LES MEDIAS SENEGALAIS ET L’ELECTION PRESIDENTIELLE : La presse n’a trompé personne !
Qu’y a t-il en commun entre la Rome classique, la Grèce antique et les petites royautés effritées du Cayor, du Baol, du Sine de la fin du 18ème siècle ? Dans toutes ces royautés le message se confond toujours avec le messager. Et ce dernier est invariablement traité comme s’il en était le responsable.
Selon des historiens traditionnels des années 60 qui animaient l’émission « Senegaal dèmb » (le Sénégal d’hier), jadis produite par le talentueux Cherif Fall sur Radio Sénégal, alors que, presque tous les derniers prétendants aux trônes de ces petites royautés du pays étaient défaits par les colonialistes français, il en restait un qui s’appelait Tanor mom Gognetaara. Il devait devenir un jour le Tégne du Baol (ou prince régnant du Baol).
Et comme les colons voulaient en finir avec tout ce qui pouvait représenter le pouvoir local temporairement vaincu, le gouverneur du Sénégal a envoyé le même capitaine qui avait dirigé les dernières batailles qui ont opposé les troupes françaises aux résistants. Et ces derniers ont tous péri dans les combats, s’ils n’étaient pas exilés.
A quelques centaines de mètres du village de Ngabou où résidait Tanor, le chef militaire envoie son interprète du nom de Mame Abdou Lo avec le message suivant en Wolof : « dites à Tanor que malaakam garmiyi mookoy nuysi » (qu’il va recevoir aujourd’hui la visite de l’ennemi mortel de tous les défunts rois et princes du terroir).
Tanor prend son fusil et répond à Mame Abdou « yow miko wax sax tey ngay mujjë dem yoneen » (toi l’envoyé, ce sera le dernier message que tu délivres), avant de le descendre d’une balle dans la tête).
Depuis que la presse privée a commencé à être un fait majeur dans la vie des Sénégalais, les politiciens de tous bords ont à un moment ou à un autre cherché à tuer ce messager qui gêne. De même que ces hommes politiques qui se sont chacun, au moins une fois, posés en défenseurs de cette presse qualifiée au demeurant de sentinelle de la démocratie, selon les circonstances.
Qui ne se rappelle de la sortie d’Abdou Diouf après les élections générales de 1988 contre « une certaine presse » à cause principalement d’une série d’articles sur les fraudes électorales publiés pas Sud Hebdo. Cette sortie lui a d’ailleurs valu un éditorial salé de son « ami » Babacar Touré intitulé « Non Monsieur le Président ».
Qui a pu oublier les attaques en règle contre le groupe Sud Communication et en particulier contre Abdou Latif Coulibaly par les amis d’Ousmane Tanor Dieng. Les organisateurs du « Congrès sans débat » disaient à qui voulait l’entendre que le Courant Renouveau dirigé par Djibo Kâ à l’époque était crée de toutes pièces par Sud et Latif Coulibaly avait la mission de le promouvoir. Quand Abdoulaye Wade, après plusieurs défaites électorales et face à des difficultés financières de tous ordres, se replie en France des mois durant, voir des années, son principal contact public avec la vie politique au Sénégal était ses sorties dans la presse privée. Demandez à Demba Ndiaye que les partisans du pouvoir de Diouf avaient fini de présenter comme un infiltré de Wade dans le groupe Sud.
Des années après la survenue de l’Alternance, le nouveau président rencontre son « ami » Demba et lui dit : « mais ! C’est Demba Ndiaye ? Je croyais que tu étais mort en Casamance ». La réponse de mon confrère a été : « Oui Maître. Vous parlez à un revenant ».
Tout ça pour dire que les politiciens du pouvoir actuel ne devraient pas se nourrir d’illusions en pensant qu’ils peuvent donner mauvaise conscience aux professionnels des médias indépendants.
De nos jours, le thème principal de cette tentative de culpabilisation des journalistes est de dire que ce sont eux qui ont prédit à l’unanimité, la défaite du candidat Wade à l’élection présidentielle du 25 février dernier. Rien n’est plus éloigné de la vérité que cette accusation. La presse n’a fait que relayer les opinions de ceux qui sont, soit des « analystes politiques », des partisans des différents camps en présence, de certains journalistes écrivains ou politologues etc.
