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Lundi 23 Nov 2009
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[ Contribution ] Sénégal : la politique, les voleurs et les valeurs

A l’époque où leur antagonisme avait atteint son paroxysme, où ses « frères » écrivaient sur les murs de Dakar : « Idy, voleur », le Chef de l’Etat avait révélé que les fonds amassés par Idrissa Seck pouvaient financer plusieurs campagnes électorales. Faudrait-il dès lors craindre le butin des libéraux ? La question est d’autant plus lancinante que de l’aveu de plusieurs analystes, lors des élections présidentielles de 2007, « l’argent a voté ». Il ne fait aucun doute que des sommes faramineuses ont été dépensées pour soudoyer de grands électeurs et acheter des consciences. Mais cela a-t-il suffit pour élire le candidat de la coalition Sopi au premier tour ?

L’argent a-t-il voté ?

Si au Sénégal, l’argent a toujours profité au pouvoir, les élections présidentielles de 2000 et celles locales de 2009 montrent éloquemment que ce n’est pas le facteur le plus déterminant. Ce qui a fait gagner Abdoulaye Wade ou perdre l’opposition en 2007 se situe ailleurs. Nul n’ignore les rouages de la « machine à perdre » (camp désuni, absence de propositions, prétendant en rupture avec les électeurs, erreurs de communication et de stratégie…), mais les idéologues les plus ingénieux savent que le prêt-à-gagner, la panacée qui assurerait un triomphe électoral, n’existe pas. Toutefois, l’on peut, à la lumière de nombreuses situations affirmer qu’une élection présidentielle, y compris au Sénégal, se gagne avant tout sur la capacité d’un camp à capitaliser sur le changement et l’espoir. L’on se gausse encore du P-S qui, sentant le vent dévastateur du Sopi en 2000, est allé chercher le magicien Séguéla. Le sorcier débarque, prend le pouls de l’opinion, opère des consultations et arrête un slogan : "le changement !" Etait-il benêt au point d’ignorer qu’à ce moment précis de notre histoire, le Sopi était devenu la propriété d’un homme qui pendant 26 ans s’était ruiné et avait enduré les tourments de l’emprisonnement pour mieux l’incarner ? Ce qui nous fait encore rire c’est qu’il avait été gracieusement rémunéré pour montrer aux socialistes, en seul mot, que la lampe d’Aladin, c’est dans les comptes pour enfant. La conjonction de l’argent, de l’armée et du pouvoir alliée à la magie d’un génie ne peuvent absolument rien contre la volonté d’un peuple assoiffé de changement.

Wade n’a pas gagné, c’est Niasse qui a perdu

Mais objectivement qui, en 2007, parmi les favoris, symbolisait le changement ? Tanor Dieng malgré ses nombreux atouts ne pouvait être celui-là en sept ans d’opposition seulement. Moustapha Niasse aurait pu l’être s’il avait été le candidat unique de l’opposition. Mais il a payé au prix fort l’impossibilité de rassembler le plus grand nombre autour de sa personne et il a surtout commis, pour un homme de son rang et de son talent, des erreurs que seule la légèreté induite par un excès de confiance peut expliquer. Soit dit en passant, si l’on intègre l’hypothèse que ces élections n’ont pas été truquées, le recul de Niasse justifie largement l’absence de second tour dans la mesure où les 10% d’électeurs qu’il a perdus ont certainement voté pour Wade, qui a parié sur les réalisations (wedi giss boku ci), et Idrissa Seck qui disait à qui voulait l’entendre : « je veux faire pour le Sénégal ce que j’ai fait pour  Thiès ». Après avoir joué pendant cinq ans la carte de l’opposition républicaine, la radicalisation subite de Niasse en période pré-électorale a dérouté une partie de son électorat. Il a multiplié les erreurs de communication durant sa campagne. L’on se souvient de ses ingérences dans les chantiers de Touba (« où sont les milliards de Serigne Saliou ? ») là où l’ascète raffermissait les signes de confiance à son talibé. Il a à outrance critiqué les travaux de Wade (« Dakar est transformé en fromage ») ancrant ainsi sans le vouloir dans la tête des électeurs que le pouvoir faisait des "réalisations". N’aurait-il pas mieux fait, au nom du sacro-saint principe de la continuité de l’Etat et de ses compétences, de rassurer les avides de modernisme qui répétaient inlassablement « laissons le vieux terminer ses chantiers » ? On peut multiplier les exemples en puisant sur sa couverture médiatique déficiente, qui a donné lieu à une polémique avec la RTS, ses serments sur la Bible et le Coran… Mais l’erreur fatale qu’il a commise fut sans doute de croire que les premières années de « l’alternance » étant celles du « massacre des milliards », l’enjeu des présidentielles de 2007 se situerait fondamentalement autour de l’éthique. Niasse à chaque meeting a perdu du temps à exhiber son mouchoir blanc comme Petit Mbaye ses deux « mains blanches », Landing Savané son fameux : « loxo yu set » (des mains propres)…

Moralisation de la politique ou politique de la moralisation ?

C’est pourquoi, je dis à tous ceux qui pensent que le débat sur les valeurs, durant ces années qui précèdent 2012, est si intense que les Sénégalais, aux prochaines présidentielles, choisiront un saint, que rien n’est moins incertain. Il est donc nécessaire de réorienter la contestation vers une donnée fondamentale dans quasiment toutes les élections : le Changement ! A ce policier qui menotte le matin un voleur de butane et qui accepte le soir la corruption, à ce père de famille qui à l’aube est à la mosquée et dès midi devant le kiosque de P.M.U, à cette femme qui se plaint du coût élevé de la vie et qui demande, au rescapé du mbëk-mi, une dote abusive pour la main de sa fille, à ce jeune qui reçoit 15000 francs CFA pour casser du journaliste…  dites leur ce que vous pouvez faire, ensemble, pour changer leur situation, afin qu’ils n’aient plus besoin de tabasser pour manger du dibi, de marchander leur fille pour vivre, d’emprunter les cariocas pour se marier, de parier pour déjeuner et d’être corrompu pour acheter le mouton de la tabaski. Eux qui ne sont tout à fait « en accord » avec leurs consciences, mais qui cherchent souvent les moyens de s’en sortir, ils attendent de leurs hommes politiques des propositions crédibles qui changeront leurs quotidiens. D’autant plus qu’ils ont participé aux assises nationales, non pas par effet de mode, mais pour cela. Les discours sur la moralité, avec la culpabilité qui va avec… laissons-les à notre honorable Cardinal et aux khalif général.

