Equipe nationale : Gourcuff n'entraînera pas les " Lions "
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| Auteur: sall |
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Posté
le : 2009-05-29 20:10:37 |
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Panique et désespoir dans le camp de Decroix
Dans une publication parue au journal Le Soleil du 18 mai 2009, Cheikh Omar Hanne, désemparé, désespéré et tourmenté par la mort politique de son groupe qui s’annonce, n’a pas pu garder la sérénité en s’attaquant à un homme qui a fini d’imposer sa notoriété sur l’étendue du territoire national et même au-delà de nos frontières. Dans sa communication, à l’image de l’autre, on peut retenir le manque de rigueur dans son analyse, mais surtout l’échafaudage de contrevérités, ce qui ne nous surprend guère.
Pour rappel M. Hanne a été nommé conseiller technique n° 3 de Landing Savané, ministre des Mines, de l’Industrie et de l’Artisanat et fut promu par ce dernier comme Directeur général de l’Asit, agence conçue et créée par M. Savané. Dès lors, comment peut-il faire croire à l’opinion publique que son ancien chef n’a rien fait depuis qu’il était à la tête du ministère de l’Industrie et de l’Artisanat alors qu’au même moment, il a été promu pour diriger une agence créée par ce dernier pour donner corps à une vision. Il était censé être son bras technique. Soit lui-même n’a rien fait, soit il n’avait ni la compétence, ni les capacités d’assister son patron.
En réalité, la vérité est toute autre. Les propos tenus par Cheikh Omar Hanne à l’égard de Landing Savané ne sont souillés que de contrevérités, de mensonges et relèvent d’une profonde mauvaise foi de ce qui se passait dans ce ministère. C’est dommage pour un universitaire. J’invite M. Cheikh Omar Hanne à se rappeler de quelques réalisations qu’il connaît du reste fort bien. Je ne m’arrêterai pas longuement sur la vision du développement industriel et de l’artisanat qui était et reste largement partagée par l’ensemble des acteurs du secteur. Elle s’est traduite par l’élaboration d’une lettre de politique de développement de l’artisanat après les assises de l’artisanat tenues en 2002 et d’une politique de redéploiement industriel déclinée en lettre de politique sectorielle de développement de l’industrie dont la qualité lui a valu les félicitations du Premier ministre d’alors, Mme Mame Madior Boye. Ces politiques et stratégies de développement industriel et artisanal sont structurées et mises en cohérence dans une parfaite synergie qui prend en compte les stratégies en matière d’innovation technologique, de normalisation et de promotion de la propriété industrielle.
Si l’action de M. Savané s’était seulement limitée à l’élaboration des politiques et stratégies de développement ci-dessus évoquées, le bilan serait déjà positif parce qu’il aura répondu à la question ‘quoi faire et comment le faire’, pour développer l’artisanat et l’industrie de notre pays. Mieux, Landing Savané a, de manière concrète, posé les fondamentaux qui constituent la rampe de lancement de ces importants secteurs qui constituent avec l’agriculture le socle de notre système productif.
Dans le domaine de l’industrie, il faut se réjouir de l’augmentation des investissements d’extension et de renouvellement de nombreuses entreprises, pour améliorer leur outil industriel et renforcer la qualité de leur management et de leurs produits, pour une meilleure compétitivité. A ce sujet, il me plaît de citer les importants investissements réalisés par les Ics dans le cadre du doublement de la capacité de production et l’ouverture de la mine de Tobène pour un montant d’environ 200 milliards de francs Cfa, Nestlé Sénégal dans le cadre de son programme de restructuration, Sococim, Park Devis, etc. A ces investissements de mise à niveau viennent s’ajouter ceux qui ont permis la création de nouvelles unités industrielles (Nma), Ciments du Sahel, Sen bus, Laiterie dakaroise, Santos Trading (boisson gazeuse), Africa Investment Sénégal Brasserie (Aisb), Compagnie africaine de transformation agro-alimentaire (Cafta), Sterling-Steel Sarl (fer à béton), Société sénégalaise de feuillard et de tube (filin, feuille et graine plastique), Faoura-Plastics (fabrication de sacs).
Dans le cadre de la promotion de la petite industrie rurale, les projets Papes (projet d’appui aux petites entreprises sénégalaises) et Pder (Projet de développement de l’entreprenariat rural) ont largement participé à l’installation d’une industrie locale. Il en est de même du Palpics dont l’expérience remarquable sera élargie à d’autres entreprises avec la collaboration du Pnud et de l’Onudi ; du Projet d’appui aux opérateurs et opératrices de l’agro-alimentaire et du projet d’assistance technologique sénégalo-chinois qui a permis la création de nouveaux débouchés dans la transformation des fruits et légumes et des céréales locales. Bref, cette dynamique de la micro-industrie rurale sera renforcée par la réalisation du programme national d’implantation de plates-formes multifonctionnelles qui, grâce à la fourniture d’énergie mécanique et électronique, permet, d’une part, de créer des activités artisanales et semi-industrielles génératrices de revenus et d’autre part, d’alléger les travaux de la femme. En janvier 2005, 12 plates-formes déjà réalisées et plus de 188 retenues, à l’échelle nationale avant 2007.
