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| Casamance : Un chef rebelle et trois de ses lieutenants abattus Youssouf Sambou alias « Rambo », un chef de guerre rebelle, et trois de ses lieutenants ont été tués par d’autres rebelles en Casamance. Une embuscade leur a été tendue à Diakaye, une base rebelle située dans le département de Bignona. Le maquis enlisé dans ses contradictions internes et divisé en factions, fait dans le règlement de comptes. Depuis la mort de son mentor, il avait pris les rênes de cette faction combattante des rebelles. Des sources bien introduites dans le maquis nous informent qu’il a été abattu dans la nuit du mardi au mercredi à Diakaye. Il était accompagné de trois de ses lieutenants qui ont subi le même sort. Une embuscade leur a été tendue. Ce qui ne leur a donné aucune chance de se défendre bien qu’ils étaient armés. Nos sources nous annoncent que Youssouf Sambou est depuis quelque temps considéré comme un « traître » de la cause rebelle. Il serait très proche de l’Etat et du comité des sages du Mfdc. Ce comité est également visé par ces radicaux de la Casamance qui estiment qu’ils desservent leur cause car les considérants comme des « fossoyeurs de la paix et chasseurs de primes », alors qu’ils se battent pour la verte Casamance. Ce genre de règlement de compte est fréquent dans le maquis. Les différentes factions ne se font pas confiance à 100%. Chacune surveille l’autre étroitement. D’ailleurs, Youssouf Sambou n’est pas le premier chef de la faction rebelle de Diakaye. Il était sous les ordres d’Ismaïla Magne Diémé qui s’était engagé à débusquer Salif Sadio aux côtés des militaires sénégalais. Mais Salif Sadio l’a tué avant qu’il ne réussisse son pari. Léopold Sagna, un autre chef rebelle, a lui aussi, été tué en 2001 par ses frères rebelles dans la forêt de Barakamandio. Le retour de la violence en Casamance inquiète les populations. Ajouté à la crise politique en Guinée-Bissau, accompagnée d’assassinats d’hommes politiques fait de ce pays une véritable poudrière pour la stabilité du Sénégal. |
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