Les valeurs aussi ne se mangent pas

L’on peut affirmer, sans tomber dans une parcellarisation étriquée, que la « vocation » d’un journaliste est de relater les faits, celle d’un intellectuel est de les penser, celle d’un homme politique est d’agir sur eux. Un des problèmes de notre pays procède de la confusion des rôles. Celui de sermonneur étant sans doute le plus prisé. Si cette inclination pour la prédication n’avait pas des incidences politiques, nul n’en aurait trouvé à redire. Seulement, une des maladresses de certains adversaires du pouvoir a été de nous enfermer dans un interminable et infernal débat sur la morale, au détriment des réelles préoccupations du peuple et des vrais dégâts de la « famille libérale ». Il paraît que la politique est « une leçon de choses », si c’est le cas, il faut rapidement en tirer une et passer à autre chose : les valeurs aussi ne se mangent pas ! C’est bien ce que semble nous dire le philosophe André Comte-Sponsville lorsqu’il affirme : « La morale ne saurait tenir lieu de politique, pas plus que la politique de morale : nous avons besoin des deux, et de la différence entre les deux ! Une élection, sauf exception, n’oppose pas des bons et des méchants : elle oppose des camps, des  groupes sociaux ou idéologiques, des partis, des alliances, des intérêts, des opinions, des priorités, des choix, des programmes…» [2000 : p. 43]. Les Sénégalais n’attendent qu’une équipe soudée autour des conclusions des Assises valorisées pour montrer que même fort de ses infrastructures, le « Sopi pour demain », et donc l’espoir en un avenir meilleur, n’appartient plus à un bientôt nonagénaire entouré par une Alliance de mystificateurs et des scandales à la pelle. Tout autre schéma serait pire qu’une erreur, un vulgaire leurre.

Dr. Mouhamed A. Ly
lymou@voila.fr

  Auteur: Dr. Mouhamed A. Ly    

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img Commentaires :


#1 Auteur: 
Posté le : 2009-11-23 23:05:06  
LE senegal c'est devenu le far west
Repondre   


#2 Auteur: 
Posté le : 2009-11-23 23:16:37  
2012 C"EST L"ANNEE DE TOUS LES DANGERS :khelou:  :khelou: 
Repondre   


#3 Auteur: 
Posté le : 2009-11-23 23:17:50  
deus
Repondre   


#4 Auteur: 
Posté le : 2009-11-23 23:23:37  
Je crois que Niasse a le profile ideal.
Mais pour l'instant, il faut se focaliser sur Wade et sa bande de voleurs.
Repondre   


#5 Auteur: 
Posté le : 2009-11-23 23:26:12  
Dire qu'on est à moins de 3ans des presidentielles.Bossez chers politiciens c'est pr cela qu'on vous a élu :down: 
Repondre   


#6 Auteur: 
Posté le : 2009-11-23 23:33:46  
les ps ils ont croie que nous avont oublier leur temp,non ce nait pas le cas tous sauf ps ,les senegalais ne mangent pas ce quils ont dejas vomit
Repondre   


#7 Auteur: yadaly mbacke modou faty khary
Posté le : 2009-11-23 23:49:49  
je pense que c est plotique je coroix bien les senegalais sont verement compilique
Repondre   


#8 Auteur: kar
Posté le : 2009-11-23 23:53:00  
Le Senegal : la politique, les voleurs et les djaffroukatts...
Repondre   


#9 Auteur: 
Posté le : 2009-11-24 01:12:52  
« si l’on intègre l’hypothèse que ces élections n’ont pas été truquées, le recul de Niasse justifie largement l’absence de second tour dans la mesure où les 10% d’électeurs qu’il a perdus ont certainement voté pour Wade, qui a parié sur les réalisations (wedi giss boku ci), et Idrissa Seck qui disait à qui voulait l’entendre : « je veux faire pour le Sénégal ce que j’ai fait pour Thiès »

 :hun:  :hun:  :hun:  PURE SPECULATION !
Repondre   


#10 Auteur: viviane
Posté le : 2009-11-24 01:42:45  
ENTRETIEN DU LUNDI AVEC LANDING SAVANE « Pour battre Wade, il faut un plus par rapport à Diouf »


Article Par Latir MANE & Mamoudou WANE ,


Paru le Lundi 23 Nov 2009

L’ancien ou (toujours ?) leader d’And Jëf-Parti africain pour la démocratie et le socialisme (Aj-Pads) Landing Savané a visiblement tourné la page du Sopi. Pour lui, Me Abdoulaye Wade est devenu un danger national qu’il faut définitivement envoyer à la retraite. Landing Savané, qui est en contentieux avec son ex-numéro deux Mamadou Diop « Decroix », justifie son choix pour Benno, tout en analysant les chances de cette Coalition à prendre le pouvoir. Il justifie son rapprochement avec le Parti socialiste par une certaine « constance », qu’il trouve aujourd’hui à son leader, Ousmane Tanor Dieng. Entretien…
Vous venez de tenir votre Université d’hivernage. Une façon pour vous d’occuper l’espace politique et ne pas laisser du terrain à votre ancien camarade Mamadou Diop Decroix ?

L’Université d’hivernage qui s’est tenue hier (Ndlr : samedi) à Dakar, est une activité régulière de la Coordination des cadres du parti. Parce que c’est un moment de réflexion sur les problèmes du Sénégal et du monde. Cette année, avec la préparation du Congrès, nous avons un peu hésité sur le format, mais finalement, nous avons décidé, sur proposition de la Coordination des cadres d’organiser une réunion, pas de masse, mais des cadres. Pour réfléchir sur les problèmes d’actualité et la vision alternative, que le parti propose pour le Sénégal. Cela s’est passé pendant une demi-journée. C’est une rencontre qui a été extrêmement intéressante. Et des partis de la coalition Benno Siggil Senegaal dont la Ld, le Ps, l’Alliance Jëf-Jël, de même que d’autres partis y ont pris part. Cela nous a permis de réfléchir sur des questions de notre pays et de la crise que traverse notre pays au plan institutionnel, et au plan politique, et des perspectives qui s’offrent au Sénégal à la veille des élections de 2012. Mais il n’y a pas de conclusion. C’est le départ d’une réflexion qui va continuer au cours des prochains mois. L’essentiel, c’est qu’on a eu un débat de haute facture qui a édifié les uns et les autres sur l’état du pays. Et le danger auquel le Sénégal est confronté.

Vous êtes pourtant vous-mêmes comptable de la situation que vous dénoncez aujourd’hui. Pendant 8 ans en effet, vous avez cheminé avec Wade et assumé tous ses actes. Non ?

