GUEST EDITO : La mort programmée du PDS ( par Cheikh Diallo)
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Posté
le : 2009-07-03 03:38:04 |
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La vérité est que votre complot a échoué.Si vous aviez réussi à abattre Idrissa SECK et à vous imposer au peuple sénégalais avec la complicité de Macky Sall, Maitre Elhadji Diouf et autres, vous ne seriez jamais disposé à prendre exemple sur l'ump mais vous vous seriez inspiré d'Eyadéma. Maintenant que vous savez que votre action est plus que suicidaire vous vous mettez à jouer les grands démocrates. C'est trop tard, les sénégalais ont tout compris et vous le ferons comprendre le moment venu.
LU POUR VOUS IL Y'A QUELQUES MOIS
Mardi 05 May 2009
La fin d’un complot d’Etat ?
A la question de savoir s’il ne craignait pas des poursuites judiciaires après son divorce avec Wade, Macky Sall avait répondu au journaliste de la rfm Alassane Samba Diop, le 10 Novembre 2008, qu’il ne l’excluait pas puisqu’« un pouvoir a toujours la possibilité de fomenter des dossiers, de fabriquer tout ce qu’il veut. » Macky qui prévoyait qu’un complot d’Etat s’abatte sur sa personne, après avoir tourné le dos à Wade a sans doute eu une fraiche souvenance d’un dossier qu’il a personnellement diligenté en qualité de Premier Ministre. Lorsqu’il empruntait les marches du méridien Président, le 26 juillet 2005, pour, dit-il « souscrire aux obligations conjointes d’information et de transparence », il savait déjà qu’il était un maillon important d’un complot d’Etat contre son prédécesseur.
Mais Macky ne pouvait pas imaginer qu’il serait un jour dans la crainte de goutter à une cynique entreprise politique soutenue par des moyens étatiques. Il avait lu avec fierté et assurance le résumé d’un faux rapport de l’IGE en prenant le soin d’enfoncer son prédécesseur et en ignorant royalement les réponses apportées en annexes. Un rapport dont la fausseté avait été honteusement déclinée dans les colonnes du journal Walfadjri, le 20 septembre 2005, par l’IGE Nafi Ngom Keita. « Le vrai rapport n’a jamais été publié » finira-t-elle par lâcher, piquer on ne sait par quelle bonne mouche. Mais cet aveu n’était pas une mère des preuves dont l’existence était suffisante pour mettre fin à des poursuites injustes et ridicules.
Il fallait encore compter sur une pléthore d’accusations et de montages de « preuves » dont l’incongruité n’était pas suffisante pour constituer une exception à la célèbre et encombrante règle qui veut qu’on « laisse la justice faire son travail. » Il était pourtant clair aux yeux des personnes averties qu’il était d’une absurdité insolite que d’engager la responsabilité pénale d’une personne sur un dossier de détournement de deniers publics alors qu’elle n’est ni ordonnateur des dépenses ni administrateur des crédits ni entrepreneur ni sous-traitant ni convoyeur d’argent ni trésorier. Mais les comploteurs avaient sans doute préféré prendre Idrissa Seck au mot : attendre l’extinction du soleil en espérant voir se réaliser, entre temps, un miracle devant décliner la culpabilité de l’ancien premier ministre.
L’inexistence de faits délictuels imputables au malheureux accusé, malgré tous les moyens financiers et matériels déployés en plus de la mobilisation sans précédent, des structures de l’Etat (gendarmerie, police, experts évaluateur, agents de renseignement, commissions rogatoires), n’avait pas suffit pour arrêter la (coûteuse) farce. Il était donc évident que tout ce tapage n’avait rien à voir avec une volonté de transparence et d’éthique dans la gestion mais bien une question de règlement de compte politique. Idrissa Seck devait payer son opposition à la dévolution monarchique du pouvoir, après avoir déclaré, entre autres que :
« «Le président de la République n'a ni ascendant, ni descendant. C'est une créature constitutionnelle à incarnation humaine variable. Ses pouvoirs et attributs sont fixés dans la Constitution et sont à son usage exclusif. Ici au Sénégal, il s'est appelé Senghor pendant 20 ans, puis Diouf pendant 20 ans, aujourd'hui Wade. Demain autrement. Par nos comportements, nous devrons veiller à lui assurer une mention honorable sur les langues de la postérité.» (Révélation faite dans le CD1 22 juillet 2005)
Pour imposer le fils biologique, il fallait donc détruire un fils d’emprunt qui ne sert plus à rien après avoir servi d’escalier pour l’accession au pouvoir et qui manifestait des réticences face à la nouvelle trajectoire politique tracée.
