Poids de l'argent dans le dossier casamançais : Le business de la rébellion dégarnit les rangs du Mfdc
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le : 2009-06-18 17:52:45 |
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Comment, le Colonel Wagane Faye et ses hommes ont réussi à nettoyer la région de Tambacounda Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
15-03-2008
Par Ousseynou Diallo / Tambacounda.info /
wagane
La montée du grand banditisme dans la région orientale au cours de ces dernières années peut se mesurer à l’aune des « coups » réalisés par les hommes du Colonel Wagane Faye, commandant la légion Est de la gendarmerie de Tambacounda. Reviennent en mémoire ces agresseurs et auteurs de vol à main armée qui ont terrorisé les honnêtes citoyens et autres acteurs du transport routier tout au long de ces dernières années. Force est de reconnaître toutefois que c’est avec l’arrivée du Colonel Wagane Faye, commandant la légion Est de la Gendarmerie que la peur a véritablement changé de camp dans la région orientale. Nanti de baraka, à coup sûr, cet ancien directeur du développement du terrorisme subversion au centre d’orientation stratégique à la présidence de la République est avant tout un pandore new look. Diplômé en master d’études de sécurité à l'école Naval Postgraduate en Californie aux Etats Unis (du 27 décembre 2004 au 16 juin 2006), et diplômé d’'état major de la gendarmerie en France en outre auteur d’une thèse sur le conflit casamançais, Wagane Faye est avant tout un fin psychologue sachant se mettre en parfaite osmose avec ses hommes qu'il aime d’un amour viscéral. Sa démarche de proximité conjuguée à sa simplicité, son ouverture et son humilité font de lui un communicateur traditionnel des temps modernes. Simple mais ferme lorsque les circonstances l'exigent, il devrait quelques semaines seulement après sa prise en fonction, montrer ses talents de baroudeur.
Pleins feu sur les bandes les plus dangereuses mises hors d'état de nuire
Jusqu'à la chute de la bande de cet ancien militaire du nom d’Abdoul Aziz Ndiaye, auteur d’une dizaine de cambriolages dans la commune, dont le dernier en date remonte à la veille de la korité sur un boutiquier du nom de Mahmout Fall ayant pignon sur rue près du stop Abdou Cissokho, épinglée par la brigade de recherches, la liste des bandits de grands chemins pèse de son poids de hauts faits criminels. Ces trois dernières années constituent en effet, dans les annales de la gendarmerie de Tambacounda, les périodes où les bandes armées parmi les plus dangereuses ont été mises hors d’état de nuire. Du groupe de Boubacar Diallo à celui du Gambien Ibrahima Diallo en passant par les bandes à Alassane Sow, aux deux Maliens Patrick Diakité et Ismaila Diarra et celle de Makham Bâ. Les pandores affichent un beau palmarès. La plupart des éléments de ces bandes restent incarcérés à la maison d'arrêt et de correction de Tamba pour des délits aussi divers que les vols à main armée avec violence, la détention d’armes blanches ou d’armes à feu, le trafic de stupéfiants, des vols en réunion avec violence la nuit, escalade etc ... Evoluant dans les différents axes routiers Tamba-Kaolack, Tamba-Kédougou et Tamba-Bakel, la bande à Dinguéré Kâ, berger à ses heures perdues a été arrêtée le 19 octobre 2006. Le gang opérait à l’'aide de PM MAT 49, une arme de combats rapprochés, de machettes, de poignards... Elle était composée de Fary Kâ alias « Dew ». Dans la même année, les spécialistes de vol à main armée qui avaient