Nous tous qui avons contribué à faire élire Me Abdoulaye Wade, avons notre part de responsabilité dans la situation actuelle du Sénégal. Mais le principal responsable, c’est Me Abdoulaye Wade. En 1998 quand nous décidions de le soutenir, nous avions discuté clairement avec lui. Il s’agissait de diriger ensemble le pays dans la concertation, pour sortir des difficultés que nous connaissions à la fin des années 90. Et il avait donné son accord. Mais une fois qu’il a été élu, il a accaparé tous les pouvoirs, le système lui permettait de le faire. Il y a eu un exercice solitaire du pouvoir. And Jëf a essayé pendant le premier mandat, de rester fidèle à la promesse que nous avions tenue aux Sénégalais. Nous avons travaillé avec lui pendant ce mandat. C’est l’engagement que nous avions pris avant les élections. Malgré les difficultés, nous avons respecté cet engagement. D’autres n’avaient pas pris le même engagement et ont préféré partir. Nous avons tenu jusqu’à la fin, en donnant notre point de vue, en essayant de limiter les dérives.

Mais vous avez bien fermé les yeux sur bien des situations pour rester au pouvoir et jouir des avantages afférant à son exercice.

Nous n’avons pas du tout fermé les yeux. Je suis désolé. Entre 2000 et 2007, nous avons eu souvent à marquer notre désaccord sur un certain nombre de questions. Sur d’autres, nous avons discuté souvent avec le président pour lui dire, « il faut faire ça »... Mais nous n’avons jamais été un parti béni, oui oui... Ce n’est pas dans notre tempérament. Mais, il y a eu plusieurs moments de tension entre le président et moi entre 2000 et 2007. Ceci explique au moment où on allait à la présidentielle de 2007, le président nous a proposé de soutenir sa candidature et nous avons dit non. Et il y avait dans le parti un groupe qui voulait que nous soutenions cette candidature. Ce groupe-là, qui est devenu le groupe fractionniste et liquidateur, a travaillé dans l’ombre pour qu’on soutienne la candidature de Wade. Nous avons donc dit non. Car, le parti dès 1998, avait dit clairement au président : « nous allons te soutenir pour un mandat. Après cela, notre contrat avec toi sera fini ». A l’époque, le président disait que c’est ce mandat qui l’intéressait. Celui de 2000-2007 et que cela lui suffirait pour changer les choses. Il a changé d’avis dans l’intervalle. Ceux qui étaient pour le soutien de sa candidature ont changé d’avis pour le parti. C’est leur droit. Mais nous sommes restés fidèles à l’engagement que nous avions pris.

Et finalement, ne pensez-vous pas que c’est cette participation à la présidentielle de 2007 qui vous a perdu. Car aussitôt après, votre parti a connu de fortes turbulences ?

Me Wade a le droit de vouloir régler des comptes. Je n’ai pas fait campagne pour lui faire plaisir, mais selon ce que je pensais. Et si c’était à refaire, je referais exactement la même chose. Pour l’essentiel, les lignes de ma campagne étaient claires. J’ai dit que pendant le mandat de 2000 à 2007, il y a eu beaucoup de réalisations. Au plan des infrastructures notamment les routes, le secteur de l’Education, et même le secteur de la Santé. J’ai montré que par moments, il y a eu dans l’Agriculture, des ambitions et des choses qui ont été réalisées. Mais, j’ai montré que le problème majeur, c’est le problème de la gouvernance. Il y avait un exercice solitaire du pouvoir, qui favorisait un groupe et un clan, marginalisait les autres composantes de la majorité présidentielle, finalement favorisait beaucoup de corruption dans le système. C’est bien cela, la réalité. Le problème de la mal-gouvernance est un problème que nous avons vécu pendant cette période... Ceux qui voulaient continuer dans le système, en travaillant avec le président n’étaient pas contents. Et cela a entraîné cette crise que tout le monde sait.

Avec le recul est-ce que vous n’avez pas de regret à propos de votre participation à la présidentielle de 2007 ?

Les choix politiques que nous avons faits, nous les maintenons. Nous avons eu raison de ne pas soutenir le Président en 2007. La preuve, on voit que son second mandat pose énormément de problèmes. On voit que l’histoire nous donne raison a posteriori…

Mais aujourd’hui, à l’heure du bilan, vous vous retrouvez sans parti. Est-ce que vous ne pensez pas avoir perdu la bataille de contrôle de Aj-Pads ? Je suis désolé, mais je n’ai perdu aucune bataille, je l’ai gagné. Mon parti est entièrement entre mes mains. (Il brandit un document…). Je vous mets au défi d’aller dans tous les départements. De les parcourir un à un. Vous demanderez à ceux qui prétendent contrôler le parti et vous vous rendrez compte qu’ils ne disent pas la vérité. A aucun moment, le groupe fractionniste n’a contrôlé le parti d’une manière ou d’une autre. Ce sont des éléments qui, dans le cadre d’un plan mûrement élaboré, ont mis en place des groupes ultra-minoritaires dans différents départements. Ils ont baptisé fédérations ce qui n’était pas des fédérations en réalité. Et ils ne contrôlaient rien dans le parti. Ils ont fait remplir des papiers pour faire croire à des partenaires privilégiés qu’ils contrôlaient le parti parce que c’est à ce prix qu’ils pouvaient prospérer dans le politique de trahison du parti…

Puisque vous dites que vous êtes majoritaire, par rapport au camp de Mamadou Diop « Decroix », pourquoi avoir refusé la tenue d’un Congrès qui avait été souhaitée par l’autre camp et qui a été finalement organisé sans vous ?

Parce que ce n’est pas à eux de convoquer un congrès. Je suis désolé. Quand il y a une usurpation de fonction, nous n’allons pas l’accepter. Nous leur avons dit que c’est nous qui faisons le Congrès. Pour faire le Congrès, il faut que les instances du parti se réunissent. Quel bureau politique ? Quel Secrétariat exécutif politique, a décidé la convocation du Congrès.

Ils brandissent l’argument selon lequel les deux tiers des responsables de Fédérations du parti étaient pour le Congrès. Selon les Statuts de votre parti, si ce quorum est atteint, alors le Congrès peut avoir lieu.