Si la Cellule Initiative et Stratégie du Pds chapeautée par Macky Sall affirme que Wade passerait au premier tour avec une argumentation que le bon sens peut accepter, la presse en rend compte. Quand Babacar Justin Ndiaye « politologue » déclare que Wade serait élu dés le premier round, en reprenant tels quels, les « talking points » proposés par la cellule de communication de la campagne de Wade, la presse privée publie. Quand Ousmane Tanor Dieng du Parti socialiste dit tout de go de Wade qu’il accouple, « qu’il désaccouple, qu’il raccouple, il dégagera », nous en faisons écho.
Quand Mody Niang écrivain, donne sa vision des forces et des faiblesses des parties en présence, nous lui tendons le micro ou lui ouvrons nos colonnes. De la même manière, si Abdou Latif Coulibaly, Cherif Elvalide Sèye, Mame Less Camara, Bara Diouf, et comme il était fréquent pour le doyen Doudou Sine et j’en passe, s’expriment, nous ne leur fermons notre espace par peur de recevoir des critiques venant de politiciens qui rechignent quand l’opinion exprimée ne va pas dans le sens de leur intérêt du moment.
Les journalistes comme les politiciens devraient peut-être se résoudre au fait que leurs relations ne seront jamais autre chose que du « je t’aime moi non plus », ou comme les Anglophones le disent, « a love hate relationship ».
C'est trop drole, je me demandais aussi ou l'auteur voulait en venir et quelle etait la morale de son discours qui a commence avec toutes ces anedoctes pour finir je ne sais ou.
Monsieur le journaliste, il y a d'autres personnes, avant toi, qui ont essayé de faire dans le style de Souleymane Jules Diop. C'est toujours ce que ça donne, un style décousu, et insipide. Il faut choisir un autre jour pour tes commentaires, pas le jeudi, c'est un jour sacré pour nous, il appartient à Souleymane Jules Diop, c'est cette nuit qu'il fait déscendre son Coran sur nous, et nous nous abreuvons à la source. Personne ne comprend ce que tu as écrit... Hahahahahahaha
Dame Babou
ta tentative est desesperee! tout le monde au senegal sait que la "presse" est completement biaisee et oeuvre pour des chapelles bien precises. sud quotidien ne fait pas exception a la regle.
les elections qui viennent de se derouler ont montre la "presse" agissant comme le 15eme parti d'opposition. et apres avoir constate qu'elle etait passee completement a cote dans ses previsions et autres "analyses", la "presse" a opte pour une fuite en avant, refusant de se rendre a l'evidence et parfois meme questionnant l'intelligence du peuple senegalais. or, c'est a elle meme que la pressse doit poser des questions. elle doit se remettre en question, si elle a les facultes intellectuelles requises, ce dont je doute fort. peu de nos "journalistes" ont le niveau requis. si on ajoute a cela l'appat du gain.... BONJOUR LES DEGATS!
Je trouve inquietant le niveau de la reaction des internautes à l'artcile de Dame. Il en est de meme de leur reaction sur d'autres sites.
J'ose esperer que cela ne traduit pas le niveau d'une majorité de senegalais. Ce serait dommage pour notre pays.
RIDICULE.Je m'attendais depuis la fin des presidentiels un article de SUD dans ce sens.En fait un article qui tenterait de justifier une position ( une doctrine,une prière)ardemment défendue et lamentablement démentie.Mais j'attendais un pareil article de Latif.Venir,nous faire croire aujourdhui que les journalistes font leur travail c'est continuer dans la même lancer que ces 5 dernières années.Le jours où,vous journalistes,admettrez que ce sont des gens refflchis qui vous lisent,beaucoup de choses changeront.Et alors votre travail sera plus simple. Vous vous sentirez moins coupable au pont de vous lancer dans de pareilles explications cousues de fils blancs.
