ASI24 – (Dakar) La compétitivité de
l’économie sénégalaise s’est améliorée de 2,4 en variation mensuelle en
décembre 2009, indique la dernière Note de Conjoncture pour l’année
2009 rendue publique par la Direction de la Prévision et des Etudes
Economiques (DPEE).
La
Note de Conjoncture retrace les grandes masses économiques en 2009 et
informe sur les prévisions et projections macroéconomiques attendues
pour 2010, tant au niveau national (Sénégal) et sous-régional (Uemoa),
qu’africain (Afrique continentale) et mondial (Asie, Europe, Amérique).
L’amélioration de l’économie sénégalaise en décembre
s’explique « en raison du différentiel d’inflation favorable de 1,5%
conjugué à la dépréciation de 0,9% du franc CFA vis-à-vis de la monnaie
des partenaires commerciaux ».
Globalement, sur l’année 2009, la compétitivité s’est
renforcée de 1% par rapport à l’année précédente, grâce au différentiel
d’inflation favorable de 3,5% qui a annihilé l’effet de l’appréciation
de 2,6% du franc CFA par rapport à la monnaie des partenaires.
L’activité économique interne, mesurée par l’Indice
Général d’Activité (IGA), proxy du PIB hors agriculture et
administration a enregistré, au mois de décembre 2009, une croissance
de 25,0% en variation mensuelle, après une baisse de 8% au mois
précédent.
Ce résultat a été favorisé par la bonne évolution
d’ensemble relevée dans tous les secteurs d’activités qui serait liée
aux effets combinés d’un rattrapage et d’un début de reprise de
l’activité, note le document.
Au terme de l’année 2009, l’activité mesurée par l’IGA
a évolué de 1,7% par rapport à son niveau de 2008. Cette évolution a
été favorisée par les résultats appréciables enregistrés dans tous les
sous secteurs, à l’exception de celui de l’élevage qui a accusé une
baisse de 3,9%.
La croissance du secteur secondaire est consécutive à
la bonne tenue des activités à l’exception des bâtiments et travaux
publics qui sont restés stables. Les activités du secteur tertiaire ont
enregistré une légère croissance de 0,6%, tandis que le sous secteur de
la pêche a évolué en hausse de 2,8%. Au total, l’évolution favorable de
l’IGA, par rapport aux prévisions initiales de novembre 2009, pourrait
amener à réviser légèrement à la hausse les prévisions de croissance de
2009.
Cependant, les résultats de l’enquête d’opinion auprès
des chefs d’entreprises, révèlent que les principales contraintes
évoquées, durant le mois de décembre 2009, portent essentiellement sur
l’environnement des affaires dans le secteur industriel et les services.
Dans le sous secteur des bâtiments et des travaux
publics, les entrepreneurs ont évoqué dans les mêmes proportions
l’insuffisance de la demande, l’environnement des affaires et le non
recouvrement des créances comme principales difficultés. Quant au sous
secteur commercial, l’insuffisance de la demande et l’environnement des
affaires ont été cités comme principales contraintes au développement
des activités.
La conjoncture économique mondiale a évolué de façon
contrastée en 2009. En effet, après la nette chute de l’activité, qui a
conduit l’ensemble des pays industrialisés dans une profonde récession,
durant le premier trimestre, des signes d’amélioration de la situation
sont brusquement apparus dès le début du deuxième trimestre dans la
plupart des économies avancées.
A partir du troisième trimestre, un nombre grandissant
de pays ont enregistré une croissance trimestrielle positive de leur
Produit Intérieur Brut (PIB). Toutefois, au terme de l’année 2009, la
croissance économique mondiale est globalement attendue à -1,1% par le
Fonds Monétaire International (FMI) et à -2,2 par la Banque Mondiale
(BM). En perspective pour 2010, l’économie mondiale devrait se rétablir
et les prévisions de ces deux institutions tablent respectivement sur
des taux de croissance de 3,1 % et de 2,7%.
Les prix à la consommation ont poursuivi leur hausse
dans la plupart des pays avancés et l’inflation est à nouveau positive
en décembre 2009, comme en novembre, après sept mois d’affilée de
déflation. La hausse des prix des matières premières, notamment le
pétrole, du fait du redressement de l’économie mondiale, explique
essentiellement ce raffermissement des prix.
Sur le marché des changes, en variation annuelle,
l’euro a enregistré une baisse de 5% et de 14% respectivement face au
dollar et au yen. En revanche, comparée à la livre sterling, la monnaie
unique européenne s’est appréciée de 11%.
S’agissant des matières premières, malgré la récente
fermeté, liée au regain d’activité dans la plupart des économies
industrialisées, la plupart des prix ont connu une forte baisse en
2009, en termes de variation en moyenne annuelle.