Il faut ajouter qu’ils ont corrompu un certain nombre des responsables de fédérations, pour faire croire que leurs fédérations étaient d’accord. Ce qui est faux. Actuellement, toutes ces fédérations sont en réalité avec nous. Ensuite les statuts disent si deux tiers des fédérations demandent la convocation, le congrès devrait être convoqué. Mais les statuts ne disent pas que n’importe qui peut convoquer un congrès. Seul le secrétaire général peut convoquer un Congrès. Et ces responsables de fédérations peuvent vous confirmer, qu’aucun d’entre eux, n’a déposé une lettre auprès du Secrétaire général pour demander de convoquer le congrès. Demandez si, à part les gens de la fédération de Guédiawaye, il y a d’autres qui ont fait la demande. On ne nous a pas communiqué une demande d’une fédération. Ils ont tout concocté dans un coin, puis, ils ont créé une structure qui n’existait pas pour coordonner des fédérations fantômes, et convoquer un congrès à l’insu de la direction du parti. C’est cela, la réalité. En vérité, même par rapport aux fédérations qui existaient et à leur responsable qui sont là, malgré le travail qu’ils ont fait pour corrompre les uns et les autres, sur les 34 responsables, 18 sont avec nous et ont signé, pour réaffirmer qu’ils ont toujours été avec nous. Il y en a 14 qui étaient avec lui. Et qu’il avait pu détourner et faire travailler avec lui.

Apparemment vous n’avez pas les mêmes documents que Decroix ?

Vous savez, le parti est connu. Si vous voulez faire une enquête pour savoir qui était responsable d’Aj dans une fédération à tel moment, vous pourrez aller voir. Je ne veux pas que vous me croyiez sur parole. Je vous demande d’aller enquêter sur le terrain. Et de vérifier que ce sont ces gens-là qui étaient véritablement les responsables du parti à l’époque. Nous avons affaire à des falsificateurs. Ça ne nous gêne pas. Parce que ce qui nous intéresse, ce sont les bases du parti, les militants réels. Qui les contrôle ? Qui travaille avec eux ? C’est cela notre préoccupation. Comme je sais qu’ils sont avec moi, quelqu’un peut raconter ce qu’il veut. Cela ne m’empêche pas de dormir.

Ne déplorez-vous pas que le linge sale soit lavé sur la place publique ?

Ecoutez quand on se sépare, ce n’est plus en famille. Dans un divorce, on va au tribunal, ou le divorce à l’amiable, chez soi. Ou encore, on s’entend ensuite, on va faire enregistrer le divorce. Quand on ne s’entend pas sur les modalités du divorce, on va au tribunal. Il n’y a pas d’autre possibilité. Les fractionnistes auraient pu partir comme d’autres l’ont fait dans d’autres partis, créer leur parti, franchement, je n’aurais rien eu à redire. Mais lorsqu’ils veulent prendre notre parti, et se l’approprier, il est impossible de les laisser partir. Ça ne peut pas prospérer.

Si vous déclarez avoir le droit et la légitimité de votre côté, comment donc vous expliquez tous ces revers que vous essuyez ? On a vu le ministre de l’Intérieur vous donner tort, de larges franges d’Aj-Pads vous attaquer etc. Mais ce n’est pas ça, la réalité politique. Vous confondez une administration qui est nécessairement partisane dans notre pays, et le terrain politique. Dans le bilan que j’ai fait, cette crise est une bénédiction pour le parti. C’est vraiment une aide qu’Allah nous a apportée. Parce qu’il n’y a rien de plus difficile, et de plus dangereux pour quelqu’un, que de cheminer avec des gens qui, en réalité, ont des agendas cachés. Lorsque la crise révèle cet agenda caché et nous sépare de ceux qui, en réalité se préparaient à nous poignarder dans le dos, nous ne pouvons que nous en féliciter. Et le Sénégal entier est d’accord avec nous là-dessus. Depuis leur départ, les fédérations sont devenues plus dynamiques. A l’époque, j’avais laissé faire beaucoup de choses, parce que je me disais que ce n’est pas la peine, car je ne suis pas quelqu’un qui impose partout, ses gens. Ça n’a pas été ma logique. J’ai laissé faire les uns et les autres. C’est par la suite que je me suis aperçu qu’en laissant faire, j’ai facilité le travail de ce groupe. Les camarades de Yoonu Askan Wi ont eu raison de dénoncer ce qu’ils ont identifié comme intention. Malheureusement ils ont été un peu trop pressés. Et, je leur avais recommandé d’attendre pour qu’on ait les preuves. Parce que pour moi, on ne peut pas condamné sans preuve…

En vous voyant à la Maison Léopold Sédar Senghor, lors de l’Université d’hivernage, on ne peut manquer d’écarquiller les yeux et s’interroger sur votre virage à 180 degrés. Vous étiez si allergique au Ps…

Je n’ai pas fait de virage. Les journalistes ont souvent la mémoire courte ou ils oublient certaines déclarations. Je suis désolé de vous lancer des flèches, c’est très amical, mais c’est la réalité. Vous oubliez que jamais je n’ai soutenu Abdoulaye Wade à des élections avant 2000. Alors que les familles de la gauche l’ont soutenu avant. Nous l’avons fait en 2000, parce que ce sont les intérêts du Sénégal qui le commandaient. Nous ne sommes pas des libéraux. Mais il a fallu également, pour qu’il y ait alternance dans ce pays, dans l’analyse commune que nous avions faite, soutenir le président Wade et nous l’avons soutenu. En toute liberté. Et en lui précisant que nous ne sommes pas de son parti. Que nous restons un parti de gauche, un allié et rien d’autre. Pendant tout le mandat, nous avons protesté parce qu’il n’y avait pas de gouvernance concertée. En partir de 2005, nous avons dit qu’il fallait un dialogue politique de toutes les forces. A l’époque l’opposition n’était pas très convaincue de ce que nous disions. Le camp présidentiel n’était pas d’accord. Donc nous n’avons pas été des béni oui oui. Bien au contraire, quand on a compris qu’avec la politique du président, nous allions droit au mur, nous avons estimé que, par un dialogue, on pouvait surmonter la difficulté et permettre au Sénégal de sortir par la grande porte, de l’impasse vers laquelle nous allions. On ne nous a pas suivi. Le président a continué à s’engager dans un exercice solitaire du pouvoir, et nous avons pris nos distances. Mais une fois que nous prenons nos distances, nous n’avons pas le choix, parce que politiquement, aujourd’hui, on doit être dans une alliance.

Et vous vous êtes jetés dans les bras du Ps.

