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Dimanche 25 Juin 2006
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SUR LES 4 200 000 INSCRCITS SUR LE FICHIER ELECTORAL - « 200 inscriptions multiples » selon Habib Fall de la Daf

200 cas d’inscriptions multiples sur les 4 millions 200 000 inscrits sur le fichier de la direction de l’automatisation du fichier (Daf). Le directeur de la Daf, Habib Fall, qui a fait la révélation dans un entretien qu’il nous a accordé, est revenu longuement sur les inscriptions des Sénégalais de l’extérieur, les raisons des problèmes qui se sont posés à ce niveau et les pistes de solution que le gouvernement est en train d’étudier pour les régler. Concernant les retraits frauduleux des cartes d’électeur, notés massivement ces derniers temps, il indique que cela est proscrit et que l’administration centrale va intervenir. Le directeur de la Daf a, par ailleurs, décliné le chronogramme du processus électoral. Entretien !

Pour le cas des responsables libéraux ou d’autres partis qui inscrivent beaucoup de gens et qui, de la même manière, sont en train de retirer les cartes de leurs militants. Si c’est le cas, c’est interdit. Et si on est courant, on peut intervenir rapidement au niveau de l’autorité administrative parce que cela est proscrit. Inscrire des gens d’abord cela n’est pas possible parce qu’il faut que la personne soit présente physiquement. C’était possible avant. Aujourd’hui la présence physique de la personne est indispensable. Pour le retrait, la personne doit se présenter avec son récépissé, on vérifie la photo et tout pour être sûr que c’est la personne et elle signe avant de récupérer sa carte. C’est la règle. Et normalement, dans la commission, il y a la Cena qui est là pour faire respecter la loi, il y a les représentants des partis politiques, le président de la commission et sa secrétaire, il y a aussi le technicien. Donc, il y a tout ce monde autour de la distribution des cartes. Je suis vraiment étonné, qu’un responsable politique puisse venir dans une commission retirer des cartes de militants. Si cela est avéré la responsabilité de la commission est engagée aussi bien que celle de la Cena. Maintenant si la Cena ne réagit pas cela serait très gênant.

L’objectif de l’Etat est d’inscrire 500 000 Sénégalais

D’ici la fin, nous pensons que nous allons avoir un chiffre de 500 000 inscrits à l’étranger, ce qui est notre objectif. Les équipes sont déployées en fonction de la population électorale que nous avons. Nous n’allons pas dans un pays en disant que nous allons faire une semaine sans avoir le chiffre d’électeurs. Nous avons fait des simulations et nous savons les pays où il y a une forte concentration de Sénégalais et nous avons mis l’accent d’abord sur ces pays sachant qu’il y a d’autres pays où il y a une centaine de sénégalais et où on mettra moins de temps. Le vrai problème à l’étranger, ce n’est pas le nombre d’équipes, mais plutôt la détention de pièces parce que la loi dit que pour avoir la nouvelle carte d’identité, il faut avoir l’actuelle pièce d’identité ou un extrait de naissance datant de plus d’un an. Or à l’étranger, les gens ont effectivement des difficultés pour avoir ces pièces. Les Sénégalais qui est là-bas n’ont plus, dans leur écrasante majorité, leur carte d’identité. En général, ils ont un passeport soit de type ancien ou les nouveaux, de type Cedeao. La loi est ce qu’elle est. Malheureusement, il y a eu des échauffourées en France et dans d’autres pays à cause de cela. Ces accrochages sont dus au fait qu’il y a eu des gens qui ont voulu s’inscrire avec leur carte consulaire ou avec des extraits qui datent de dix ans. Aujourd’hui, nous sommes en train de réfléchir rapidement sur la possibilité de permettre à ces Sénégalais à l’étranger de pouvoir utiliser leur passeport de type Cedeao ou le certificat d’identification établis par la gendarmerie. Cette pièce est pour les personnes qui n’ont pas de carte nationale d’identité, ni d’extrait de naissance. Elles seront enregistrées dans l’état civil avec des témoins. A partir de cet acte, ces personnes peuvent s’inscrire sur les listes électorales. Cela a été une bonne chose dans certaines zones où les gens n’avaient pas l’habitude d’aller chercher des pièces. Si on utilise cette technique à l’étranger, cela permettra d’inscrire beaucoup de Sénégalais, surtout qu’il en a qui sont nés là-bas. Cela pourra permettre d’améliorer les performances pour l’étranger.
En ce concerne le délai, les inscriptions s’arrêtent le 14 août. Maintenant, il se peut qu’arriver à cette date, s’il n’y a pas de satisfaction sur le taux d’inscris, que le gouvernement décide de prolonger pour l’étranger les inscriptions sur une période d’un mois.

