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Samedi 20 Juin 2009

[INTERVIEW EXCLUSIVE ] Cinéma - " I Bring What I Love" - Youssou Ndour: Ce film me rend fier!


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Auteur: ammama
Posté le : 2009-06-20 20:00:21 
Entretien avec Khalifa Diouf, ex-chargé de mission à la Présidence 20-06-2009 Wade, son pistolet spécial et les achats d’armes Avec son physique de catcheur, Khalifa Diouf, ex-chargé de mission à la présidence de la République et responsable du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur), digère mal son limogeage sur lequel le Président Wade ne lui «a donné aucune raison valable». Cet ancien chef de service de la sécurité de Me Wade avant son accession à la présidence de la République, crie sa déception par rapport à sa gestion du pays et s’indigne du comportement de ses ministres. Khalifa Diouf prédit des moments chauds pour le régime, lorsque «les Sénégalais vont frapper fort». Vous avez été limogé en tant que chargé de mission à la présidence de la République. Quelles sont les raisons ? Wade n’a donné aucune raison valable, mais je crois qu’il est lié à mon appartenance au mouvement Moustarchidine. J’ai compris, depuis deux ou trois ans, que c’est un mouvement qu’il ne supporte pas. Alors, tous ceux qui sont proches de ce mouvement Moustarchidine ou qui sont Moustarchidine, s’il les identifie, il les liquide. Vous n’êtes pas le seul collaborateur avec qui le Président s’est séparé. Pourquoi liez-vous votre limogeage au fait que vous soyez proche des Mouchtachidines ? Je comprends ce qu’il y a entre lui et le mouvement qui, récemment a participé aux Assises nationales ; alors, Wade considère que je cautionne cela. Donc, quand il fait sa liste : tous ceux qui participent aux Assises ou ceux qui sont proches de ce mouvement, il les liquide. Et c’est une erreur, parce que ce mouvement, très important, a un patron : Moustapha Sy. Ce sont des gens qui soutiennent le Pur, c’est tout. D’ailleurs, j’ai été un tampon entre ce mouvement et lui. J’ai appelé à voter «oui» pour lui au deuxième tour, alors que le Parti socialiste proposait de l’argent pour qu’on lui verse nos voix. J’ai refusé. Ce limogeage va lui porter préjudice, malheureusement. Comment ça ? (Evasif) De toutes les façons, on verra d’ici là ; il y a des décisions qui, parfois, font l’effet d’un boomerang. Concrètement, sur quoi vous basez-vous pour affirmer cela ? On le verra aux prochaines élections. Et puis, les gens qui vous sont utiles, qui vous apportent beaucoup pour le fonctionnement de votre gouvernement, vous les conservez. Qu’est-ce que vous avez apporté concrètement au Président durant ces deux ans, en tant que chargé de mission ? J’ai pu régler beaucoup de choses qui peuvaient compromettre le fonctionnement de son gouvernement. C’est très facile de compromettre le fonctionnement d’un gouvernement. Il y a des gens représentatifs qui sont mécontents. A partir de leur bureau, ils font tout pour qu’il quitte le pouvoir. Ces gens-là, je leur parle. J’essaie de les convaincre pour qu’ils reviennent sur leur décision de ne plus soutenir Wade. Je l’ai fait plusieurs fois auprès de marabouts, de gens de la société civile, de porteurs de voix. C’est très important pour un président de la République d’avoir tout le monde à ses côtés pour garantir la stabilité de son pouvoir. Est-ce que vous pouvez citer quelqu’un que vous avez réussi à convaincre afin qu’il soutienne Me Wade ? Mon rôle, c’était de voir ce qui ne va pas et d’aller le régler- très souvent à son insu- et de lui rendre compte. Par exemple, dans une localité, s’il y a