Par là la sortie, Président
Commentaires
:
| Auteur: Fatou Diop |
|
Posté
le : 2008-04-10 14:18:14 |
|
 |
Chantiers de Thiès-chantiers de l’anoci : Etude comparative de deux projets à polémiques sous Wade
Les chantiers de l’Anoci, initiés pour les besoins de l’organisation du sommet de l’OCI qui s’est déroulé du 08 au 14 Mars à Dakar, empruntent, pratiquement, les mêmes contours que les chantiers de Thiès. A mi-parcours d’une exécution, déjà des voix s’élèvent pour réclamer la lumière sur cette affaire. La seule différence, en ce qui concerne les chantiers de Thiès est que pour ce qui est des chantiers de l’Anoci, la voix accusatrice est devenue celle disculpatrice qui s’attaque aux accusateurs classés au rang de personnes gagnées par la jalousie contre un fils qui sait tout faire sans arriver à en administrer la moindre preuve malgré les moyens mis a sa disposition. Pourtant en comparant les deux projets, il est aisé de réclamer, au moins, le même traitement juridique et politique tant les chantiers de l’Anoci ont supplanté ceux de Thiès en termes d’indices de culpabilité fixés par Wade et qui l’avait poussé à attraire l’ancien Premier Ministre Idrissa Seck devant la justice.
Sur les sommes mobilisées
Un montant de 376 milliards a été mobilisé d’après Baldé pour la réalisation des chantiers de l’Anoci. Un montant faramineux devant les 40 milliards utilisé à Thiès Mais l’impact des chantiers sur le vécu des populations ne semble pas accroître compte tenu des sommes injectées.
Les chantiers de Thiès ont permis de doter une ville d’infrastructures routières, hôtelières, sportives, de santé, la viabilisation d’espaces pour l’habitation, une voix de contournement Nord qui empêche les embouteillages montres dans la ville à l’occasion de la célébration du Gamou à Tivaouane…posant ainsi les jalons de l’émergence d’une nouvelle zone de développement économique. D’ailleurs ces dernières années, Thiès a enregistré une importante présence de structures bancaires, d’assurances et de services sans compter la présence d’écoles de formations d’excellence qui n’était présentes qu’à Dakar. Il s’y ajoute que beaucoup de sénégalais quittent la capitale pour venir s’installer dans la nouvelle ville.
Parallèlement aux chantiers de Thiès, ceux de l’Anoci qui avaient pour ambition de faciliter la mobilité Urbaine, a finalement réussi à implanter du nouveau sans trop influer sur cette mobilité. A l’heure de la descente, la même queue habituelle se dessine malgré l’ouverture des infrastructures à l’usage des automobilistes. A soumbédioune, au niveau de l’avenue Cheikh Anta Diop à hauteur de poste Fann, sur la route de Ouakam, à hauteur de la foire… Ce sont les mêmes difficultés avec une légère amélioration. Et pourtant des sommes colossales ont été utilisées pour faciliter la mobilité urbaine.
Il s’agit entre autre de la construction d’un tunnel à 9,8 milliards pour juste avoir la sensation de rouler plus bas sur terre sur une longueur de 300 mètres. Soit le prix d’une dizaine de centres de santé équipés permettant de réduire la mortalité infantile faute de structure de santé de proximité. Un tunnel qui s’apparente à un manège format adulte avec des risques d’infiltration d’eau qui ont fait qu’il a été fermé seulement quelques jours après son ouverture. Il s’agit également de la somme de 17 milliards puisé du trésor et injecté dans les travaux. A cela s’ajoute prés de 16 milliards de budget de fonctionnement soit un total de prés de 32 milliards puisé du trésor, pour des travaux qui étaient censés être financés gratuitement par des «amis» étrangers. Une entorse à la vérité qui pénalise les entreprises nationales, incapables de recouvrer leurs créances mais également incite l’Etat à puiser sur les maigres ressources des contribuables sous formes de Taxes pour combler le vide créé pour pouvoir assurer son fonctionnement.
A ces sommes s’ajoute un prêts de 132 milliards si nous nous basons sur les chiffres fournis par le directeur exécutif de l’Anoci, Abdoulaye Baldé(1) en défalquant du montant global mobilisé, l’investissement des promoteurs privés, les dons des Etats membres et la contribution de l’Etat du Sénégal (376 -(180 (privés)+31 (dons)+17 (Etat-routes)+ 16 ( Etat-Fonctionnement)). Un prêt auquel les populations concernées par le projet sectaire vont contribuer à son paiement mais ils y seront aidés par le paysan du Baol qui a des problèmes de semence non encore satisfaits, le jeune chômeur de la banlieue qui n’a pas de quoi acheté son thé, le jeune cadre qui a des difficultés de joindre les deux bouts avec un salaire de misère face à la hausse faramineuse des prix de denrées de première nécessité. En plus ils n’auront même pas le droit de savoir où est entré leur argent car ceux qui ont contracté cette dette à leur nom ont déjà déclaré qu’ils ne sont pas concernés par leur utilisation et ne peuvent donc pas y répondre.
A suivre
Fatou Diop
fatouivon@yahoo.fr
|
|
|