Solution pour l’inscription des Sénégalais à l’étranger

Des démarches sont entreprises pour permettre aux Sénégalais de l’extérieur de pouvoir s’inscrire sur les listes électorales avec leur passeport ou un certificat d’identification. Il y a une étude qui est en train d’être faite pour voir s’ils peuvent utiliser techniquement le passeport de type Cedeao où doivent figurer les numéros d’identification nationale. Si c’est le cas, on peut l’inscrire à partir de ce numéro sachant qu’au niveau central, nous avons la base de données. Mais pour faire cela, il faut avoir une idée du nombre de détenteurs de ce type de passeport. Si c’est un Sénégalais sur vingt qui a ce type de passeport, ce n’est pas rentable. Ce n’est pas la peine de se fatiguer. Mais l’autre solution qui consiste à utiliser le certificat administratif pour identifier les citoyens va être étendue au niveau de l’étranger.

Chronogramme du fichier électoral

L’étape des inscriptions est toujours suivie d’une étape de publication. Nous allons arrêter les inscriptions le 14 août et en fin septembre nous allons sortir les listes provisoires que nous allons publier un peu partout. L’objectif de ces listes, c’est de permettre aux Sénégalais inscrits de vérifier que leur nom figure bien sur la liste et que nous ne nous sommes pas non plus trompés sur leur lieu de vote ou sur toute autre information. A partir de ce moment un Sénégalais qui détecte une anomalie sur son inscription peut s’adresser aux tribunaux. C’est ce que l’on appelle la période contentieux qui va durer un mois. Maintenant les tribunaux vont donner des ordonnances d’inscription qui seront remises à des commissions spéciales chargées du contentieux. Les partis politiques de l’opposition pensaient que l’on voulait remplacer les tribunaux par ces commissions spéciales. En réalité ce n’est pas cela. Les tribunaux sont toujours là pour traiter du contentieux qui va durer un mois. Donc, les citoyens vont s’adresser aux tribunaux qui vont prendre des décisions qui seront présentées aux commissions spéciales chargées de réinscrire la personne ou de changer son bureau de vote ou de changer une information sur laquelle il y avait une erreur concernant cet électeur. Les commissions spéciales n’existaient pas avant, mais elles sont rendues nécessaires parce qu’elles fonctionnent comme les commissions d’inscriptions. Elles ont la même configuration. La différence est que le nombre de commissions spéciales est très réduit par rapport à celles qui existent présentement. Dans la chronologie, il y a l’arrêt des inscriptions, la production des listes provisoires en fin septembre, le contentieux qui va durer tout le mois d’octobre et en fin novembre on aura la liste définitive arrêtée des élections qui permettra de faire les élections. Dans tout cela, nous sommes conscients que nous avons quelques mois disponibles pour réajuster ou faire une révision exceptionnelle si jamais c’était nécessaire.