droit de cité sur l'axe Tamba-Kaolack ont été interpellés. Il s’agissait de Boulél Diao et Abdou Sow. Autres malfaiteurs démantelés dans le même secteur par les hommes de Babacar Dramé de la brigade de Koumpentoum, ceux de Moumini Diallo, Mamadou Boye Bâ, Mamadou Pathé Diallo et Maodo Bâ. Ces malfaiteurs étaient spécialisés dans les braquages. Les pandores avaient trouvé sur eux un impressionnant arsenal de pistolets de fabrication artisanale de calibre 12, un chargeur d’armes de guerre (Kalachnikov), un sac contenant des munitions de 5,62 mm, deux tenues treillis, deux chemises camouflés et deux casquettes militaires. Il s’y ajoute le démantèlement par les pandores de Dialacoto du gang à Samba Dionkin Diallo, Amadou Bailo Camara trouvés porteurs d’armes de 6e catégorie. Les infractions commises portent sur la détention d’armes et fabrication d’armes. En 2007, Mamadou Abdourahmane Sow alias Zacharia faisait ses « humanités » dans le milieu de la pègre aux côtés de Boubacar Diallo qui dirigeait alors le groupe des Ousmane Diallo, Aliou Diallo, Abibou Diallo. Ces malfaiteurs étaient spécialisés dans les vols en réunion avec violence, à main armée commis la nuit, escalade, effraction, association de malfaiteurs et recel. Cette bande avait froidement abattu un jeune du nom de Doulo Bâ en 2005 à Saré Daga situé à quelques encablures de la commune avant de braquer quelques jours, après, un véhicule « 7 places » en provenance de Kédougou. Ces malfaiteurs avaient blessé par balle les passagers Dioncounda Niakhasso à la nuque et Binta Mbodj au niveau des côtes. Ils ont été arrêtés à Kothiary Ding avec une arme Kalachnikov et des fusils de chasse qui faisaient partie de l’'armada à Zacharia interpellé et considéré comme un des faits marquants de cette année car cette bande « froide et violente » n’a jamais laissé de chance à ses nombreuses victimes qui s'aventuraient à emprunter le chemins de cette redoutable bande. Quelques mois plus tard, Adama Bâ qui était à la tête d’une bande, est tombée dans les mailles des filets. La fin de l’'année 2007 sera marquée par l’'arrestation de plusieurs autres bandes. Parmi lesquelles la bande au malien Khama Koma qui avait pour complice Aly Guéye. Ils ont été arrêtés avec un arsenal de cambriolage. Auparavant, la bande des faussaires composée de Malang Mané, un agent consulaire à l'ambassade de Guinée Bissau au Sénégal, a été mise hors d’état de nuire. C’était en juin sur l'axe Kolda - Tamba. Ce dernier et son complice Aliou Mballo, originaire de Ziguinchor ont été incriminés pour trafic de passeport. Des documents falsifiés y ont été saisis par devers eux ainsi que 75 passeports contrefaits de l’état Bissau Guinéen. Quelques semaines plus tard, la bande à Mbemba Fofana est tombée entre les mains des pandores de Kédougou. D’autres braqueurs tomberont entre les mailles des pandores de Bakel. Un des faits marquants de cette année 2008, restera sans doute l’interpellation de deux cultivateurs dont nous préférons taire les noms pour les besoins de l’enquête qui continue de suivre son cours. Ces vieux cultivateurs spécialisés dans la détention et le trafic de chanvre indien ont été débusqué à côté de leurs champs de l’herbe qui tue. C’était à Maka. A Cela s’ajoute d’autres brigands moyens violents et autres voleurs récemment épinglés par les hommes de l’'adjudant chef Oumar Cissé de la brigade de recherches. Il s’agit de Samba Bâ, Ibrahima Mané et consorts épinglés pour vol.
Comment les pandores ont semé l'insécurité auprès des malfrats?
