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| [ V I D E O ] Un village ivoirien réclame le corps de son "fils", le prince Michael Jackson
‘Il était notre fils, nous réclamons son corps’ : les notables de Krindjabo, capitale du royaume du Sanwi (sud-est ivoirien), demandent que Michael Jackson soit enterré dans ce village qu'il avait visité en 1992 et où il avait été intronisé ‘prince’. ‘ Le 13 février 1992, le chanteur de Thriller, en tournée sur le continent africain, était venu dans ce gros village au cœur de la forêt pour retrouver ses racines africaines. Tano Koutoua, un planteur octogénaire, faisait partie des notables qui avaient participé à l'événement, sous l'égide du roi précédent, Amon N'Douffou IV. ‘Son séjour dura 30 minutes. Il avait été couronné Amalaman Anoh, du nom d'un ancien prince du royaume, sous l'arbre à palabres’ qui se dresse majestueusement au milieu du village, se souvient M. Koutoua, une photo de la cérémonie à la main. Michael Jackson ‘avait expliqué à l'assistance que ses origines proviendraient de ce royaume Sanwi, avant de dire merci en langue agni (ethnie locale, ndlr)’, raconte-t-il, disant pleurer ‘un enfant du village’.
Pour l'heure, les habitants du village ont décidé cependant de mettre en sourdine leurs querelles pour rendre un hommage princier au ‘roi de la pop’. La Mutuelle des originaires du canton de Krindjabo (Amok), association des cadres de la localité, a annoncé mardi la mort du ‘fils adoptif’ dans la rubrique nécrologique du journal pro-gouvernemental, Fraternité-Matin. Un comité travaille sur le programme de la cérémonie, qui comprendrait une exposition de photographies et d'œuvres discographiques dans la grande cour royale. L'un des temps forts devrait être une parade de sosies de Michael Jackson sur la place principale du village. Et une causerie-débat sur ‘l'influence de l'artiste sur la musique du XXe siècle’ réunira journalistes et musicologues.
Mais malgré l'hommage prévu, les villageois expriment d'une même voix un regret. ‘Michael Jackson est mort sans laisser aucun souvenir dans son village’, déplore une vieille dame, Thérèse Somian Affala. |
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