Embouteillage en équipe nationale : Ces binationaux qui frappent à la porte de la tanière
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le : 2009-06-10 17:50:36 |
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Dakar, 10 juin (APS) – Le député Samba Diouldé Thiam de la Coalition Sopi (pouvoir) propose de rendre ‘’obligatoire’’ l’apprentissage du wolof sur l’ensemble du pays, à côté d’une autre langue nationale suivant chaque aire géographique, tout en appelant à la sauvegarde du français, ‘’patrimoine historique’’ qui continuera d’être enseigné à la suite d’un ‘’redéploiement pertinent’’.
‘’Face à l’échec patent du monolinguisme, il ne reste que le pluralisme pour faire entrer nos langues dans le système éducatif, améliorer la qualité et l’efficacité du système, rationaliser son financement et ses dépenses, amorcer la résolution de la crise générale dans la quelle l’Ecole est installée’’, a notamment indiqué mercredi M. Thiam dans un tribune publiée, mercredi, par le quotidien gouvernental Le Soleil.
‘’De là découle la proposition que je mets en débat. S’agissant du pluralisme de base, retenons que deux langues nationales au moins seront enseignées obligatoirement dans tout notre système éducatif. Décidons d’enseigner le wolof sur l’ensemble du territoire national. Décidons qu’une autre langue variable selon l’aire géographique formera un package avec le wolof’’, a-t-il ainsi préconisé.
En dépit d’une grande majorité d’adeptes des langues nationales au Sénégal, notamment le wolof, le français, est la langue d’enseignement du système scolaire sénégalais.
Selon lui, ‘’On ne peut pas faire moins pour le wolof si l’on veut introduire les langues dans notre système d’enseignement, étant entendu que l’on ne peut pas faire plus. Sans cette décision acceptée par tous les Sénégalais, nos langues n’entreront pas dans notre système éducatif dans un temps raisonnablement prévisible’’.
‘’La condition d’une telle acceptabilité se trouve dans la proposition d’enseigner obligatoirement à chaque Sénégalais entré dans le système scolaire deux langues nationales dont le wolof’’. L’apprentissage dans deux langues sera une véritable révolution mentale et comportementale qui bouleversera la conception jusque là mise en œuvre de la réunification de l’Etat et de la nation’’, a-t-il fait valoir.
‘’La langue française, a-t-il par ailleurs souligné, fait partie de notre patrimoine historique, par-delà l’imposition, les meurtres, les violences de toutes sortes, les humiliations, les ***!urs, les blessures et les récriminations’’.
‘’Le français, patrimoine que l’on ne peut pas ignorer, ni détruire, cessant d’être langue d’enseignement unique comme aujourd’hui, continuera d’être enseigné à la suite d’un redéploiement pertinent’’, a-t-il expliqué.
Pour le secrétaire général du Parti de la renaissance et de la citoyenneté (PRC), ‘’cette proposition ne posera aucun problème à la majorité des enfants sénégalais, y compris aux très jeunes locuteurs wolofs. Les familles seront au cœur du pluralisme linguistique, par la transmission de la langue maternelle, la langue parlée à l’enfant à la maison, qui peut ne pas être celle de ses parents’’.
‘’C’est au sein des familles, a-t-il ajouté, que vont s’élaborer les premières stratégies du bilinguisme par le choix libre et souverain de chaque famille, que l’école complétera’’.
‘’Les adultes éprouveront des difficultés psychologiques et affectives. Des ultras me reprocheront ma proposition que le wolof soit enseigné obligatoirement partout au Sénégal’’, a-t-il en même temps admis.
‘’Je comprends ce reproche, (Mais) j’ai pris le risque et la responsabilité de faire s’entrechoquer pacifiquement les sentiments, les passions, les préjugés et les savoirs pertinents qui font autorité, pour le triomphe, en dernier ressort, de la raison et de l’intérêt de l’ensemble des Sénégalais’’, a fait remarquer Samba Diouldé Thiam.
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