[ Contribution ] Dépenses fiscales : La grosse bourde fiscale de l'Etat du Sénégal
L'expérience dans les pays industrialisés et émergents a montré que l'investissement est une importante source de productivité et de croissance économique. La politique fiscale apparaît, à ce titre, comme un des outils privilégiés par les Etats, en raison de sa capacité à agir sur le coût du capital supporté par les entreprises (plus que les Entreprises réalisent des bénéfices, mieux c'est pour les Finances publiques).
Fort de ces enseignements, le Sénégal a opté depuis son accession à l'indépendance, pour une politique fiscale destinée à encourager la demande d'investissement des entreprises. Cette volonté s'est manifestée par différentes adaptations du Code général des impôts et du Code général des douanes ainsi qu'à travers la mise en place de régimes dérogatoires aux dits Codes. C'est ce qui explique de 1962 à nos jours, la création respective du Code des investissements (1962), la Zone Franche industrielle de Dakar (1974), le Statut du Technopôle (1996), l'Apix (2000) et la Zone économique spéciale intégrée (2007, et qui n'est pas encore entrée dans sa phase opérationnelle) pour booster les investissements, la consommation, les exportations, donc la croissance économique.
Dans cette perspective, le Gouvernement du Sénégal a effectué une série de baisses de l'impôt sur les sociétés (IS) entre 2003 et 2005. De baisse en baisse, l'Etat du Sénégal va commettre ce qu'on peut qualifier, de bourde fiscale. Et pour cause.
Le taux de l'Impôt sur les sociétés (IS) était de 35% avant 2000 et jusqu'à 2003. On se le rappelle encore, le secteur privé a longtemps sollicité du régime socialiste d'alors, la baisse de taux de l'IS de 2 points pour le fixer à 33%. Mais Abdou Diouf avait dit niet. Et il avait bien vu. Car, pour comprendre le refus du défunt régime socialiste, il faut visiter la nomenclature (structure) des ressources budgétaires du pays.
Le Sénégal tire l'essentiel de l'argent nécessaire au fonctionnement de l'Administration centrale et de ses démembrements (ressources budgétaires) à travers les recettes fiscales. Ces recettes fiscales sont entre autres, la fiscalité de l'intérieur (dont principalement, l'impôt sur le revenu « IR », l'impôt sur les sociétés « IS » et la taxe à la valeur ajoutée « Tva ») et la fiscalité de porte (celle perçue aux niveaux des frontières terrestres, maritimes et aériennes). C'est ce qu'on regroupe sous les vocables de fiscalité directe et fiscalité indirecte.
Quand Wade Abdoulaye est arrivé au pouvoir en 2000, sa première mesure, dans le cadre de sa politique fiscale, en 2004, est d'accéder à la demande du secteur privé, en baissant de 35% à 33%, le taux de l'IS. Le secteur privé n'a même pas fini de manger ce « gâteau fiscal » que le président Wade Abdoulaye les appelle de nouveau pour poser du cerise sur leur gâteau, en (ra) baissant de..…8 points, le taux de l'IS qui passe de 33% à 25%. Une mesure qui est entrain en vigueur depuis 2005.
Donc, depuis 2005, le taux de l'IS au Sénégal est de 25%. En instituant ces mesures fiscales (très) incitatives marquées par une baisse (brusque) de 8 points (écart entre 33% et 25%), l'Etat du Sénégal a renoncé à un pactole de 19 milliards de francs Cfa en valeur absolue. En accordant ces allégements fiscaux, le Gouvernement de Wade attendait de ces Entreprises, qu'elles aient la « positive attitude », en appliquant leur tacite « gentleman agreement» qui sous- entendait, même si ce n'est écrit nulle part, que quand l'Etat fait des dépenses fiscales (réduction du taux d'impôt), en contre partie, les Entreprises réinvestissent cette «plus value» dans l'Economie.
Coup de tonnerre du côté des pouvoirs publics, les efforts (les allégements fiscaux consentis par l'Etat du Sénégal n'ont pas été à la hauteur des résultats (réinvestissement) faits par les Entreprises. Sentant que les recettes fiscales s'amenuisent d'année en année depuis 2004 (en 2008, les dépenses fiscales sont évaluées à 300 milliards de francs Cfa), Wade a tout fait pour encourager les Entreprises à réinvestir. D'un côté, Wade abaisse le taux d'IS, de l'autre, les investisseurs renforcent leurs fonds propres. D'une part, l'Etat du Sénégal poursuit une rentabilité économique (bien être social du plus grand nombre) d'autre part, les investisseurs cherchent la rentabilité financière (ce que l'Entreprise gagne sur chaque franc investi).
