DJIBRIL DIOP MAMBETY - 23 janvier 1945-23 juillet 1998 : Vie et mort d’un démiurge du septième Art
Commentaires
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| Auteur: fallou |
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Posté
le : 2008-07-24 17:21:22 |
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[quote] [quote] Diop! Tu n'es pas parti...Tu es certainement de l'autre bord.Je me rappelle... Ton deces appris quelque part, dans Dakar, par Sud Fm,rue Madeleine Ngom,loin de Paris. Je me rappelle aussi Ouaga entre Ngaido Ba et feu Madala un homme de tele sud africain jouant a l'interpretre. Et,aussi,de ton flegme qui, pour d'aucun, s'identifie a de l'insolence contenue, et qui, pour d'autres, pourrait paraitre comme de la suffisance integree. Ton regard aussi, suffisamment hautain pour deboussoler, ceux a court d'arguments. Aussi, ton humilite apres tes cuites contenues entre feu Mansour Diouf, et autre Ibou Diouf, le sage plasticien...entre l'ex Massalia,la rue de Bayeux et Terrou Baye Sogui..du cote de chez Seydou Barry. Tu fus Janus avec plusieurs faces.Tu fus humble et arrogant. Tu fus dialectique. Tu fus un homme debout. Merci Mamoune FAYE 4 the duty of the Memory.Rest in peace Diop! GEF [/quote] Merci, Gilles. Beau témoignage, vrai et juste. Je n'ai pas connu Mansour, mais les autres, je les ai tous connus. Ibou et Ngaido, et Seydou Barry dont Djiby me disait un jour au « New Experience » qu'il se sentait angoissé quand il ne le voyait pas.
J'ai connu Djiby quand je suis rentré des USA après un long, un très long séjour; il m'avait été présenté par Ben Diogaye Bèye, un ami d'enfance de la vieille Médina. Djiby devint, par la suite, mon partenaire au jeu d'échecs. Avec lui et d’autres copains de la même génération, nous formions une bande de joyeux lurons au début des années ’80, remplis de rêves, d’ambition pour le pays, intrépides : nous ne doutions de rien.
Djiby, qui était mon ainé de trois ou quatre ans et un peu plus grand que moi, m’impressionnait justement non par l’âge ou par la taille, mais plutôt par son langage. Je lui disais souvent, pendant que nous jouions, qu’il parlait comme un scenario, tellement son langage était imagé, subtil et abscons à la fois, tels les personnages de ses fictions-réalité. J’ai souvent essayé de l’imiter, et jamais sans succès.
Djiby –de même que Ben Diogaye Beye— était un Gentleman voyou, dans le sens noble du terme, esthète et paillard, racé et singulièrement plébéien. Il avait développé –ou était-ce inné—ce mélange étonnant du dandy mondain et du « boy town » averti, jamais loufoque, ni tout à fait sérieux, mais toujours impressionnant même dans ses habits de saltimbanque, avec son regard qui se posait au-delà de votre être, qui se perchait presque aux confins de votre cerveau. Djiby jaugeait toujours ses interlocuteurs.
Je l’ai connu presque vers la fin de sa vie et, en l’espace de ces quelques années avant sa mort, il fut l’une des rares personnes qui m’aie véritablement marqué. Qu’il repose en paix.
[/quote] Que Dieu l'acceuil dans son Paradis les plus hauts ....
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