Pour venir à bout de ces malfrats qui ont longtemps terrorisé les honnêtes citoyens qui ne dormaient que d’un seul œil, il convient de souligner que c’est un plan de sécurisation qui a été mis en place par le Colonel et l’ensemble des commandants de brigades et compagnies de gendarmerie dans le cadre de la lutte contre le braquage. Celui-ci repose sur une surveillance générale des routes, marchés hebdomadaires et des voies d’accès qui y mènent et une recherche en profondeur du renseignement lors des visites de secteurs. En outre le renforcement du maillage territorial par la mise en place de nouveaux postes de gendarmerie comme Koussanar, Maka, Missirah, Saraya, Fongolimbi, Sabadola, Kothiary, Bélé. Pour ne citer que cela. A en croire, le Colonel, ces postes permettent de déduire le délai d’intervention. A cela s'ajoute, l’existence d’un plan trimestriel de sécurisation basé notamment sur une présence de jour comme de nuit sur le terrain grâce aux patrouilles mobiles, avec comme originalité des patrouilles à bord des véhicules de transport pendant les nuits. D'ailleurs, depuis un certain, il est fréquent de voir des gendarmes lourdement armés et déterminés qui voyagent à bord des véhicules civils pour prévenir les braquages et le cas échéant arrêter ou détruire leurs auteurs. C'est le cas du braquage déjoué sur l'axe Tamba-Bakel, juste à hauteur de Goudiry mais c'était sans compter avec ces malfrats qui ont senti le coup avant de prendre la clef des champs laissant derrière eux leur arsenal. Cette nouvelle stratégie des pandores, a permis de semer l’insécurité auprès de ces malfrats qui ne se sentent plus en sécurité grâce à la collaboration des chauffeurs qui ont accepté de faire voyager les gendarmes gratuitement.
Collaboration gendarmerie, police et bms
Nonobstant la collaboration des chauffeurs, il convient de souligner que l’efficacité repose sur la nécessaire collaboration avec les autres forces sur les plans opérationnelles et logistique avec des opérations d’assainissement communes dans la commune de Tamba, échanges permanentes de renseignements et assistance mutuelle dans les enquêtes. Sans oublier la coopération de la gendarmerie avec les autres forces de sécurité des pays limitrophes pour lutter contre la criminalité transfrontalière. Pour rappel lors de l'assassinat des touristes français en Mauritanie, toutes les frontières étaient sous hautes surveillance. Ce qui, d'ailleurs avaient soulevé l'ire des populations de certaines localités de Bakel qui n'avaient rien compris de la cohabitation avec ces pandores fortement armés pour traquer ces criminels. S’y ajoute, la rencontre annuelle alternativement dans un pays donné, des patrouilles conjointes et simultanées mensuellement le long des frontières communément appelées Bivouacs. Et la dernière en date remonte à la veille du sommet de l’Oci, afin que nulle part les terroristes ne sentent plus en sécurité mais aussi parer à toutes éventualités.
Des populations exigent la présence des pandores dans leur localité
Si l’on se fie aux propos du Colonel, la mise place des postes se poursuivra en fonction des disponibilités en ressources humaines et matérielles mais en attendant cette mise en place, de nombreuses demandes des populations font état d’exigeances de la présence de la gendarmerie dans leur localité. Le cas de Aroundou mérite d’être souligné puisque les populations ont construit et équipé un bâtiment pour servir de brigade de gendarmerie et n’attendent que l’arrivée des gendarmes. Une forte délégation a été reçue par le commandant de légion avec seule doléances la présence de la gendarmerie dans leur localité. D’où la satisfaction de Wagane Faye : « Nous sommes très honorés de cette marque de confiance des populations en la gendarmerie qui continuera à faire tout ce qui est humainement possible pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens dans le cadre de l’exécution de sa mission de sécurité et de paix publiques ». En tout cas, tout compte fait, les vols à main armée avec violence, détention d’armes blanches ou d’armes à feu, le trafic de stupéfiants, des vols en réunion avec violence la nuit, escalade, ect ont sensiblement diminué dans la région orientale où, depuis quelques semaines, seuls des cas de coups et blessures, infanticides, suicides sont enregistrés dans la zone de compétence de la gendarmerie. On ne peut que se féliciter de tels résultats et tirer également un coup de chapeau aux éléments du Colonel Wagane Faye, commandant la légion de gendarmerie-Est.
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