La mise en place de la Bourse nationale de sous-traitance et de partenariat industriel (Bnstp) s’inscrit dans la même dynamique en tant que plate-forme de promotion de la sous-traitance et des partenariats industriels. La Bnstp qui a déjà inscrit à son actif le recensement et la visite de plus de 200 entreprises et le traitement de plus de 216 dossiers relatifs à la sous-traitance, aux demandes de renseignements techniques, à la fourniture de matériel et à la documentation, a organisé en 2005 le premier Salon international de la sous-traitance (le Step), rencontre de haut niveau pour promouvoir cette activité porteuse d’avenir par notre industrie.
Par ailleurs, il faut aussi noter que le ministre d’Etat Landing Savané avait compris que le développement de l’industrie doit être accompagné par la mise en place d’infrastructures de base et de services industriels de soutien.
C’est pourquoi, l’Aprosi a été mise en place pour gérer le foncier industriel et offrir des terrains et bâtiments industriels de qualité à des coûts accessibles à nos investisseurs. Bref, arrêtons-nous là ; car on ne pourra pas faire la liste complète des réalisations dans le domaine de l’industrie.
S’agissant de l’artisanat, les réalisations sont encore très encourageantes. En effet, le financement du secteur de l’artisanat n’a jamais été aussi important que pendant les années où Landing Savané a été à la tête de ce ministère ; 2 256 projets artisanaux ont été financés par la ligne Boad artisanat pour un montant de 3,5 milliards de francs Cfa grâce à l’éligibilité de 22 mutuelles au Fpe. A cela s’ajoutent les autres financements de la coopération internationale dont le fonds de promotion de 800 millions de francs Cfa de Promart-Sénégal mis en place en 2001. Il faut rappeler que l’Agence de promotion et de développement de l’artisanat (Apda) a été créée grâce à M. Savané pour faciliter l’accès des artisans aux financements.
Toujours dans le domaine des infrastructures artisanales, le département a enregistré des performances absolument remarquables. En 5 ans, 19 villages artisanaux sont construits contre 8 seulement en 40 ans ! A cela s’ajoute, l’important programme de réhabilitation des centres de formation artisanale pour les artisans ruraux de Tivaouane, Kaël, Sédhiou et Missirah ainsi que le centre de formation artisanale de Dakar.
- Le programme alphabétisation des artisans pour un montant de 500 millions.
- Le lancement des études pour la mise en place des guichets uniques de services artisanaux en commun (Gusac) et du Centre national de promotion et d’exposition artisanale permanente.
Au plan de la normalisation et de la promotion de la qualité, M. Savané avait engagé la réforme institutionnelle de l’Isn en mettant en place l’Asn (Association sénégalaise de normalisation). Il a mis en œuvre le programme Qualité-Uemoa financé à hauteur de 12,5 millions d’euros par l’Union européenne. Les réalisations de ce programme articulées aux actions de l’Asn ont permis de faire des avancées significatives en matière de normalisation, d’accréditation, de certification et de promotion de la qualité. A ce titre, on peut citer :
- la fourniture d’équipements et de documents techniques aux centres nationaux de documentation des organismes de normalisation,
- la création de bases de données régionales sur les normes et règlements techniques,
- la formation du personnel des organes de normalisation,
- le renforcement des équipements des laboratoires dans les domaines zoo et phytosanitaires et contrôle des produits alimentaires,
- l’accompagnement de plus d’une dizaine d’entreprises pilotes pour la démarche qualité en vue de leur certification selon ISO 9001 = 2000.
Je voudrais m’arrêter là étant entendu que je pourrais encore poursuivre l’énumération des réalisations que M. Savané a faites depuis son installation à la tête du ministère de l’Industrie et de l’Artisanat. Je passe, bien entendu, sous silence les réalisations de l’Ita, et de l’Asit et du Service de la propriété industrielle. Je passe également sous silence les actions que M. Savané a menées au plan international, à l’Onudi, à l’Oapi, à l’Uemoa et qui lui ont valu l’estime et la considération de ses pairs qui, suite à la réunion des ministres de l’Industrie de la Cedeao organisée avec succès le 5 novembre 2005 à Dakar, l’ont mandaté à promouvoir l’initiative pour le renforcement des capacités productives en Afrique, volet industrie et développement durable du Nepad.
Au demeurant, les acquis et avancées obtenus çà et là , sans bruit, ni tapage, témoignent d’un style de management centré sur le pragmatisme et l’efficacité.
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