Les investisseurs comme les Entreprises ne sont pas des philanthropes. Donc leur réaction est rationnelle. Car, renforcer ses fonds propres est le premier pas vers l'investissement. Surtout dans un environnement où le crédit est rare et cher. C'est le Président de la République qui n'a pas été rationnel dans….. « sa générosité légendaire » comme disent certains.
Conséquence de cette bourde fiscale, l'Etat du Sénégal ne peut plus revenir sur ses dépenses fiscales en vertu du principe économique des biens acquis qui est la pendante du principe juridique de l'intangibilité des droits acquis.Face à cette erreur fiscale conjoncturelle, l'Etat du Sénégal devra trouver des solutions structurelles pour équilibrer son cadrage macro-économique. Car, tout dispositif d'octroi des avantages fiscaux n'est pas sans conséquences sur les ressources publiques puisqu'il constitue un important abandon de recettes pour l'Etat.
Et pourtant, pour attirer les investisseurs et promouvoir l'Investissement, l'Etat du Sénégal avait la solution à portée de main. Il suffisait tout simplement de créer un fonds d'investissement de 19 milliards et ainsi, viser les entreprises innovantes, citoyennes, niches de croissance pour l'Economie et créatrices d'emplois pour les booster en lieu et place de cette mesure généraliste qui ne cadre plus avec la nouvelle tendance des Finances publiques axée sur le binôme Objectif-Résultat. D'autant plus que dans un système économique libéral, il est plus recommandé d'instituer des fonds d'investissement que de recourir à des mesures qui vous lie ad-vitam eternae (à vie).
Ce déficit de plus en plus élevé dans le recouvrement des recettes fiscales avaient amené dans un passé récent, l'Etat du Sénégal à vouloir céder, puis de nantir (hypothéquer) les 9,8% actions qu'il détient dans le capital social de la Sonatel avant de se raviser. Car, il faut combler le trou. Et ce sont ces genres d'aversion au risque fiscal qui peuvent amener un Etat à privatiser, libéraliser et brader des secteurs dits de souveraineté et de monopole. Parce qu'il faut remplir les caisses et il faut investir.
Pour ce qui est strictement de la promotion de l'investissement, l'Etat du Sénégal fera mieux d'agir sur les crédits d'impôts, les droits de douanes ou la patente, afin d'obtenir des réactions plus marquées. En 2010, la Douane sera mise à rude épreuve à travers la fiscalité de porte (droits et taxes perçues aux niveaux des frontières terrestres, aériennes et maritime). Alors, comme le Sénégal a une économie extravertie (produit ce qu'il ne consomme pas et consomme ce qu'il ne produit pas), c'est le panier de la ménagère qui va souffrir le plus de cette bourde des dépenses fiscales, qui dans d'autres cieux, ont permis à des pays (Europe et Usa) de se développer, du fait d'une aversion au risque du régime de Wade. Il est de la Vie comme il est de l'Economie. Point de rupture. N'est ce pas que l'adage dit «un tiens vaut mieux que deux tu l'auras ».
Mohamadou SY « Siré »
Journaliste économique et financier/Conseiller en Intelligence Economique
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Excellente analyse d'un niveau trés élevé ce qui arrive rarement dans le forum.
Ce pendant la thèse défendue ne m'a pas convaincu.
MAIS F2LICITATION KAMEM
le probléme c'est que le président se croit plus intelligent que tout le monde conséquence il parle sans réfléchir sans consulter les personnes expertes en la matière surtout dans des domaines aussi cruciales pour un pays qui a part l'aide qu'on lui donne n'a d'autres ressources que ses recettes fiscales
Ce fut une erreur monumentale la diminution du taux de l'IS mais ça prouve si besoin en était encore k le président Wade n'a fai k'a sa tête. La preuve lorsqu'il a annoncé cette baisse personne n'en revenai, même les demandeurs ( le secteur privé) n'y ont pas cru. Les conséquences sont là: emprunt obligataire par ci Adou kalpé par là et j'en passe.