C’était ma première apparition dans une réunion du Parti socialiste. Mais c’est normal (…). Après 2000, j’ai fait plusieurs interventions dans lesquelles j’ai dit que j’ai beaucoup de respect pour Tanor. Parce que le nouveau Secrétaire général du Ps avait montré sa capacité, à s’adapter à sa nouvelle situation. j’avais dit que je ne souhaitais pas que le Ps revienne au pouvoir. Mon défaut, c’est d’être trop logique, parce qu’en bon mandingue, on croit que la parole donnée a son importance. J’ai dit effectivement qu’il fallait un certain temps dans l’opposition pour devenir fréquentable. A la fin du premier mandat, on a constaté que Tanor est devenu fréquentable parce qu’il a montré une cohérence, un esprit de responsabilité. Il a montré un esprit de suite qui force le respect pour tout honnête homme. Ensuite, les intérêts du pays nous dictent le camp qui se constitue pour barrer la route au président Wade et empêcher sa réélection à la prochaine échéance. Il n’y a qu’un camp qui est dans cette dynamique, c’est le camp de Benno Siggil Sénégal. Et le peuple a montré en mars 2009 qu’il avait compris.

Pensez-vous à ce point que Benno soit aujourd’hui une hypothèse politique crédible ?

Benno est la seule hypothèse politique possible en dehors de la majorité.

Etes-vous pour une candidature unique ou plurielle ?

Ça, c’est une autre affaire. Il est prématuré de parler de ce sujet. Nous y sommes pas, par conséquent il faut être très prudent… Dans tous les cas, nous estimons que reconduire le président Wade à la tête de notre pays, serait une faute politique grave.

Que pensez-vous des critiques formulées par le pouvoir à l’encontre de l’opposition considérée comme une armée mexicaine ?

C’est une vision très superficielle de la réalité politique. D’une part, du côté de la majorité présidentielle, on dit qu’on resserre les rangs, mais j’ai beaucoup de réserve par rapport à cette appréciation. Il y a des acteurs qui sont unis par des intérêts, mais une méfiance permanente est là. L’armée mexicaine devrait plutôt être cherchée de ce côté-là à mon avis. Du côté de l’opposition, il y a des partis qui n’ont pas travaillé ensemble par le passé, et qui ont eu beaucoup de divergences par le passé qui, aujourd’hui, se rendent compte que la voie obligée, c’est l’unité. Il n’y a pas d’obligation pour le moment. Les gens parlent de la candidature unique, ce n’est pas une obligation pour l’instant.

Vous êtes pour une candidature unique ou plurielle de l’opposition à la prochaine présidentielle ?

Il y a un Code électoral avec une élection à deux tours. Je considère politiquement, qu’en tant que spécialiste des statistiques, praticien de l’observation sociopolitique chiffrée, la meilleure solution, si le Code électoral n’est pas changé, c’est qu’il y ait plusieurs candidats. En 2000, il y avait plusieurs candidats.

Ne craignez-vous donc pas que ce qui s’est passé en 2007 se reproduise ?

En 2007, Wade est passé. Mais cela ne veut pas dire qu’avec plusieurs candidats, on perd. En 2007, on sait ce qui s’est passé, mais ce n’est pas important. Diouf est passé à plusieurs reprises devant des candidats. Mais quand la situation est favorable, quand il y a un système électoral à deux tours, la meilleure situation pour créer l’alternance, c’est d’utiliser plusieurs candidats. Disons que c’est une évidence scientifique.

Seriez-vous candidat en 2012 ?

Oh non, on est trop loin de ça. Ce n’est pas le problème majeur. Le problème majeur aujourd’hui, c’est d’épargner aux Sénégalais, un troisième mandat du Président Wade.

Vous parlez du départ de Me Wade comme si c’est une promenade de santé. Vous pensez donc que Wade va vous laisser manœuvrer sans rien faire en retour ?

Je ne le pense pas. Je ne pense pas qu’il va nous laisser manœuvrer. J’étais à la réunion du Consortium du Paris 21 au Méridien-Président, où il (Me Wade) a rappelé - peut-être qu’il savait que j’étais dans la salle - qu’il a roulé les partis en faisant des sondages et des statistiques etc. Je ne pense pas que cela se soit passé comme cela réellement. Mais nous avons une idée de ce qui s’est passé. Mais le plus important et de savoir que le président Wade n’est pas un homme à se laisser battre à des élections. Pour le battre, il faut un plus, par rapport à ce qui a fait partir Abdou Diouf.

Et c’est quoi ce plus ?

Je ne serai pas précis, je suis désolé.

Vous faites peut-être allusion à la violence ?

Je suis un talibé mouride, qui a un passé maoïste. Un bon musulman qui est tolérant, un partisan du dialogue qui a des principes, et qui est ferme sur les principes. Le Sénégal n’est pas la propriété d’une personne. Il n’est pas la propriété d’un parti. Ce n’est pas Landing Savané seul qui pourra traduire cela en actes. Ce sont tous les Sénégalais, de toutes confessions, de tous les partis politiques, de toutes les religions, de toutes confréries qui pourront ensemble faire respecter cela…Et quand il (Me Wade) se rendra compte qu’il a devant lui des gens déterminés, à défendre la démocratie et la République, il discutera avec eux. L’opposition et les forces sociales sont en mesure de faire comprendre à Wade qu’il ne peut pas imposer sa volonté. Et que les Sénégalais se dresseront devant lui dans la plus grande fermeté.

Comment analysez-vous la candidature annoncée de Wade pour 2012 ?

Il n’a pas de candidat. Le candidat qu’il avait malheureusement ne peut plus prospérer. C’est ce que tout le monde pense. Et il ne souhaite toujours pas laisser tomber.

Vous parlez de qui ? De Karim Wade ?

La presse lui donne un candidat. Apparemment, mars 2009 lui a fait comprendre que ce candidat ne peut pas se faire élire. Il n’a pas d’autre candidat en vue. Il lui faut être candidat, et en ce moment là, il doit pouvoir commencer sa campagne. Parce qu’il lui faut une campagne de longue durée, compte tenu d’une certaine réalité, pour avoir des chances de se faire élire. Des chances raisonnables dans son esprit de se faire élire. Cette candidature, que je considère comme une candidature de trop, s’est imposée à lui. Mais est-ce qu’il ira jusqu’au bout de sa démarche. Dieu seul le sait. En tout cas, les Sénégalais doivent faire avec cette déclaration de candidature et prendre leurs responsabilités.