Processus de contrôle des inscriptions

Il y a une fiabilité du processus. Dans toutes les étapes, il y a un contrôle au niveau de la commission, il y a la Cena, les partis politiques, les équipes techniques et il y a aussi l’électeur qui est un citoyen, mais qui contrôle aussi. Le document qui arrive au niveau de la Daf, il y a tout un processus de contrôle qui est réalisé par un effectif que nous avons recruté, ce sont ces vacataires, qui sont d’un bon niveau, qui vérifient tous les documents aussi bien qu’à l’entrée qu’à la sortie. A l’entrée, ce sont les fiches qui arrivent des commissions qui sont vérifiées en ce qui concerne leur contenu. Par exemple, on va s’assurer que le cachet de la Cena y figure bien et même celui du président de la commission, on va vérifier s’il y a un extrait de naissance, la signature de l’officier d’état civil, si c’est la bonne ou pas. Après cela, il y a la fiche informatique à proprement parler qui va permettre de rapprocher le contenu des fiches que l’on saisit avec les images qui ont été prises au niveau de la commission, sa photo, ses empreintes digitales et sa signature. Ces informations arrivent directement à la Daf par la ligne téléphonique. Au moment de saisir la fiche, ces informations arrivent instantanément. Quand on saisit la fiche, dès qu’on donne le numéro d’identification nationale, l’image de la photo de la personne et sa signature doivent apparaître à l’écran et c’est cela qui permet de faire une corrélation entre la fiche et les informations numériques. A l’issue de cette saisie, on va une fois de plus réimprimer ce qui a été saisi et demander à une troisième équipe de vérification de rapprocher les fiches et de voir ce qui a été fait. Ce contrôle va permettre de détecter les erreurs de saisi. Après, nous faisons le contrôle biométrique pour identifier, repérer les personnes qui se sont inscrites plusieurs fois. Il y a plusieurs façons de s’inscrire plusieurs fois. La personne peut s’inscrire dans différentes commissions avec sa pièce d’identité. Il y a des personnes qui s’inscrivent dans une commission avec leur carte nationale d’identité et ailleurs avec un extrait de naissance. Mais quelle que soit la pièce utilisée ou les moyens utilisés pour s’inscrire, le contrôle biométrique détecte tout cela. Il stocke d’abord les empreintes des premiers inscrits, un an après, cette même personne peut s’inscrire n’importe où si les données arrivent chez nous, on contrôle, on s’en rendra compte. Ce contrôle se fait systématiquement. On ne peut pas produire la carte sans que ce contrôle ne soit fait. Ce sont ces données que le contrôle biométrique valide, avant d’aller en impression. Cela nous permet de détecter des anomalies, mais aussi des gens qui cherchent à s’inscrire à différents endroits.

200 cas d’inscriptions multiples

Il y en a beaucoup, à peu près 200 cas d’inscriptions multiples Dès fois, la personne change un peu son adresse, le nom de ses parents ou autres données, en pensant pouvoir passer devant tout ce système. On détecte cela très rapidement et cela nous permet de dresser une liste que nous devons adresser à la Cena avec des preuves à l’appui. Et on a même des fiches remplies, maintenant tout ce dossier est transféré à la Cena qui peut poursuivre les personnes. Mais, il faut savoir qu’il y a plusieurs raisons qui expliquent ces inscriptions multiples : soit la personne n’aime pas la photo qu’elle avait prise, soit ce sont des personnes qui sont restées très longtemps sans voir leurs cartes etc. Maintenant, il y a des cas avérés de gens qui ont voulu réellement frauder en pensant que c’est comme avec l’ancien système, ils se sont présentés avec une pièce d’identité ici, là-bas, avec un extrait de naissance, un deuxième ou troisième extrait avec un certain nom. Il y a eu quelqu’un qui s’est amusé à s’inscrire au niveau d’une vingtaine de commission et qui continue à s’inscrire dans les régions. Nous avons sa trace, nous savons que la personne s’est inscrite tel jour dans tel endroit. Nous sommes en train de recueillir toutes les informations pour pouvoir permettre à la Cena de faire des poursuites. Si vous avez même constaté dans le spot qui sort à la télé, il y a eu un changement, on a mis l’aspect répressif parce qu’avant les gens se vantaient dans le spot de s’inscrire plusieurs fois sans qu’on leur montre réellement qu’il y a une répression derrière cet acte. C’est interdit. Si vous regardez, il y a toujours un petit détail qui change.

Auteur: Recueillis par Ibrahima Lissa F    

Cet article a été déjà consulté 11758 fois


img Commentaires :