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L'analyse presente la consolidation des fonds propres de l'entreprise comme une mauvaise option. Or, c'est par des fonds propres consolidés que l'entreprise retablit sa capacité d'endettement, et donc ses possibilités d'investissements. D'ailleurs, quand une entreprise eprouve des difficutés financieres (problemes de tresorerie et de financement de l'investissement), on la recapitalise, c'est a dire que l'augmentation du capital social et des fonds propres, renforce la capacité d'investissements.....
sans wade le senegal est en danger et nous le savons tous.
merci president
Quand on ne sait pas dire des choses intelligentes: on la FERME!!!
con que tu es c est toi meme qui doit fermer sa grande gueule
jij moet zelf je mond op houden klootzaak die je bent
et quand o ne sait pas parler français, on s'exprime dans sa langue maternelle.
mon ami tu as un grand probleme tu parle seulement francais?
Nous nous parlons beaucoup de langues.
als je niet kan praten dan hebt je een groot probleme
if you can not speak auther linguist you have a big probleme.
le francais c est quoi et qui aime parler francais moi non.
Les francais sont des voleurs et raciste.
hitler nous manque beaucoup
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merci president
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L’Etat du Sénégal a abandonné les travailleurs du Quotidien Le Soleil à leur sort.
Les travailleurs s’estiment victimes d’une injustice sans nom. Détenant la totalité du capital de cette entreprise qui a vu le jour dans les années 70 et qui a fonctionné jusqu’en 2000 sans problème avec des salaires qui sont régulièrement payés chaque mois à date échue. Depuis l’alternance avec la nomination de Directeurs généraux estampillés jeunes par le pouvoir libéral, Le Soleil traverse des difficultés sans précédent. Le dernier Dg Mamadou Seye a opéré un pillage systématique dans l’entreprise à tel point qu’aujourd’hui les salariés du Soleil vivent dans une misère sociale sans salaire depuis le mois d’Août. L’Etat reste silencieux sur leur sort tandis que Mamadou Seye se la coule douce en toute impunité sans être inquiété
Aujourd’hui avec un personnel de 175 salariés c’est au moins plus de 1000 personnes avec leurs familles comprises qui sont dans la détresse. Certains ne payent plus leur loyer et sont menacés d’expulsion, d’autres vient dans le noir et ont vu La Senelec arracher leur compteurs. Pour d’autres encore leurs enfants ne vont plus à l’école pour défaut de paiement de leur scolarité. Cette situation est de la seule responsabilité de l’Etat qui a le pouvoir de nommer un Dg né pauvre qui en 4 ans s’est scandaleusement enrichi sur le dos des contribuables sans qu’aucune sanction ne pése sur lui parcequ’il a simplement la carte du Pds. Vraiment il n’ya pas de justice. Les travailleurs sont à bout et l’Etat ferait mieux de surveiller le Soleil ces jours-ci
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L'analyse presente la consolidation des fonds propres de l'entreprise comme une mauvaise option. Or, c'est par des fonds propres consolidés que l'entreprise retablit sa capacité d'endettement, et donc ses possibilités d'investissements. D'ailleurs, quand une entreprise eprouve des difficutés financieres (problemes de tresorerie et de financement de l'investissement), on la recapitalise, c'est a dire que l'augmentation du capital social et des fonds propres, renforce la capacité d'investissements.....
Sauf qu'il fallait les contraindre à réinvestir après avoir renforcé leur fond propre. Et malheureusement il n' y a pas de textes pour cela et donc les entreprises ne peuvent que s'en profiter sans partage avec le reste de la population.
C'est bien de théoriser sur la fiscalité de cette manière mais je doute de l'objectivité de cette analyse, la démarche est trop évasive et je ne vois pas de chiffres qui pourraient nous renseigner sur la bourde du gouvernement libérale. J'aurais voulu voir une comparaison entre un Etat N c'est à dire avant les 33% et l'Etat N2 c'est à dire en 2008 avec des chiffres à l'appui sur l'apport de ces réduction sur le PIB ou PNB ou le nombre d'emploi créé avant et après, ou le nombre d'entreprises. Je suis resté sur ma faim, je trouve cet article pas digne d'un maitrisard.
sans wade le senegal est en danger et nous le savons tous.
merci president
De quel Sénégal parles-tu?
Sûrement de la gabégie, de la dilapidation des ressources publiques.
Ou alors celui du mensonge et de corruption?
Celui des arrivistes et des parvenus, aussi sûrement.
Et celui des profiteurs, des larbins et des lécheurs de toutes sortes et de toutes choses...
LE SENEGAL DU JOOM, DU KERSA ET DES VALEURS N'EST EN DANGER QU'AVEC ET SES WADAILLONS. POUR LE SAUVER, NOUS AVONS BESOIN D'UNE SEULE ET UNIQUE CHOSE : DU DEPART DE WADE ET DE CE QUI LUI RESSEMBLE (PDS, KARIM, IDY...)
