Football : Ancien capitaine des ‘ Lions ’ : Ferdinand Coly note ses différents entraîneurs en sélection
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| Auteur: le personnel |
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Posté
le : 2009-06-04 13:09:56 |
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COLLEGES DES DELEGUES DU PERSONNEL DE SGO
COMMUNIQUE DE PRESSE
De la phase de projet jusqu’à la production, les travailleurs de Sabodala Gold Operations (SGO) s’accrochent à l’espoir d’une meilleure prise en charges de leurs préoccupations sociales mais le processus ressemble à une nuit sans fin.
Ayant pris conscience de la situation difficile de notre entreprise pendant la période de construction, nous avons fait le choix de sacrifice, tout en concédant à la direction générale de l’entreprise le souci de ne pas gêner sur son investissement dans notre pays et par la même occasion, rassurer les bailleurs de fonds. Aujourd’hui, nous avons pu produire notre premier lingot d’or nous en sommes au dépassement de la première tonne d’or en si peu de temps.
Toutefois, le manque notoire de dialogue social, de considération, ajouté au malaise des travailleurs ont abouti à une plateforme revendicative, soumise à l’arbitrage de l’Inspection du Travail. La redondance des réponses négatives de la Direction Générale face à une plateforme revendicative très raisonnable qui ne demande qu’une meilleure prise en compte du personnel sénégalais a eu pour conséquence une non conciliation, dégradant d’avantage l’atmosphère sociale ; situation que les travailleurs de l’entreprise ne peuvent plus endurer.
Et au lieu d’assurer un meilleur cadre de concertation avec son Personnel, la Direction Générale a préféré organiser un cirque, pardon on voulait dire une contre publicité, avec la complicité d’une presse. Le récent documentaire de la RTS sur Sabodala, diffusé et rediffusé, n’est que le contraire du calvaire que vivent les Travailleurs au bon milieu d’une forêt. Nous condamnons avec la dernière énergie les fausses allégations sur les salaires qui nous mettent sur la proie des coupeurs de route. Le professionnalisme dans le métier de journaliste voudrait, qu’avant tout reportage, que toutes les parties soient interrogées en vue de capter la bonne information.
L’équipe de reportage savait-elle que :
- Le personnel est soumis à un système de rotation de 3 semaines de travail continu (sans férié ni repos hebdomadaire) avec des horaires variant de 10h à 12h/jours, contre une semaine de repos pendant laquelle certains travailleurs font plus de 15 heures de route dans des conditions pénibles pour rejoindre leurs familles et 15 autres heures pour rejoindre le site de travail. Ainsi, la semaine de compensation se voit réduite à 3 jours en décomptant les deux jours de voyage et le weekend contenu dans cette semaine.
- Dans ce système de rotation, les jours de dimanche travaillés ne sont pas rémunérés, en même temps, le travailleur ne bénéficie d’aucune prime particulière.
- Dans ce système, les cadres ne bénéficient d’aucune compensation forfaitaire en heures supplémentaires pour un volume horaire de 70h/Semaine qui leur est imposé par la Direction, malgré leur salaire bas, inférieur à ceux de certaines sociétés de la région qui sont toujours en prospection ou en phase de développement.
- Les travailleurs Employés et Ouvriers et Agent de Maitrise, malgré le volume horaire important de 10h /jours à 12h/jours et malgré une charge de travail importante (pression pour accélérer la production), ne parviennent pas à atteindre un niveau de salaire adéquat. Et ceci est juste lié au salaire brut bas qui tourne par exemple autour de 200000f pour la catégorie 5OP1 ; ce travailleur se retrouve sans heures supplémentaires et avec un IR d’environ 20% à un salaire net de 160000f.
- Les travailleurs sénégalais subissent des actes discriminatoire à travers des avantages donnés suivant la nationalité : les sénégalais voyagent par bus, les expatriés par avion, alors que le critère à prendre en compte devrait être hiérarchique.
- Les travailleurs subissent une discrimination raciale (intimidation, insulte) entretenue par la Direction qui sanctionne d’un avertissement seulement un expatrié coupable d’avoir enfermé un travailleur dans un camion et d’avoir insulté un autre travailleur environ six mois plutard,
- Le Personnel est logé à deux niveaux de standing complètement différents, mange dans deux restaurants selon son niveau d’hébergement ; et pire encore, certains travailleurs sont logés à deux avec des lits superposés.
- Les populations environnantes n’ont pas beaucoup bénéficiés des effets induits de l’exploitation de leur sous sol.
LE SUIVI DES RECOMMANDATIONS :
Le Personnel de SGO a tiré les enseignements des différentes phases de transition de la société ( de SMC à SGO ) et a fait preuve de patience et de sacrifice en favorisant le dialogue.
Aujourd’hui, force est de reconnaître la mauvaise volonté de la Direction pour une amélioration des conditions des travailleurs sénégalais, illustrée par la non conciliation sur la plateforme revendicative qui ouvre droit à une radicalisation des réclamations.
Sans faire de fixation sur les Expatriés et leurs privilèges professionnels, nous recommandons à la Direction générale de reconsidérer sa position vis-à -vis de nos Concitoyens Sénégalais.
Nous vous recommandons de mettre un terme à la marginalisation et à la discrimination dont certains font l’objet, d’instaurer une bonne politique de développement des ressources humaines qui passe forcement par un management participatif.
Le Collège des Délégués exhorte tous les travailleurs, leurs familles et les populations environnantes à une mobilisation dans l’unité, la sérénité et la responsabilité tout en gardant à l’esprit la sauvegarde de l’outil de production, élément essentiel de leur survie, malgré le sentiment partagé d’être étrangers dans leur propre pays.
Le Collège des Délégués
Fait à Sabodala le 03 Juin 2009
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