#1 Auteur: citoyen
Posté le : 2006-06-25 07:48:22  
salut tout le monde, je demande juste si en Suisse il y a un lieu d'inscription?
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#2 Auteur: 
Posté le : 2006-06-25 09:11:16  
Que faites-vous des émigrés qui partent en mission et qui ne peuvent pas rencontrer les commissions? Pourquoi ne pas leur permettre de confier leur inscription (avec les documents requis bien sûr) à un ami?
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#3 Auteur: 
Posté le : 2006-06-25 11:29:20  
LE VOL LE VOL PDS EST CAPABLE DE TOUT WADE VEUT QUE LA MORT LUI TROUVE AU PALAIS LE MONDE ACTUEL NE VEUT PLUS ETRE GOUVERNER PAR LES VIEUX SI ON VOIT LES CHANGEMENTS EN ESPAGNE AVEC ZAPATERRO ANGLETERRE AVEC BLAIR EN RUSSIE AU CHILIE AUX PHILLIPINES
LE POUVOIR DOIT ETRE RESERVE AUX JEUNES
WA SALAM :up: 
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#4 Auteur: 
Posté le : 2006-06-25 12:10:29  
Allez vous inscrire et foutez la paix aux gens. Bande d'ignorants que vous êtes.
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#5 Auteur: 
Posté le : 2006-06-25 12:54:44  
 :up: 
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#6 Auteur: 
Posté le : 2006-06-25 13:02:05  
Nous ne sommes ni chiliens, ni anglais, ni philipinos. So give us a break with your stupid arguments. Cette maudite jeunesse composee de politichiens comme Aliou sow, de feneants comme ces cons du "Barsax ou Barca" des cons de rappeurs et aggresseurs, ne peut pas dirigeait le pays.I agree with you that we need a better leadership than what we have right now but giving the power to these lost kids is not an alternative.

Salam
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#7 Auteur: 
Posté le : 2006-06-25 13:21:38  
Les signes qui se dessinent ces derniers mois me rendent perplexe ; une CENA qui se débat, des inscriptions sur les listes électorales encore incertaines, un projet de loi pour un vote éventuel des militaires…., et demain ? ! !

Ces turbulences répétées risquent de faire chavirer l’embarcation bien avant terme, le peuple, déçu de ses hommes politiques de quelque couleur politique qu’ils soient, ne va plus se laisser mener en bateau.

Le Sénégal ne mérite pas le tableau qui le représente, la misère, la détérioration des conditions d’hygiène et de vie, la dégradation des mœurs, la famine, les religions qui (r) entrent dans la danse …Tout cela contribue à attiser la colère, la haine et finalement la révolte.

La Division des Investigations Criminelles, et même toutes les armées du monde ne peuvent rien contre un peuple en colère. J’en appelle donc à la sagesse des autorités pour donner, pendant qu’il est encore temps ?, des conditions de déroulement d’élections libres et transparentes comme celles qui ont amené Maître WADE à la Magistrature Suprême en mars 2000. « Il n’y a rien de constant si ce n’est le changement ». BOUDDHA.

Mais le Sénégal n’a plus d’opposition, une opposition qui s’oppose vraiment. Le paysage est constitué d’hommes politiques qui,  « mammouth » ou revenant précoce, ne semblent pas entendre les cris de détresse des citoyens qu’ils sont sensés représenter.

On peut même se demander aujourd’hui, pourquoi le régime se sert de la DIC pour dicter sa loi dans la mesure où, cette opposition qui apparaît dans le paysage politique ne semble pas à la hauteur des ses ambitions.

Le pouvoir perdu et aux abois se défend comme il peut ? On ne peut dire qu’il le fait raisonnablement. Des élections normalement organisées risquent malheureusement de confirmer Maître WADE à la tête du pays et au pire des cas pour lui et pour son entourage, son « fils » rebelle, déshérité, et qui se réclame toujours du domaine paternel : le PDS.

Dans le jeu actuel, la violence semble jouer et jouera fatalement contre le pouvoir en place.

S. FREUD disait qu’il existe une relation intime entre la violence et la frustration, l’explosion émotionnelle de la violence étant une manifestation brutale de la frustration, « la violence est cette impatience dans le rapport avec autrui, qui désespère d’avoir raison et choisit le moyen cours pour forcer l’adhésion ». Elle vous enferme sur vous-même et vous coupe des autres.

La logique gouvernementale, comme celle de toute la cour autour du régime de Maître WADE laisse paraître un reniement de tout dialogue, de toute écoute du peuple qui les a placés au sommet de l’Etat.

« La question est de savoir dans quels cas et jusqu’à quel point nous sommes obligés d’obéir à un système injuste. On dit parfois qu’il n’est jamais nécessaire d’obéir dans de telles conditions. ( …) Quand la structure de base d’une société est suffisamment juste (…) nous devons reconnaître comme obligatoire les lois injustes, à condition qu'elles ne dépassent pas un certain degré d'injustice… » J. Rawls : Théorie de la justice (1971), Coll. La couleur des idées, seuil, 1993.