L’opération avait nécessité la mise sur pied d’une équipe de mercenaires politiques à laquelle Aliou Sow donnera plus tard le nom de « commando». « J’étais l’un des acteurs principaux dans ce combat féroce. Je faisais parti des éléments du commando » avait fini par lâcher le jeune ministre dans le journal Walf Grand Place du 7 mai 2007. En dehors du personnel politique l’utilisation des moyens étatique dans ce combat et la distribution du sésame de l’impunité aux adversaires de l’ancien premier ministre avait conduit ce dernier à supporter entre autres un emprisonnement de plus de 7 mois de prison, des attaques contre sa maison, son convoi, l’emprisonnement et l’intimidation de ses proches, la confiscation de son passeport qui l’a mise pendant prés de 6 mois dans une situation de quasi résidence surveillée, l’exile forcé de sa famille, les injures publiques, la calomnie et le mensonge contre sa personne véhiculées par des journaux créés à cet effet, les cabales politique en série (immobilisation de son véhicule, filatures, infiltration …)
Tous ces actes subis ne l’ont pas éloigné de sa famille politique, bien au contraire.Une certaine logique guidée par l’émotion aurait voulu qu’il en soit ainsi mais loin de développer le syndrome de stockholme, Idrissa Seck fut un otage qui a préféré taper aux portes des lieux du crime pour libérer sa famille politique prise dans la tourmente d’un projet monarchique. Il aurait déclaré sa décision de quitter définitivement le pds, Karim aurait eu les coudées franches et n’aurait plus qu’à recueillir, sans efforts, les adhésions massives à une nébuleuse génération du concret. Un seul choix se serait imposé : karim Wade.
Le fait que Idy ait été visible devant les portes du pds a été déterminant dans l’échec du projet de dévolution monarchique du pouvoir. Il a donné l’espoir à ses autres frères libéraux qui ne se sont pas empressé à cirer les bottes du dernier venu parce que conscients de l’existence d’une alternative. L’actuel Premier Ministre avait vite fait de demander le retour de Idrissa Seck, de même que tous les autres ténors du pds authentique qui ont toujours refusé de se mettre derrière le gosse.
Si Karim Wade avait eu le soutien de tous les leaders du pds, il aurait été difficile de lui infliger l’humiliation qu’il a subi le 22 Mars 2009 et de freiner le projet de dévolution monarchique du pouvoir. L’un des talons d’Achille de ce projet est qu’il n’a été soutenu que par une famille et un groupe de laudateurs inconnus des bataillons. Son ossature familiale et le manque de légitimité de ses souteneurs en ont fait une cible facile à démonter et à vouer aux gémonies.
Idrissa Seck est aujourd’hui combattu par des personnes sans aucune légitimité et qui veulent conduire le pds droit au mur. Ils n’ont jamais rien misé dans ce parti et ne se sont jamais sacrifié pour voir l’avènement de l’alternance. Ils ont attendu la fin du combat pour venir se servir. Il est aujourd’hui de la responsabilité des membres du pds et de la famille libérale en général de faire face à cette bande d’opportunistes. Ils jouissent d’un pouvoir sans en être les légitimes dépositaires.
Ce clientélisme d’inspiration monarchique est tout simplement effarent. Le pire est qu’ils veulent réussir leur coup au pds pour pouvoir l’étendre dans le pays.
Après avoir tout tenté contre Idrissa SECK sans pouvoir l’atteindre, ils doivent se résigner à méditer sur cette belle parole de Dieu : « (Et rappelle-toi) le moment où les mécréants complotaient contre toi pour t'emprisonner ou t'assassiner ou te bannir. Ils complotèrent, mais Dieu a fait échouer leur complot, et Dieu est le meilleur en stratagèmes. » (Sourate 8 V30)
Fatou Diop
fatouivon@yahoo.fr
www.fatouivon.blog.com
[/quote] Fatou, Macky ne represente certainement pas l'image qu'il est en train de faire voire aux Senegalais, mais Idy est aussi un voleur et une personne trop suffisante pour diriger. Si nous soutenons Idy, on aurait un ndiombor plus jeune. La question c'est comment faire pour que les partis politiques au Senegal ne restent pas la propriete de leurs fondateurs et deviennent des examples de democraties ou les gens avec les meilleures idees seront soutenus et portes a la direction. Mais je conviens que Macky est un Yambar mais aussi que Idy est loin de l'example qu'on doit se faire d'un homme d'etat. Enregistrer des converations secretes? Meme si je suis contre Wade et sa clique ce qu'il a fait nous a montre l'hauteur de l'homme et que jamais il ne devrait diriger le pays!
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