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#11 Auteur: 
Posté le : 2009-11-24 02:37:42  
« si l’on intègre l’hypothèse que ces élections n’ont pas été truquées, le recul de Niasse justifie largement l’absence de second tour dans la mesure où les 10% d’électeurs qu’il a perdus ont certainement voté pour Wade, qui a parié sur les réalisations (wedi giss boku ci), et Idrissa Seck qui disait à qui voulait l’entendre : « je veux faire pour le Sénégal ce que j’ai fait pour Thiès »

 :hun:  :hun:  :hun:  PURE SPECULATION !
En effet, difficile d'être catégorique à défaut de sondage. Mais où sont passés ces électeurs, dans le mbëk-mi? Il faudra bien y répondre.
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#12 Auteur: XXX
Posté le : 2009-11-24 03:11:44  
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1000 MILLIARDS BUDGET DE KARIM
70 MILLIARDS BUDGET DE SAMUEL
450 MILLIARDS ACHAT 6 AVIONS PR UNE CIE PRIVE DE KARIM
90 MILLIARDS AVOIR IDY

CES CHOSES DOIVENT NOUS RÉVEILLEZ

LES PAYSANS ONT BESOINS DE 37 MILLIARDS
LES HABITANTS DES ZONES INONDÉS ONT BESOINS DE L'AIDE
LES PRIX DES ALIMENTS AUGMENTENT
LES FAMILLES MANGENT 1 PLATS PAR JOUR
IL Y A LA DÉBAUCHES, LA DROGUE, LES VIOLS
DES FEMMES MEURENT FAUTES DE SOINS
GÉNÉRATIONS SACRIFIES DEPUIS 2000 PR LE GROUPE DE WADE

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#13 Auteur: XXX
Posté le : 2009-11-24 03:11:56  
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#14 Auteur: XXX
Posté le : 2009-11-24 03:12:11  
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#15 Auteur: XXX
Posté le : 2009-11-24 03:12:23  
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#16 Auteur: 
Posté le : 2009-11-24 06:09:22  
Article nul et commentaires archi-nuls!! Vous n'avez donc rien d'autre à faire que de passer votre temps à palabrer sur la politique? Et si vous alliez travailler, ne serait-ce pas mieux?  :down:  :down:  :down:  :dedet:  :dedet:  :dedet:  :dedet: 
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#17 Auteur: mousse
Posté le : 2009-11-24 07:24:42  
wade a mis le pays agenou..........a cause d une tres mauvaise politique de sape...........
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#18 Auteur: AMADOU
Posté le : 2009-11-24 08:53:43 Senegal
Article nul et commentaires archi-nuls!! Vous n'avez donc rien d'autre à faire que de passer votre temps à palabrer sur la politique? Et si vous alliez travailler, ne serait-ce pas mieux?  :down:  :down:  :down:  :dedet:  :dedet:  :dedet:  :dedet: 
As Salamou Alaykoum !!

Même pas le courage ou la descence de signer votre post!
Vous passez votre temps à insulter le peuple en foulant du pied ses droits les plus élémentaires vous verrez le prix INCHA ALLAH ... :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn: 
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#19 Auteur: AMADOU
Posté le : 2009-11-24 08:53:59 Senegal
Article nul et commentaires archi-nuls!! Vous n'avez donc rien d'autre à faire que de passer votre temps à palabrer sur la politique? Et si vous alliez travailler, ne serait-ce pas mieux?  :down:  :down:  :down:  :dedet:  :dedet:  :dedet:  :dedet: 
As Salamou Alaykoum !!

Même pas le courage ou la descence de signer votre post!
Vous passez votre temps à insulter le peuple en foulant du pied ses droits les plus élémentaires vous verrez le prix INCHA ALLAH ... :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn: 
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#20 Auteur: 
Posté le : 2009-11-24 09:11:57  
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Promotion Limitée au Vendredi 27 Novembre.
tél: 77 552 22 00

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#21 Auteur: Africain
Posté le : 2009-11-24 09:39:38  
les ps ils ont croie que nous avont oublier leur temp,non ce nait pas le cas tous sauf ps ,les senegalais ne mangent pas ce quils ont dejas vomit
C'est quoi ce Français? Tu n'as pas honte ?
Le PS au moins réfléchit et forme les cadres de l'Etat; le PDS les forme au vol et au pillage.
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#22 Auteur: 
Posté le : 2009-11-24 09:48:53  
THIES:
-Beene deukk,niaari gare.

SENEGAL:
-beene deukk,niaari sathieu you makk!!! :khelou: 
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#23 Auteur: PEULS
Posté le : 2009-11-24 10:30:56  
Nous apprécions la scientifique contribution du Dr. Ly. Elle nous servira de moyens pour réajuster ou confirmer nos approches à la dramatique situation de notre pays. Une confusion, plutôt une ignorance ignoble régne dans la compréhension de la Politique. Certains estiment que le devoir d'un homme politique au pouvoir c'est de fabriquer des slogans, de voler et de partager avec ses clients. Pour nous "le devoir d'un politique n'est pas de rêver pour les autres, mais de les écouter, de démêler avec eux le possible du souhaitable et d'en tirer des règles pour son action". En revanche "l'Etat doit avoir pour souci constant de veiller de façon permanente au bon emploi de l'argent public et de donner l'exemple d'une gestion rigoureuse éliminant peu à peu le gaspillage, les abus et les dépenses inutiles". Voilà pourquoi il nous faut bouter les wade & bandes hors du pouvoir et du pays.
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#24 Auteur: balla diop
Posté le : 2009-11-24 10:35:50  
bonjour à tous,
c'est perdu d'avance si l'opposition significative va dans ses élections en ordre dispersé.
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#25 Auteur: badag51
Posté le : 2009-11-24 11:00:49  
Tant que vous continuerez à vous appuyer sur des
accusations utilisées comme armes pour liquider un
adversaire politique,vous passerez pour un taré, un
naïf.Tout le monde a compris maintenant les raisons
pour lesquelles ces accusations ont été formulées
contre Mara.Y a que les tarés qui perdent du temps
précieux à recourir à ses cela pour montrer qu'ils sont
incapables de trouver des arguments pour leurs attaques
vaines.Pourtant Wade avait en même temps mis n cause
Tanor, Niass,Bathily,Dansokho,mais cela on peut
l'oublier quand on est vacciné contre l'honnêteté pour
ne retenir dans les accusations qu'il a faites celles
qui conviennent le mieux pour justifier les sous que
vous avez encaissez. Les choses ont évolué et tout est
dveu clair pour les esprits éclairés les autres, moins
favorisés dans le domaine de la réflexion comprendront
d'ici extinction du soleil.Patience alors
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#26 Auteur: Badiane
Posté le : 2009-11-24 11:37:30  
Ce papier de Mr LY est le meilleur diagnostique ayant trait aux faiblesses de la stratégie de communication de l’opposition en général, mais surtout de Niass en particulier durant les présidentielles de 2007. La stratégie de communication était inadaptée parce qu’en déphasage avec les réalités sociologiques du peuple sénégalais. Lui-même avait annoncé la couleur en choisissant Mr Dansokho comme directeur de campagne. Je ne sais pas si ce choix était motivé par l’amitié entre les deux protagonistes ou non ; quoi qu’il en soit, ce choix était inopportun pour différentes raisons que nous nous garderons d’évoquer ici. Les dénonciations ne peuvent nullement faire gagner des élections. Espérons que Benno fera preuve de maturité en adoptant une stratégie de communication multidimensionnelle qui lui permettra de se positionner en véritable alternative aux incompétents qui nous gouvernent.
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#27 Auteur: 
Posté le : 2009-11-24 11:39:02  
le seul capable de battre Wade si tous les autres jouent le jeu, c'est Ahmadou Makhtar MBOW!
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#28 Auteur: AL MALIK
Posté le : 2009-11-24 11:51:34  
Cet article est bien pensé et prouve qu'au Sénégal il y a des têtes pleines,saines et productives.
L'avenir de tous ceux qui pillent les biens nationaux est lugurbe.
Les voleurs,magouilleurs,assassins,corrupteurs, clientélistes,lêche-bottes,politicards véreux,maîtres chanteurs qui fomentent leurs actes criminels sous la banière et la toute puissance de l'ETAT seront jugés par la révolte du peuple qui fatigué d'être ballotté,bérné et sacrifié finira par une révolte dévastatrice qui lynchera les bourreau et les fossoyeurs de la nation et condamnera à perpétuité tous ces criminels qui plastronnent fiérement légitimés par un régime délinquant et dégradant.

