APRÈS AVOIR FAIT DES DÉCLARATIONS FRACASSANTES SUR LES DIRIGEANTS, “ Rock Mbalakh ” exclu de Fass
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le : 2009-06-16 19:36:08 |
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Pape Diouf vit sans aucun doute ses dernières heures à
la tête de l’Olympique de Marseille, une issue que nous
révélions dans nos éditions du vendredi 12 juin. Selon
nos informations, Robert Louis-Dreyfus (RLD) a prévu de
rencontrer le président phocéen aujourd’hui ou au plus
tard demain. Exaspéré au plus point par les plus
récentes déclarations de Diouf, le propriétaire du club
pourrait même simplement l’appeler.
EN SAVOIR PLUS
Vincent Labrune, homme d'influence
Entretien téléphonique ou plus probablement rencontre
et le sort de Diouf, en poste depuis 2004, sera donc
scellé. La tendance n’a pas changé depuis vendredi. Le
président va être débarqué, sauf retournement
incroyable de situation. A charge pour le conseil de
surveillance de l’OM d’entériner ensuite le choix de
RLD. L’instance ne se réunira pas avant la décision,
c’est-à-dire au plus tôt jeudi.
Hier, José Anigo, le directeur sportif phocéen, a lié
son sort à celui de Diouf. Mais pour les décideurs de
l’OM, il n’y a pas de dossier Anigo, son cas n’étant
pas en jeu. Le problème se concentre uniquement autour
du président olympien, en guerre solitaire contre
l’actionnaire du club, via des attaques répétées et
personnalisées à l’adresse de Vincent Labrune, le
président du conseil de surveillance. RLD l’a bien
compris et en a assez du comportement et de la
dialectique ambiguë de Diouf.
Aucun nom de successeur arrêté
Autre grief à l’encontre de l’ancien agent de joueurs,
dont le bilan des cinq ans à la tête du club, vierge de
titre, est pourtant salué : sa gestion autocratique de
l’OM. Le président veut régner seul et sans partage,
sans se plier aux règles de l’entreprise, sans assister
aux conseils de surveillance ni rendre des comptes à
RLD, qui est pourtant son patron. Et qui le rétribue
royalement avec plus de 50 000 € brut par mois…
Pour beaucoup, la stratégie de Diouf paraît
incompréhensible. Il réclame les mains libres alors
qu’il a déjà tous les pouvoirs. Il a ainsi
successivement choisi Eric Gerets et Didier Deschamps,
et il cautionne tous les transferts. Il donne
l’impression d’agir comme s’il ne voulait personne au-
dessus de lui. Comme si le président cherchait in fine
à se saborder. Le départ de Pape Diouf serait sans
doute un gâchis, dont il se révèle le premier
responsable, son ego semblant lui jouer des tours. Une
fois la décision de son éviction prise, l’OM se mettra
en quête d’un successeur. Hier, aucun nom n’avait été
arrêté mais les recherches vont s’accélérer dans les
heures qui viennent. Le profil souhaité mène à un homme
qui dispose d’une bonne connaissance du sport et des
médias et qui sait résister à la pression. Un portrait
qui ressemble à celui de Charles Villeneuve, même s’il
est acquis que ce ne sera pas lui.
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