AUTOSUFFISANCE EN RIZ EN 2012 : Le Sénégal signe un protocole avec une société indienne
Commentaires
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| Auteur: GRAND ASSE |
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Posté
le : 2008-03-22 16:52:55 |
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L'importation du riz déséquilibre dangereusement notre balance de paiement et réduit de manière significative nos avoirs extérieurs en devises si on sait que dans le marché mondial, les achats sont réglés en monnaie étrangère comme le dollar ou l'euro.
Si on combine les aléas climatiques très défavorables cette année dans les pays grands producteurs de riz, les tensions internationales provoquées par la guerre en Irak, l'euro qui s'est fortement appréciée par rapport au dollar et une hausse galopante du cours du baril du pétrole, on arrive a un cocktail de facteurs explosifs qui risque de gripper nos économies très fragiles et largement dépendantes de l'extérieur en matière de consommation.
Le décryptage des signaux émis par le marché mondial laisse entrevoir des perspectives pessimistes quant à une amélioration de la conjoncture internationale sur le court et moyen terme. Dans ces conditions, est-il soutenable de continuer à subir de plein fouet les conséquences d'autant de causes exogènes et dont on a aucune prise.
Il me semble qu'il est nécessaire de faire preuve de réalisme en orientant nos efforts sur le consommer local. La région du nord dans le fleuve et le sud du pays avec la Casamance naturelle offrent des possibilités plus que favorables de la culture du riz capables de couvrir le besoin des Sénégalais. Il faudrait dans ce cadre que l'Etat engage une politique agricole volontariste afin de permettre une exploitation efficace et efficiente des potentialités rizicoles qu'offrent ces deux régions.
Il est aussi nécessaire que les populations fassent un sursaut national en abandonnant leur complexe comportemental qui veut que tout ce qui est produit à l'extérieur est de meilleure qualité que ce qui est produit de l'intérieur.
Il y a également lieu de revoir notre habitude alimentaire qui est dominée par le règne sans partage d'une mono consommation du riz quasiment 7 jours sur 7. Il s'agit par conséquent d'introduire une culture de la diversité dans notre régime alimentaire. Dans cette perspective, l'Institut de Technologie Alimentaire (ITA) a eu entreprendre des travaux de recherche qui ont abouti à plusieurs menus de repas concoctés uniquement à partir de produits locaux. L'Etat et la société civile doivent oeuvrer à une meilleure promotion de ces expériences réussies au sein des couches populaires.
L'autosuffisance et la sécurité alimentaires sont des batailles qu'il est nécessaire de gagner et sont même des préalables si on veut s'inscrire sur la voie d'un développement durable.
Salam
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