MOURIR POUR MOURIR DANS LA MISERE ET LE DESHONNEUR LE PEUPLE SENEGALAIS OPPRESSE SE LIBERERA PAR LA FORCE.

LA MORT OU LA LIBERTE.




 :sn:  :sn:  :sn: 
 :sn:  :sn:  :sn: 
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#29 Auteur: PEULS
Posté le : 2009-11-24 12:48:57  
Tant que vous continuerez à vous appuyer sur des
accusations utilisées comme armes pour liquider un
adversaire politique,vous passerez pour un taré, un
naïf.Tout le monde a compris maintenant les raisons
pour lesquelles ces accusations ont été formulées
contre Mara.Y a que les tarés qui perdent du temps
précieux à recourir à ses cela pour montrer qu'ils sont
incapables de trouver des arguments pour leurs attaques
vaines.Pourtant Wade avait en même temps mis n cause
Tanor, Niass,Bathily,Dansokho,mais cela on peut
l'oublier quand on est vacciné contre l'honnêteté pour
ne retenir dans les accusations qu'il a faites celles
qui conviennent le mieux pour justifier les sous que
vous avez encaissez. Les choses ont évolué et tout est
dveu clair pour les esprits éclairés les autres, moins
favorisés dans le domaine de la réflexion comprendront
d'ici extinction du soleil.Patience alors
badag51. Ce n'est pas avec des arguments amorphes, avec l'appui d'exemples biaisés issus d'accusations indignes d'un irresponsable, que vous arriverez à nous justifier l'opportunité de vos adjectifs: "tarés", "naifs". La propreté physique, intellectuelle, morale des honorables Tanor DIENG, Moustapha NIASSE, Prof. Abdoulaye BATHILY, Hameth DANSOKO ne se discute pas. Les accusations de wade à ces honorables personalités de notre pays, qui le dépassent sur tous les plans, ne visaient qu'à détourner l'attention de certains esprits tordus, de ses saccages des deniers publics, de ses bradages des terres, de ses pillages des ressources, de ses ignobles trucs. wade aurait brandit les preuves s'il en détenait! En revanche, pour ce qui est de "l'être" le plus versatile du monde, leurs déclarations publiques suffisent largement pour évacuer tous les doutes sur leurs horribles actes.
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#30 Auteur: LAYE MALLETTE
Posté le : 2009-11-24 13:28:24 United States
Avec mes mallettes a Segura et autres mare-a-bouts, le Sen egal devrait legitimement etre en tete de liste des pays les plus corrompus.
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#31 Auteur: 
Posté le : 2009-11-24 13:44:55  
Il ya trop de "Président" dans le discours de Landing, signe du grand respect que le ministre d'Etat sans portefeuille conserve encore pour Wade.
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#32 Auteur: 
Posté le : 2009-11-24 14:33:25  
Wade et Cissoko face à leurs responsabilités


L’affaire Alex Segura, au-delà du préjudice qu’elle a causé à notre pays au plan international, risque de faire croire que la gangrène a gagné des structures comme l’armée et la police qui devraient être au premier rang du civisme dans l’état.
En effet dans cette affaire, il se trouve d’une part, un colonel de l’armée, sur ordre illégal, remet à un individu dont il sait n’y avoir pas droit, une ou deux valises remplient de deniers appartenant à la collectivité et, d’autre part, un capitaine décisionnaire de police qui, lors d’une altercation traite publiquement le colonel de « voleur » et menace de convoquer la presse pour faire un « déballage ».
Pendant ce temps, le président de la République au service de qui sont rattachés les protagonistes est dans l’expectative, laissant libre cours à toutes les interprétations, exposant ces deux corps d’élite à la risée populaire qui ne manquera certainement pas d’entamer gravement leur respectabilité.
Il est vrai qu’à ce propos qu’il se susurre que le capitaine décisionnaire jouit d’une immunité générale pour service rendu, notamment la préparation des expéditions contre Talla Sylla, Ismaila Mbaye…et surtout pour avoir reçu au domicile du secrétaire général du PDS sis au point E, le 15 Mai 1993, la bande de Clédor venu rendre compte de ce que le juge Seye a été exécuté conformément aux instructions reçues. Bien entendu qu’il pourrait être admis des circonstances atténuantes au bénéfice du capitaine décisionnaire au motif qu’il n’a jamais reçu une formation militaire ni même policière, mais la réalité est qu’il occupe le rang de capitaine des forces de sécurité et par conséquent, il est permis de dire que cette affaire pourrait avoir une incidence négative sur la discipline dans les forces de police parce que désormais, un commissaire de police ou un brigadier serait fondé à considérer comme injuste une sanction pour quelque motif que ce soit. Quant au colonel Cissoko, il lui appartient de raisonner en soldat pour ne pas endosser la grave responsabilité de ternir à jamais le lustre dont jouit le corps d’élite des officiers de l’armée nationale qui a pour devise : « On nous tue, on ne nous déshonore pas ».
Il faut évidemment être un « officier », c’est-à-dire un homme d’honneur et de caractère, pour tourner le dos aux banquets et autres privilèges corrupteurs au nom de ce que représente l’uniforme pour la nation, toute entière.
C’est pourquoi, l’affaire Alex Segura est une affaire d’ordre public qui appelle l’intervention de toutes les couches de la société pour éviter une fragilisation des forces de sécurité qui pourrait être fatale à l’Etat et à la Nation, dont la création et la consolidation se réalisent au prix de tant d’efforts.