un porteur de voix qui n’est plus content de Wade et qui prend la décision de ne plus voter pour lui, je vais le voir, lui demander ce qui ne va pas et j’envoie des notes au Président Wade. Mais, malheureusement, depuis quelques temps, il ne tient plus compte de ces notes. Les gens demandent si réellement Wade a des conseillers. Ils ont raison de se poser ces questions. Quand je lui dis par exemple : «La presse est fâchée, j’ai rencontré tel ou tel organe de presse pour leur dire : «Non, il ne faut pas vous fâcher contre le Président, essayer de trouver un terrain d’entente (sic !)», ça, c’est un travail important. Quels sont les organes que vous avez eus à rencontrer ? Je ne peux pas le dire ; cela peut créer des problèmes. Mais, parmi des porteurs de voix au Sénégal, il y en a qui donnent des consignes de vote, qui risquent de peser sur la balance. Je vais les voir. Je le fais aussi auprès de hauts fonctionnaires. On a dit dans la presse qu’il y a une telle pléthore de conseillers que le Président Wade ne connaissait même pas certains… Il n’y a pas une pléthore de conseillers à la Présidence. Wade ne connaît pas ses conseillers, car il ne s’intéresse même pas à eux. N’y a-t-il pas problème quand vous êtes censé travailler pour quelqu’un qui ne vous connaît pas ? C’est possible. Il ne s’agit pas de voir quelqu’un pour travailler pour lui. A chaque fois que j’ai quelque chose à lui dire, je fais un bulletin sur lequel je mentionne «La note du chargé de mission». Je ne sais pas comment fonctionnent les autres. Et chaque semaine, je prends le soin de dire à Monsieur le président de la République : «Dans tel ou tel domaine, vous devez faire des études ou envoyer des gens pour régler ces affaires-là, parce que telle ou telle personne est responsable dans telle localité. Depuis tant d’années, cette affaire ne marche plus, alors que c’est du ressort de l’Etat.» C’est de choses pareilles que je réglais. Je suis partout. Je demande aux gens ce qui ne va pas ; je prends mes notes. Je mets mon cachet et ma signature ; je les remets à Madame Mbaye (la secrétaire de Me Wade) ou je mets sous enveloppe à président de la République Est-ce que vous aviez des feed-back ? Les feed-back, ce n’est pas le fait de m’appeler pour me dire telle ou telle chose. C’est dans ses réactions que tu sens qu’il (Me Wade) en a tenu compte ou pas. A quand remonte votre dernière rencontre avec le Président ? (Il réfléchit). Il y a un an. Il m’avait demandé de l’accompagner à Paris. Je ne sais pas ce qu’il allait faire là-bas. Il m’a fait appeler par le biais de Madame Mbaye qui m’a dit que le Président me reçoit ce jour-là. J’arrive dans son bureau, il me dit : «Qu’est-ce que tu fais ?» Je lui dis que je travaille à la maison ; j’ai des notes à rédiger. Il me dit : «Si tu es pas très occupé, je voudrais que tu m’accompagnes à Paris. Je pars demain soir à 20 heures.» Il appelle Bruno (Diatta, chef du protocole). Il lui dit : «Faites la liste des gens qui doivent aller avec moi et ajoutez le nom de M. Diouf.» C’est au cours du voyage qu’on en profite pour discuter de beaucoup de choses : résumé des faits, comptes rendus. Ensuite, il donne son idée sur la situation politique du Sénégal. Lui, son système fonctionne ainsi. Vous êtes peut-être l’une des rares personnes qui connaissent bien Me Wade pour avoir été le chef de son service de sécurité. Pouvez-vous revenir sur votre compagnonnage ? Il m’avait choisi pour que je forme autour de lui un service de sécurité rapproché, parce qu’à l’époque, il avait une aura et c’était quelqu’un qui voulait prendre le pouvoir. Le Parti socialiste avait tout fait pour que