SENEGAL - JUSTICE - CHANTIERS DE THIES : NON-LIEU TOTAL POUR IDRISSA SECK.
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| Auteur: Fatou Diop |
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Posté
le : 2008-04-22 17:02:07 |
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Des questions pour revivre la comédie politique que représente l’affaire des chantiers de Thiès
Question N° 1
Comment peut-on dire:
«Tout le monde sait qu’à Thiès, on n’a même pas investi là bas 20 milliards même pas 15 milliards. Alors ou sont passés les 43 milliards débloqués par l’Etat. C’est un crime économique et je suis persuadé que le président ne laissera pas impuni ce crime, le peuple sénégalais non plus.»
Alors qu’à cette période la première tranche des chantiers de Thiès n’était même pas encore achevée. Comment peut-on parler de crime économique alors que l’investissement n’est même pas encore effectif pour pouvoir faire une différence entre la somme débloquée et la somme effectivement investie?
C’est dingue mais c’est ce que Ousmane Ngom a dit en qualité de conseiller du Président dans le journal L’observateur du lundi 26 Avril 2004
Question N° 2
Comment une institution frappée du sceau de la confidentialité et de l'obligation de réserve peut-elle sortir une mise au point avant même la fin de sa mission d’investigation ?
C’est une grave entorse à la crédibilité des institutions mais c’est ce que l’Inspection Général d’Etat a fait pour essayer de démentir le ministre de l’économie et des finances dont les propos sur le montant des sommes dépensées sur les chantiers de Thiès était venu confirmés ceux de Idrissa Seck.
Question N° 3
Comment peut-on faire croire que l’Etat est géré comme on gère une famille, que le premier ministre qui incarne le rôle de l’enfant peut à tout moment recevoir de l’argent de son père (le président) pour accomplir une mission et qu’il peut à son tour à tout moment, en trompant la vigilance de son père, faire main basse sur ses avoirs ?
C’est dingue mais c’est ce que Wade a tenté de faire croire aux sénégalais au CICES, le 13 Juillet 2005 en faisant référence à un enfant qu’on envoi à la boutique et qui prend plus que la somme autorisée. Il trouve donc légitime qu’on demande à cet enfant de justifier l’utilisation du surplus.
Question N° 4
Comment peut-on, dans un chantier de l’Etat, engager la responsabilité pénale d’un Premier Ministre qui n’est ni ordonnateur des dépenses, ni administrateur des crédits, ni entrepreneur ni sous traitant, ni trésorier ni convoyeur d’argent ?
En d’autres termes comment peut-on accuser quelqu’un et lui ouvrir les portes de la prison dans un chantier où il n’a pas la possibilité de toucher à l’argent ni par demande au trésor ni pour payer des entreprises ni en l’acceptant pour avoir accompli un travail ni pour l’avoir déplacé d’un point à un autre ?
C’est insensé mais c’est Ousmane Ngom en sa qualité de ministre de l’intérieur qui a fait cette accusation en déclarant, le 15 juillet 2005 à la suite de la convocation de Idrissa Seck par la DIC que « Si M. Seck fournit les justificatifs en ce qui concerne le gap immense constaté et qui ne peut que être préjudiciable aux finances publiques toutes les conséquences de droit en seront tirées.»
A suivre
Fatou Diop
fatouivon@yahoo.fr
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