Le Sénégal est une République, « res publica », tout sénégalais patriote peut et doit user de moyens à sa disposition pour donner son avis immédiat ou différé dans la gestion du pays. Tout sauf l’armée, de grâce ; la place de ce noble corps est dans les casernes. La neutralité politique ne peut que les honorer, et les faits constatables dans certains pays voisins nous donnent des raisons de redouter une militarisation du pouvoir par cette porte ouverte des autorités qui font feu de tout bois pour garder la chaleur de leurs fauteuils. Quand je contemple notre cher Sénégal, je me désole, mais quand je le compare avec certains voisins gagnés par l’entrée en politique de leurs hommes en tenue
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#8 Auteur: 
Posté le : 2006-06-25 13:21:57  
Les signes qui se dessinent ces derniers mois me rendent perplexe ; une CENA qui se débat, des inscriptions sur les listes électorales encore incertaines, un projet de loi pour un vote éventuel des militaires…., et demain ? ! !

Ces turbulences répétées risquent de faire chavirer l’embarcation bien avant terme, le peuple, déçu de ses hommes politiques de quelque couleur politique qu’ils soient, ne va plus se laisser mener en bateau.

Le Sénégal ne mérite pas le tableau qui le représente, la misère, la détérioration des conditions d’hygiène et de vie, la dégradation des mœurs, la famine, les religions qui (r) entrent dans la danse …Tout cela contribue à attiser la colère, la haine et finalement la révolte.

La Division des Investigations Criminelles, et même toutes les armées du monde ne peuvent rien contre un peuple en colère. J’en appelle donc à la sagesse des autorités pour donner, pendant qu’il est encore temps ?, des conditions de déroulement d’élections libres et transparentes comme celles qui ont amené Maître WADE à la Magistrature Suprême en mars 2000. « Il n’y a rien de constant si ce n’est le changement ». BOUDDHA.

Mais le Sénégal n’a plus d’opposition, une opposition qui s’oppose vraiment. Le paysage est constitué d’hommes politiques qui,  « mammouth » ou revenant précoce, ne semblent pas entendre les cris de détresse des citoyens qu’ils sont sensés représenter.

On peut même se demander aujourd’hui, pourquoi le régime se sert de la DIC pour dicter sa loi dans la mesure où, cette opposition qui apparaît dans le paysage politique ne semble pas à la hauteur des ses ambitions.

Le pouvoir perdu et aux abois se défend comme il peut ? On ne peut dire qu’il le fait raisonnablement. Des élections normalement organisées risquent malheureusement de confirmer Maître WADE à la tête du pays et au pire des cas pour lui et pour son entourage, son « fils » rebelle, déshérité, et qui se réclame toujours du domaine paternel : le PDS.

Dans le jeu actuel, la violence semble jouer et jouera fatalement contre le pouvoir en place.

S. FREUD disait qu’il existe une relation intime entre la violence et la frustration, l’explosion émotionnelle de la violence étant une manifestation brutale de la frustration, « la violence est cette impatience dans le rapport avec autrui, qui désespère d’avoir raison et choisit le moyen cours pour forcer l’adhésion ». Elle vous enferme sur vous-même et vous coupe des autres.

La logique gouvernementale, comme celle de toute la cour autour du régime de Maître WADE laisse paraître un reniement de tout dialogue, de toute écoute du peuple qui les a placés au sommet de l’Etat.

« La question est de savoir dans quels cas et jusqu’à quel point nous sommes obligés d’obéir à un système injuste. On dit parfois qu’il n’est jamais nécessaire d’obéir dans de telles conditions. ( …) Quand la structure de base d’une société est suffisamment juste (…) nous devons reconnaître comme obligatoire les lois injustes, à condition qu'elles ne dépassent pas un certain degré d'injustice… » J. Rawls : Théorie de la justice (1971), Coll. La couleur des idées, seuil, 1993.

Le Sénégal est une République, « res publica », tout sénégalais patriote peut et doit user de moyens à sa disposition pour donner son avis immédiat ou différé dans la gestion du pays. Tout sauf l’armée, de grâce ; la place de ce noble corps est dans les casernes. La neutralité politique ne peut que les honorer, et les faits constatables dans certains pays voisins nous donnent des raisons de redouter une militarisation du pouvoir par cette porte ouverte des autorités qui font feu de tout bois pour garder la chaleur de leurs fauteuils. Quand je contemple notre cher Sénégal, je me désole, mais quand je le compare avec certains voisins gagnés par l’entrée en politique de leurs hommes en tenue
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#9 Auteur: 
Posté le : 2006-06-25 13:22:38  
Les signes qui se dessinent ces derniers mois me rendent perplexe ; une CENA qui se débat, des inscriptions sur les listes électorales encore incertaines, un projet de loi pour un vote éventuel des militaires…., et demain ? ! !