Wade n’arrive pas au pouvoir. Donc, il (Me Wade) m’avait demandé de former une garde rapprochée autour de lui et à son domicile. Chaque fois qu’il partait en voyage ou en mission, je partais avec lui. C’est quelqu’un que je connais bien. Il avait l’habitude de dire : «Il faut que je sois en vie pour être Président. Maintenant, si vous me laissez à la solde des tontons Macoute du Parti socialiste et qu’on m’assassine bêtement, c’est fini, le Sopi.» C’est ainsi que j’ai recruté d’anciens soldats et nous avons tenu une réunion dans son bureau à Thiong. Il nous a donné des équipements et tout. C’est moi qui ai dressé la liste de ce dont nous avions besoin : des armes, des munitions, des tenues. Où est-ce que vous vous êtes procuré ces armes ? C’est lui (Me Wade) qui a été le premier à me poser cette question ; je n’y ai jamais répondu. Pourquoi ? Le jour où j’aurai besoin d’armes, j’irai les chercher directement là-bas, mais si je lui dis où j’ai trouvé ces armes, étant président de la République, il va fermer ces portes. D’ailleurs, les armes, on n’a même pas besoin de se fatiguer pour s’en procurer. A Dakar, vous pouvez vous procurer des armes à feu : des 765, des 9 mm. Ces pistolets pullulent à Dakar. Si vous allez en Casamance, vous en aurez beaucoup, de tous les types. Il y en a plein (il insiste). Même l’Armée ne peut pas le contrôler. Est-ce que cela ne conforte pas l’idée de certains qui considèrent que Wade serait mêlé à l’assassinat de Me Babacar Sèye ? Je ne peux pas dire qu’il a été directement lié à cet assassinat. On en a tellement parlé que finalement ça a créé la confusion. Nous, il nous disait : «Quel que soit alpha, moi, Diouf, il faut assurer ma sécurité.» Où étiez-vous lorsqu’on a assassiné Me Babacar Sèye ? En ce moment, je l’ai quitté puisque Wade faisait des compromissions avec Diouf (l’ancien président de la République). J’ai créé le Parti des jeunes du Sénégal qui est devenu le Pur. A l’époque, j’ai eu des démêlés avec le ministre de l’Intérieur. Votre parti n’a jamais participé à des élections de manière individuelle. Avez-vous peur de vous mesurer ? Nous n’avons pas peur. Déjà en 2000, nous avions déposé notre candidature. Mais nous avions subi beaucoup de pressions pour renoncer. On a dit que Wade est là depuis 27 ans et qu’il ne serait pas judicieux de s’opposer à lui. Des pressions venant d’où ? Venant de notre confrérie, du marabout. Je n’avais pas suivi le marabout de toutes les façons, parce qu’il avait déclaré qu’il voulait que sa famille soutienne Diouf. Moi, j’ai fait une déclaration dans Sud Quotidien pour dire que Diouf doit partir. Ce n’était pas pour défier, mais j’avais foi à ce que je faisais. Que comptez-vous faire maintenant ? Mon objectif, c’est de continuer à travailler dans notre parti sur les élections à venir. Nous formons nos militants pour qu’ils sachent comment il faut choisir un Président. Le mal du Sénégalais, c’est ça. On était fâché contre Diouf et il n’y avait que Wade. Il fallait qu’il s’en aille et que Wade vienne. On n’a pas eu le temps d’étudier le caractère de celui qui brigue le poste de président de la République. Voyez là où on est tombé. Vous pensez que les Sénégalais se sont trompés en portant Me Wade au pouvoir ? Ils ne se sont pas trompés ; ils ont été abusés. Il faut, d’ores et déjà, que les Sénégalais apprennent à choisir le président de la République. Avant, les gens disaient que Diouf est un dormeur ; il ne sait pas ce qui se passe dans le pays. Donc, Wade a fait une promesse pour dire : «Si vous m’élisez, je réduis vos souffrances.» Les Sénégalais l’ont cru. Une fois arrivé au pouvoir, il a fait