A) INSTAURER UNE TAXES FONCIÈRES.
B) INSTAURER UNE TAXES SUR LES AVOIRS BANCAIRES (NATIONALE ET INTERNATIONALE)
C) INSTAURER UNE TAXE SUR LA RICHESSE CIE LES PLUS RICHE PAYENT PLUS DE TAXES A DÉFAUT D INVESTIR POUR LA CRÉATION D EMPLOI DANS LES RÉGIONS
D) BAISSER LES PRIX DES DENRÉES ALIMENTAIRE
E) INSTAURER UN SYSTÈME DE CONTRÔLE DES PRIX ET COMMERCES RÈGLEMENTAIRE ET OFFICIEL . OUBLIEZ L INFORMEL
F) RÉDUIRE LE TRAIN DE VIE DE L ÉTAT, BUDGET DES MINISTÈRES.
G) COUPER TOUS LES AVANTAGES ( ESSENCE ET LOGEMENT DE FONCTION ET BONUS)
H) COUPER ET ARRÊTER LE DOUBLE EMPLOI ( TU ES MAIRE OU MINISTRE PAS LES DEUX.
I) FAIRE LE MÉNAGE DES AGENTS DE LA RÉPUBLIQUE ET DES ANCIENS MINISTRES QUI CONTINUENT D AVOIR DES SALAIRES COMME SILS SONT ENCORE EN FONCTION.
J) UN MINISTRE OU DÉPUTÉ PERD SALAIRE ET AVANTAGE LE MOIS SUIVANT UNE DESTITUTION.
A) INSTAURER UNE TAXES FONCIÈRES.
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E) INSTAURER UN SYSTÈME DE CONTRÔLE DES PRIX ET COMMERCES RÈGLEMENTAIRE ET OFFICIEL . OUBLIEZ L INFORMEL
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J) UN MINISTRE OU DÉPUTÉ PERD SALAIRE ET AVANTAGE LE MOIS SUIVANT UNE DESTITUTION.
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D) BAISSER LES PRIX DES DENRÉES ALIMENTAIRE
E) INSTAURER UN SYSTÈME DE CONTRÔLE DES PRIX ET COMMERCES RÈGLEMENTAIRE ET OFFICIEL . OUBLIEZ L INFORMEL
F) RÉDUIRE LE TRAIN DE VIE DE L ÉTAT, BUDGET DES MINISTÈRES.
G) COUPER TOUS LES AVANTAGES ( ESSENCE ET LOGEMENT DE FONCTION ET BONUS)
H) COUPER ET ARRÊTER LE DOUBLE EMPLOI ( TU ES MAIRE OU MINISTRE PAS LES DEUX.
I) FAIRE LE MÉNAGE DES AGENTS DE LA RÉPUBLIQUE ET DES ANCIENS MINISTRES QUI CONTINUENT D AVOIR DES SALAIRES COMME SILS SONT ENCORE EN FONCTION.
J) UN MINISTRE OU DÉPUTÉ PERD SALAIRE ET AVANTAGE LE MOIS SUIVANT UNE DESTITUTION.
Ce débat est agité dans les pays de l'OCDE depuis 2007, venir pondre une analyse genre à la template n'est pas du tout intelligent. Le Senegal est obligé de pratiquer une baisse de l'IS s'il veut etre compétitif aux yeux des investisseurs, et le gouvernement a bien fait de ne pas avoir raté le train en 2004 quand il y avait une course à la baisse, il faut savoir que la baisse seulement ne suffit pas pour augmenter les investissement il faut aussi des investissements publiques sur les infrastructures et des réformes administratifs ce que le governement de Wade s'est attelé depuis, l'Iralande est un exemple patent, la tunisie et le Maroc qui pratiquaient des taux exorbitants se sont ressaisis dès qu'ils ont remarqués qu'ils n'étaient plus compétitif, l'analyse est bien mais faut le ramener au contexte local de notre économie.
Monsieur Sy j'ai lu avec interet votre excellent article. Cela dit je ne partage point l'idee qui consiste a justifier le deficit bugetaire par la baisse de l'impot sur les societes.C'est plutot la baisse de la croissance economique qui est a l'origine de la faiblesse des rentrees fiscales.Si l'Etat avait maintenu ce taux de 35% c'est plutot l'emploi qui aurait souffert car les entreprises vont ajuster la structure de leur cout.C'est dommage que l'on ne dispose pas de statistiques fiables sur l'emploi pour verifier cette logique economique. Une chose est certaine on ne taxe pas l'outil de travail. C'est un axiome qui est valable pour toute les economies.