Ces turbulences répétées risquent de faire chavirer l’embarcation bien avant terme, le peuple, déçu de ses hommes politiques de quelque couleur politique qu’ils soient, ne va plus se laisser mener en bateau.

Le Sénégal ne mérite pas le tableau qui le représente, la misère, la détérioration des conditions d’hygiène et de vie, la dégradation des mœurs, la famine, les religions qui (r) entrent dans la danse …Tout cela contribue à attiser la colère, la haine et finalement la révolte.

La Division des Investigations Criminelles, et même toutes les armées du monde ne peuvent rien contre un peuple en colère. J’en appelle donc à la sagesse des autorités pour donner, pendant qu’il est encore temps ?, des conditions de déroulement d’élections libres et transparentes comme celles qui ont amené Maître WADE à la Magistrature Suprême en mars 2000. « Il n’y a rien de constant si ce n’est le changement ». BOUDDHA.

Mais le Sénégal n’a plus d’opposition, une opposition qui s’oppose vraiment. Le paysage est constitué d’hommes politiques qui,  « mammouth » ou revenant précoce, ne semblent pas entendre les cris de détresse des citoyens qu’ils sont sensés représenter.

On peut même se demander aujourd’hui, pourquoi le régime se sert de la DIC pour dicter sa loi dans la mesure où, cette opposition qui apparaît dans le paysage politique ne semble pas à la hauteur des ses ambitions.

Le pouvoir perdu et aux abois se défend comme il peut ? On ne peut dire qu’il le fait raisonnablement. Des élections normalement organisées risquent malheureusement de confirmer Maître WADE à la tête du pays et au pire des cas pour lui et pour son entourage, son « fils » rebelle, déshérité, et qui se réclame toujours du domaine paternel : le PDS.

Dans le jeu actuel, la violence semble jouer et jouera fatalement contre le pouvoir en place.

S. FREUD disait qu’il existe une relation intime entre la violence et la frustration, l’explosion émotionnelle de la violence étant une manifestation brutale de la frustration, « la violence est cette impatience dans le rapport avec autrui, qui désespère d’avoir raison et choisit le moyen cours pour forcer l’adhésion ». Elle vous enferme sur vous-même et vous coupe des autres.

La logique gouvernementale, comme celle de toute la cour autour du régime de Maître WADE laisse paraître un reniement de tout dialogue, de toute écoute du peuple qui les a placés au sommet de l’Etat.

« La question est de savoir dans quels cas et jusqu’à quel point nous sommes obligés d’obéir à un système injuste. On dit parfois qu’il n’est jamais nécessaire d’obéir dans de telles conditions. ( …) Quand la structure de base d’une société est suffisamment juste (…) nous devons reconnaître comme obligatoire les lois injustes, à condition qu'elles ne dépassent pas un certain degré d'injustice… » J. Rawls : Théorie de la justice (1971), Coll. La couleur des idées, seuil, 1993.

Le Sénégal est une République, « res publica », tout sénégalais patriote peut et doit user de moyens à sa disposition pour donner son avis immédiat ou différé dans la gestion du pays. Tout sauf l’armée, de grâce ; la place de ce noble corps est dans les casernes. La neutralité politique ne peut que les honorer, et les faits constatables dans certains pays voisins nous donnent des raisons de redouter une militarisation du pouvoir par cette porte ouverte des autorités qui font feu de tout bois pour garder la chaleur de leurs fauteuils. Quand je contemple notre cher Sénégal, je me désole, mais quand je le compare avec certains voisins gagnés par l’entrée en politique de leurs hommes en tenue
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#10 Auteur: 
Posté le : 2006-06-25 13:24:23  
J’en appelle donc à la sagesse des autorités pour donner, pendant qu’il est encore temps ?, des conditions de déroulement d’élections libres et transparentes comme celles qui ont amené Maître WADE à la Magistrature Suprême en mars 2000. « Il n’y a rien de constant si ce n’est le changement ». BOUDDHA.