autre chose. Les Sénégalais sont déçus. Donc, il faut qu’on tire la leçon. Est-ce que vous avez eu à le dire au président de la République ? Je lui ai dit en 1988 : «Le jour où vous ferez un faux pas, les Sénégalais ne vous pardonneront pas.» En voyageant avec lui à Paris, je lui ai dit : «Monsieur le Président, je ne peux pas comprendre que vous fassiez 27 ans sur le terrain pour prendre le pouvoir, et qu’aujourd’hui, vous fassiez de petites erreurs au pouvoir. Là, je ne suis pas d’accord et je ne peux pas le comprendre. Donc, il faut essayer de redresser la barre et satisfaire la demande sociale. La presse en parle toujours au point que vous avez pris la presse comme ennemie, alors que vous devriez prendre la presse comme collaborateur parce qu’elle vous rapporte des informations que les renseignements généraux ne vous rapportent pas. Donc, utilisez les informations de la presse pour savoir ce qui se passe sur le terrain.» Il a dit : «Oui, la presse, tantôt, ils font un bon travail, tantôt, j’ai l’impression qu’il y a des gens qui leur font dire n’importe quoi.» Je lui ai dit que les gens de la presse sont des responsables. Il n’y a personne qui les manipule. Ce que j’ose dire à Wade, ces gens-là qui sont autour de lui ne l’osent pas. Et il y a que ses ministres font n’importe quoi. On lui jette de la poudre aux yeux. Il dit qu’il contrôle la situation, pourtant, il ne contrôle rien. Il y a des choses que ses ministres sont en train de faire ici ; s’il était au courant, il n’allait même pas les révoquer ; il allait directement les amener en prison. Comme quoi par exemple ? Qu’est-ce qui est plus grave que tromper un chef d’Etat ? Dire au Président que telle personne lui a dit telle chose et après enquête, se rendre compte que c’est faux, cela vaut la prison. Il (Me Wade) est trompé à longueur de journée. Quelle est votre part de responsabilité dans cette situation, en tant que collaborateur ? A chaque fois qu’on trompe Wade, on revient encore sur cette même affaire pour la déjouer. Ces gens-là sont en train de travailler pour le faire partir. Ses propres collaborateurs ? Oui ! Depuis plus de vingt ans, je travaille avec Wade. Ce que j’ai fait pour lui, Idrissa Seck, Ousmane Ngom ne l’ont pas fait. J’ai pris des armes et j’ai voyagé de Dakar à Paris, de Paris à Tunis, parce qu’il était convoqué par le Président Arafat. J’ai porté des armes. Me Wade aussi avait une arme, un spécial 38. Mais, il n’avait pas l’autorisation de la porter. Mais, quand nous sommes arrivés à Tunis, il a été le seul à être chopé par la Police. Il a convoqué une réunion dans sa chambre n° 485 pour dire : «Pourquoi on m’a pris et non vous?» Je lui ai dit : «Je vous avais demandé de la sortir de votre mallette et de la mettre sous votre ceinture. Vous m’avez dit que vous aviez l’habitude de la mettre dans votre mallette. C’est pourquoi, vous avez été pris.» Je lui ai dit que dans n’importe quel aéroport au monde, il y a des portiques. Où Me Wade avait pris cette arme ? C’est son ami français qui la lui avait offerte, mais les autres (armes), c’est moi qui les avais achetées. C’est lui qui m’avait donné l’argent. Quel est le nom de son ami français ? Il a simplement dit : «C’est un ami français qui me l’a donnée pour que je m’entraîne au tir.» Comment comprenez-vous le fait que certains collaborateurs soient revenus, quelques jours, après avoir été limogés ? C’est ce que je n’ai pas compris. Personnellement, ce que je lui ai apporté, les autres ne le lui ont pas apporté. Les autres, ce sont des compagnons de circonstance et ils occupent des postes de haut niveau à la Présidence. Je suis venu