1- C'est une erreur monumentale que de se baser sur la nomenclature des recettes de l'Etat pour juger de l'impact d'une mesure fiscale comme la baisse de l'IS. Pour etayer mon argument je prendrai l'exemple de coupures intenpestives du courant au Senegal. Est-ce que l’on peut estimer le manque a gagner en terme de productivite et de profits occasines par ces problemes energetiques qui ne font que s’empirer au fil du temps.
2-Un effet mecanique que votre article semble ignorer c’est la croissance du budget de l’Etat a un rythme beaucoup plus soutenu que la croissance economique. Or en general une plotique fiscale destinee a stimuler l’investissement est toujours accompagnee d’une moderation des depenses de l’Etat voire une discipline budgetaire (la maitrise et le controle des depenses “toutes choses egales par ailleurs”). Vous ne prenez pas en compte les depassements budgetaires et leur incidence sur les finances publiques dans votre article.
3-Il est difficile voire quasi impossible de mesurer avec precision l’impact d’une telle mesure au regard de l’anarchi et le flou qui font un peu desordre dans l’economie du Senegal. Cela s’explique en majeur partie par l’absence d’outils de mesure et d’evaluation de la politique economique(analytics and business intelligence systems).
Last but not least je persiste et signe que la baisse de la fiscalite sous toute ces formes : l’IS, les impost sur les salaries (pourquoi pas exonerer ceux qui gagnent moins de 200K, les droits de douanes, la TVA… etc) est un preable pour un development economique durable.
Cette mesure a déjà été dénoncée en son temps par les petites entreprises. En lieu et place d'un allègement des charges sociales trop élevées qui tuent les PME par des charges trop élevées (VRS, CAISSE,IPRES), PME qui sont les seules à créeer de l'emploi au Sénégal, , le Président Wade est allé réduire les impots des grands groupes internationaux déjà prospères et qui faisaient des bénéfices faramineux et les rapatrient hors du pays.
Autant dire une mesure revenant à jeter de l'argent par la fenetre ou à donner de l'argent à ces multinationales déjà riches. Mesure totalement stérile en matière de création d'emplois et d'investissement.
L'administration fiscale ne s'en rend compte qu'au bout de deux ans.
Ou va t'on dans ce pays. Pauvre sénégal !!
Monsieur Sire, c'est les gens comme vous qu'on appelle aux USA "monday morning quarterback"
Vous critiquez apres les faits. Si le (IS) etait laisse a 33/cent et que nos entreprises n'etaient pas competitives, vous auriez attaque Wade pour une mauvaise politique fiscale, qui aurait rendu nos societes moins competitives. Ces memes societes qui se plaignaient de la dette interieure qu'elles disaient les mettaient a genoux. Ce qui me montre qu'elles n'ont meme pas su capitaliser sur ce rabaissement, et ce qui leve le voile sur leur incompetence mais surtout c'est une preuve que la situation donne raison a Wade qui ne voulait que les sauver a tout prix.
Le deficit budgetaire de ces 2 dernieres annees n'est pas du a. Ce rabaissement, mais au couts exhorbitants de l'energie de 2007 a 2008 et de la crise economique qui s'en est suivie, et d'autres formes de subventions par-ci et par-la. Et j'ajouterai le montant du budget alloue a l'education est trop enorme, quelque chose qui doit etre revue a la baisse et vous verrez qu'on a les moyens d'absorber ce petit manquement. D'ailleurs ou etiez-vous quand la "Wade formula" a vu le jour, pour alerter l'opinion publique internationale, mais surtout corriger le probleme de la speculation du cout l'energie. Il avait ete moque et critique mais la suite des evenements a demontre la capacite de l'homme de prevenir les dangers economiques qui se profilent a l'horizon.
Juste pour vous rappeler a l'ordre.Je vous felicite pour votre titre de consultant, mais essayons d'etre beaucoup plus pro-actif dans nos futures reflexions.
Respectueusement
Excellente analyse d'un niveau trés élevé ce qui arrive rarement dans le forum.
Ce pendant la thèse défendue ne m'a pas convaincu.