la presse senegalaise est franchement nulle ces journalistes n ont aucune culture ils ne maitrisent meme pas la langue francaise on y voit du tout nous avons la nostalgie des bara diouf idrissa seydou dia mame less dia mame less camara babacar toure et bien d autres qui ,ont donne ses letrres de noblesses au journalisme africain c est bien dommage le journalisme d aujourdhui est tombre tres bas
Il faut pas nous prendre pour demeurés. Et puis on voit nettement que le besoin se fait sentir chez vous de vous justifier. Qui se justifie s'accuse en quelque sorte. La presse a tellement versé dans la desinformation pour ne pas dire dans l'intoxication que cela devient même ridicule le fait de vouloir en discuter. Mais que veut-on c'est notre presse! elle est partisane.
Sud savait prendre de la hauteur mais s'est laissé fourvoyé par A.L.Coulibaly qui espérait avec son soutien à Idrissa Seck devenir ministre de la communication. Il me semble que la rédaction de Sud doit tirer les conséquences de leur manque de prospective et se refaire une nouvelle image, sinon ce quotidien ira à sa perte.
Wade a gagné tout seul.Il n'avait pas besoin de l'endormant Macky Sall,ni
des petits partis cabines téléphoniques.Lorsque Wade lachera Niangal
Sall,missié Niangal n'aura même pas 50 électeurs à Fatick.
Il faut reconnaître que la presse est passée vraimment à côté. Et malheureusement au lieu de convaincre que les élections ont été transparentes, parcequ'elle asuivi le processus et a donné les résultats bureau par bureau à travers les ondes en direct, elles adopte l'attitude de l'autriche.
Encore une manifestation de la presse-grand-place.
Respectez au moins le libre arbitre des senegalais,
la souveraineté du peuple-citoyen.Et ne confondez pas
lecteurs ou auditeurs et disciples.Guemou gnoulène.Avos illusions.
Moi je crois que la presse a mauvaise conscience.C'est aussi simple que ça.Ils essayeront de se justifier jusqu'a la fin de leur carrière, jallais dire leur vie.
Au lieu de s'amender puisque c'est des mortels comme vous et moi donc succeptibles de se tromper, ils persistent dans cette posture qui ne les honorent pas franchement.
Dame Babou tu n'as pas raison. C'est la presse privée qui a installé dans le subconscient des sénégalais que Wade sera battu. L'opposition a cru à ça et elle est ko après la victoire de Wade. La victoire de Wade était facile à prédire pour quelqu'un qui réfléchit. Souvenous-nous que Diouf avait 42% en 2000 et il était très impopulaire avec une opposition forte et unie. En 2007, Wade ne pouvait pas avoir avoir moins de 50% si on étudie bien la situation politique.
Nous avons de faux politiques tel Latif Coulibaly qui est mu par la haine et la rancune que par autre chose.
IL est regrettable que la presse privée ne fasse pas des analyses fondées sur la sciences des faits. Elle cherche tjrs à faire mal à Wade, à Karim, à Djibo, à Macky...........
le problème de la presse sénégalaise c'est son manque d'analyse et l'hyperpolitisation des journaux.
ils ne faut que rapporter les dires de tels ou personnes et prêtent la plume à des gens qui n'en valent pas la peine.
au lieu d'éveiller la conscience des gens, vous matraquez à longueur de journées les lecteurs avec la politique au détriment des analyses économiques, des diagnostics sur la société sénégalaise; des propositions sur l'éducation, la formation.
il faut qu'on revoie la formation des journalistes car la profession est tombée de très haut.
comparez un journal comme le monde et un journal de la place; ya pas photo au niveau de l'analyse, le GAP est énorme
donc monsieur les journalistes servez nous kelkechose de "lékable"
Wade a gagné tout seul.Il n'avait pas besoin de l'endormant Macky Sall,ni
des petits partis cabines téléphoniques.Lorsque Wade lachera Niangal
Sall,missié Niangal n'aura même pas 50 électeurs à Fatick.
Laisse Macky tranquille! Si tu n'as rien compris au sujet, vas dormir, petit griot!!! Moi, je suis de l'arrondissement de fimela, et j'ai vu comment la population se retrouve à travers le travail de Macky.