour ceux de gauche. Comme dans une GRAND'PLACE. Ceux qui "gueulent le plus fort" sont ceux qu'on écoute le plus. Dans la presse c'est comme ça et c'est tout aussi difficile de savoir qui croire.urtout quand le journalistes sont carrément PARTISANS ou PAYES pour écrire ou filmer. A défaut de ça, il font du "COPIER-COLLER" ou du photomontage. ELEMENTAIRE.