MAIS F2LICITATION KAMEM
L'analyse presente la consolidation des fonds propres de l'entreprise comme une mauvaise option. Or, c'est par des fonds propres consolidés que l'entreprise retablit sa capacité d'endettement, et donc ses possibilités d'investissements. D'ailleurs, quand une entreprise eprouve des difficutés financieres (problemes de tresorerie et de financement de l'investissement), on la recapitalise, c'est a dire que l'augmentation du capital social et des fonds propres, renforce la capacité d'investissements.....
Sauf qu'il fallait les contraindre à réinvestir après avoir renforcé leur fond propre. Et malheureusement il n' y a pas de textes pour cela et donc les entreprises ne peuvent que s'en profiter sans partage avec le reste de la population.
Des lois pour forcer les gens a investir leur argent. Je ne crois pas que ca soit une bonne idee.
Rappelez vous que les entreprises sont la juste pour gagner de l'argent. S'ils savent que l'argent qui dort dans leurs comptes peut leur rapporter plus s'ils l'investissent alors ils vont investir.
Donc s'ils ne le font pas, c'est soit ce n'est pas rentable (parcequ'ils manque de marche, main d'oeuvre, etc..) ou les banques les paient assez (interet).
L'expansion, en soit doit etre justifier economiquement..
Sinon, pour une fois je pense que Wade a bien commence. La part qui manque ce n'est de forcer les entreprises a investir mais plutot a reduire le cout de la vie de l'etat.
Monsieur Sy j'ai lu avec interet votre excellent article. Cela dit je ne partage point l'idee qui consiste a justifier le deficit bugetaire par la baisse de l'impot sur les societes.C'est plutot la baisse de la croissance economique qui est a l'origine de la faiblesse des rentrees fiscales.Si l'Etat avait maintenu ce taux de 35% c'est plutot l'emploi qui aurait souffert car les entreprises vont ajuster la structure de leur cout.C'est dommage que l'on ne dispose pas de statistiques fiables sur l'emploi pour verifier cette logique economique. Une chose est certaine on ne taxe pas l'outil de travail. C'est un axiome qui est valable pour toute les economies.
1- C'est une erreur monumentale que de se baser sur la nomenclature des recettes de l'Etat pour juger de l'impact d'une mesure fiscale comme la baisse de l'IS. Pour etayer mon argument je prendrai l'exemple de coupures intenpestives du courant au Senegal. Est-ce que l’on peut estimer le manque a gagner en terme de productivite et de profits occasines par ces problemes energetiques qui ne font que s’empirer au fil du temps.
2-Un effet mecanique que votre article semble ignorer c’est la croissance du budget de l’Etat a un rythme beaucoup plus soutenu que la croissance economique. Or en general une plotique fiscale destinee a stimuler l’investissement est toujours accompagnee d’une moderation des depenses de l’Etat voire une discipline budgetaire (la maitrise et le controle des depenses “toutes choses egales par ailleurs”). Vous ne prenez pas en compte les depassements budgetaires et leur incidence sur les finances publiques dans votre article.
3-Il est difficile voire quasi impossible de mesurer avec precision l’impact d’une telle mesure au regard de l’anarchi et le flou qui font un peu desordre dans l’economie du Senegal. Cela s’explique en majeur partie par l’absence d’outils de mesure et d’evaluation de la politique economique(analytics and business intelligence systems).
Last but not least je persiste et signe que la baisse de la fiscalite sous toute ces formes : l’IS, les impost sur les salaries (pourquoi pas exonerer ceux qui gagnent moins de 200K, les droits de douanes, la TVA… etc) est un preable pour un development economique durable.
Seydou.. tres bien dit..
I concur with your all over the place.
Surtout sur le point des depassements/deficits budgetaires.
Parceque leur effect sur l'epargne est doublement negatif.
En un, l'etat emprunte beaucoup ce qui rent le "prix" de l'argent chere. Par consequent, les entreprise vont preferer preter plutot que d'emprunter pour investir.
IL DOIT REDUIRE LE TRAIN DE VIE DE L"ETAT (3x ministres la ou 15 suffit)
Enfin les intellectuels sortent de leur torpeur.Les réactions à cette brillante analyse montrent qu'il y'a dans ce pays des gens qui réflechissent en ne sont pas prets à accepter n'importe quelle théorie,fusse t'elle trés raisonnée.De la discussion jaillit la lumiére.
Mais l'un des plus gros problêmes de ce pays c'est Mr Wade:il connait tout,de la menuiserie à la physique quantique en passant par la préparation du tchieb,et veut decider de tout.Mr Wade est frappé par la sénilité liée à son âge avancé.Il devrait partir et laisser la place aux jeûnes.