Deux avions, 120 4x4 : Wade crève le budget national
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| Auteur: GRAND ASSE |
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Posté
le : 2007-10-26 19:06:07 |
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Depuis 2000, la situation économique du Sénégal s'est fortement dégradée du fait des approximations et des improvisations d'un nouveau régime qui a du mal à trouver ces marques. Le grand espoir suscité après l'alternance avec un peuple qui était prêt à tous les sacrifices pour amorcer une nouvelle dynamique de développement, a vite laissé place à la déception et à l'amertume.
Les vieilles pratiques de gestion faites de gabégie, de clientélisme, de pillage, de détournement, de corruption etc. contre lesquelles tous les Sénégalais s'étaient mobilisés, n'ont jamais été aussi exacerbées sous l'alternance. Les scandales financiers se sont tellement multipliés au point de rentrer dans l'ordre de la banalité pour ne pas dire de la normalité. Dans cette logique macabre du "DJIRO", les libéraux semblent faire du milliard leur unité de compte favori.
Le pilotage à vue de l'économie Sénégalaise a fait fondre comme beurre au soleil les acquis obtenus au prix de plus 20 ans d'ajustement structurel avec un coût social très élevé. En effet, faut-il rappeler que ces programmes de redressement économiques imposés par les institutions de Bretton Woods, ont abouti à la restauration des grands équilibres macroéconomiques.
Les nouvelles autorités qui ont été portées par le mouvement populaire sans précédent de 2000, avaient donc hérité d'un contexte plus que favorable avec un tableau de bord de l'économie affichant des clignotants verts. Nous avions ainsi un taux croissance en constante hausse, une inflation maîtrisée, une bonne tenue des finances publiques avec une augmentation soutenue des recettes budgétaires et une compression des charges et j'en passe.
L'impréparation et l'amateurisme du régime de Wade ont fait volé en éclat le résultat de toutes ces années de sacrifice et de privation où on avait imposé aux populations de serrer la ceinture.
Aujourd'hui, nous payons à prix fort les errements d'une gestion par l'informelle d'un président qu'on présente pourtant comme un éminent et brillant économiste. Nous assistons actuellement à une chute inquiétante de notre taux croissance, à une inflation généralisée des prix, une montée en puissance du chomâge et de la pauvreté, une détérioration de nos finances publiques qui sont mises à rude épreuve par la boulimie dépensière du président et le trop plein d'institutions très budgétivores, un démantèlement de notre tissu industriel avec la crise que connaît la SAR, la SENELEC et les ICS sans compter le bradage honteux de la SONACOS, un sabotage du secteur agricole avec des paysans livrés à eux même.
Bref, on ne saurait mieux dire que Mamadou Almamy WANE lorsqu'il affirme que le Sénégal est entre deux naufrages: le joola et l'alternance.
L'absence de perspective pousse des milliers de jeunes à se jeter à la mer à la quête d'un avenir meilleur, jeunnesse pourtant dont se targuait maître Wade de l'avoir porté au pouvoir. Par effet de contangion, les cerveaux commencent aussi à fuire le pays vers des destinations où leur compétence est mieux valorisée.
Sans vouloir être pessimiste, on peut légitimement se demander comment le Sénégal pourrait sortir de cette mauvaise passe si la composante de sa population la plus active et la plus dynamique à savoir les jeunes et les cadres, ne croit plus en son pays et ne songe qu'à partir.
Nous comprenons parfaitement leur souci et leur préoccupation d'aspirer à un meilleur être. Cependant, ce choix d'abandon de la mère patrie risque d'aggraver la situation économique et sociale en laissant le libre champ à des prédateurs qui vont continuer à se livrer à leur sport favori.
C'est pourquoi, il faut avoir le courage de rester et de mener un combat patriotique pour débarrasser le pays de ces irresponsables. Nul se substituera à nous pour développer notre cher Sénégal. Il nous incombe à nous même de le faire. Faisons front afin de réussir ce noble défi.
Salam
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