[ Chronique ] SPORT EXTREME
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| Auteur: Fatou Diop |
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Posté
le : 2008-06-26 11:27:22 |
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Suite et fin
Exclu du PDS, Idrissa Seck s’est trouvé une structure de déploiement politique pour maintenir, intact, ses ambitions. Mais cela ne peut constituer un frein dans la reconquête de l’autre partie de la famille libérale regroupé au sein du PDS.
D’ailleurs, dans sa déclaration de candidature du 4 Avril 2006, il disait que dans son choix de soumettre aux suffrages de ses compatriotes un projet de redressement national porté par une équipe représentative des compétences et des vertus de notre pays, la force politique sur laquelle il comptait « est d'abord le PDS », « ma famille naturelle au sens des hommes et des femmes qui y partagent ma vision et mes valeurs et qui sont majoritaires, qu'ils soient manifestés ou cachés. » (1) disait-il.
Cependant, les abris que se créent les hommes politiques après avoir été persécuté et malmené dans leur famille d’origine sont souvent des lieux de refus, de forte conviction. Les injustices subis par Idrisssa Seck ont radicalisé ses partisans qui voient en Wade, l’adversaire qui cherche en ensevelir politiquement leur leader. Un problème de confiance se pose à leur niveau. Ils ont du mal à croire aux bonnes intentions de Wade. Ont-ils vraiment tord ? L’avenir nous édifiera.
Quoi qu’il en soit, le PDS appartient à la famille libérale. Abdoulaye Wade a dirigé ce parti avec ses méthodes et ses convictions. Idrissa Seck qui était à ses cotés n’a jamais caché son indépendance et une volonté clairement affiché de marquer ses empruntes à travers une démarche qui lui est propre.
Il n’a pas attendu d’être en dehors du PDS pour montrer ses options politiques et sa vision personnelle de la politique.
« Les choses sont claires, à lui son code, à moi les miens. » (2) disait-il, dès le début de l’alternance, en parlant de Wade avant de renchérir : «Les décisions sont les siennes… J’émets des avis quand je suis invité à le faire et toujours à travers ma liberté de n’émettre que des avis qui procèdent de mon système propre c'est-à -dire ma foi, la loi et le règlement ; et l’envie que j’ai que toutes les décisions soient conformes à l’intérêt supérieur de la nation ». (3)
Dans le contexte actuel il ne peut s’agir pour Idrissa Seck de n’avoir pour ambition que de retourner vers Wade. Il devrait plutôt s’agir, pour lui, de se créer les moyens de satisfaire ses ambitions présidentielle en s’adossant sur la reconstruction de la grande famille libérale.
L’enjeu c’est la conduite de cette grande famille. Si Idrissa Seck a la possibilité de s’en approprié et de la remodeler par rapports à ses convictions propres, pourquoi devrait-il y renoncer ?
Que cette famille se regroupe dans le cadre du PDS où dans un autre cadre n’a pas d’importance. L’essentiel est qu’elle soit représentative d’un grand appareil de conquête et de maintien au pouvoir au service de la vertu et de la compétence.
Fatou Diop
fatouivon@yahoo.fr
(1) Déclaration de candidature du 4 Avril 2006
(2) CD N°1 diffusé le 22 juillet 2005
(3) Emission en toute liberté,en 2000, à la rts
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