Dérapages budgétaires : A quoi servent l’Ige, la Cour des comptes, l’Assemblée nationale… ?
Commentaires
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| Auteur: GRAND ASSE |
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Posté
le : 2008-08-16 09:33:23 |
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ADIA, vos chiffres sont plus qu’évocateurs et parlent d’eux-mêmes. De toutes les agences budgétivores et inutiles que comptent le pays, l’ANOCI est sans nul doute celle dont la gestion est la plus nébuleuse et la plus opaque. Pire encore, elle échappe à tout contrôle et jusqu’ici on ne dispose d’aucun élément sur ces comptes afin de voir la manière dont les nombreux milliards mis à sa disposition ont été utilisés.
Avec le statut de Pays Pauvre Très Endetté (PPTE), nos autorités ont l’outrecuidance de vivre dans un luxe qui frise la folie voire la mégalomanie. Au lieu d’utiliser nos ressources pour construire des unités de production, à investir sur l’agriculture pour atteindre à l’autosuffisance alimentaire, à accroitre et renforcer nos ressources humaines dans le contexte de société de l’information que nous vivons où la matière grise joue un rôle de premier plan, à lutter contre le chômage etc., je suis consterné de constater que nos dirigeants n’ont d’autres préoccupations que de s’embourgeoiser face à la grande misère des populations. Je le suis d’autant si on voit des pays mille fois plus développés et donc plus riches que nous, sont entrain de mettre en place des politiques d’austérité dans le but de réaliser des économies de coût.
Face à une crise mondiale qui n’est pas prête de s’estomper dans le court et moyen terme, le bon sens aurait commandé d’avoir une politique de rationalisation de nos ressources budgétaires et de sortir notre économie de la dépendance vis-à -vis de l’extérieur. En lieu et place on nous sert des slogans creux et stériles du genre GOANA, plan REVA, Stratégie de Croissance Accélérée (SCA) et j’en passe.
Tant que nous continuerons à élire des dirigeants qui ne pensent qu’à leur train de vie et leur confort personnel, nous pourrons alors ajourner le processus de développement de notre pays. L’émergence passera forcément par des ruptures certes brutales mais nécessaires et le premier acte de changement qu’il faudra poser, c’est de réaliser une véritable révolution des mentalités.
Salam
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