avec mes militants ; j’ai contribué au deuxième tour. J’ai déjoué tous les assassinats. Un jour, on m’a remis un appareil, on m’a demandé de le mettre sous sa Mercedes. J’ai pris cet appareil que j’ai balancé en pleine campagne électorale, en brousse. Qui vous a remis cet appareil ? Un lieutenant de Jean Collin (ancien ministre d’Etat sous Abdou Diouf). Ce sont des choses qui sont facilement vérifiables. Les concernés sont là ; il suffit de dire à un gendarme : «Appelez-moi un tel, M. Diouf est là. Alors répétez ce que vous avez dit et sortez-moi les preuves ! Je répète et je sors les preuves. J’ai été le premier à être convoqué à la Dic après (l’Alternance) le 24 mai 2000. Parce que j’ai porté plainte contre le Président Abdou Diouf pour dire qu’il faut le faire revenir pour qu’il indique comment ils ont été utilisés, les deniers publics. Wade fait une déclaration pour dire : «J’ai pardonné Diouf et sa famille.» Je dis au procureur : «Il pardonne Abdou Diouf par rapport à quoi et pourquoi ?» Lui-même a dit que Diouf a dilapidé les fonds du pays. Il a sorti des papiers pour dire qu’il a des comptes à Palma de Mayor, à Genève. Donc, il ne faut pas laisser Abdou Diouf partir ainsi, du moment que c’est lui qui le dit avec des documents à l’appui. Wade aussi, il a des comptes à rendre aux Sénégalais ; il y a son fils qui manipule des milliards. Lorsque je venais auprès de Abdoulaye Wade, Karim préparait le Bac. J’entends des gens dire que Karim a participé à l’Alternance, qu’il a défendu son père ; il n’a rien défendu. Il était très jeune. C’était tellement chaud que Karim ne pouvait pas participer sur le terrain politique, parce que c’était la confrontation, des tueries. Me Wade me connaît parfaitement. Si je lui dis : «Monsieur le Président, en décembre, vous allez quitter le Palais», il va prendre ses dispositions. Vos propos sont graves. On peut vous accuser de subversif ? Ici, on nous a taxés de tout. Qu’est-ce qui est grave aujourd’hui au Sénégal ? On a tué Me Babacar Sèye ; on a classé le dossier. On a assassiné le commissaire Bâ en Irak ; un collègue qui l’a affecté là-bas pour avoir l’occasion de le tuer. On a dit qu’il a sauté sur une mine. C’est un commissaire que je connais personnellement. On l’a tué et le dossier a été classé. Blondin, on l’a assassiné, le dossier est classé. Mon propre père, qui était le bras droit de Serigne Babacar Sy, Senghor l’a fait assassiner ; le dossier a été classé. Et c’est Wade qui était notre avocat de famille. Même vous, vous savez qu’il n’y a pas de déclaration grave sous le régime de Wade. Tout a été déjà dit : des ministres qui prennent les femmes d’autrui pour passer la nuit hors de Dakar, les détournements d’objectifs. Mon ami Latif Coulibaly, qu’est-ce qu’il n’a pas dit ? Moi, j’ai pitié de Wade. Pourquoi ? Je sais que les Sénégalais vont frapper, et ils vont frapper très fort. Ce n’est pas la première fois que je le dis. Je l’ai dit à des amis. Est-ce que ce n’est pas du chantage ? Il n’y a pas de quoi faire du chantage. Personne ne peut exercer un chantage sur Wade. J’ai tâté le pouls. Je suis les Sénégalais depuis très longtemps. J’ai suivi ce qui s’est passé avec les émeutes provoquées par les marchands ambulants. J’ai suivi en direct le conflit sénégalo-mauritanien. Quand Wade disait à Khoureychi Bâ, le rédacteur en chef du journal Sopi : «J’aurai exercé le droit de poursuite et envoyé les paras à Sélibabi.» Quand on est chef, on ne prend pas des décisions à l’emporte-pièce. Il faut contrôler ce que l’on dit. Propos recueillis par Daouda GBAYA - gbaya@lequotidien

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