Mais le Sénégal n’a plus d’opposition, une opposition qui s’oppose vraiment. Le paysage est constitué d’hommes politiques qui,  « mammouth » ou revenant précoce, ne semblent pas entendre les cris de détresse des citoyens qu’ils sont sensés représenter.

On peut même se demander aujourd’hui, pourquoi le régime se sert de la DIC pour dicter sa loi dans la mesure où, cette opposition qui apparaît dans le paysage politique ne semble pas à la hauteur des ses ambitions.

Le pouvoir perdu et aux abois se défend comme il peut ? On ne peut dire qu’il le fait raisonnablement. Des élections normalement organisées risquent malheureusement de confirmer Maître WADE à la tête du pays et au pire des cas pour lui et pour son entourage, son « fils » rebelle, déshérité, et qui se réclame toujours du domaine paternel : le PDS.

Dans le jeu actuel, la violence semble jouer et jouera fatalement contre le pouvoir en place.

S. FREUD disait qu’il existe une relation intime entre la violence et la frustration, l’explosion émotionnelle de la violence étant une manifestation brutale de la frustration, « la violence est cette impatience dans le rapport avec autrui, qui désespère d’avoir raison et choisit le moyen cours pour forcer l’adhésion ». Elle vous enferme sur vous-même et vous coupe des autres.

La logique gouvernementale, comme celle de toute la cour autour du régime de Maître WADE laisse paraître un reniement de tout dialogue, de toute écoute du peuple qui les a placés au sommet de l’Etat.

« La question est de savoir dans quels cas et jusqu’à quel point nous sommes obligés d’obéir à un système injuste. On dit parfois qu’il n’est jamais nécessaire d’obéir dans de telles conditions. ( …) Quand la structure de base
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#11 Auteur: 
Posté le : 2006-06-25 13:25:13  
Des élections normalement organisées risquent malheureusement de confirmer Maître WADE à la tête du pays et au pire des cas pour lui et pour son entourage, son « fils » rebelle, déshérité, et qui se réclame toujours du domaine paternel : le PDS.

Dans le jeu actuel, la violence semble jouer et jouera fatalement contre le pouvoir en place.

S. FREUD disait qu’il existe une relation intime entre la violence et la frustration, l’explosion émotionnelle de la violence étant une manifestation brutale de la frustration, « la violence est cette impatience dans le rapport avec autrui, qui désespère d’avoir raison et choisit le moyen cours pour forcer l’adhésion ». Elle vous enferme sur vous-même et vous coupe des autres.

La logique gouvernementale, comme celle de toute la cour autour du régime de Maître WADE laisse paraître un reniement de tout dialogue, de toute écoute du peuple qui les a placés au sommet de l’Etat.

« La question est de savoir dans quels cas et jusqu’à quel point nous sommes obligés d’obéir à un système injuste. On dit parfois qu’il n’est jamais nécessaire d’obéir dans de telles conditions. ( …) Quand la structure de base d’une société est suffisamment juste (…) nous devons reconnaître comme obligatoire les lois injustes, à condition qu'elles ne dépassent pas un certain degré d'injustice… » J. Rawls : Théorie de la justice (1971), Coll. La couleur des idées, seuil, 1993.

Le Sénégal est une République, « res publica », tout sénégalais patriote peut et doit user de moyens à sa disposition pour donner son avis immédiat ou différé dans la gestion du pays. Tout sauf l’armée, de grâce ; la place de ce noble corps est dans les casernes. La neutralité politique ne peut que les honorer, et les faits constatables dans certains pays voisins nous donnent des raisons de redouter une militarisation du pouvoir par cette porte ouverte des autorités qui font feu de tout bois pour garder la chaleur de leurs fauteuils. Quand je contemple notre cher Sénégal, je me désole, mais quand je le compare avec certains voisins gagnés par l’entrée en politique de leurs hommes en tenue, je me console. Militaires de carrière oui, mais militaires votants, non.

La scène politique est bien colorée, bien fournie
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#12 Auteur: 
Posté le : 2006-06-25 13:28:42  
Le Père de la Nation est aujourd’hui entouré d’hommes et de femmes qui, la plupart n’ont pas voté pour lui et ne sont certainement pas ses meilleurs conseillers, ni sa sonde fiable de la température tellement élevée du peuple malade.