AWA
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#33 Auteur: 
Posté le : 2009-11-24 16:42:42  
Bande de beaux-parleurs incapables d'aller travailler! C'est pas étonnant, c'est une spécialité sénégalaise que de palabrer des journées entières pour ne rien dire! :down:  :down:  :down:  :dedet:  :dedet:  :dedet:  :dedet: 
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#34 Auteur: Boun Khatab
Posté le : 2009-11-24 16:54:26  
Wade et Cissoko face à leurs responsabilités


L’affaire Alex Segura, au-delà du préjudice qu’elle a causé à notre pays au plan international, risque de faire croire que la gangrène a gagné des structures comme l’armée et la police qui devraient être au premier rang du civisme dans l’état.
En effet dans cette affaire, il se trouve d’une part, un colonel de l’armée, sur ordre illégal, remet à un individu dont il sait n’y avoir pas droit, une ou deux valises remplient de deniers appartenant à la collectivité et, d’autre part, un capitaine décisionnaire de police qui, lors d’une altercation traite publiquement le colonel de « voleur » et menace de convoquer la presse pour faire un « déballage ».
Pendant ce temps, le président de la République au service de qui sont rattachés les protagonistes est dans l’expectative, laissant libre cours à toutes les interprétations, exposant ces deux corps d’élite à la risée populaire qui ne manquera certainement pas d’entamer gravement leur respectabilité.
Il est vrai qu’à ce propos qu’il se susurre que le capitaine décisionnaire jouit d’une immunité générale pour service rendu, notamment la préparation des expéditions contre Talla Sylla, Ismaila Mbaye…et surtout pour avoir reçu au domicile du secrétaire général du PDS sis au point E, le 15 Mai 1993, la bande de Clédor venu rendre compte de ce que le juge Seye a été exécuté conformément aux instructions reçues. Bien entendu qu’il pourrait être admis des circonstances atténuantes au bénéfice du capitaine décisionnaire au motif qu’il n’a jamais reçu une formation militaire ni même policière, mais la réalité est qu’il occupe le rang de capitaine des forces de sécurité et par conséquent, il est permis de dire que cette affaire pourrait avoir une incidence négative sur la discipline dans les forces de police parce que désormais, un commissaire de police ou un brigadier serait fondé à considérer comme injuste une sanction pour quelque motif que ce soit. Quant au colonel Cissoko, il lui appartient de raisonner en soldat pour ne pas endosser la grave responsabilité de ternir à jamais le lustre dont jouit le corps d’élite des officiers de l’armée nationale qui a pour devise : « On nous tue, on ne nous déshonore pas ».
Il faut évidemment être un « officier », c’est-à-dire un homme d’honneur et de caractère, pour tourner le dos aux banquets et autres privilèges corrupteurs au nom de ce que représente l’uniforme pour la nation, toute entière.
C’est pourquoi, l’affaire Alex Segura est une affaire d’ordre public qui appelle l’intervention de toutes les couches de la société pour éviter une fragilisation des forces de sécurité qui pourrait être fatale à l’Etat et à la Nation, dont la création et la consolidation se réalisent au prix de tant d’efforts.

AWA
Bien dit.Seulement, le senegal est gouverne par un individu qui ne sait pas et qui ne saura jamais ce qu'est un etat.Il a ete depuis toujours un menteur et un voleur.En 2012, il faudra le renvoyer au point E.
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    Par Souleymane Jules Diop

    On ne peut pas dire de la presse occidentale qu'elle déteste Abdoulaye Wade. Elle avait fait la réputation outre Atlantique de celui qui proclamait, après son élection, que "l'ère des coups d'Etat est terminée en Afrique". Cette rareté africaine était célébrée partout. Le mérite revenait aux Sénégalais en premier. Ce sont eux qui se sont mobilisés dans tous les coins du pays pour rendre possible l'alternance. A Abdou Diouf aussi, qui s'était soumis au résultat des urnes. Mais Abdoulaye Wade avait fait du mérite de tout un peuple, son mérite personnel. Les plus grandes télévisions du monde recevaient ce nouveau Mandela, léchaient littéralement "la vitrine" africaine. Dans un de ces entretiens qui a disparu depuis de youtube, le créateur du défunt Plan Omega déclarait au journaliste qui devait avoir son âge, qu'il a rédigé son dernier livre sur les Mathématiques économiques quand il était "enseignant" à Boston, en 1967... Lire la suite ...


    Calques & décalques
    [ CHRONIQUE] Sunugal
    Par Amadou Gueye Ngom

    Une Chronique de Souleymane Jules Diop Bientot en LigneQuelques semaines de vacances au pays auront suffi à me convaincre du délabrement de notre corps social atteint de plusieurs maladies débilitantes dont les plus sévères sont la mauvaise foi, la résignation et le délabrement des consciences Oui, avec le recul, j’ai le sentiment pénible d’avoir séjourné en zone endémique.
    Comment ce beau et si fragile pays qui est le mien en est-il arrivé là ?...
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    Afrique :peuples de lumière et de paroles - par Daouda Ndiaye
    Le recueil de poèmes « Afrique peuples de lumière et de paroles » est le dernier né de Nicole Barrière.
    Nicole Barrière est une citoyenne du monde. De la Tchétchénie à l’Afghanistan en passant par l’Afrique qui nous réunit autour son œuvre poétique, Nicole sillonne le monde pour défendre le faible contre le fort. Elle dispose d’une arme qu’elle partage avec les griots africains : la force du verbe. Nicole se démarque peut-être de la figure du griot par sa plume. Mais la plume n’est-elle pas le prolongement naturel de la voix du griot ?
    « Afrique peuples de lumière et de paroles » dans une Afrique asservie et avilie a suscité un débat très riche entre le Professeur Stéphane Douailler et le Docteur Mahamadou Lamine Sagna, auteur de la préface.
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    Alioune Mbaye Nder: artiste du mois sur Seneweb Music

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    La revue de la Presse quotidienne
    Revue de presse du vendredi 19 mars 2010
    Avec: Senegaaltv.com

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