Par là la sortie, Président
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| Auteur: Fatou Diop |
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Posté
le : 2008-04-10 14:29:07 |
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Sur la gestion des Chantiers
En ce qui concerne la gestion des chantiers, il faut relever que ceux de Thiès ont emprunté le circuit étatique impliquant toutes les structures qui participent à l’exécution normale des chantiers de l’Etat. C’est ainsi que, après la décision du chef de l’Etat de fêter l’accession du Sénégal à la souverainement internationale à Thiès, un Comité Régional de Développement (CRD) s’est tenu le 28 mai 2003 à la gouvernance de Thiès en présence des ministres concernés par les travaux et présidé par Macky Sall en sa qualité, à l’époque, de ministre de l’intérieur. C’est à cette occasion que la matrice d’action « Thiès indépendance 2004 » a été présentée. Devant l’impossibilité de fournir à temps les ressources financières nécessaires prévues dans le budget de 2004 et qui ne devaient être disponible qu’en début 2004 alors que la fête était prévue pour le 04 avril, il a été retenu lors de ce CRD, de confier l’exécution des travaux au PCRPE, de mettre en place un Comité de Pilotage présidé par le Ministre de l’Intérieur, de faire préfinancer les travaux par les entreprises, au terme d’une présélection.
Contrairement aux chantiers de Thiès, ceux de l’Anoci ont été exécutés en dehors du circuit étatique et diligentés par le fils de Wade qui fait office de Président de l’agence. Le contrôle des comptes a été confié, on ne sait par quel procédé à un cabinet international (Compagnie internationale de conseil et d’expertise (Cice)) choisi et payé par la structure qui est sensée être contrôlé.
Une commission dite commission des marchés de l’anoci a été chargée de choisir aussi bien les bureaux d’études que les entreprises qui ont exécuté les travaux.
Des structures mises sur pied, inconnues de la nomenclature étatique ont été taillées sur mesure pour accompagner le fils du Président dans sa mission. Même si d’après le directeur exécutif de l’agence, Monsieur Baldé, « l’Aatr, le ministère des finances et des techniciens siègent dans la commission des marchés » (2) sans préciser leur degré d’implication. Il faut noter également que de la même manière, la société civile siège au niveau du conseil de surveillance de l’anoci sans influer sur la conduite des opérations parce que mise en minorité. C’est le cas, notamment, de l’adoption à postériori du budget de 2008 déjà consommé à hauteur de 28%, dépensé sans aucun contrôle et validé par le conseil de surveillance de l’anoci malgré les réticence des membres de la société civile.
A suivre
Fatou Diop
fatouivon@yahoo.fr
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