Thiès, une ville, des gars. La ville phare du paysage politique sénégalais, rebelle, fidèle, à l’image de tout le reste du pays, ne se laissera pas avoir par des prétendants qu’il n’a pas choisis, le Théâtre Historique des Impertinences Electoralistes des Sénégalais ( T.H.I.E.S ) a toujours été militant inconditionnel contre les mariages forcés.
A nous tous, citoyens, mais surtout patriotes, de rester debout, droit dans nos bottes pour en 2007, élections ou pas, mettre fin à la souffrance agonisante du commun des sénégalais.

Repondre   


#13 Auteur: 
Posté le : 2006-06-25 17:48:06  
Cessez ces bavardages et allez vous inscrire. Soyons efficaces, concrets et responsables. IL ne sert a rien de critiquer et d'injurier a longueur de temps, si l'on ne s'acquitte pas de son premier devoir de citoyen. Inscrivez donc pour pouvoir voter, MOO KAY FADJ.
Repondre   


#14 Auteur: 
Posté le : 2006-06-25 18:26:49  
CERTAINS DE NOUS QUI SOMMES A L'ETRANGER N'AVONS VU AUCUNE COMMISSION.nOUS NE POURRONS PAS VOTER DONC, ET POURTANT LES DERNIERES ELECTIONS PRESIDENTIELLES PASSEES NOUS AVIONS BEL ET BIEN VOTER. C'EST PAS NORMAL WAYE..
Repondre   


#15 Auteur: Deug-gui
Posté le : 2006-06-25 18:27:02  
vive wade, vive son intelligence, vive ses ambitions
Repondre   


#16 Auteur: SOPIWAAT
Posté le : 2006-06-25 20:59:42  
SOPIWAAT!
Repondre   


#17 Auteur: 
Posté le : 2006-06-26 11:28:50  
Laisser le vieux se reposer. Si Wade est logique la retraite au Sénégal doit être prolongée jusqu'à 75ans au moins.
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#18 Auteur: ibrahima fall
Posté le : 2006-06-28 12:19:10  
je voudrai revenir un peu sur le vote des militaires
je pense que le peuple a son mot à dire.
comment on peut soumettre un projet de lois le faire
voté sans pour autant aviser ceux qui serons gouvernès a mon avis pour le vote des militaires
un referendum devait etre organisé pour laisser le peuple s'exprimer par oui ou par non
YALNA DIAM SAX SOUNIOU GAL Té yalalla yokou niou khewel té bayil nioufi mak niou bakhgni ba tia kanam
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#19 Auteur: mbacke
Posté le : 2006-09-29 12:17:05  
santanagnou yalla
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#20 Auteur: demba war gaye
Posté le : 2006-11-29 12:34:27  
ici a barcelone nous nous sommes inscrite depuis ler 03 juin jusqua present on na pass encore reçu nos cates delecteurs et didentite pour nous preparer aux elections .est ce normale
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#21 Auteur: ameth lo
Posté le : 2006-12-17 19:05:47  
numoro 11838189recipice
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#22 Auteur: 
Posté le : 2007-01-03 10:37:21  
s'il vous plait pas de bavardage inutile le seul moyen d'en finir ce sont les urnes pour ceux qui ont deja recus leurs cartes evidament
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#23 Auteur: AFRIKMONAFRIK
Posté le : 2007-02-09 22:52:17  
 :jumpy:  :haha:  :sn:  :down:  :up:  :tala-sylla: 
 :jumpy: il nous a menti ce vieux bandit :jumpy: 
 :jumpy:  :cry: LA REPUBLIQUE :hun:  :-D  :)  :?:  :sn: 
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#24 Auteur: deugg
Posté le : 2007-02-26 01:53:41  
Les responsables libéraux avaient depuis belle lurette acheminé les numéros de carte d'identité de leurs militants aux fraudeurs du Parti-Etat.
Le procédé est simple : en inscrivant les militants sur une liste, on y ajoute leurs numéros de carte nationale d’identité. Une fois ces numéros transmis aux services qui confectionnent les cartes, on identifie rapidement les militants inscrits et on leur fait imprimer leurs cartes d'électeur.
Le tour est joué! Les militants du PDS votent massivement et Wade passe.
La rétention des cartes d'électeur et la suppression du quart bloquant était le seul moyen dont Wade disposait pour gagner "légalement" et non légitimement.
Tcheyy njomboor
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